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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 10:41

Le communiqué adressé par Maître William Bourdon à 6 sites Internet , dont Imposteurs, a été repris par MM Robin sur le blog de son film avec mention des sites dans le collimateur. C’est avec un certain amusement que j’ai constaté que le lien fourni pour Imposteurs n’aboutit ni à l’article sur lequel William Bourdon, ni sur ma première réponse (Suite au communiqué de Me Bourdon) , mais sur l’article « Le dernier Vélot d’or vivement contesté » , qui rend un hommage appuyé aux méthodes d’investigation journalistique de MM Robin. Après une attente de réaction à ma première réponse, je me suis décidé à poster le message suivant sur le blog d’Arte :

 

J’ai donc découvert que notre  blog  "Imposteurs" figurait parmi les sites que Marie Monique Robin a dans le collimateur. Ce qui n’est pas étonnant. Nous avons donc reçu le communiqué de Me Bourdon son avocat. Il se trouve que nous n’avions évoqué qu’anecdoctiquement l’"affaire des yeux volés", l’essentiel des articles sur madame Robin étant consacrés à son enquête pour le moins contestable sur Monsanto. Nous contestons énergiquement les dires de Marie Monique Robin selon lesquels nous "colporterions" de fausses informations. Nous nous sommes bornés à rappeler la polémique sur les yeux volés, et nous avons publié la réponse suivante : http://imposteurs.over-blog.com/article-18652675.html Réponse à laquelle ni madame Robin ni son avocat n’ont donné suite. Or quel meilleur moyen de faire taire la polémique que de mettre à disposition de tous les quelques documents mentionnés ? Nous rappelons également que le droit de réponse existe sur Internet et que la journaliste peut l’utiliser si elle s’estime victime d’une remise en cause infondée, plutôt que de recourir à des procédés d’intimidation. Anton Suwalki.

 

Ce message, envoyé le 22 Avril à 18 H 53 , a été censuré 15 minutes plus tard, c’est-à-dire, vraissemblablement, le temps que MM Robin le découvre . J’ai reçu notification de la censure par messagerie :

 

Cher membre,

Votre commentaire a été retiré de la communauté car il était de nature à caractère (sic) discriminatoire, diffamatoire, injurieux ou portant atteinte à l'honneur ou la réputation d'autrui. Nous vous remercions de bien vouloir respecter la Charte du service sur
http://blogs.arte.tv/content/fr_cgu-blogs.html.

(rappel du message incriminé)

Cordialement,

L'équipe de modération.

Laissons une fois de plus à nos lecteurs le soin d’apprécier ce qu’il y a de discriminatoire, de diffamatoire ou d’injurieux dans ce propos. Le dictionnaire va devoir s’enrichir d’une nouvelle définition de ces mots, vu le sens très particulier que leur donne MM Robin.

Prenons acte que non seulement la journaliste ne veut pas répondre à des questions légitimes par rapport à une polémique sur « les yeux volés » qu’elle a elle-même contribué à rallumer, mais qu’elle interdit le droit de réponse, préférant exercer son pouvoir de censure.

 

Anton Suwalki


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Rappel de quelques demandes d'informations complémentaires extraites de la première réponse à Me Bourdon :

 

 

1/ Nous aimerions donc connaître l’intégralité du compte-rendu des délibérations du jury Albert Londres, afin d’apprécier sur ce point les éléments qui l’ont conduit à  une position très en retrait par rapport à l'avis sans équivoque des médecins français rapportées par l’Humanité.

 2/ Maitre Bourdon pourrait-il fournir à Imposteurs ,en même temps que l’avis du Jury Albert Londres, une copie du rapport d’examen de l’enfant par les professeurs Renard, Gentilini et Fischer qui permette de vérifier que l’article de l’Humanité mentionne une information erronée, et que les médecins se sont bien contentés d’un examen du dossier médical ?

3/ Maitre Bourdon pourrait-il donc fournir également à Imposteurs une copie de ce contre-rapport (NDLR : mentionné par MM Robin) ? Nous indiquer quels en sont les médecins à l’origine, leur qualité de spécialistes puisqu’ils semblent mettre en doute les conclusions d’un rapport écrit par des médecins très réputés ? Nous faire savoir si ceux-ci ont eux-mêmes rencontré l’enfant Jaison pour déterminer qu’il était impossible de procéder à un examen médical approfondi? Nous indiquer quel fut le statut exact de ce contre-rapport ? Fut-il versé à titre de contre-expertise au procès de madame Robin ? Fut-il demandé par le jury du prix Albert Londres ? Maitre Bourdon peut-il également nous indiquer les critères objectifs qui permettent à madame Robin de distinguer les médecins « courageux » de ceux qui ne le sont pas ?

