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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 16:47

A quoi sert la philosophie ? Certains de ses représentants réussiraient sans peine à nous convaincre qu’elle ne sert à rien. C’est le cas de Jacques Rancière, interviewé dans Sciences Humaines en Novembre 2008. Professeur émérite de philosophie, il fut l’élève d’Althusser avant de le renier, reprochant à celui-ci son « scientisme » , « un défaut logé au cœur même du marxisme » selon lui.   Le but n’est pas ici de discuter d’Althusser, mais d’examiner un peu ce qu’a aujourd ‘hui à nous apprendre un philosophe à qui un magazine de sciences humaines et sociales juge nécessaire d’ouvrir ses colonnes.

 

Jacques Rancière a sympathisé avec la fraction la plus spontanéiste de Mai 1968, qui paraît-il « s’en prenait au savoir bourgeois » . 

 

Qu’est-ce que le « savoir bourgeois », au fait ?

Ce que savent les bourgeois ? Ce qu’ils croient savoir et qui n’est pas du savoir ,quelque chose comme des « préjugés »  ?  Dans ce cas-là, on parlerait simplement de préjugés bourgeois, et non pas de savoir . S’il vise là le savoir académique, pourquoi a-t-il mené une carrière universitaire ?

 

Ou bien l’adjectif bourgeois au mot savoir n’a peut-être de sens que pour cette mouvance postmoderne pour qui il ne peut y avoir d’accès à une connaissance objective : la vérité se confond avec les valeurs auxquelles adhérent la « tribu ».

 

La philosophie participant à la construction des savoirs disparaît donc logiquement pour Jacques Rancière :« Je suis étranger à l’idée que la philosophie aurait pour tâche d’établir les fondements du savoir. Pour moi, elle est bien plus une activité de déconstruction, de déclassification . Elle doit questionner la prétention des discours de sciences humaines - et de son propre discours- à délimiter leur territoire et leurs méthodes et à séparer leur discours de celui tenu par leurs « objets ». »   Plus de délimitation disciplinaire,  plus de méthode, bref , plus de sciences humaines , le philosophe « déconstructiviste » prétend démagogiquement parler la même langue que ses « objets » , devenir transparent : et tout ça serait un projet hautement politique.  Le but de Jacques Rancière, c’est repenser l’ « émancipation », ainsi que le proclame Sciences Humaines. Repenser, et non pas… « dé-penser » ? A-t-on vraiment besoin de philosophes pour ça ?

 

Mais Jacques Rancière ne s’est pas intéressé qu’à la philosophie , il a aussi écrit à propos de pédagogie. Enfin, si on ose dire.

 

Le   Maître ignorant . Cinq Leçons sur l’émancipation intellectuelle (1987) , part de l’expérience d’un certain Jacotot (*) qui, en 1818, en exil à Louvain, doit enseigner le français alors que ses élèves ne parlent pas un mot de français, et lui ne parle pas le néerlandais :

 

« Il a l’idée d’utiliser un Télémaque de Fénelon en version bilingue, proposant aux étudiants d’étudier une partie du livre en s’aidant de la traduction. AU bout de six mois, il leur demande de raconter en français ce qu’ils pensent du livre. Et Ô surprise, le résultat est très satisfaisant, sans que jamais il ne leur ait expliqué la grammaire française ou l’orthographe ».

 

Très intéressant en effet , si on fait la part de la possible légende, une tendance lourde en matière d’utopies éducatives, du niveau culturel déjà atteint par les étudiants en question, qui leur permette de réussir avec un certain succès ce genre d’exercice.

 

 A l’inverse, je connais tout un tas de loupiots français confiés à des super- pédagogues  qui n’ont jamais trop expliqué la grammaire et l’orthographe ,et les petits génies en question sont incapables d’écrire 3 lignes structurées en  français. Étonnant, non ?

 

Les enseignements que Jacques Rancière prétend tirer de cette expérience valent peut-être dans un cours magistral de philosophie ou en littérature, dans la vie réelle d’un « maître », j’en doute, quels que soient les bonnes intentions qui sont à l’œuvre :

 

« Son intérêt (selon Jacques Rancière) n’est pas de fournir des recettes pédagogiques : il est de montrer que l’on arrive pas à l’égalité entre l’élève et le maître au terme d’un long processus d’acquisition mais qu’il faut au contraire la présupposer ».

 

Égaux ? Égaux en quoi ?

 

En dignité  sûrement, en capacité, peut-être, en connaissance et en méthode, certainement pas, au départ ! Ceux qui se gargarisent de ce genre de discours démagogique ,au mieux, se masquent la réalité, au pire contribuent à perpétuer et à renforcer des inégalités, entre maître et élève d’une part, et surtout entre élèves. Qu’est-ce qu’un maître et pourquoi un maître s’il n’est pas supérieur dans son domaine à l’élève ? Un livre, ça ne suffit pas ? 

 

Selon la journaliste qui a interviewé Jacques Rancière :

 

« [Car] si l’on peut apprendre sans explication, à quoi sert l’explication ? D’abord à expliquer à l’élève que si on ne lui expliquait pas, il ne comprendrait pas » …

 

Mais c’est bien sûr. S’il y a tant d’élèves en échec, c’est à cause de foutus maîtres qui les empêchent de comprendre qu’ils pourraient comprendre d’eux-mêmes ! On n’est pas dans une logique d’ « apprendre à apprendre », comme on dit, d’acquisition d’autonomie progressive de l’élève,etc.. On est dans le sophisme pur et simple. Mais on paye tout de même des professeurs d’université pour énoncer ce genre de pensées profondes...

 

 

« Le maître ignorant n’est pas un maître qui ne sait rien (ouf !) , mais un maître qui ignore ce qu’il produit comme savoir » . 

 

Pratique, tout de même,la position de maître ignorant : on voit mal comment il aurait des exigences vis-à-vis de ces élèves, ni en retour au nom de quoi ces élèves lui demanderaient des comptes.

Au regard de ce qu’il y a retenir de ces quelques pages de réflexion philosophique, on se dit que Jacques Rancière a réussi une époustouflante démonstration par l’absurde. Au final, on se demande bien pourquoi il est nécessaire de noircir des pages pour expliquer aux gens qu’ils peuvent apprendre sans explication.

 

Anton Suwalki

 


 

 

 

(*) http://www.joseph-jacotot.com/

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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 14:06

J’ignore l’incident à l’origine du chamboulement de la page d’accueil d’Imposteurs. C’était bien la peine qu’Anton se décarcasse… Dans l’urgence, voici une nouvelle mise en page, provisoire. Oui, je sais, c’est un peu austère…

J’en ai tout de même profité pour changer l’avatar. Petit hommage à une grande femme.

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 12:00

J’ai appris avec regret la fermeture du blog de Fulmar, Ecologogole blog de l’écologie raisonnée , blog qui figurait parmi les liens proposés par Imposteurs. Ca n'est pas une bonne nouvelle.  Des blogs dédiés à l’écologie de cette qualité, il n’y en a sans doute pas beaucoup. Créé peu de temps avant Imposteurs, il avait acquis une certaine notoriété , figurant en Décembre 2008 au « Top » 13 de Wikio Environnement.

Espérons que cette fermeture n'est pas définitive et qu'Ecologogo réapparaitra bientôt, sous sa forme actuelle ou dans une nouvelle formule . Toutes mes félicitations à Fulmar pour le travail qu’il a accompli.

Anton.


Ecologogo, le blog de Fulmar :

http://ecologogo.hautetfort.com/

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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 18:17

Le Prix Nobel de médecine 2008 a donc été attribué à Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi pour leur découverte du VIH , et à Harald zur Hausen d’autre part pour la découverte du rôle des papillomavirus humains dans le cancer de l’utérus. Il semblerait que certains s’intéressent moins à l’événement et aux perspectives de la lutte contre le SIDA qu’à une curieuse conférence donnée par Luc Montagnier en Octobre 2007 à Lugano, et qui était passée largement inaperçue.

 

Cette conférence était organisée (1) par l’Association Jacques Benvéniste pour la recherche, Jacques Benvéniste étant l’auteur aujourd’hui disparu de la théorie de la mémoire de l’eau qui semblait donner un fondement scientifique à l’homéopathie : Jacques Benvéniste prétendait avoir découvert  qu’ une solution d’un anti-corps (l’ Anti-IgE)  dilué à 18 CH (2), c’est-à-dire à des niveaux tels que la solution ne comporte plus une seule molécule du produit, conservait la propriété de l’anticorps de faire « dégranuler »  les basophiles (des globules blancs) . L’affaire Benvéniste a vite été démystifiée, les résultats en situation de contrôle ne purent jamais être reproduits (3), et la revue Nature qui avait publié l’article de Benvéniste dut, chose rarissime, retirer son article.

 

Jacques Benvéniste persista dans son erreur et eut beau jeu de revêtir les habits du savant incompris et du Galilée persécuté, mais rapidement il n’y eut plus grand monde pour prendre au sérieux sa mémoire de l’eau. On retrouve bien sur le site des Laboratoires Boiron des allusions de Jean-Marie Pelt aux « trous blancs » de l’eau évoqués par Benvéniste qui conserveraient le signal électromagnétique des substances qu’elles accueillent. Hypothèse fantaisiste et inutilement coûteuse pour expliquer des phénomènes d’efficacité des dilutions homéopathiques qui n’ont de toute façon jamais été mis en évidence (4) .

 

Si le succès de cette pseudo-médecine (5) continue de toute façon auprès d’un public peu habitué à demander des preuves scientifiques, la reconnaissance de la validité scientifique ne serait sans doute pas indifférente pour les laboratoires qui fabriquent cette poudre de Perlin Pimpin et l’ensemble des praticiens qui pratiquent l’homéopathie et au-delà, des médecines « parallèles ».

 

Il n’est donc pas étonnant que la conférence de Luc Montagnier à Lugano ait été ressortie des archives peu de temps après sa nobélisation pour des travaux qui n’ont strictement rien à voir avec ses spéculations sur la mémoire de l’eau. Car cette conférence était bel et bien dédiée à Jacques Benvéniste, et selon Montagnier : « Cette conférence est un hommage à Jacques Benveniste, qui était un de mes collègues. Au début, je ne l'ai pas suivi dans ses percées tout à fait nouvelles mais il se trouve que mes travaux sur le virus du SIDA ont conduit à me rapprocher de ses idées ». Et le médecin de prétendre qu’il  a constaté que lorsque du sang infecté était filtré de telle façon que plus aucune bactérie ni virus ne pouvait subsister dans la solution, certaines structures vivantes réapparaissaient spontanément après une vingtaine de jours. Autre découverte aussi surprenante : ces bactéries et virus qui émettent des signaux électromagnétiques dans le milieu... alors qu'ils en ont été extraits ! Etonnantes, ces découvertes détaillées par la prix Nobel , qui lui font dire que "l'information génétique peut-être transmise de l'ADN à quelque chose qui est dans l'eau". "Ceci est un pas de plus dans la science fiction. Je crois que Jacques Benveniste avait beaucoup d'idées très audacieuses. Moi, je suis un peu son tracé" a-t-il conclu.

 

Il faut s’attendre à entendre régulièrement citer le nom de Luc Montagnier pour sa contribution à … la réhabilitation de la mémoire de l’eau. Ca n’a d’ailleurs pas manqué dans l’émission de France 3 lundi 2 février (5), où l’homéopathe de service s’est empressée de citer le professeur, sans oublier de rappeler son prix Nobel !

Ceux qui se réclament de sciences « alternatives » en général  opposées à la « science officielle » n’hésitent pas à utiliser le prestige on ne peut plus officiel d’un prix Nobel quand ça les arrange.    

 

Il est pourtant évident qu’en aucun cas, le fait d’avoir eu le prix Nobel ne donne en soi du crédit aux propos  tenus dans cette conférence, pas plus à l’inverse que ces propos ne devraient ternir les travaux pour lesquels Luc Montagnier a obtenu sa reconnaissance.

