Hépatite B :Quel tribut payé à l’idéologie anti-vaccination ?

Publié le par Anton Suwalki

Hépatite B, cancers du foie... la France à contre-courant « Il y a en France, une génération d'enfants sacrifiés. Ceux nés dans les 10 dernières années, qui n'ont pas été vaccinés contre l'hépatite B. Dans les pays où la vaccination est efficace, le nombre des cas d'hépatite B et de carcinome hépatique (le cancer primitif du foie, n.d.l.r.) diminue, mais attendons-nous à les voir augmenter en France… »

Titulaire de la Chaire de Vaccinologie de l'Université de Genève, Claire-Anne Siegrist préside la Commission fédérale suisse pour les Vaccinations. Cette spécialiste internationalement reconnue est aussi la seule étrangère au comité qui conseille le gouvernement britannique sur ces questions… En cette semaine européenne des vaccinations, son avis prend une résonnance singulière.

« Le jour où la France décidait d'arrêter de vacciner dans ses écoles, nous lancions nos programmes de vaccination scolaire » poursuit-elle. « Nous avons depuis, assisté à un véritable effondrement du nombre des hépatites B aigües en Suisse. Dans les cantons où 60% des adolescents sont vaccinés celui-ci a reculé de 90% et, là où seuls 40% des enfants sont protégés, le recul atteint malgré tout 60%. C'est logique : les adolescents ont des relations sexuelles entre eux. En protégeant un ado, on protège aussi ses partenaires… »

L'inverse est également vrai ! Fin 1998, lorsque Bernard Kouchner décide de ne plus vacciner systématiquement les adolescents, il est vigoureusement critiqué par l'OMS. Soulignant que « plus d'un milliard de doses (de vaccin) avaient été utilisées depuis 1981 avec un exceptionnel niveau de sécurité et d'efficacité », celle-ci dénonçait les « énormes pressions exercées (en France) par des groupes hostiles aux vaccinations ».

Une maladie « tout sauf rare »

Son choix surprit, car le ministre de la santé de l'époque soulignait la sécurité du vaccin… en décidant de ne plus l'utiliser chez l'une des populations les plus à risque. Or les événements signalés en France ne l'ont jamais été … qu'en France. En 2002, l'OMS réaffirme le bien-fondé de la vaccination. En 2003, un consensus international de l'INSERM basé sur un nouveau bilan de pharmacovigilance, recommande « la vaccination universelle de tous les nourrissons, un programme de rattrapage (…) à destination des enfants et des adolescents, le renforcement de la vaccination des personnes exposées et l'accompagnement (…) par des mesures d'information du grand public et des professionnels de santé ». Position réitérée en avril 2008 par le Haut Conseil de la Santé publique.

Claire-Anne Siegrist a participé à ce consensus. « Il était on ne peut plus clair. Or on attend toujours qu'il soit suivi d'effet. En réalité, les réponses des autorités de santé et des politiques (en France) ont été relativement molles, peu engagées…(Or) même dans les pays de faible endémie (comme la France, n.d.l.r.) le virus de l'hépatite B (VHB) est plus fréquent que celui du SIDA (VIH). Il y a donc plus de risque d'y être exposé qu'au VIH ». Or « le virus de l'hépatite B est 50 à 100 fois plus infectieux que le VIH », rappelle l'OMS.

Là est l'enjeu. Dans les pays de faible endémie, 0,5% de la population serait porteuse de l'antigène HBs traduisant une contamination par l'hépatite B. En France pourtant « un rapport de l'InVS publié en 2004 fait ressortir une proportion de 0,78% de porteurs » souligne notre spécialiste. Il y aurait donc 300 000 porteurs chroniques en France. Et comme « l'INSERM estime que l'hépatite B provoquerait chaque année 1 500 décès en France métropolitaine, (…) nous sommes en présence d'une maladie qui est tout sauf rare ».

Le virus de l'hépatite B est ainsi à l'origine d'une transplantation hépatique sur dix en France. A Taïwan pays vaccinateur, la mortalité par hépatocarcinome chez les moins de 15 ans a été réduite de plus de moitié entre 1984 et 1990. Mais dans l'état actuel des choses, les observateurs s'attendent à ce que le nouveau « plan de lutte » lancé en France au mois de février ait essentiellement un effet… d'annonce.