à lire sur http://imposteurs.over-blog.com/article-18652675.html

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Epilogue : dernier acte de censure de MM Robin , celle de ma réaction aux accusations (sans le moindre début de preuve comme vous vous en doutez) formulés par un certain docteur Francis Deprez  à l'encontre de Louis Marie Houdebine et Marcel Kuntz :

Décidemment, beaucoup de gens sont fâchés avec la notion de preuve .

Le docteur Francis Déprez devrait savoir qu’il est impossible de démontrer l’inexistence de quelque chose. Donc comme le dit Louis-Marie Houdebine, la preuve est à la charge de celui qui affirme. Qu’il indique, s’il les connaît, donc les liens de Louis-Marie Houdebine ou d’autres scientifiques qui pourraient s’apparenter à des conflits d’intêrets. Les intéressés pourront alors éventuellement se défendre face à une accusation précise, fondée sur des preuves précises et dont la qualité serait évaluable par tous. Tandis que face à des sous-entendus, il n’existe aucun moyen de se défendre .

Vite, Monsieur Déprez, c’est avec beaucoup d’impatience que nous attendons vos révélations  !

 

Anton Suwalki

Le 23/04/2008 à 13:28, par anton suwalki ( site web )


Le seul fait de demander la preuve d'une accusation est considéré comme une injure par Madame Robin. Il est vrai que cette démarche est tellement rare, que cela a de quoi l'indigner. La flatterie est tellement plus douce à ses oreilles.
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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 17:11

 "Les nouveaux psys"  vient de paraître aux Editions Les Arènes , deux ans après le Livre noir de la psychanalyse. 29, 80 euros.

 

 

 

Présentation du livre sur le site de la FNAC

Partout dans le monde, des chercheurs révolutionnent nos connaissances sur l'esprit humain. Ils travaillent sur la mémoire, les émotions, la personnalité. Ils sont spécialisés en psychologie de l'enfant, en psychologie clinique, en psychologie cognitive ou en neurosciences.

La plupart de ces psys sont «nouveaux» pour le grand public. Leurs théories, souvent fascinantes, ne sont connues que de quelques experts. Nous avons demandé à de jeunes psys d'aller interroger ces grandes figures de la psychologie moderne.

Au fil des pages, des questions essentielles sont abordées : Quelle est la part de l'inné et de l'acquis ? Les enfants sont-ils déterminés par l'éducation de leurs parents ? La morale est-elle naturelle ? Peut-on réduire l'esprit au cerveau ?

Des expériences passionnantes sont racontées : l'effet Pygmalion, l'expérience du chamallow, le rejet d'une paie inégale, la «technique de l'enfant perdu dans un centre commercial», etc.

Des théories fascinantes explicitées : l'«altruisme réciproque», l'«environnement non partagé», la capacité à voyager mentalement dans le temps, etc.

De nouvelles formes de psychothérapies exposées : la thérapie des schémas, la thérapie de l'acceptation et de l'engagement.

Ce livre est une rencontre avec trente-sept des psys les plus éminents de notre temps. Ils nous racontent ce que l'on sait aujourd'hui de l'esprit humain.

Cédric Routier
Pascal de Sutter
Violaine Guéritault
Jacques Van Rillaer
Sous la direction de Catherine Meyer