 

A ma connaissance, Luc Montagnier n’a rien publié sur ses « découvertes », il s’est contenté de faire une conférence  devant les amis de Jacques Benvéniste, ce qui explique l’absence de réaction dans la communauté scientifique.

 

Sa façon d’agir a de quoi laisser perplexe, car s’il est vraiment convaincu de la validité de ses résultats extraordinaires, la moindre des choses serait de les soumettre au jugement de ses pairs plutôt que de rechercher la reconnaissance auprès d’associations acquises à la cause d’un « martyr » comme l’Association Jacques Benvéniste pour la recherche, présidée par les 3 fils de ce dernier.

 

Le seul critère qui permettrait de valider les résultats annoncés par Montagnier, c’est la reproductibilité de ses expériences. A défaut et tant que cela n’est pas le cas, il est non seulement logique mais sain de les tenir pour faux, d’autant plus qu’ils vont à l ‘encontre de ce qui est jusqu’à présent tenu pour vrai par la science car amplement confirmé par l’expérience.

 

Or les propos tenus par Montagnier sur les travaux de Benveniste à propos de la mémoire de l’eau sont pour le moins surprenants : « [les résultats] étaient exacts mais  difficilement reproductibles ». Comment qualifier des résultats d’exacts s’ils sont difficilement reproductibles, en fait non reproductibles dans le cas de ceux de Benvéniste ? Luc Montagnier arguera-t-il la même chose des siens ? Est-on censé croire sur parole quelqu’un qui met en avant des résultats a priori incroyables mais qu’ « on peut difficilement reproduire » ?

 

D’autant plus incroyables que les propres découvertes de Montagnier iraient même au-delà des postulats de la mémoire de l’eau : il y aurait les signaux électromatiques émis par des virus et bactéries dans des solutions dont ils auraient disparu, ce qui est typiquement « benvénistique », mais en plus, « lorsque du sang infecté était filtré de telle façon que plus aucune bactérie ni virus ne pouvait subsister dans la solution, certaines structures vivantes réapparaissaient spontanément après une vingtaine de jours ».

Jusqu’à présent, on avait évoqué à propos de la mémoire de l’eau des capacités à enregistrer des messages physico chimiques, mais là on est dans la surenchère : il s’agit carrément d’une regénération spontanée d’organismes vivants !

 

Vous qui doutiez de la réalité de la résurrection du Christ, le professeur Montagnier vous expliquera peut-être enfin le mystère , et vous conseille de ne pas jeter l’eau de votre dernier bain dans le cas où vous vous sentiriez passer l’arme à gauche.

 

Ces dernières années, avant de recevoir la consécration suprême voir ses travaux sur le virus du SIDA , Luc Montagnier a adopté une attitude et un discours public qui ne brillent pas vraiment par leur originalité, en signant par exemple l’appel de Dominique Belpomme (7). Selon des déclarations récentes (8), « la biologie moléculaire n’explique pas tout » (certes !). par contre « Certains phénomènes, comme l'homéopathie, restent mystérieux. » . Phénomènes effectivement très mystérieux , mais lui n’en doute visiblement pas , donnant au passage un aperçu de sa méthode actuelle:  « Je pars d'observations, pas de croyances. Certaines choses nous échappent encore, mais je suis convaincu qu'on saura les expliquer de la manière la plus rigoureuse. Encore faut-il pouvoir mener des recherches à ce sujet ! Si l'on commence par nier l'existence de ces phénomènes, il ne se passera rien. » Or il ne s’agit pas de nier leur existence, mais d’exiger de ceux qui affirment leur existence d’en fournir la preuve !

 

« Le stress oxydant est un symptôme dont il faut rechercher les causes, mais qui par lui-même favorise certaines maladies. Il vaut donc mieux le corriger, et cela est relativement facile, notamment à partir d'extraits de plantes. De nombreux médicaments en sont issus et les plantes sont les meilleures chimistes de la Terre. Il ne faut pas tout rejeter de l'expérience de nos anciens, mais l'associer à la médecine moderne qui nous a permis de gagner trente ans d'existence. En Chine, les deux médecines, traditionnelle et occidentale, cohabitent. C'est peut-être ce que nous pouvons envisager dans le futur. » Les plantes, (dont sont effectivement extraits de nombreux médicaments, là n’est pas la question), l’expérience des anciens , dont on se demande bien combien d’années d’existence elle ajouterait aux trente ans que la médecine moderne nous a permis de gagner , et l’inévitable couplet sur la médecine traditionnelle et occidentale qui cohabitent en Chine….Tout y est !

 

 Espérons que l’homme qui reconnaît « [avoir] la chance d'avoir pu faire  [s]es preuves dans la «grande science» en particulier dans l'identification du virus du sida » , sera encouragé par son prix Nobel à poursuivre dans la « grande science » , lui qui déclare « Je me sens libre d'explorer de nouveaux domaines et d'en dériver des concepts originaux, même s'ils prêtent à controverse ». 

Certes, si ses prétendues découvertes  (ou redécouvertes des principes de Benvéniste) devaient être vérifiables, elles pourraient peut- être lui valoir un deuxième Prix Nobel . Mais j’ai comme l’impression qu’on risque d’attendre longtemps avant que ces expériences « difficilement reproductibles » aient un début de crédibilité, à part pour les promoteurs de ce qui reste jusqu’à preuve du contraire  des pseudo-médecines.

 

Anton Suwalki


 

 

 

Notes :

 

 

(1)   http://jacques.benveniste.org/Benveniste-conference-Lugano-POSTER.pdf

(2)   CH= centésimale hahnemannienne, unité de dilution de l’homéopathie. A partir environ de 12 CH, il ne reste plus de molécules actives dans la solution.

(3)   Lire à propos de l’affaire de la mémoire de l’eau :

     http://www.charlatans.info/memoiredeleau.shtml

          http://www.unice.fr/zetetique/articles/HB_memoire_eau_1.html

          http://www.unice.fr/zetetique/articles/HB_memoire_eau_2.html

          http://www.unice.fr/zetetique/articles/HB_memoire_eau_3.html

(4) voir à ce sujet l’étude de 2005 du Lancet et l’éditorial de la revue traduit dans SPS : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article462

(5)  L’hypothèse d’une mémoire de l’eau, qui aboutirait à une remise en cause des lois de la physique si elle était vérifiée , ne suffirait cependant pas à valider à elle seule l’édifice théorique folklorique de l’homéopathie (principe de similitude , « bienveillance » de l’eau etc…)

    http://imposteurs.over-blog.com/article-13767675.html

    http://www.pseudo-medecines.org/articles.php?lng=fr&pg=9

(6) "Se soigner autrement : vos questions, nos réponses". Émission présentée par Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes , et à laquelle participait Jean Brissonet fondateur du site pseudo-médecines et auteur de Pseudo-médecines : un serment d’ hypocrites .

http://www.book-e-book.com/index.asp?sessionID=492967233&fx=2&p_id=18

 

(7)  Le site de l’ARTAC fondée par (et pour ?) Dominique Belpomme. Celui-ci s’est largement discrédité à propos de son rapport sur la situation sanitaire  aux Antilles .

http://www.artac.info/static.php?op=Accueil.txt&npds=1

 

http://www.agriculture-environnement.fr/spip.php?article210&decoupe_recherche=Belpomme

 

Pour mieux apprécier les méthodes de ce grand amateur de caméras, ce passage à propos de l’étude Karu Prostate menée en Guadeloupe sur le lien possible entre pesticides et cancers de la prostate:

« Autre exemple, le lien supposé entre le chlordécone et le cancer de la prostate : le Pr Belpomme critique l'étude Karu-Prostate en cours en Guadeloupe, diligentée par une dizaine d'équipes de recherche françaises et étrangères. Le choix de cette île, des zones géographiques, de la méthodologie épidémiologique, des types de prélèvements ne lui conviennent pas. « Non seulement les chiffres avancés par ce médecin pour l'incidence vie entière du cancer de la prostate de ces populations sont totalement faux, mais il se permet d'apprécier en jugeant sur des protocoles dont il ignore le contenu exact, des études en cours. Sans avoir eu aucun contact avec l'un des investigateurs », répond Luc Multigner (U465 Inserm Rennes), un des responsables de l'étude Karu-Prostate ».  

http://www.lefigaro.fr/sciences/2007/09/18/01008-20070918ARTFIG90030-un_rapport_alarmiste_sur_les_pesticides_aux_antilles.php

(8)  http://ouvertures.mywebnewsletter.be/public/newsletters/view_nsl.asp?nsl_id=31&nsldet_id=162

 

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 11:11

Paru aux Editions Belin - Pour la science, ce livre de Rémi Cadet, enseignant-chercheur à l’Université Blaise Pascal de Clermont Ferrand n’est ni un ouvrage d’histoire de la physiologie ni un manuel. Son but , affirme son auteur, est « plus modestement de poser grâce à une sélection d’expériences classiques ou moins connues, quelques jalons historiques qui ont marqué l’essor de la physiologie animale. »

L’acte de naissance de la physiologie (et donc de la médecine) comme science basée sur l’observation et l’expérimentation est récent. De l’Antiquité jusqu‘au 17ème siècle, les connaissances, la théorie et la pratique ont stagné et la théorie des humeurs du grec Galien a prévalu en Europe jusqu’au 18ème siècle. L’étude de l’anatomie humaine elle-même fut longtemps interdite à cause des tabous religieux qui imprégnaient cette période barbare où l’on pouvait châtier le pêcheur par le supplice de l’écartèlement mais où il était interdit …de disséquer son cadavre. Il faudra attendre la Renaissance et en particulier Vésale pour que l’étude anatomique reprenne ses droits.

Organisé en 7 chapitres, l’ouvrage aborde des questions essentielles de la physiologie en décrivant chaque progrès de la conaissance acquis à travers des expériences -exposées de manière très claire- qu’ignorent sans doute, au moins dans le détail la plupart d’entre nous. Rémi Cadet a du pour cela remonter aux documents originaux, les traduire, les remettre en forme, rechercher le contexte de l’expérience et de la découverte. Un travail remarquable. L’auteur a pris le parti d’arrêter à 1950 les expériences qu’il décrit,mais pour chaque question traitée, un encadré fait le point sur les connaissances actuelles.

La première expérience décrite concerne les travaux de l’anglais James Lind en 1747, médecin embarqué sur un navire de la British Navy, où les marins étaient atteints du scorbut. Il eut alors l’idée de tester l’effet de l’alimentation sur l’évolution des malades. Il soumit alors 12 marins répartis en 6 groupes de 2 à des régimes alimentaires comportant une base commune et un régime spécifique. Le résutat fut très clair et presque immédiat : la santé des deux marins à qui il avait fait consommer des oranges et des citrons s’améliora de manière soudaine et visible.Même si les stigmates du scorbut (tâches sur la peau, dents déchaussées, purulence des gencives…) ne disparurent pas, les marins recouvrèrent leur vigueur et l’un deux fut même capable de reprendre son service au bout de six jours.

On est probablement loin de l’exigence des protocoles modernes d’expérience , mais les bases en sont posées. Division des sujets de l’expérience en plusieurs groupes, régimes différenciés, observation, recherche de l’effet spécifique… Un B-A BA méthodologique qui n’a toujours pas, près de 3 siècles plus tard, été assimilé par les tenants des pseudosciences et particulièrement des pseudomédecines !

 

On comprend à quel point les progrès de la physiologie sont liés à la fois à l’émergence de la pensée scientifique et au progrès de l’ensemble des disciplines : la chimie bien entendu ,pour avoir mis en évidence des « substances » indispensables à la vie ou l’identification des gaz respiratoires par Lavoisier,mais aussi l’évolution des outils à la disposition de l’expérimentateur , tels que les appareils électriques qui permettront de découvrir la nature de la communication nerveuse.

On mesure à la lecture de ce livre que les progrès de la connaissance ne sont , pas plus dans ce domaine qu’un autre, une autoroute droite : ainsi, les préjugés peuvent parfois se révéler plus fort que la preuve, comme dans le cas de Spallanzani (18ème siècle) qui persiste à voir dans la « liqueur séminale » un simple rôle de stimulant, là où ses propres expériences suggèrent très fortement qu’elle joue un rôle indispensable dans la reproduction.