Source : Entretien avec le Dr Claire-Anne Siegrist, 25 mars 2009 ; OMS, 1998-02008 ; InVS, 2004

 http://fr.news.yahoo.com/8/20090421/thl-hepatite-b-cancers-du-foie-la-france-be91fa4.html

Publié dans Divers

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C
Je m'appelle Cyprienne Gueu, on m'a diagnostiqué le VIH en 2015 et depuis lors, ma vie a été bouleversée. J'ai même infecté le virus par mon mari, jusqu'à ce que je lise le témoignage d'une femme au sujet d'un guérisseur qui utilise des herbes pour soigner des maladies telles que le VIH, les verrues génitales, l'herpès, l'hépatite, le cancer du sein, etc. Et elle a laissé tomber son courriel, que je communiquais avec lui pour lui parler de mon problème, il m'a assuré qu'il pouvait me soigner et m'a dit tout ce que je devais faire, après quoi il m'a envoyé un médicament à base de plantes à Montréal, où habitait avec mon mari au Canada. Il a dit à mon mari et à moi-même de prendre le médicament pendant trois semaines, ce que nous avons fait religieusement. Maintenant que nous sommes complètement guéris, nous sommes maintenant séronégatifs pour le VIH. Même la semaine dernière, nous sommes allés faire un nouveau test et tout était négatif, grâce au guérisseur Dr'Water qui nous a sauvé la vie. Et je conseillerai ceux d'entre vous qui ont besoin d'aide à propos de ce virus mortel, de contacter Dr'Water via son Whatsapp: +2349050205019 ou par courrier électronique: drwaterhivcurecentre@gmail.com
Je crois qu'il peut vous aider aussi, merci.
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C

" Cela ne s'explique que par une dérive individualiste sui soumet le savoir à son consentement, et assigne un statut de propriété aux enfants, oubliant leur futur de sujets. "


Qu'est-ce que vous proposez?


La dictature des bouffons vaccinalistes?


Cela ne se fera pas. Les vaccinalistes se sont définitivement et totalement discrédités avec l'escroquerie du vaccin anti-grippe. Ils ne peuvent
que perdre du terrain maintenant, tellement ils sont abrutis et extrémistes, comme toutes les sectes.
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L

Sceptique a écrit le 26/04/2009 :

"Les campagnes anti-vaccinales sont récurrentes en France, sont parfois véhiculées par des enseignants, et contaminent jusqu'au "corps médical". C'est inexplicable par l'état du savoir et des
performances technologiques. Cela ne s'explique que par une dérive individualiste sui soumet le savoir à son consentement, et assigne un statut de propriété aux enfants, oubliant leur futur de
sujets.
La tendance est minoritaire, mais trouble les esprits par son militantisme. Le résultat est la baisse de la protection en dessous du seuil de déclenchement d'épidémies."

===> +1, et voilà ce qui arrive :


 


http://www.destinationsante.com/Rougeole-la-France-s-illustre-tristement.html


 


http://www.em-consulte.com/article/668405/alertePM


 


https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:Pbt2THcWc9YJ:cclin-sudest.chu-lyon.fr/Reseaux/Mater/Journee/2010/6_Rougeole.pdf+&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESih_mCjUdUJbv05NHILXPkRIMXSEXZOhNP-wLsBPu2KXxDwFeH-bBwi911W3mF50TQ9kox7b2Ihpfw0aKN1yJcBAy488o6x89TgFiANx4E8g4N96ps_2QV7_StYEJbi4PviIJtX&sig=AHIEtbSxkTzu7Ib1Yz8f37hqzNXzZOgi1w
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C

Alors s'il n'y a pas d'épidémie, quels sont les bons chiffres?


Où est le graphique?
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L

encore faudrait-il démontrer qu'il y a effectivement une "épidémie de sep"...


 