Extrait de l'introduction

En 2005 paraissait Le Livre noir de la psychanalyse. Quarante auteurs de dix nationalités livraient en huit cent trente pages le bilan critique d'un siècle de freudisme. Ce pavé dans la mare suscita une abondante polémique, fut traduit en espagnol, en italien et en chinois et commenté en Allemagne, aux Pays-Bas et aux États-Unis l. La polémique suscitée par cet ouvrage était à la hauteur de l'inquiétude des psychanalystes face au reflux de leur discipline.
L'évolution de notre pays est en effet atypique par rapport au reste du monde. Longtemps marginale, la psychanalyse ne s'est vraiment développée en France qu'à la fin des années 1960, au moment même où elle commençait à reculer un peu partout dans le monde. Si les freudiens et leurs multiples ramifications, notamment lacaniennes, tiennent encore le haut du pavé à Paris, dominent l'édition, la presse, l'université française, ce sont les derniers des Mohicans à l'échelle internationale.
Aujourd'hui, la psychanalyse ne représente que 2,5% des travaux universitaires publiés à travers le monde. Le plus grand répertoire informatisé des publications en psychologie et en sciences de l'esprit (Psychinfo) nous livre cette information brute (voir page suivante).
Un cliché a fait florès, tentant de masquer le déclin du freudisme au-delà de nos frontières : la «guerre des psys». Une querelle opposerait d'un côté les freudiens, thérapeutes des profondeurs, gardiens de la liberté de l'Homme, et de l'autre côté les TCC (thérapies comportementales et cognitives), dont l'action se limiterait aux symptômes, soupçonnées de vouloir modeler un individu «performant».
Cette mise en scène est largement artificielle. Elle escamote la critique historique, philosophique et scientifique de la psychanalyse, qui va bien au-delà d'une opposition de méthode. Sur le terrain, dans les hôpitaux, on observe plus une tension informelle qu'un conflit ouvert. Mais surtout, si elle a jamais eu lieu, la guerre des psys est dépassée. À l'échelle internationale, en dehors de l'Argentine, de la France, la psychanalyse comme thérapie est derrière nous. Un article du New York Times de novembre 2007 soulignait que l'enseignement de la psychanalyse avait désormais disparu des facultés de médecine et de psychologie pour trouver refuge du côté de la littérature et de la philosophie.
Les contempteurs du Livre noir de la psychanalyse ont regardé le doigt et non la lune que montrait ce livre : depuis trente ans, la psychologie mondiale s'est développée en dehors du freudisme et bien au-delà des écoles de thérapie.

A lire notes de lecture du livre prochainement sur Imposteurs.
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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 16:55

Le 09 avril, Maitre William Bourdon, conseil de Marie-Monique Robin, nous a adressé un communiqué  dans lequel il déplore que « différents sites internet voudraient, en dénaturant ces faits et en faisant renaître artificiellement (une) polémique éteinte depuis plus de 10 ans, tenter de porter atteinte à l'intégrité professionnelle de Madame Marie-Monique ROBIN, aux fins de disqualifier les conclusions de son enquête sur la firme MONSANTO » estimant que « Ces mises en cause ne sont pas innocentes, elles sont opportunément réactivées face à l'immense succès que connaissent le film et le livre de Madame Marie-Monique ROBIN, dont la qualité de l'enquête a été très largement saluée. ». Cette polémique, c'est l'affaire des "yeux volés", documentaire qui a valu le prix Albert Londres à MM Robin. Nous avons déjà répondu sur quelques éléments qui expliquent selon nous que cette polémique refasse surface . Il nous paraît logique que l’on se soit intéressé à son CV, et en particulier au prix Albert Londres, mentionné dès les premiers jours d’ouverture de la présentation du film sur Arte, et largement rappelé dans la presse. Comment éviter donc de découvrir la polémique qui s’en suivit et de s'interroger ?

Loin de dénaturer les faits Imposteurs a mentionné objectivement cette polémique, le fait que la thèse développée dans ce film du vol des yeux d’un enfant ait été contestée , que le prix Albert Londres ait été suspendu puis réattribué à madame Robin après enquête et délibération du jury présidé par Henri Amouroux. Nous nous sommes basés pour présenter les faits sur  l’article du journal l’Humanité du 19/09/1995 qui rapportait l’avis d’experts français appelés à examiner l’enfant à la demande de l’hôpital et des médecins colombiens , les professeurs Gilles Renard (service d’ophtamologie de l’Hôtel-Dieu de Paris), Marc Gentilini (maladies infectieuses et tropicales à la Pitié-Salpêtrière) et Alain Fischer (immunopédiatrie à l’hôpital Necker-Enfants malades s’étaient prononcés sans réserve selon L’Humanité: « On peut affirmer avec certitude, précisent-ils, que l’enfant que nous avons examiné possède toujours ses globes oculaires et que ceux-ci n’ont donc été enlevés à aucun moment de sa maladie ». Par ailleurs nous avons mentionné une citation de la commission d’enquête du prix Albert Londres, trouvée sur le blog de madame Robin : « (il) n’avait décelé aucune intention frauduleuse chez la réalisatrice, même si son reportage n’apporte pas les preuves irréfutables de ce qu’elle avance dans le cas précis de l’enfant Jaison Cruz Vargas ».
Nous prenons acte qu’il n’a pas été décelé d’intention frauduleuse mais qu’aucune preuve irréfutable n’a été apportée en soutien de la thèse de Madame Robin. Nous aimerions donc connaître l’intégralité du compte-rendu des délibérations du jury Albert Londres, afin d’apprécier sur ce point les éléments qui l’ont conduit à  une position très en retrait par rapport à l'avis sans équivoque des médecins français rapportées par l’Humanité. Il nous paraîtrait également intéressant de connaître en termes précis l’appréciation générale sur la qualité du documentaire après ces péripéties.