Par ailleurs, la découverte se produit parfois de manière fortuite, ou même à la suite d’erreurs ! C’est par exemple à la suite d’une erreur de son assistant remplaçant de l’eau distillée par de l’eau du robinet que Sydney Ringer (1883) découvrira le rôle des ions dans la contraction cardiaque.

Quelquefois aussi, la découverte scientifique s’approprie après les avoir étudiés et systématisés des savoirs empiriques . C’est notamment le cas du principe de la vaccination, importé de Turquie en Angleterre par Mary Worthley Montague (18ème siècle): la pratique, aux résultats semble-t-il très aléatoires, consistait à immuniser contre la variole en mettant les personnes en contact avec les produits de suppuration des pustules d’un malade. La pratique de l’innoculation sera adaptée à la fin du 18ème par un médecin britanique (Jenner), utilisant les pustules de la vaccine, une maladie infectieuse bovine transmissible à l’homme , méthode qui se révèlera immuniser contre la variole. Le terme vacciner qui en résulte sera utilisé pour la première fois par un certain Pasteur qui généralisera le principe d‘utiliser des formes atténuées d‘agents infectieux pour activer les mécanismes immunitaires…

On ressort de la lecture de l’Invention de la physiologie un peu plus cultivé et surtout plus conscient du difficile processus d’acquisition de la connaissance scientifique, de ses tâtonnements, et de l’ingéniosité de ses pionniers. A lire, donc .

Anton Suwalki

 

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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 15:44

"Cynique" cherche visiblement à polluer et poste à tout va des commentaires sans aucun rapport avec le sujet et détourne de toute discussion sérieuse sur l'étude de Zentec (L’étude sur la reproduction des souris nourries au maïs MON810xNK603 )ont été supprimés par correction envers Ryuujin , et versés provisoirement dans cette "corbeille". Cynique est prévenu. La prochaine fois qu'il poste hors-sujet, ou qu'il nous harcèle sur ma rémunération ou ma vie privée  ou de quiconque ici, son commentaire sera directement supprimé.

On va quand même pas publier nos bulletins de salaire, relevés de compte, ni lui faire visiter notre chambre à coucher pour qu'il vérifie qu'il n'y a pas de billets sous le matelas ou qu'il sache qui partage notre lit.

Ca devient franchement nauséabond.

 

Anton


Les commentaires hors sujet :

La question se pose : qui vous paye Monsieur Anton ? (non pas de manière corruptible directe, mais... qui êtes-vous pour passer autant de temps à compter le nombre de souris mortes qui ne correspondent pas dans une colonne, plutôt que de répondre au problème suivant tout aussi scientifique ?) :

1. Les procédures d’évaluation mises en place dans les pays qui utilisent des PGM ne constituent en rien des garanties quant à leur innocuité pour la santé humaine et pour l’environnement, tant les études menées sont incomplètes, orientées et incompatibles avec la rigueur scientifique ;

2. La contamination, qu’elle se produise par pollinisation, par des repousses, ou par la filière agro-industrielle, est techniquement inévitable si les PGM sont disséminées à grande échelle. Les cultures traditionnelles ne pourront jamais être totalement protégées de pollutions génétiques qui induiront inévitablement des préjudices pour les agriculteurs qui souhaitent cultiver sans PGM.

3. La majorité des décisions politiques concernant les PGM sont prises contre l’avis des populations, parfois sous couvert de procédures de consultation inacceptables d’un point de vue démocratique.

(j'ai copier/coller ces dernières phrases car ce copier /coller ne remet pas en cause ma propre réflexion).

Allez, bonne magouille monsieur le dénonciateur.

ça ne vous dirait pas de passer autant de temps en décryptage sur les analyses effectuées par le Pr. Malatesta de l’Institut d’Histologie et d’Analyse de l’Université d’Urbino ?

Commentaire n° 4 posté par Cynique le 28/11/2008 à 23h34

On a répondu dix mille fois à ce genre de question, vous n'avez qu'à relire . Par contre , les propos extrêmement agressifs et confus tenus à propos du "cynisme" associés à ce genre de remarque "La question se pose : qui vous paye Monsieur Anton ? "  confirment ce dont je me suis douté assez rapidement : Vous êtes un ou une imbécile.

Anton

Réponse de Anton Suwalki le 29/11/2008 à 13h21

Allez, comme en fait ça m'est visiblement destiné, je vais répondre...
Personne ne me paye ; je suis encore étudiant. Mais l'analyse de ce genre de document fait partie de mon apprentissage, puisque je suis en quelque sorte "étudiant-chercheur". Mais c'est gentil de s'inquiéter pour ma situation ; ne vous en faites pas, si tout va bien, je ne resterai pas sans salaire : mon travail sera payé par le contribuable.
Et ce genre d'analyse est largement prioritaire sur les questions que vous posez, qui ont trouvé réponse depuis des années.
Mais bon, comme un petit rappel ne mange pas de pain, je vais y répondre une fois de plus :

1) ce n'est pas leur but. Toutes les études sont toujours incomplètes, et semblent toujours orientées etc... aux gens qui non seulement ne les lisent pas, mais qui voudraient en plus qu'elles disent ce qu'ils pensent déjà. Moi, quand je dis qu'un étude est orientée, baclée etc..., je l'ai lue, et je prouve qu'elle présente ces défauts, comme je l'ai fait pour cette étude Autrichienne.
Mais pour revenir au sujet, le but des procédures d'évaluations est de garantir un certain niveau de sécurité. Logiquement, il suffit qu'il soit supérieur ou égal à celui permis par les produits équivalents pour qu'on ait plus rien à reprocher.

2) Vous affirmez que la dissémination est techniquement inévitable ? Oui, mais qu'est-ce qu'on en à faire ? L'éviter n'est pas un but en soi. Ce qu'on veut éviter, ce sont ses effets nocifs, et eux, quand bien même un OGM serait réellement toxique,je ne vois pas en quoi ils seraient inévitables.
Quant au préjudice pour les agriculteurs qui souhaitent cultiver sans PGM, il ne m'intéresse que s'il est objectif. Pour moi, la présence de traces d'OGM dans un champs n'est pas en soi un préjudice.

3) La démocratie, ce n'est pas une dictature de la majorité. C'est d'abord et avant tout la protection des droits individuels. Le droit de l'agriculteur à semer la variété qui lui convient tant qu'il n'est pas prouvé qu'elle pose un problème en fait AMHA partie.
Le jour où une majorité endoctrinée décide par ignorance de s'attaquer à la liberté d'une minorité de citoyens, la démocratie est logiquement du côté de cette minorité.


Pour ce qui est de l'étude de Malatesta, j'ai fait de mon coté le même travail, et j'en ai déjà beaucoup parlé à droite et à gauche. Mais pourquoi nous parlez-vous de ces analyses ?
Le travail de Malatesta était encore moins aboutis que ce dont on parle ici.

Commentaire n° 5 posté par Ryuujin le 29/11/2008 à 00h21

("La question se pose : qui vous paye Monsieur Anton ? " confirment ce dont je me suis douté assez rapidement : Vous êtes un ou une imbécile.")

soit, par rapport à vous et vos magouilles de résultats (au fait, lorsqu'un agriculteur est accusé de vol lorsque des graines MONSANTO viennent contaminer son champ, la liberté de cultiver est où ?) je ne peux être qu'un imbécile (on dit même "un être inférieur" quand on n'est pas hypocrite et qu'on assume ce que l'on pense)
mais ça ne répond pas à la question :

qui vous paye Monsieur ANTON ?

Commentaire n° 6 posté par Cynique le 30/11/2008 à 20h20

@ cynique.
Nous sommes tous sur ce site payés (et grassement je vous l'assure ) par Monsanto et autres lobbys qui ne veulent que du mal à l'humanité ...
Alors ne posez plus la question et essayez de contribuer intelligemment aux débats...

Commentaire n° 7 posté par tybert il y a 5 jours à 11h18

Tybert, vous n'êtes payé que par Monsanto ?

Vous êtes un petit joueur!

Moi je suis aussi payé par Sanofi, Aventis, Syngenta, Bayer, Exxon, Total, le KGB, la CIA et Al Qaïda

Commentaire n° 8 posté par Astre Noir il y a 5 jours à 13h52

Cynique, je suis l'auteur de l'article, donc si vous avez le moindre commentaire à faire à son sujet, prière de s'adresser à moi. En outre, j'aimerai que vous développiez cette histoire de "magouille de résultat" ; à quoi faites-vous référence ?


Pour ce qui est de la liberté de cultiver, à supposer que Monanto gagne effectivement des procès contre des agriculteurs qui ont été "contaminés" (ce dont très franchement je doute puisque pour gagner le procès, Monsanto doit apporter la preuve que l'agriculteur a volontairement cultivé une de ses variétés qu'il n'a pas acheté, et donc qu'il ne s'agit pas d'une "contamination", mais d'un acte volontaire), ou que cette entreprise utilise des procès perdus d'avance pour intimider des agriculteurs (ce qui par contre est bien possible), cela n'en est pas pour autant un argument pour votre cause.

Si c'est le cas, il faut une refonte du système de protection de la propriété intellectuelle par exemple.
Mais pas une interdiction de telle ou telle variété sous prétexte qu'une poignée de citadins sont convaincus qu'elles ne sont pas bonnes pour les agriculteurs.

C'est aux agriculteurs de juger de ce qui fonctionne ou pas sur leur exploitation, pas à une floppée de gens qui n'y ont jamais mis les pieds, mais qui s'imaginent en savoir plus que les agriculteurs sous prétexte qu'ils ont lu le contenu du site internet de Greenpeace...

Il faut être sacrément stupide pour arguer que comme Monsanto empiète peut être sur la liberté qu'a l'agriculteur de choisir ses semences, il faut abolir complètement cette liberté et commencer à interdire des semences sans aucune raison objective.

Commentaire n° 9 posté par Ryuujin il y a 5 jours à 14h27

Concernant la source des financements d'Anton, voici le lien qui répondra à toutes vos questions :

http://imposteurs.over-blog.com/article-22253763.html

Juste histoire de montrer à Cynique qu'il lui suffisait de savoir lire et qu'Anton est encore meilleur joueur qu'Astre Noir.

Perso, je vais directemment me fournir chez le grand patron plutôt que chez ces sous fifres ; Si vous voulez, je peux vous pistonner.

http://www.onnouscachetout.com/themes/nom/antechrist.php

Concernant le Canard Enchainé, je suis forcé d'admettre que bien qu'il s'agisse dans beaucoups de domaines d'un hebdomadaire de référence, l'écologie ne fait malheuresement pas partie de ces domaines, où il verse dans l'alarmisme le plus grossier.
Bah, personne n'est parfait.

Sinon, pour compléter Ryuujin, voici un lien vers l'afis. Le second parle probablement de l'affaire de l'agriculteur évoqué par Cynique.

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article43
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article694

Commentaire n° 10 posté par Antonin il y a 5 jours à 14h34

Juste pour dire à Ryuujin que je suis (comme souvent) très d'accord avec lui.
Du coup, je suis tout prêt à partager avec lui les grasses subventions que me versent Monsanto, Rockfeller, l'Institut de l'entreprise, l'UIMM (eux, ils versent pas mal..) le KGB et le Mossad.
Et ce n'est pas être "cynique" que de dire cela, car"cynique", c'est comme "stoïcien" ou "épicurien", ça veut pas dire ce qu'on croit que ça veut dire...

Commentaire n° 11 posté par luc marchauciel il y a 5 jours à 14h49

d

Commentaire n° 12 posté par anton suwalki il y a 5 jours à 15h22

Merci Tybert ,Astre Noir, Antonin de donner des informations précises à Cynique sur le niveau respectif de notre corruption et sur l’identité de nos généreux donateurs. Ca me rappelle la fine allusion de MMR à propos d’ Imposteurs, « on aimerait bien savoir qui finance ce site » ça m’avait mis en joie !