SEP et vaccin contre l’hépatite B : retour sur une polémique de santé publique
Il y a une quinzaine d’années, quelques complications neurologiques évoquant des poussées de SEP ont été constatées avec le vaccin contre l’hépatite B, ce qui a incité à entreprendre des études
sur les possibles relations entre SEP et vaccination contre l’hépatite B. Plusieurs études à travers le monde ont donc été lancées, comme celles du Pr Marc Tardieu et du Pr Christian Confavreux,
de l’unité Inserm 842 "Neuro-oncologie et neuro-inflammation" de Lyon, mais aucune n’a montré d’augmentation des cas de SEP dans les populations vaccinés par rapport aux populations
non-vaccinées. L’absence de lien de causalité entre la vaccination contre l’hépatite B et la SEP faisait donc l’objet d’un consensus scientifique international.
Toutefois, la polémique médiatique a été relancée en France après la publication en octobre 2008, sur le site de la revue Neurology, de résultats de recherche ambigus (1). En effet, une étude
cas-témoin menée sur la cohorte neuropédiatrique KIDSEP (2), par l’équipe du Pr Marc Tardieu du Kremlin-Bicêtre, a montré dans un sous-groupe d’enfants que l’un des vaccins principaux contre
l’hépatite B, Engrix B®, semblait être associé à une augmentation du risque de développer, trois ans plus tard, une sclérose en plaques.
Fausse alerte ! Selon le Comité national de la pharmacovigilance, le Haut Conseil de santé publique (HCSP), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les propres auteurs de l’étude en
question, le résultat de l’analyse statistique de ce sous-groupe serait simplement fortuit. Le résultat principal et majeur de cette étude montre encore une fois l’innocuité de la vaccination
contre l’hépatite B dans une population générale d’enfants.
Par conséquent, il n’y a donc pas de remise en cause de la recommandation sur une vaccination systématique contre l’hépatite B


 


http://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-neurologie-psychiatrie/dossiers-d-information/la-sclerose-en-plaques-sep/la-sep-une-maladie-multifactorielle
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C

Comment interpréter l'épidémie de SEP alors?


L'opération du Saint Esprit?
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L

oups, mal exprimé, le lien indiqué provient du personnage que critique l'article


 


http://imposteurs.over-blog.com/article-le-dr-marc-girard-ou-l-art-de-detourner-l-information-scientifique-pour-alimenter-la-propagande-anti-vaccin-par-olivier-chacornac-39487235.html


 


donc plus que sujet à caution... et les soi disant preuves ne démontrent aucunement une quelconque causalité
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C

"le lien que vous indiquez est justement ce qui a donné lieu à l'article


http://imposteurs.over-blog.com/article-le-dr-marc-girard-ou-l-art-de-detourner-l-information-scientifique-pour-alimenter-la-propagande-anti-vaccin-par-olivier-chacornac-39487235.html


"


Non pas du tout.


"on attend toujours vos arguments... et vos soi disant preuves... " 


Les preuves sont dans le document cité.


Il faut LIRE et COMPRENDRE.
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L

le lien que vous indiquez est justement ce qui a donné lieu à l'article


 


http://imposteurs.over-blog.com/article-le-dr-marc-girard-ou-l-art-de-detourner-l-information-scientifique-pour-alimenter-la-propagande-anti-vaccin-par-olivier-chacornac-39487235.html


 


on attend toujours vos arguments... et vos soi disant preuves...


 
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C

Moi je n'"élucubre" rien.


Je me contente de lire et de retenir ce qui tient debout : 


http://www.rolandsimion.org/spip.php?article21


Et pas les inepties et attaque personnelles pitoyables de la secte vaccinaliste (qui sont typiques des complotistes).
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L

et vos élucubrations elles sont "science based" ?


 


http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article144


 


 
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C

" la médecine "science based" "


Parce que la vaccination est science-based?


Trop drôle.
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T
Aurélien je vous vois serrant contre votre coeur les bornes de la connerie et courant les déposer plus loin afin d'aggrandir votre domaine....
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A
Hepatite B: relance de la vaccination en vueun article de Pryska Ducoeurjolyhttp://priskaducoeurjoly.over-blog.com/article-28592861.html
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S
Les campagnes anti-vaccinales sont récurrentes en France, sont parfois véhiculées par des enseignants, et contaminent jusqu'au "corps médical". C'est inexplicable par l'état du savoir et des performances technologiques. Cela ne s'explique que par une dérive individualiste sui soumet le savoir à son consentement, et assigne un statut de propriété aux enfants, oubliant leur futur de sujets.La tendance est minoritaire, mais trouble les esprits par son militantisme. Le résultat est la baisse de la protection en dessous du seuil de déclenchement d'épidémies. 
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T
Nous sommes les meilleurs en France pour dénigrer la médecine "science based" et préferer grace aux médias de masse ( radio et TV) les pseudomédecines ; dans ce combat certains juges sont à l'avant garde cf. le procès à venir  contre le vaccin antihépatite qui serait la cause de la sclérose en plaques.  Vu hier sur France 5 une certaine Geneviève Barbier expliquer que l'académie de médecine avait une vue étroitement déterministe de la médecine et non pas une vue probaliste .Si un des lecteurs de ce blog pouvait m'éclairer sur cet optique "probabilste" de l'étiologie des maladies, il sera le bienvenu.
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