Il faut souligner que MM Robin continue à contester l’avis des professeurs Renard, Gentilini et Fischer, contribuant elle-même à raviver la polémique .

 Ainsi, elle affirme, contrairement à ce que l’Humanité tient pour acquis : « Mais comme le révèle ledit rapport, il n’y eut jamais d’ « examen », mais la seule interprétation d’un dossier médical fourni par la clinique Barraquer... » 

Maitre Bourdon pourrait-il fournir à Imposteurs ,en même temps que l’avis du Jury Albert Londres, une copie du rapport d’examen de l’enfant par les professeurs Renard, Gentilini et Fischer qui permette de vérifier que l’article de l’Humanité mentionne une information erronée, et que les médecins se sont bien contentés d’un examen du dossier médical ?

D’autant plus que MM Robin affirme par la suite que l’examen était tout simplement impossible :  « En fait, l’examen était impossible, car, comme le souligneront des médecins courageux qui ont publié un contre-rapport, il avait été posé des prothèses oculaires à Jaison, peu avant son voyage à Paris, ce qui avait nécessité de « nettoyer ses cavités oculaires » rendant impossible tout examen... » Or nous ignorions jusqu’à lire ces lignes l’existence d’un contre-rapport.


Maitre Bourdon pourrait-il donc fournir également à Imposteurs une copie de ce contre-rapport ? Nous indiquer quels en sont les médecins à l’origine, leur qualité de spécialistes puisqu’ils semblent mettre en doute les conclusions d’un rapport écrit par des médecins très réputés ? Nous faire savoir si ceux-ci ont eux-mêmes rencontré l’enfant Jaison pour déterminer qu’il était impossible de procéder à un examen médical approfondi? Nous indiquer quel fut le statut exact de ce contre-rapport ? Fut-il versé à titre de contre-expertise au procès de madame Robin ? Fut-il demandé par le jury du prix Albert Londres ? Maitre Bourdon peut-il également nous indiquer les critères objectifs qui permettent à madame Robin de distinguer les médecins « courageux » de ceux qui ne le sont pas ?

 

Voici donc les documents que nous Maitre Bourdon pourrait rendre publics .Une transparence complète sur ce dossier aurait le mérite de clore la polémique ou d’en atténuer grandement l’intensité. S’il accepte de nous les transmettre, nous nous engageons à les publier afin que les lecteurs d’Imposteurs puissent se faire leur propre opinion , et à rectifier bien sûr sur notre site toute information (ou interprétation) publiée sur ce sujet qui apparaîtrait manifestement erronée à l'examen de ces documents.

Anton Suwalki

 

 

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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 13:50

L'audience d'Imposteurs à ses débuts (mi-octobre 2007) était pour tout dire confidentielle. Depuis quelques temps, le nombre hebdomadaire moyen de pages visitées augmente sensiblement, et un pic de fréquentation a été atteint jeudi dernier avec près de 1200 pages lues. Ceci n'est probablement pas étranger à la parution du  livre et du reportage "Le Monde selon Monsanto". On pourrait y voir ce que j'appellerais les "premiers cas avérés de résistance...à la propagande anti-OGM" .
On constate d'autre part malgré des oscillations journalières  importantes, une très nette tendance à la fidélisation des lecteurs.  