 

Si j’ajoute qu’un de mes articles a été repris par actu-ogm dont les fondateurs ne sont autres que BASF, Bayer CropScience, Dow AgroSciences, Pioneer, Monsanto et Syngenta http://www.actu-ogm.fr/riz-dore.html

 

J’imagine que la preuve de la collusion ne fait plus aucun doute aux yeux de Cynique !

 

Même Luc, que je pensais être un être pur, nous apprend qu’il est financé par « Monsanto, Rockfeller, l'Institut de l'entreprise, l'UIMM (eux, ils versent pas mal..) le KGB et le Mossad ». Du coup je suis un peu jaloux car je m’apperçois que l’UIMM ne me verse rien à moi, en dépit de ma défense zélée du grand patronat. …

 

Plaisanterie à part, Cynique, adressez-vous à l’auteur du papier Ryuujin, si du moins vous avez une critique précise à faire sur ce qu’il a écrit, pas hors sujet, c’est curieux mais je pense qu’on va attendre un moment.

 

Sinon, puisqu’il a été fait allusion à l’affaire Percy Schmeiser, rappelons qu’un papier a été consacré à ce martyre de la cause anti-OGM :

http://imposteurs.over-blog.com/article-17907560.html

 

Anton

 

Réponse de Anton Suwalki il y a 5 jours à 15h29

Moi je crois que dans cette histoire de financement, on se fait rouler dans la farine.
Les meilleurs défenseurs des intérêts de MONANTO sont les anti OGM
En participant à la religion anti Ogm, en bloquant la recherche Française Cynique et ses amis préservent la situation de monopole de MONSANTO
Suis-je cynique en retournent la question « Qui vous paye Cynique ? »

Commentaire n° 13 posté par l'autre pierre il y a 5 jours à 16h04

Un monopole ne vaut que s'il rapporte de l'argent.

(il vous faut un cours d'économie ? ;o)

Sinon, on n'a pas eu l'info : "qui paye ANTON", mais bon... Répondre par une question... (waf)

Commentaire n° 14 posté par Cynique il y a 5 jours à 21h17

Cynique « Un monopole ne vaut que s'il rapporte de l'argent.(il vous faut un cours d'économie ? ;o) » . Sans blague ??? Sans rire, cette contribution capitale à la sciences économique devrait vous valoir le prix Nobel !

 

Sinon , on vous a donné la réponse que vous attendiez à « qui paye Anton ? ». Que voulez-vous de plus. On publie une analyse sur un sujet précis avec des arguments précis, vous nous sortez la récitation bien apprise aboslument sans rapport avec le contenu de l’article de Ryuujin. Vous n’avez ni connaissance ni capacité argumentaire pour justifier votre hostilité aux OGM et contrer nos arguments, il ne vous reste plus que ce genre d’insinuation « si vous dites ça c’est qu’on vous paye pour le dire ». Bref, le ras des paquerettes !

Bien entendu, aucune discussion n’est possible avec ce genre d’individus, et comme l’autre Pierre essaie de lui faire comprendre, on peut toujours retourner ce genre d’argument.

Réponse de Anton Suwalki il y a 4 jours à 16h33

Un monopole ne veut que s'il rapporte de l'argent vous dites ? Que pensez-vous que Monsanto fasse en France ? qu'il enfile des perles ?

Le premier but de la publicité est de faire connaitre l'entreprise. Que ce soit en bien, ou en mal, peu importe tant qu'elle est connue. Coca-cola company est connue en mal depuis des décennies, mais a fait un bénéfice net de 18,45 milliards de $ en 2007...

Même topo pour Monsanto, que tout le monde connait maintenant, malgrès le fait qu'il s'agisse d'une petite multinationale. Merci qui ?
Et on ne peut même pas dire que cette entreprise ait une mauvaise réputation auprès de ses clients : ses clients sont les agriculteurs, qui sont généralement peu sensible au discours des activistes écolos et cie.

Les "anti-monsanto" indiens ont mieux appris leurs leçons que les francais : eux voient la différence entre le militant qui parle, et celui qui agit. Pendant que Bové et cie s'attaquaient à des agriculteurs, se mettant ainsi les clients potentiels de Monsanto à dos, les anti-Monsanto indiens, Desai en tête, ont préféré faire de la conccurence "déloyale" à Monsanto, en proposant aux agriculteurs des produits à la limite de la contrefaçon (voire des contrefaçons).
Résultat : les parts de marché de l'entreprise ont fondu dans l'état du Gujarat.
La Chine a adopté une autre stratégie encore ; plus claire, et plus efficace peut être...


Cynique, moi je me fiche de qui bosse pour qui ; je réponds même aux militants des associations anti-OGM les plus endoctrinés.
C'est la différence entre ceux qui cherchent à croire, et ceux qui cherchent à comprendre : vous cherchez à croire, et bourrés de préjugés comme vous l'êtes, ce qui vous importe est de trouver de bon prétextes pour ne pas tenir compte de ce que disent ceux qui vous dérangent.

Moi, je cherche à comprendre ; peu importe d'où il vient, l'argument n'a pas d'odeur...

Commentaire n° 15 posté par Ryuujin il y a 4 jours à 07h05

l'article écrit par Conardos :
http://imposteurs.over-blog.com/article-17907560.html

est basé sur un faux.

Le jugement est déformé et seulement 5 des juges (sur 9) ont reconnu l'agriculteur coupable.
La majorité l'a emporté, mais de là à reconnaitre l'évidente culpabilité de l'agriculteur (présenté comme un grippe sou par l'article)...

Vive les imposteurs !

(payés par on ne sait qui, car l'article en report est un canular)

Commentaire n° 16 posté par Cynique il y a 3 jours à 22h23

j'ai copié l'essentiel du jugement de la cour supreme, je vous defie de demontrer que c'est un faux ou que les faits precis cités dans ses attendus étaient inexacts!

d'ailleurs Percy Schmeiser n'a jamais jamais nié avoir traité ses champs au round-up pour ne laisser survivre que des semences ogm. le fait que les analyses montre qu'entre 95 et 98% des semences utilisées dans les champs de percy schmeiser y compris les champs non contigus des champs de canola gm était des semences ogm exclut totalement une simple contamination accidentelle.

vous vous referez parait-il aux philosophes cyniques, les malheureux ne méritaient pas car votre argumentation est un mélange d'insinuations calomnieuses et de foi du charbonnier.....vous savez celui dont Brassens dit qu'il "est heureux comme un pape....et ... comme un panier ".

enfin j'arrete de vous repondre car il en faut pas nourrir le Troll

Commentaire n° 17 posté par canardos il y a 3 jours à 22h51

"j'ai copié l'essentiel du jugement de la cour supreme, je vous defie de demontrer que c'est un faux ou que les faits precis cités dans ses attendus étaient inexacts!"

vous ne citez pas vos sources, car elles sont imaginaires.

Ce n'est pas à moi de vous apporter une preuve, mais à vous de prouver que le texte est authentique. Soyez un peu "scientifique".

Commentaire n° 18 posté par cynique avant-hier à 00h26

vous demontrez seulement que vous etes un troll racontant n'importe quoi et que vous ne savez meme pas vous servir correctement de google ni consulter une base juridique.

voyez plutot:

http://scc.lexum.umontreal.ca/fr/2004/2004csc34/2004csc34.html

Commentaire n° 19 posté par canardos avant-hier à 01h33

Hé bien il est pas doué notre cynique. Si vous aviez pris la peine de lire les commentaires sur l'article de Canardos vous auriez trouvé cette référence donnée par Jorj X. McKie
http://csc.lexum.umontreal.ca/en/2004/2004scc34/2004scc34.html
Vous trouverez le même texte sur le site de votre "héros"
http://www.percyschmeiser.com/Supreme%20Court%20Decision.pdf
Pour l'anecdote, M Schmeiser, "l'exemple à suivre" cité par tous ces braves petits anti-OGM a tout de même des pratiques culturales qui devraient heurter la sensibilité de plus d'un écolo, voir à partir de l'article 29 ici, tiré du compte-rendu de la cour fédérale
http://decisions.fct-cf.gc.ca/fr/2001/2001cfpi256/2001cfpi256.html
Si vous avez du mal avec l'anglais vous y trouverez aussi une description sur l'origine de la présence de colza RR sur 400 ha (!) à hauteur de 95%... Le vent devait être vachement violent!... Hé oui il y a des mythes qui ont la peau dure.

Commentaire n° 20 posté par GFP avant-hier à 01h38

Mince, j'ai pas vu que Canardos vient juste de répondre, j'ai pas "actualisé" la page avant de coller mon commentaire. La première phrase fait un peu redondance, désolé.

Commentaire n° 21 posté par GFP avant-hier à 01h40

Le dénommé cynique doit être un peu maso, à chercher systématiquement à se ridiculiser. Enfin il aurait tout de même pu se douter que son bluff à rpopos du faux ne marcherait pas et qu'on lui sortirait immédiatement les sources. Enocre un qui n'a pas inventé la poudre....

Commentaire n° 22 posté par anton suwalki avant-hier à 10h37

Arf,
oui, le lien vers le texte original de la cour de justice n'est pas présent dans l'article, par contre, vous mettez les liens vers ce qui flatte votre ego.
mais là aussi, les liens ne sont pas bons
http://www.agriculture-environnement.fr

Bref, tout bon cynique doit reconnaître qu'il y a effectivement manipulation de la part des anti-OGM sur ce cas.

Mais le problème de la personne qui a ses champs contaminés est toujours présent et réel, non ?

Comment fait-il pour avoir un champs non contaminé ? Vers qui il se retourne lorsqu'il y a contamination ? Contre le vent ?


Sachant que des microbes arrivent à passer l'atlantique sur le sable du Sahara lors des tempêtes, comment assurer la personne de cultiver dans son champs uniquement ce qu'il veut cultiver ?


Que fait-on du round-up massivement mis dans la terre ? (il disparaît parce que la phrase "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" est fausse ? Il se transforme en quoi s'il se transforme ?)

Quelles sont les études sur la présence de ce toxic dans les aliments consommés ?
Existe-t-elles ?
Leur résultat ?

Le problème de la responsabilité juridique au cas où il y ait un problème de contamination des OGM n'est absolument pas "propre" car une société peut se mettre en faillite pour ne pas avoir à payer le nettoyage. Sans compter que le nettoyage peut être parfaitement impossible à faire (aller capturer tous les grains de pollen, bonjour !)

Alors, OGM dans un labo enterré et protégé 24h/24 pour "faire avancer le savoir", pourquoi pas.
(car vous me prenez pour qui je ne suis pas, mais bon, par élimination, vous allez peut être faire moins d'erreurs)

Mais OGM en plein champs = se prendre pour des êtres qui contrôlent tout.
(la loi européenne impose que l'on démontre le danger sans imposer la recherche de nocivité. C'est une aberration que d'être obligé de démontrer un danger possible sans en donner les moyens aux scientifiques, et parallèlement ne pas être obligé de démontrer que l'on maîtrise toutes la chaîne de causes et d'effets de la mise dans la nature d'un nouveau produit).

Au fait, qui vous paye ?

Commentaire n° 23 posté par Cynique avant-hier à 15h21

Cynique, vous me gonflez à poster hors sujet. Il y ades articles qui traitent de la dissémination, vous n'avez qu'à les lire. De plus ne comptez pas que je vous réponde si vous continuez à demander "qui vous paye", pauvre type.

Commentaire n° 24 posté par anton suwalki avant-hier à 17h04

Cynique, en plus de ne pas savoir lire (au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, vous parlez d'autre articles que de celui que vous commentez !!), vous êtes décidemment au niveau zéro de l'information et de la réflexion sur les OGM.