Des résultats certes très modestes mais encourageants. Imposteurs a jusqu'à présent privilégié la question des OGM  par rapport à d'autres thèmes tout simplement parce que l'actualité "Science et Société" ne laisse pas beaucoup d'autres choix. Ce sujet résume en concentré la déferlante d'irrationnel qui menace d'engloutir la société, la défiance particulièrement dangereuse envers la science et au-delà envers toute approche matérialiste, toute tentative de comprendre la réalité objective du monde au profit de l'approche subjective, relativiste tellement à la mode qui met sur le même plan science et pseudosciences : une démarche qui conduit à accepter comme « sa » vérité non pas ce qui est vrai , vérifiable, mais ce qui semble a priori conforme à ce qu'on considère comme moral dans son groupe social d'appartenance. Une attitude aberrante qui conduit par exemple, comme l'ont noté Sokal et Bricmont, à rejeter dans certains groupes féministes les équations de la relativité comme « sexuées » (!!!! ) , à décréter comme dangereux les OGM en tant que tels au prétexte d'une opposition au « libéralisme » (mot creux s'il en est) qui reflète une terrible confusion « présocialiste » souvent dénoncée ici entre technique et rapports de production),   à rejeter la médecine scientifique au nom de l'intérêt des firmes pharmaceutiques mais à promouvoir tous les charlatanismes avérés etc….
Dans la mesure du possible, nous tentons de traiter tous ces sujets, et nous allons tenter de diversifier les thèmes abordés par Imposteurs : nous comptons par exemple ouvrir très prochainement un dossier sur la nature de l'URSS , avec de nombreuses contributions  reflétant des points de vue très variés.

Nous vous remercions donc de faire connaître au maximum autour de vous Imposteurs, et de nous aider ainsi à consolider un tout petit pôle de résistance faces aux marchands d'irrationnel dont le volume d'affaire est en progression constante, et face aux idées rétrogrades qui ont le vent en poupe, et ce plus particulièrement dans un milieu qui se réclamait encore il y a peu ,au minimum, du progressisme (vocable qui est en passe de devenir une insulte).

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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 14:04

dollars-copie-1.jpgLa loi de Godwin, du nom de l'avocat américain qui en est l'auteur, s'énonce ainsi : « « As a Usenet
discussion grows longer, the probability of a comparison involving Nazis or Hitler approaches.1 »  Ce qui se traduit : Plus longtemps dure une discussion, plus la probabilité d'y trouver une comparaison à Hitler ou aux nazis tend vers 1 (1).

De ce fait, L'expression point Godwin a, par extension, également pris un autre sens : un point
Godwin est un point donné au participant qui aura permis de vérifier la loi de Godwin en venant
mêler Hitler, le nazisme, ou toute idéologie extrémiste, à une discussion dont ce n'est pas le sujet.

Quiconque fréquente des forums de discussion, en particulier politiques a éprouvé cette loi. Elle exprime le fait que rarement la discussion permet de résoudre des divergences d'opinions, le plus souvent les esprits s'échauffent et lorsque les arguments rationnels sont épuisés, le seul coup qu'on puisse porter à son adversaire est de lui asséner l'insulte suprême. Il faut noter que l'accusation de fascisme ou de nazisme ne vise qu'accidentellement des sympathisants réels de ces doctrines, au contraire tout le monde encourt le risque de cette accusation, quelle que soit l'opinion défendue. Dites blanc, et vous vous ferez accuser de fascisme par ceux qui disent noir et réciproquement. Mais si vous dites gris, vous serez forcément soupçonnés de penser blanc par ceux qui pensent noir et inversement. 

L'article de Wikipédia cité fournit des corolaires et déclinaisons à cette loi de Godwin, « en particulier Le point Godwin sanctionnant aussi une obsession, un tic verbal, un poncif, il est parfois décliné sur les forums francophones en point Gödel (toute discussion sur la pertinence d'une méthode finit par aboutir sur une mention du théorème de Gödel), point Popper (idem lorsqu'on aboutit à citer les questions de réfutation). »

Il faudrait ajouter le point « Lorenz », météorologue à qui l'on doit la métaphore du battement d'aile d'un papillon au Brésil qui provoque(rait) une tornade au Texas (2) , inévitablement invoquée devant tout phénomène (qu'il soit de nature physique, psychologique, économique,sociétal ou politique) qu'on peine à déchiffrer ou dont on est incapable de prévoir le développement, où des « petites causes »  semblent produire de « grands effets ».


La loi de Godwin a en outre engendré son propre paradoxe comique , dit paradoxe de Miller :
« Au fur et à mesure qu'un réseau s'accroît, le nombre de points Godwin non soulignés par une citation de la loi de Godwin converge vers 0. »

La loi de Godwin est donc très féconde et ses déclinaisons possibles très nombreuses et il est extrêmement ludique de distribuer des points Godwin, Lorentz, Gôdel à ses adversaires. Nous suggérons de renforcer le dispositif en créant le point Monsanto , fort utile pour tous les sujets ayant trait à la science, la technologie et l'écologie. Ce point Monsanto découlerait de la loi du même nom ainsi formulable :

« Plus longtemps dure une discussion sur la science,la technologie, l'écologie plus la probabilité de se faire accuser d'agent de Monsanto tend vers 1. »


Le point Monsanto pourrait très bien s'appeler point Testard,Apoteker,  Bové, ou point Séralini, en hommage aux brillants théoriciens du Monsantisme :  Toute personne (à plus forte raison pour des chercheurs) ne partageant pas le consensus anti-OGM est accusée d'être payée par la diabolique entreprise Monsanto.

Le point Monsanto peut se décliner sur un très grand nombre de sujets : Si vous ne partagez pas l'engouement pour les moulins à vents (les éoliennes), vous êtes un VRP d'AREVA, si vous n'êtes pas un fanatique antiscience, un agent du lobby techno-scientifique, si vous ne vibrez au slogan Vive la pauvreté, vous êtes sans doute un propagandiste de la grande distribution etc…

Afin d'améliorer le dispositif , suggérons tout de même un barème : par exemple, agent de Monsanto vaudrait 10 points, tandis que agent d'AREVA n'en vaudrait que 5.  N'est-il pas beaucoup plus infâmant d'être au service d'une multinationale américaine que française ? Même que certaines multinationales françaises comme Carrefour ont leur rayon bio, contribuent à labelliser des produits garantis « sans OGM », et finance le CRII-GEN pour ces études forcement indépendantes. C'est vous dire si les multinationales gauloises sont vertueuses.

Notes :

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Godwin
(2) Métaphore séduisante contenue dans une question qui était le titre de sa conférence , qui ne
signifiait évidemment pas que pour Lorentz, le battement d'aile soit à l'origine de la tornade,
comme le pensent tout ce qui n'ont retenu que la formule : 
lire à ce sujet
http://www.unice.fr/zetetique/articles/RM_Doctorat_Zetetique_et_medias.pdf 
pages 329 à 343 sur tous les abus pseudoscientifiques du concept de chaos, et ses détournements mystico-religieux.

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 09:47
                                                                         LE PLAISIR DE TUER
Un livre d’un psychanalyste qui justifie le viol
 
                       (article paru initialement sur le site - http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2886 - )

dubec.jpg


Les Editions du Seuil ont publié en février 2007 un livre de Michel Dubec, au titre racoleur : Le Plaisir de tuer.

Le docteur Michel Dubec est psychanalyste, mais c’est surtout un expert psychiatre national auprès des tribunaux.

Or donc, dans ses écrits (retranscrits par la journaliste Chantal de Rudder), il justifie les violences faites aux femmes, et même les viols, au nom de la sacro-sainte nature de la sexualité masculine.

Michel Dubec reconnaît une espèce de solidarité de sexe, qui va jusqu’à une véritable complicité masculiniste, avec le violeur et tueur en série, Guy Georges, qu’il a expertisé :

« Sans que je lui en parle, le tueur de l’Est parisien a peut-être deviné le trouble que j’ai ressenti en regardant les photos de ses victimes. Je les trouvais très attirantes. (...) Une communauté de désir nous rapprochait Guy Georges et moi. (...) parce qu’il existait entre nous un partage des mêmes “objets érotiques“, j’ai pu faire un bout de chemin avec le tueur en série le plus célèbre de l’Hexagone (...) Je ne partageais pas la pulsion homicide de Guy Georges, heureusement. Mais je pouvais ressentir ce qui provoquait sa pulsion érotique. Entre nous, je l’avoue, ce goût commun entrebâilla une porte, jusque-là verrouillée à double tour, sur un possible échange. » (pages 211-212).

Or, cette attirance sexuelle, que Michel Dubec revendique, de façon indécente dans une pareille situation, aurait dû provoquer chez un individu « normal » - a fortiori chez un psychanalyste et expert psychiatre - non pas un rapprochement solidaire avec le tortionnaire en question, mais au contraire, davantage de révolte envers ce dernier et un surcroît d’empathie à l’égard de ses victimes sauvagement violentées.

Pourtant, si l’expert dénonce sans ambiguïté les meurtres de Guy Georges nés de ses pulsions homicides, il s’identifie à ce violeur avec une notoire excitation sexuelle :

 

« Oui, c’était possible de s’identifier à ce violeur qui baise des filles superbes contre leur gré (...) Jusque-là, on peut le comprendre, et même, il nous fait presque rêver, il nous agrippe crûment par nos fantasmes. » (page 213).