Exemple : le problème de la dissémination ? Mais quel problème ? De tout temps il y a eu des flux de pollen d'un champs à un autre ; cela a t'il jamais posé problème ?
Pour ce qui est des microbes, réfléchissez un peu ! ce qui compte n'est pas la distance maximale qu'un grain de pollen puisse faire, mais le nombre de fleurs que le pollen émis par un champs peut polliniser en fonction de la distance.
Pareil : plus loin vous parlez de nettoyage...
Mais mon pauvre : les grains de pollen ne survivent pas longtemps dans l'atmosphère. Lorsqu'on "nettoie", ce n'est pas l'air d'un pollen qui n'y sera de toute façon plus dans un mois, mais le champs, en le fauchant.


Le reste est plus ridicule encore. Pourquoi vous voudriez qu'on ne fasse des variétés OGM que sous terre ? Cela ne vous gène pas qu'on cultive des variétés mutantes en plein air. Et pourtant, leur génome a subit plus de modifications que celui des variétés OGM, et ces modifications sont complètement inconnues...
Et le clou du spectacle, c'est que leur toxicité n'est pas testée !!

Alors bon, confiner complètement les OGm, on pourra en parler quand toutes les variétés non-OGM seront mieux connues et testées que les variétés OGM, n'est-ce pas ?

Commentaire n° 25 posté par Ryuujin avant-hier à 18h53

Ah, j'oubliais une chose ! Ce qui compte concernant le round-up, ce ne sont pas ses effets etc... mais la différence entre ses effets, et les effets des herbicides qu'il remplace.

Le round-up est peu biodégradable (le glyphosate lui même se dégrade rapidement, mais l'AMPA, moins), mais l'est toujours plus que les herbicides sélectifs qu'il remplace, notamment en amérique latine.

Commentaire n° 26 posté par Ryuujin avant-hier à 18h55

Merci pour les non-réponses.

juste un truc qui m'a fait rire :

"Mais mon pauvre : les grains de pollen ne survivent pas longtemps dans l'atmosphère."

Mais qui est pauvre ?
Qui oublie que les pollens des hommes des cavernes sont retrouvés et analysés des milliers d'années après ? (sans être fossiles)
Alors évidemment, je ne sais pas si ce pollen retrouvé pourrait encore être actif.

Mais compter sur "le peu de chances" que ça arrive, c'est jouer avec des cartes que vous n'avez pas.

Signé : le pauvre type qui se demande toujours qui paye l'auteur de ce blog...

Après "qui paye ce bloggueur", "qui payera les contaminations" ?

Commentaire n° 27 posté par Cynique avant-hier à 19h15

Toi, de toute évidence. Tu ne sais même pas que ce qu'on analyse en paléo-palynologie, ce ne sont pas des grains de pollen vivants, mais les "coques" de grains de pollen morts...
Tu ne sais pas si ce pollen est encore fertile ? Et bien prends donc la peine de te renseigner, tu apprendrais qu'il est mort.

Et en plus, on parle de pollen de maïs là ; le pollen de maïs a une espérance de vie très courte.

Maintenant, si tu n'as rien à redire par rapport à l'article sur l'étude autrichienne, est-ce que tu pourrais aller parler de tout ça dans la bonne rubrique ?

Commentaire n° 28 posté par Ryuujin avant-hier à 19h29

c'est quoi une durée de vie très courte ?

Commentaire n° 29 posté par Cynique avant-hier à 22h22

J'avoue que je ne comprends pas ce que vous reprochiez à Anton, Cynique, car quelle que soit la définition de cynique(l'usuel ou celle que vous illustrez dans cette rubrique), les deux vont comme un gant à Aurélien.

Puisqu'un cynique est manifestemment trop paresseux pour rechercher où poster à bon escient, voici les endroits ou il faut poster vos messages, suivant le sujet :


Les questions sur le financemment d'un blog gratuit :
dans la corbeille (cas idéal)
ou ici http://imposteurs.over-blog.com/article-19016571-6.html#anchorComment

sur les problèmes de disséminations
http://imposteurs.over-blog.com/article-18419126.html
http://imposteurs.over-blog.com/article-18587851.html

Commentaire n° 30 posté par Antonin avant-hier à 23h18

"c'est quoi une durée de vie très courte ?"

C'est moins en tout cas que l'année entière que ce pollen devrait endurer pour réellement poser problème.

Commentaire n° 31 posté par Ryuujin hier à 00h15

Je signale également ces liens études et recommandations pour des bonnes pratiques culturales permettant d’obtenir des taux fortuits d’OGM dans les champs voisins non GM. Bon je n’ai lu que les articles en français et en anglais et me suis fait résumer les conclusions des autres, mais pour les germanophones, hispanophones , lusophones…

http://www.ogm.gouv.qc.ca/envi_maisgm.html
http://www.smul.sachsen.de/de/wu/2566.htm
http://www.landwirtschaft.sachsen.de/lfl/publikationen/download/3226_1.pdf
http://www.springerlink.com/content/w1627886480r1xr8/?p=c20289b2f78b46a1ac57e1d23e8cda25
http://www.blackwell-synergy.com/doi/abs/10.1111/j.1467-7652.2006.00207.x
http://www.agpm.com/iso_album/guide_des_bonnes_pratiques_agpm.pdf
http://www.dgpc.min-agricultura.pt/upload/membro.id/ficheiros/i008155.pdf

Commentaire n° 32 posté par anton suwalki hier à 12h37

Merci pour les infos sur la durée de vie du pollen, ça m'a poussé à aller voir d'autres sources.

Alors, pour le "financement d'un blog gratuit" :

(vous êtes apparemment toujours aussi mauvais en économie et inutile de répondre par l'ironie en me proposant un prix, ça ne changera pas vos déformations sémantiques et autres).

La réponse n'est pas dans la page donnée. Car le problème n'est pas dans "les ressources pour avoir le droit de poser du texte sur un serveur gratuit comme overblog", mais "le temps passé à pondre des articles et à y répondre". (soit l'auteur n'a pas de vie sociale, soit c'est son métier).

pour le problème des disséminations :

vous répondez-vous même en montrant qu'elles existent. Elle est très faible : ok.
Elle est "légalisée" par un gouvernement à la solde de Monsanto (si elle ne l'était pas, du bio devrait rester du bio, sans aucune contamination) qui n'a pas envie d'avoir à payer quand une récolte est contaminée (surtout qu'on s'engage dans des procédure où, comme je le disais plus haut, accuser le vent sera un argument qui ne changera pas le fait des contaminations reconnues (pas celles imaginaires des anti-OGM dont je ne fais pas partie))

.

.

Contaminations :
elles existent.
Sont-elles condamnables ?
Non.

Tout est dit.

.

.

Maintenant, je vous laisse imaginer ce que sera le futur, entre les mensonges des anti-ogm et les votres. Les suicides des paysans Indiens (qui n'ont rien à voir avec le sur-endettement des paysans bretons à gros tracteurs) ne sont qu'un début dans le versement du sang.
Et pourquoi tout ça ?
Parce que ceux qui sont là pour dénoncer les mensonges, sont également des manipulateurs...
C'est écoeurant.
Sur ce, amusez-vous bien (ironie et non cynisme).
C.

Commentaire n° 33 posté par Cynique hier à 12h37

Mais vous n'êtes pas foutus d'aller en parler aux bons endroit au lieu de pourrir l'espace de débat consacré à l'article sur l'étude autrichienne ?!?

Pour le suicide des paysans indiens, il est du à un problème de surendettement, qui lui n'a visiblement rien à voir avec les OGM.
Il remonte aux années 90, et tend à s'atténuer depuis 2002. Renseignez-vous un peu sur a part de l'achat des semences dans la dette des agriculteurs avant de dire n'importe quoi.

On dirait que vous avez beaucoup de grands mots, comme "mensonge", mais pas de quoi les sortir sans passer pour un imbécile.

Commentaire n° 34 posté par Ryuujin hier à 12h44

"soit l'auteur n'a pas de vie sociale, soit c'est son métier".....Vous pensez franchement qu'il y a un employeur qui me paye pour alimenter un blog à l'audience de quelques centaines de lecteurs et où il n'y a même pas un bandeau publicitaire ? Marrant. Quand à ma vie sociale, ce sont mes oignons.
Ce qu'il ne vous vient pas à l'idée : Tout simplement au lieu de faire des sudokus, de la broderie, regarder PSG Marseille, je passe une bonne partie de mes loisirs à écrire des papiers pour Imposteurs. Je ne porte pas de jugement sur les loisirs des autres, alors foutez-moi la paix
Comme vous le fait remarquer Ryuujin, vous êtes encore et toujours hors sujet. Vous n'avez rien d'autre à opposer aux arguments de Ryuujin, qu'une récitation et le chapelet de mensonges ou de demi-vérités pré-machées.
ANton

Commentaire n° 35 posté par anton suwalki hier à 12h53

.



Contaminations :
elles existent.
Sont-elles condamnables ?
Non.

Tout est dit.



.

Commentaire n° 36 posté par Cynique hier à 14h02

Mais est ce que Cynique est un peu au courant de la réalité ?

Je le cite :

"La réponse n'est pas dans la page donnée. Car le problème n'est pas dans "les ressources pour avoir le droit de poser du texte sur un serveur gratuit comme overblog", mais "le temps passé à pondre des articles et à y répondre". (soit l'auteur n'a pas de vie sociale, soit c'est son métier)."

Je ne sais pas combien de milliers de personnes dans le Monde tiennent un blog...Toutes ces personnes alors n'aurait pas de vie sociale, ni d'autres métiers ?

Allez tiens, je donne quelques exemples, parmi les blogs que je lis régulièrement :

"Journal d'un avocat" de Maître Eolas, ,avocat à Paris
"authueil" assistant parlementaire d'un député UMP
"econoclaste" ternu par deux profs d'économie

Tous ces blogs (et il y en a sûrement des tas d'autres) sont régulièrement alimentés par des billets de très bonne qualité sur le droit, la politique, l'économie...

Bon maintenant que j'ai pris votre défense, anton, si vous faisiez "couic" au Cynique ?
:-)

Commentaire n° 37 posté par Astre Noir hier à 15h01

Astre noir : "Bon maintenant que j'ai pris votre défense, anton, si vous faisiez "couic" au Cynique ?"--------
C'est vrai qu'il me gonfle sérieusement, mais j'ai beaucoup de réticence à faire ça, malgré tout. Je ne l'ai fait que pour une seule personne pendant un moment depuis le début de ce blog. Disons que ça serait bien que Cynique essaie d'être un peu plus respectueux, je finirais sinon par sévir.

Commentaire n° 38 posté par anton suwalki hier à 16h24

"Je ne sais pas combien de milliers de personnes dans le Monde tiennent un blog...Toutes ces personnes alors n'aurait pas de vie sociale, ni d'autres métiers ?"

comparer n'importe quoi avec n'importe quoi, vous obtiendrez ce que vous avez écrit.

Regardez les heures d'écriture, la fréquence...

Au fait :

.



Contaminations :
elles existent.
Sont-elles condamnables ?
Non.

Tout est dit.



. ;o)

N'hésitez pas à me "détruire" puisque je suis un "maso", "pauvre type", etc...
Respect... hum...
"ça serait bien que Cynique essaie d'être un peu plus respectueux"

ce sont les assedic qui vous payent ? Monsanto vous a viré mais vous êtes maso c'est ça ? ;o)))
Ou alors, vous êtes au CNRS mais il ne faudrait pas que votre chef apprenne que vous passez votre vie sur internet au lieu de faire des recherches ?
Ha mais quelle épopée que "savoir qui a intérêt à remettre à leur place les anti-OGM qui manipulent les pauvres innocents !"

Commentaire n° 39 posté par Cynique hier à 16h40

sur le prétendu accroissement des suicides de paysans indiens en rapport avec le coton Bt voir:
http://www.ifpri.org/pubs/dp/IFPRIDP00808.pdf

Commentaire n° 40 posté par tybert hier à 17h42

Hier, quelqu'un a expiré à moins de cinq mètres de moi et m'a contaminé.
Les feuilles de l'arbre du voisin contaminent mon jardin.
Les plantations bios à coté des OGMs contaminent ces derniers.
Certains bloggers contaminent les posts en faisant inlassablemment du hors sujet et en se montrant particulièremment indiscret(par hasard, vous ne voudriez pas savoir ce qu'Anton mange chaque jour, ces éventuelles relations conjugales et autres ?).