 

Comme le fait rêver la description de la vie sexuelle du tueur en série que l’expert relate avec une admiration non dissimulée :

 

« Sa vie sexuelle est trépidante, son tempérament étonnant, il est capable de baiser cinq fois par jour ! » (page 218),

 

ce qui est inadmissible déontologiquement, - sans relever ici la délicatesse des termes utilisés par ce grand spécialiste payé par les contribuables - car il a une véritable responsabilité, et ce qu’il dit et qu’il écrit est rendu publiquement avec son statut d’expert psychiatre national auprès des Tribunaux.

Nous ne pouvons laisser passer ces propos aussi clairs : « Guy Georges, c’est différent. On peut être avec lui, jusqu’au viol compris. » (page 213).

Pour les justifier, Michel Dubec nous ressort l’antienne selon laquelle :

 

« Pour parler sans détour, dans la sexualité masculine, il existe un intérêt à obtenir la défaveur de sa partenaire, pas seulement ses faveurs ; à faire crier la femme, peu importe la nature de ses cris. L’acte de pénétrer est en lui-même agressif. Si un homme est trop respectueux d’une femme, il ne bande pas. » (page 213).

 

Ce refrain maintes fois entendu n’a pour finalité que de faire perdurer des relations inégalitaires entre les hommes et les femmes, y compris à l’intérieur de leurs relations sexuelles. C’est une approche archaïque, une vision primaire et profondément machiste, avec toujours la même sempiternelle distribution des rôles sexuels figés une fois pour toutes. Mais ce dont il s’agit également ici, c’est un véritable appel au « viol compris ».

En émaillant son compte-rendu de détails sordides, Dubec parle de viols manifestes, mais ces derniers restent aux yeux de l’expert des expériences sexuelles légitimes puisqu’elles ont réussi à satisfaire Guy Georges ! Expériences selon lui abouties puisque seul compte le point de vue masculin, en l’occurrence celui du tueur en série :

 

« Il ne s’inhibait pas au dernier moment, il était capable de leur faire l’amour quasi normalement. Il y avait éjaculation à l’intérieur du vagin. Guy Georges donne le sentiment que l’acte sexuel était consommé avec complétude. » (page 213). Qu’importe la victime, et malgré les violences endurées, il est ici question de « faire l’amour quasi normalement » (sic) ! Le viol est donc revendiqué en tant qu’expérience sexuelle comme une autre. Du moment que le mâle a bien éjaculé à l’intérieur du vagin, où est le problème ? Et que demande donc encore la femme, elle a même eu droit à un préservatif !

 

Qui sont nos experts psychiatres nationaux ?

Ce à quoi nous répondons : mais qui sont nos experts psychiatres nationaux ? Peut-on continuer à en laisser certains véhiculer aussi impunément, et sous le label scientifique, toute cette horreur idéologique violemment et dangereusement misogyne ?

Que deux choses soient bien claires, d’une part, il ne s’agit ici aucunement de contraindre en aucune façon la liberté d’expression. En effet, l’expert dont il est question est un homme de pouvoir, il est reconnu et très souvent nommé dans de grandes affaires de justice, mais il est aussi sollicité dans des commissions pour donner son avis au plus haut niveau gouvernemental. Ce n’est pas un individu comme un autre, non, il porte une très grosse responsabilité, et ses rapports d’expertises ainsi que ses propositions ont des conséquences concrètes. On imagine avec une certaine appréhension ce que de tels propos peuvent tacitement autoriser comme comportements délétères, et l’on craint leur influence, car ils ne vont pas dans le sens du respect des droits fondamentaux des personnes.

D’autre part, bon nombre de psys se situent d’emblée sur plusieurs niveaux de lecture et d’interprétation, c’est une position stratégique, donc consciente, adoptée afin de contrer d’éventuelles critiques. Ces psys en viennent très rapidement à brandir l’arme rhétorique habituelle : la défense du fantasme et de sa liberté absolue. Or, une fois pour toutes : les féministes ne veulent empêcher personne de fantasmer. Le fantasme n’a rien à voir avec les lignes écrites par Dubec. Il s’agit hélas de véritables viols et Dubec a dû véritablement être en proie à une excitation sexuelle qui l’a submergé - ce qu’il reconnaît volontiers - en écoutant leur récit détaillé fait par Guy Georges. Preuve en est : pourquoi Dubec accepte t-il le fantasme de viol et pas celui d’assassinat ? La réponse, l’expert la donne lui-même, c’est bien sûr parce qu’il ne s’agit pas seulement de fantasme mais aussi d’acceptation du viol lui-même car :

 

« Oui, c’était possible de s’identifier à ce violeur qui baise des filles superbes contre leur gré, mais évite de les soumettre à des conditions trop crapuleuses ou de les terrifier, au point qu’elles ne devinent pas qu’elles vont mourir. Deux d’entre elles ont demandé à Guy Georges d’enfiler un préservatif et il a accédé à leur requête, comme si de rien n’était ! » (page 213).

 

Et l’expert de rajouter :

 

« Après, quand il tue, tout bascule. On le rejette, incapable de saisir, ressentir, appréhender pourquoi il le fait (...) Et l’on en veut à Guy Georges du bout de chemin qu’on a été capable de faire avec lui(...) » (page 213).

 

Le bout du chemin que Dubec a fait avec Guy Georges, c’est l’identification massive au violeur et l’excitation sexuelle sadique liée au récit du viol. Le tabou pour l’expert psychiatre, ce n’est donc pas le viol ; le tabou, c’est le meurtre. Avec ces quelques lignes, notre savant fixe les limites de l’acceptable et de l’inacceptable. Le viol étant à ses yeux de l’ordre de l’admissible ; il le fait même rêver.

Michel Dubec a ainsi fait preuve d’une absence totale du respect élémentaire dû aux familles des victimes.

Nous sommes en droit de nous interroger sur les débordements identificatoires d’un psychanalyste qui, selon ses propres écrits, a travaillé sur son inconscient des années durant au cours d’une analyse personnelle. En effet, quand un expert, dont la neutralité est indispensable professionnellement, en arrive à une telle explosion de ses propres sens et qu’il découvre qu’il perd ainsi tout recul et toute distance, il me semble que la seule attitude digne qu’il puisse avoir est de se désister. Ce que n’a pas fait Michel Dubec qui a préféré ouvertement prendre le parti des violences et des viols faits aux femmes. Violences et viols qui l’ont fait bander.

Brigitte Brami.
le 8 février 2008


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Après le scandale de l'expertise d'Outreau, on serait en droit d'attendre que les experts la mettent un peu en veilleuse. Or voila qu'un de ces experts prend son pied publiquement en s'identifiant à un violeur et  tueur en série. Ce n'est pas l' "inconscient" de Guy Georges qui s'expriment ici à travers l'interprétation du psy, mais la perversité raffinée (et parfaitement consciente) de ce dernier, qui défend ouvertement une conception machiste et primitive de la sexualité associant le plaisir masculin à la violence faite aux femmes.

"« Pour parler sans détour, dans la sexualité masculine, il existe un intérêt à obtenir la défaveur de sa partenaire, pas seulement ses faveurs ; à faire crier la femme, peu importe la nature de ses cris. L’acte de pénétrer est en lui-même agressif. Si un homme est trop respectueux d’une femme, il ne bande pas. »(cité plus haut)

Non seulement nous ne nous reconnaissons pas dans ce modèle réactionnaire que ce psy décrit comme la normalité ("il nous agrippe crument par nos fantasmes"
) mais nous pensons que la majorité des représentants du sexe masculin un tant soit peu civilisés le désapprouvent et le considèrent comme pathologique et criminel, et à combattre. Même si cette idéologie est malheureusement encore trop répandue et fait l'objet de trop de complaisance.

 
Toute banalisation du viol représente une capitulation honteuse . Naturellement,  accuser des individus innocents comme ce fut le cas dans certaines affaires judiciaires récentes est un crime symétrique. 


Publier un tel livre est bien pire qu'une simple faute de goût. Il est une insulte aux victimes et à leurs familles, et perpétue sans complexe une idéologie sexiste , se situant d'ailleurs, sous des formes renouvelées mais pas plus ragoutantes , dans la vieille tradition mysogine des pères de la psychanalyse (et d'une de ses mères, en l'occurence Dolto, qui estimait qu'une fillette abusée par son père était "consentante").


On s'étonne que l'affaire est fait si peu de bruit alors que le livre est paru depuis plus d'un an. Il faut croire que la vigilance de ceux qui luttent pour les droits des femmes est un peu en panne. D'où le mérite d'autant plus grand de l'auteure de cet article d'avoir soulevé ce lièvre. Merci à elle de nous avoir autorisé à reproduire son texte.


A.S

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Published by Anton Suwalki - dans Divers
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