Toutes ces contaminations existent et ne sont pas condammés(à mon grand regret pour la dernière).
A l'exception de la dernière, elles sont du même ordre de grandeur que la "contamination d'un champ par celui du voisin : très difficile à stopper et innofensive.

Pourriez vous développer en quoi ce gouvernemment est à la solde de Monsanto dans le lien suivant :
http://imposteurs.over-blog.com/article-24450693-6.html#anchorComment

Quant au respect, il se mérite.

Commentaire n° 41 posté par Antonin hier à 18h50

http://www.ifpri.org/pubs/dp/IFPRIDP00808.pdf

si je vous envoie un document en russe, vous arriverez à suivre ?
(merci de faire des liens un peu moins tartes (entres liens morts et doc en anglais... ))


"vous ne voudriez pas savoir ce qu'Anton mange chaque jour, ces éventuelles relations conjugales et autres "

non, ça vous en avez déjà fait la pub en disant que vous étiez divorcé.

Votre femme était anti ou pro OGM ?
(non ce n'est pas une attaque perso, je m'en fous).
Revenons au principal :




Oui, la contamination OGM existe.

Oui elle ne laisse pas le choix.

Oui elle ne sera jamais condamnée.




Alors ne vous plaignez pas de cette pollution sur votre blog, le respect se mérite, et vous ne le méritez pas plus que les propagandistes anti OGM

Commentaire n° 42 posté par Cynique hier à 19h16

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 12:29

Un petit témoignage , loin des préoccupations habituelles de ce site , mais qui me tenait à cœur. A.S


 

 

Dimanche à la tombée de la nuit, ma fille et moi roulons en direction de Montbéliard. Je la ramène chez sa mère après qu’elle ait passé le week-end chez moi. Soudain à la sortie de Novillars, sur le morceau de 4 voies, j’aperçois sur ma gauche une ombre, un animal que je n’ai ni le temps d’identifier ni d’éviter. Il s’agissait en fait d’un sanglier que j’ai tué sur le coup. Je le percute sur le côté, le choc n’est pas très violent, mais le coup de volant-réflexe fait que je perds le contrôle du véhicule. La route est glissante, et ma voiture part en toupie. D’abord vers le bas côté puis, sans qu’on n’ait heurté le talus, repart vers la gauche, traverse la route alors que des voitures arrivent dans l’autre sens. Je ne sais pas combien de tours nous avons fait au total, mais dans ce ballet qui m’a paru interminable, la voiture a perdu beaucoup de vitesse. Nous terminons notre course en contrebas de la route (3 mètres plus bas) . Par une chance incroyable, la voiture passe entre deux arbres et se pose tout droit, nous épargnant les tonneaux. La terre meuble et mouillée a amorti le choc.

 

Je prends conscience que je suis encore en vie, et je demande à la petite si ça va, si elle n’a rien. Apparemment elle non plus. Je lui dis « Sortons de la voiture, mettons-nous debout, pour vraiment nous en assurer ». Nous sommes vraiment indemnes, même pas un bleu. Nous remontons un peu difficilement le talus.  Des voitures sont arrêtées de l’autre côté de la route. Plusieurs personnes viennent s’enquérir de notre état. J’appelle le 17, et on m’annonce après qu’on m’ait demandé s’il y avait des blessés qu’on m’envoie une dépanneuse. Chose extraordinaire, la voiture elle-même n’a quasiment rien, et nous pourrons même repartir avec après qu’elle ait été sortie du fossé.

 

Pas de bobo physiquement, mais une frayeur vraiment traumatisante. A plus forte raison pour une fille de douze ans. La pauvre n’avait évidemment pas compris ce qui c’était passé, et je l’entends encore crier de terreur pendant la course folle de la voiture. Même en ayant évité le drame, le besoin de réconfort psychologique est énorme dans ces cas là. J’essaye bien qu’encore choqué moi-même d’en procurer un maximum à la petite, lui disant que c’est fini, lui répétant qu’on n’a rien, qu’il faut chasser de sa tête ces images terrifiantes, ne pas penser à ce qui aurait pu arriver etc…

 

Mais le plus grand réconfort viendra d’un couple qui s’était arrêté. Ils n’y étaient même pas obligés, la dépanneuse étant déjà là et la voie sécurisée. Venant à nous, il constate l’état de choc de ma fille ,lui parle gentiment. La dame va chercher des chewing-gum, de l’eau. Il lui propose d’aller s’asseoir dans leur voiture pendant qu’on sort la notre du fossé. Le monsieur discute longuement avec moi , me dit comprendre mon état de choc.

 

 Ma fidèle Daewoo est prête à repartir, mais j’appréhende un peu de reprendre le volant. Le couple habitant à un kilomètre, me propose alors de nous héberger pour la nuit si nous ne sentons pas suffisamment bien pour repartir. Je décline poliment cette charmante attention, dis que je vais attendre un peu et repartir. Ils n’insistent pas. Ils resteront cependant un moment encore avec nous, jusqu’à ce que nous redémarrions.

 

Les gens bien , secourables, généreux, ça existe. Ceux-là ont su nous apporter une aide morale précieuse, et l’ont fait avec une grande intelligence et un tact remarquable. Ma fille elle-même en a été très touchée. Je ne les remercierai jamais assez.

 

On a trop tendance à ne retenir des informations et des faits divers que les manifestations de cynisme, l’égoïsme, l’indifférence ! Certes cette société en fabrique beaucoup, mais notre vision du genre humain en devient biaisée. Des expériences de ce genre redonnent beaucoup d’optimisme.

 

Depuis ce soir là, je tente évidemment de chasser les idées noires et j’essaie d’éviter de me repasser mille fois le film, de repenser au pire qui aurait pu arriver. Plus facile à dire qu’à faire. D’ici quelque temps, ma fille et moi auront rangé ce mauvais souvenir aux oubliettes, je l’espère. Par contre, je compte bien ne pas oublier ces gens formidables.

Anton Suwalki

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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 12:12

Un an déjà !

 


 

Le 16 Octobre 2007, Imposteurs naissait en publiant 6 premiers articles (un peu sommaires) consacrés aux OGM et …aux anti-OGM . Un an plus tard, Imposteurs est toujours là , régulièrement étoffé de nouveaux articles. Plus de 200 articles ont été écritsdepuis la naissance du blog,  sur un ton très variable , mais tous dans un même état d’esprit. Les thème abordés ont été élargis même si les OGM restent de loin le premier sujet traité sur Imposteurs, avec 80 billlets qui leur sont consacrés.

 

Imposteurs ne  compte pas disparaître de sitôt , car la nécessité de défendre le rationalisme et la valeur de la science face à leurs détracteurs est plus que jamais une nécessité. Les attaques contre la science et ses applications n’ont malheureusement pas diminué d’intensité depuis un an, et abandonner Imposteurs représenterait dans ces conditions une capitulation, une désertion !

 

Merci à tous ceux qui ont contribué à la vie de ce blog, qu’ils aient écrit pour Imposteurs, relu et proposé des corrections à certains articles, mentionné des informations ou apporté par leurs commentaires des précisions  des liens ou des critiques utiles .

 

Merci de continuer à faire connaître Imposteurs autour de vous.

Anton Suwalki

 

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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 11:10

Le Syndicat national des travailleurs de la recherche scientifique-CGT a adressé à Imposteurs ce communiqué que je publie bien volontiers.

AS

 


 

 

La direction du CNRS a décidé d'appliquer l'intégralité

de la politique de Sarkozy

 



Après avoir prétendu vouloir défendre le CNRS, ses laboratoires, son comité national, la direction du CNRS se range maintenant sans aucune ambiguïté ni état d’âme derrière la politique de Nicolas Sarkozy. Recevant le SNTRS CGT le 26 septembre, Arnold Migus a déclaré : « le CNRS sera à l'avant-garde de l'autonomie des universités ».

 

L’organisation du CNRS en Instituts a été prise en main directement par le Ministère contrairement à l’engagement du gouvernement début juillet, avec la constitution d’une commission et de deux groupes de travail (SDV et logiciel) par V. Pécresse La définition des liens avec les autres EPST et Universités échappe aussi à la direction du CNRS.

 

Le CNRS assurera désormais deux fonctions : opérateur de recherche et agence de moyen. D'ici 2013 la fonction opérateur diminuera au profit de celle d'agence de moyen. Il ne sera opérateur que pour un noyau de laboratoires stratégiques dont il assumera la gestion ou la cogestion. Il sera agence de moyen pour tous les autres laboratoires qui seront pilotés par d’autres organismes (universités principalement).

 

En 2013, la fonction agence de moyen sera majoritaire. C'est-à-dire que le CNRS mettra plus de 50% de ses moyens financiers et humains dans des laboratoires pilotés par d’autres. Les désassociations vont commencer dès maintenant. En 2008, elles ne seront pas aussi nombreuses que l’aurait souhaité la direction.

 

Le critère de l’excellence ne sera pas le seul prépondérant pour retenir un laboratoire, le CNRS veillera aussi à éviter la redondance des thématiques. C'est la mise en place d'une politique de site dont l'application commencera dès 2008, avec l'application de la vague C de contractualisation des universités. Des menaces pèsent sur de très bons labos d'Alsace ou de Lorraine qui ne sont pas dans le coeur de compétence de ces régions. En fait la stratégie sera faite par la direction générale assistée de la direction du Partenariat, sans transparence aucune. Ce sera le ministre qui tranchera.

 

Les personnels CNRS pourront éventuellement être affectés (jusqu’à 8 ans) dans les laboratoires désassociés, c’est ça l’agence de moyen ! Mais le CNRS peut aussi supprimer son soutien, dans ce cas les personnels devront être mobiles. Le CNRS pourrait appliquer les nouvelles mesures pour la mobilité des fonctionnaires après leur vote par le Parlement cet automne. Nous devons suivre de près la situation des personnels des labos qui seront désassociés. Mais il nous faut en premier lieu combattre tous les projets de désassociassions, ils sont loin de tous reposer sur des considérations scientifiques.

 

La création des chaires « juniors » réservées pour 5 ans à de jeunes enseignants-chercheurs qui ne feront qu’un tiers de service en enseignement Dès 2009, 20 à 25% des recrutements se feront ainsi. Cela réduira sérieusement le nombre des Chargés de Recherche.

 

 Le CNRS prétend garder ses postes dans les délégations régionales et au siège mais il y a déjà une expérience de mutualisation de la gestion avec l’Université de Nice avec sous-traitance au privé. Ce sont les gestionnaires qui sont visés et qui risquent de faire les frais des suppressions de postes. Par contre, le CNRS dit qu’il va renforcer la dimension RH des délégations pour suivre les personnels dont la mobilité doit être plus grande.

 

La politique annoncée menace de transformer profondément le CNRS en moins de 4 ans. Le nombre des chercheurs titulaires à plein temps sera réduit, celui laboratoires labellisés CNRS diminuera de façon drastique. Les personnels des UMR dés-associées seront soumis à une forte pression pour la mobilité. Les emplois de titulaires seront remis en cause pour tous les métiers en commençant par les administratifs. Certaines disciplines scientifiques n’y résisteront pas. Les solutions individuelles que prônent certains (regroupement de labos, stratégies bibliométriques etc.) ne suffiront pas. Il faut réagir fort et vite.

 

Le SNTRS-CGT propose aux autres organisations de manifester lors du conseil scientifique du CNRS le 21 octobre, pour soutenir les élus contre les projets de désassociassions.


1er Octobre 2008
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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 10:24

Un communiqué de l’AFIS


 

 

En cette rentrée 2008, il y a ce à quoi vous n’avez pas pu échapper…

Une solution contenant de l’ordre de 70 kg d’uranium naturel a été déversée accidentellement dans le Rhône à Tricastin. Cet incident ne concernait pas une centrale nucléaire d’EDF mais une usine filiale d’Areva. La quantité rejetée représentait 10 % du flux quotidien d’uranium véhiculé par la nature (et non par les rejets) dans ce fleuve. Il s’agissait d’une pollution malheureusement classique : seule la toxicité chimique de l’uranium était en cause sans aucun risque radiologique. L’impact sanitaire et environnemental s’est révélé moindre que celui du déversement d’une cuve de fioul dans un cours d’eau. Cela aura été le psychodrame de l’été…



La suite du communiqué :

 

 

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article962


Gare aux prêcheurs de toute nature : il n’y a ni miracles, ni apocalypse…
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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 14:49

Puisque Canardos a réactualisé le et de Michel Dubec le psy et expert des tribunaux qui justifie le viol dans un livre et a apporté des infos qui complètent utilement le portrait de cet individu...

 

http://imposteurs.over-blog.com/article-16885533-6.html#comment30230555

 

 J’ai trouvé cette enquête de l'INSEE publiée en Février 2008 à propos des violences subies par les femmes (de 18 à 59 ans) en 2005-2006. Sans épiloguer sur les biais possibles de ce genre d’enquête, je pense que ses résultats intéresseront nos lecteurs. Ce qu’on peut espérer, c’est que l’enquête soit renouvelée dans quelques années dans les mêmes conditions pour mesurer dans quel sens évoluent les choses ....

AS




Les violences envers les femmes sont multiples : sans compter les agressions subies dans leur cadre familial actuel, 6 % des femmes ayant entre 18 et 59 ans ont été l’objet d’injures sexistes en 2005 ou 2006, 2,5 % ont été agressées physiquement et 1,5 % a déclaré avoir subi un viol ou une tentative de viol. Dans ce dernier cas, un sur cinq est perpétré par l’ex-conjoint et la moitié des victimes connaissaient leur agresseur. Les violences sexuelles sont moins fréquentes au sein du ménage, mais c’est l’inverse pour les violences physiques. Les femmes sans diplôme sont trois fois plus nombreuses à subir des violences domestiques que les plus diplômées. Les caresses, baisers et autres gestes déplacés sont les agressions sexuelles les plus fréquentes et ont pour cadre le lieu de travail dans un quart des cas.


Autant de violence envers les femmes dans le ménage qu’en dehors

Selon l’enquête « Cadre de vie et sécurité » menée début 2007, les femmes sont autant exposées à la violence dans leur ménage qu’en dehors : 3,3 % des femmes âgées de 18 à 59 ans ont déclaré avoir subi en 2005 ou 2006 au moins une agression physique ou sexuelle de la part d’une personne vivant avec elles ; elles sont 3,4 % à en avoir subi en dehors de leur ménage (tableau 1). Les violences sexuelles (définition) restent néanmoins moins fréquentes à l’intérieur qu’à l’extérieur du ménage.

Les premières violences auxquelles les femmes sont confrontées sont les violences verbales telles que les injures (16,9 %) et les menaces (5,5 %) ; viennent ensuite les violences physiques, au sein du ménage (3 %) ou à l’extérieur (2,5 %) ; et enfin, les agressions sexuelles à l’extérieur (1,5 %) et dans le ménage (0,7 %). Les  vols avec violence ou sans violence ont touché 4 % des femmes. En dehors du ménage, la proportion de femmes violées est deux fois supérieure à celle des femmes qui se sont faites dévaliser avec violence.

Dans le ménage, la violence physique est nettement plus fréquente que la violence sexuelle. Parmi les femmes qui reçoivent des coups chez elles, 12 % sont aussi abusées sexuellement alors que 50 % des femmes qui ont été violées par un homme qui partage leur logement sont également agressées physiquement. De plus deux femmes sur cinq, victimes de violence sexuelle au sein de leur ménage, ont été également agressées sexuellement en dehors.

Être femme expose, être femme et jeune surexpose

Par rapport aux hommes, les femmes sont deux fois plus souvent agressées physiquement au sein du ménage, et trois fois plus souvent victimes d’attouchements ou de rapports sexuels forcés à l’extérieur comme à l’intérieur du ménage. En revanche, elles sont moins souvent victimes d’agressions physiques à caractère non sexuel en dehors du ménage, et près de deux fois moins souvent victimes de vols avec violence. Les injures proférées contre les femmes ont la particularité d’être de nature sexiste une fois sur trois contre moins d’une fois sur vingt chez les hommes.

Les jeunes femmes sont les plus vulnérables. Hors du ménage, en 2005 ou 2006, une femme sur cinq âgée de 18 à 29 ans a essuyé des injures, une sur dix a subi des caresses et des baisers non désirés et autant des menaces. Pour les délits plus graves, 3,5 % de ces femmes ont subi une agression physique (contre 3 % en moyenne) 2,2 % un viol (contre 0,7 % en moyenne) et 1 % des vols avec violence. Au cours des deux années, à l’intérieur du foyer, 3,8 % des plus jeunes femmes ont été victimes de violences physiques, contre 3 % en moyenne. Les viols au domicile semblent obéir à une logique différente puisque le pic d’agressions se situe entre 30 et 39 ans et que les jeunes femmes sont un peu moins victimes que leurs aînées (graphiques 1 et 2).

L’agresseur est souvent un proche de la victime

Une fois sur deux, c’est le conjoint qui est l’auteur des violences envers la femme à l’intérieur du ménage. C’est même le cas trois fois sur quatre quand il s’agit de violences sexuelles.

Pour les agressions sexuelles commises à l’extérieur du ménage, 70 % des victimes disent en connaître l’auteur. La moitié le connaissent personnellement : il est leur ex-conjoint plus d'une fois sur cinq ou un « ami » pour 16 % des victimes. De plus, une fois sur deux, le viol a eu lieu dans le quartier de résidence de la victime, une fois sur trois pour les gestes déplacés (tableau 2).

Aussi, il n’est pas étonnant de constater que ces femmes vivent moins souvent avec un conjoint que les autres femmes. Notamment, les femmes ayant été violées au cours des deux dernières années par une personne qui ne vit pas avec elles actuellement sont deux fois plus nombreuses à élever seules leurs enfants, les faits ayant pu les inciter à se séparer du conjoint violent.

Le viol hors de chez soi commis par un inconnu n’est ainsi pas la règle et ne concerne qu’un petit tiers des victimes. Toujours à l’extérieur, le hasard tient également moins de place que dans les cas d’agressions physiques : une fois sur deux, l’agressée connaît personnellement son agresseur qui se trouve être généralement l’ex-conjoint ou un membre de la famille.

Trois fois sur quatre, le viol commis hors ménage est le fait d’un seul agresseur. Une fois sur quatre, le ou les auteurs étaient sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue (la fréquence est la même à l’intérieur du ménage). Même quand l’auteur ne fait pas ou plus partie du ménage, les viols sont souvent un phénomène privatif puisqu’ils sont commis une fois sur trois au domicile de la victime, puis dans une moindre mesure dans un autre logement (14 %). Seulement 12 % ont lieu dans la rue, 4,7 % au travail.

Les caresses, baisers et autres gestes déplacés non désirés, qui sont les agressions sexuelles les plus fréquentes, ne se sont pas reproduits pour la moitié des femmes, mais 40 % en ont toutefois souffert « quelques fois ». Pour une victime sur quatre, les faits se sont déroulés sur son lieu de travail, pour 15 % dans son logement ou dans le logement de quelqu’un d’autre. Reste un acte sur cinq de ce type qui est perpétré dans un lieu public : 13,4 % dans la rue, 6,3 % dans les transports.

Un faible niveau scolaire chez les agresseurs et chez les victimes

L’enquête apporte quelques précisions sur les auteurs appartenant au ménage : ils ont le plus souvent au moins 45 ans, sont faiblement diplômés, plutôt chômeurs ou retraités, ouvriers mais aussi parfois cadres.

Les agressions sexuelles et les violences domestiques envers les femmes se rencontrent dans tous les milieux sociaux, mais sont plus fréquentes dans les milieux à faible niveau scolaire. Parmi les femmes sans diplôme, il y a près de cinq fois plus de victimes d’agressions sexuelles en dehors du ménage que chez les plus diplômées, et trois fois plus pour les violences domestiques (tableau 3).

La nationalité des femmes a un impact fort. Ainsi, les femmes étrangères hors Union européenne sont nettement plus souvent que les autres victimes de violences spécifiquement féminines, en premier lieu d’agressions sexuelles en dehors du ménage, mais aussi de violences domestiques et de vols avec ou sans violence. En revanche elles ne sont pas plus victimes de violences sexuelles dans leur ménage. Et elles sont un peu moins souvent victimes d’agressions physiques à l’extérieur. Les Françaises, qui ne sont pas à l’abri de tous ces types de violences, sont plus fréquemment la cible d’injures et de menaces, à moins qu’elles y soient plus sensibles (tableau 4).

Les victimes font confiance à la police

Paradoxalement, ces femmes battues ou violées ont une image plutôt positive de l’action de la police dans leur quartier. 59 % des femmes ayant subi des agressions sexuelles à l’extérieur pensent ainsi que la présence de la police dans leur quartier est suffisante. Et près de la moitié des femmes battues ou violées jugent efficace l’action de la police dans le quartier contre 39 % des autres femmes  (tableau 5). Le caractère souvent intime de ces violences peut expliquer la résignation des victimes, qui peuvent penser que rien d’extérieur ne parviendra à changer leur situation personnelle.

Les femmes qui, au cours des deux dernières années, n’ont pas été victimes d’agressions sexuelles hors ménage sont plus nombreuses à penser que l’action de la police n’est pas efficace (37 % contre 32 %). Il est possible que, jugeant la protection de la police insuffisante, elles redoublent de prudence dans leur mode de vie (rythmes et horaires de sortie, évitement de certains lieux publics...).

Des violences graves qui ne se racontent pas

Les violences intra conjugales sont très mal rapportées : un cinquième des victimes de violences physiques et le tiers des victimes de violences sexuelles n’ont pas porté plainte, ni enregistré de main courante, ni parlé à qui que ce soit (ami, médecin ou association). Et, quand la victime se confie, c’est rarement à la police ; celle-ci ne reçoit que 12 % des victimes (plainte et main courante) pour les violences physiques, 8 % pour les violences sexuelles soit, globalement, à peine une sur dix. Pour les agressions sexuelles à l’extérieur du ménage, toujours difficiles à assumer, les victimes s’en ouvrent un peu plus facilement, quoique toujours peu dans l’absolu : 17,5 % s’adressent à la police (plaintes et mains courantes) et 12 % n’en ont parlé à personne (tableau 6).

Quand les femmes confient l’agression qu’elles ont subie, c’est plus souvent à un proche ou un ami (47 % pour une agression hors ménage, 42 % dans le ménage) ou à un professionnel (19 % dans les deux cas) qu’à la police. Tout se passe comme si elles cherchaient davantage à être comprises et soignées que vengées, ou comme si elles n’avaient pas confiance dans les chances de voir leur agresseur puni.

Enfin, les hommes sont aussi parfois victimes de violences conjugales, physiques ou sexuelles. Moins nombreux que les femmes, ils  taisent ces violences encore plus certainement.

L’enquête, les sources et les graphiques sur le site de l’INSEE :

http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1180/ip1180.html




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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 16:07

Le Vélot d’Or étant réservé aux bétises pseudo-scientifiques, et le mur du çon étant déjà pris, nous ouvrons cette rubrique de brêves pour épingler quelques autres bétises entendues ça et là . Au lecteur de déterminer s’il vaut mieux en rire ou en pleurer. Georges W Bush , ou l’hopital qui se moque de la charité, mérite amplement d’inaugurer cette rubrique lorsqu’évoquant l’occupation actuelle de la Géorgie par les troupes russes , il s’exclame :

 

« La brutalité et l'intimidation ne sont pas une manière acceptable de mener la politique étrangère au XXIe siècle »

 

Fallait oser …

 

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 13:46

Chers  lecteurs,

Nous vous proposons de recevoir au début de chaque mois la quasi-totalité des articles d'Imposteurs parus le mois précédent sous forme de journal électronique en PDF avec une qualité de présentation que nous espérons meilleure. Les commentaires postés par les lecteurs sur le blog n’y seront pas intégrés : pour continuer à formuler vos remarques ou vos critiques, ou à vous délecter des contributions comiques d’Aurélien ou de Dominique Guillet, vous devrez continuer à fréquenter le blog. 

 

Attention : pour recevoir le journal mensuel, il vous faut utiliser la fonction contact située en bas de page d’accueil sans oublier de mentionner votre adresse email. Vous pouvez également m'envoyer directement un message à : domino-cube@voila.fr  .
S’abonner à la newsletter vous permet de recevoir les avis de mise à jour, mais pas le journal en PDF.


La version PDF des articles d'Imposteurs de Juin devrait vous parvenir d'ici à la fin de la semaine.

Anton Suwalki
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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 17:08

Pour ceux qui n’auraient pas lu les articles précédents et qui peuvent légitimement se demander pourquoi nous revenons sur cette polémique se reporter au communiqué de William Bourdon (commentaire n° 4):

 http://imposteurs.over-blog.com/article-18121725-6.html#anchorComment

Et à nos réactions :

 

 http://imposteurs.over-blog.com/article-18652675.html
http://imposteurs.over-blog.com/article-18983651.html 



Le 16 Mai 1995, le jury du prix Albert Londres attribuait son prix audiovisuel au film de Marie-Monique Robin, Voleurs d’yeux, consacré au trafic d’organes en Colombie. Une séquence de ce film fut vivement contestée, au point que le prix de MM Robin soit suspendu et déclenche une enquête du jury Albert Londres, avant de finalement lui rendre son prix. Il s’agissait de la séquence consacrée à un enfant à l’enfant Jaison Cruz Vargas dont la mère assurait qu’il avait été victime des médecins de l’hôpital Salazar de Villeta qui lui avaient volé ses yeux pour en récupérer les cornées.

Selon l’Humanité du 19 septembre 1995: « L’établissement et les médecins incriminés avaient démenti. Et demandé à 3 spécialistes français internationalement reconnus, les professeurs Gilles Renard (service d’ophtalmologie de l’Hôtel-Dieu de Paris), Marc Gentilini (maladies infectieuses et tropicales à la ¨Pitié-Salpêtrière) et Alain Fischer (immunopédiatrie à l’Hopital Necker-Enfants malades) de procéder à un examen médical de l’enfant aujourd’hui âgé de 12 an. Il a eu lieu le 3 aout dernier et le Monde, dans son édition datée d’aujourd’hui, en révèle les conclusions. Elles sont formelles : « Il n’y a pas eu vol des yeux de cet enfant » est-il écrit dans le rapport des 3 professeurs. « On peut affirmer avec certitude, précisent-ils, que l’enfant que nous avons examiné possède toujours ses globes oculaires et que ceux-ci n’ont donc été enlevés à aucun moment de sa maladie. »

 

Cet examen, Marie-Monique Robin continue pourtant à en réfuter les conclusions 13 ans après, n’hésitant pas à affirmer : « Mais comme le révèle ledit rapport, il n’y eut jamais d’  « examen »».(1), mais la seule interprétation d’un dossier médical fourni par la clinique Barraquer 

C’est faux

. Le rapport d’examen (2) rédigé le 10 août et comportant le cachet et la signature des 3 spécialistes mentionne bien sûr l’étude du dossier médical de l’enfant, comportant 5 pièces dont un scanner et une IRM, mais aussi, de la manière la plus explicite qui soit, « l’examen de l’enfant du 3 Août 1995 ». Un examen ophtalmologique approfondi :

« à l’examen ophtalmologique, cet enfant se présente porteur de deux prothèses oculaires. Après ablation des prothèses oculaires, la palpation des orbites permet de noter la présence d’un moignon oculaire parfaitement mobile sous les plans conjonctivaux cicatriciels. L’examen au bio microscope des deux orbites note la présence de quelques fragments de tissu cornéen résiduel entourés d’une conjonctive de bonne qualité. Ces fragments sont parfaitement mobiles sous l’effet des muscles oculaires. La palpation et l’inspection des deux orbites permettent donc de confirmer la présence de moignons oculaires résiduels  ».

Les médecins affirment en outre l’impossibilité technique de prélever des cornées en laissant les globes oculaires et la contre-indication absolue que représentait l’état d’infection généralisée de l’enfant. « Il est tout au moins certain qu’un prélèvement ne sera jamais fait chez un enfant en état d’infection généralisée avec septicémie et encore moins lorsqu’il existe une atteinte cornéenne ulcérée avec surinfection »

L’examen a donc été effectué, les guillemets de MM Robin sont tout à fait superflus. Il conclut sans ambiguïté à la cohérence indiscutable entre l’identité de l’enfant présenté, les éléments du dossier médical et l’examen subi le 3 Août 1995 :

 

« On peut affirmer avec certitude, précisent-ils, que l’enfant que nous avons examiné possède toujours ses globes oculaires et que ceux-ci n’ont donc été enlevés à aucun moment de sa maladie. » . La citation de l’article de l’Humanité était donc textuelle .

 

Le rapport note un tragique défaut d’information médicale de la mère, à partir duquel a pu se construire sa conviction qu’on avait volé les yeux de son fils. Celui-ci avait été présenté à l’âge de 5 mois en 1982 à l’Hôpital pour un syndrome diarrhéique aigu avec déshydratation et dénutrition. Le diagnostic final était extrêmement sévère, incluant entre autres, une « kératite (3) bilatérale avec ulcération profonde de la cornée. L’hospitalisation ultérieure à l’hôpital universitaire pédiatrique de Bogota confirmait ce diagnostic et surtout cette perforation cornéenne bilatérale qui a abouti à une fonte purulente des 2 globes oculaires qui n’ont pu être préservés. »

« Lorsque la mère a récupéré son enfant à hôpital Salazar de Villeta pour le conduire à hôpital de Bogota, un pansement oculaire était en place sous lequel s’échappa du sang et des décrétions purulentes. Aucune explication n’ayant été donnée à la mère, celle-ci a pu très légitimement penser que les yeux de son enfant avaient été enlevés puisqu’elle n’a appris que secondairement l’atteinte oculaire et le très mauvais pronostic de l’affection de ses yeux. Cette information relève d’un défaut d’information médicale mais ne met pas absolument pas en cause un éventuel « vol des yeux » des cornées ou des globes oculaires(…). Le témoignage d’une mère ne peut être retenu comme probant sur ce problème.  »

 

Alors, le petit Jaïson a-t-il été une victime ? Incontestablement oui ! Victime d‘être « mal-né » de parents misérables et venu au monde dans des conditions de pauvreté de malnutrition et d’hygiène sans aucun doute effroyables. Mais en toute certitude, il n’a pas été victime de médecins barbares, qui non seulement ne lui ont pas volé ses yeux, mais lui ont très probablement sauvé la vie. On peut très probablement reprocher à ceux-ci des préjugés sociaux vis-à-vis d’une femme des bas-quartiers jugée inapte à comprendre l’état réel de son fils, et à qui on n’a jamais rien expliqué. Ca n’a fait en rien les épouvantables docteurs Mengele dépeints par Marie Monique Robin.

 

Face à un tel diagnostic infirmant de manière aussi claire ses thèses, on aurait pu s’attendre à ce que la journaliste fasse profil bas. C’est mal la connaître! Que valent les faits et les connaissances de grands médecins spécialistes par rapport au flair aiguisé d’une adepte de la théorie du complot ? Rien aux yeux de la journaliste qui n’hésite pas à prétendre avec un aplomb déconcertant que « ledit rapport révèle qu’il n’y a pas eu d’examen ».

 

A la vérité des faits constatés par des spécialistes qui on vu l‘enfant, MM Robin préfère la vérité d’un contre-rapport virtuel. Elle affirme ainsi: « En fait, l’examen était impossible, car comme le souligneront des médecins courageux qui ont publié un contre-rapport, il avait été posé des prothèses oculaires à Jaison, peu avant son voyage à Paris, ce qui avait nécessité de « nettoyer ses cavités oculaires rendant impossible tout examen ».

On ne s’appesantira pas sur la curieuse conception du courage de madame Robin. Mais où est donc ce contre-rapport ? Ferait-elle allusion à l’avis des docteurs de Broucker et Pham Quang Chau, dont Le Généraliste, sous la plume de Catherine Durand, avait affirmé dans un article du 30 avril 1996 qu’ils avaient réalisé une contre-expertise à la demande de la commission du prix Albert Londres, « invalidant » le rapport médical des 3 spécialistes ?

 

Or une lettre au Généraliste , datée du 7 mai 1996, et signée par d’Henri Amouroux, président du jury Albert Londres remettait les choses au point sur cette prétendue contre-expertise :

 

« Les affirmations de Catherine Durand sont sans fondements .

D’une part le rapport rédigé par les professeurs Renard, Gentilini et Fischer était un rapport d’examen (pas une expertise), et d’autre part, les docteurs de Broucker et Pham Quang Chau n’ont jamais vu l’enfant. Nous avons interrogé les docteurs de Broucker et Pham Quang Chau comme nous avons interrogé une vingtaine d’autres spécialistes. Et en aucun cas nous n’avons demandé une contre-expertise. »

 

Telle est la « méthode Robin » : elle nie en bloc les conclusions de spécialistes ayant vu et examiné l’enfant et prétend même, alors qu’ils l’ont écrit noir sur blanc, que ceux-ci n’ont pas procédé à l’examen médical. A l’opposé, elle retient la thèse de deux médecins « courageux » qui eux n’ont pas vu l’enfant !

 

Le 20 mars 1996, Les travaux de la commission du prix Albert Londres étaient publiés, et celle-ci proposait au Jury du Prix Albert Londres de maintenir le Prix audiovisuel à Marie Monique Robin. La commission y déclarait ne pas vouloir alimenter une polémique qui la dépassait, ni remettre en cause (contrairement à ce que fait encore aujourd’hui la lauréate!) « l’ éminente qualité des professeurs ( Renard, Gentilini et Fischer) sollicités par l’ambassade de Colombie » , soulignant par ailleurs  qu’une grande partie du corps médical se rangeait derrière leurs conclusions (fonte purulente des yeux), « d’autres spécialistes, moins nombreux, pensent qu’il est impossible de conclure douze ans après l’évènement et que le vol est imaginable à cette époque en Colombie ».

Le fait que la séquence des « yeux volés » ne faisait que six minutes dans un reportage de 40 minutes explique sans doute, que le jury Albert Londres convaincu par ailleurs de la bonne foi de l’auteur du film, ait décidé de conserver son prix à Marie Monique Robin

.Mais les réserves formulées à son encontre ont été rapportées par la revue Agriculture et Environnement dans son numéro d’avril 2008 (4). Elles sont très sévères , s’agissant rappelons-le, d’un jugement porté sur la qualité du travail d’une journaliste :

« Marie Monique Robin nous semble s’être laissée porter par l’émotion. A la fois discutable et honorable, cette émotion a contribué à influencer son regard comme son langage. Son reportage est ainsi devenu trop souvent une démonstration, l’illustration d’une thèse. »

L’avis de la commission précise qu’il «  a spontanément épousé les réactions de la mère de Jaison, partagées, il est vrai, par l’ensemble de son entourage, de son village et de son mari qui ne les a pas démenties lors de sa venue à Paris en Août dernier » et que Marie Monique Robin a «porté un jugement inutilement blessant sur une clinique de réputation mondiale » . 

Elle rappelle aux journalistes « l’importance de gérer avec prudence et lucidité leur enthousiasme » et de ne jamais avoir « un recours forcé à l’émotion ». Autrement dit, il est capital pour les journalistes de bannir la méthode Robin !

Loin de s'être amendée, Marie Monique Robin a appliqué la même recette quelques années plus tard dans le Monde selon Monsanto, avec un recours forcé à l’émotion qui atteint un paroxysme . Le poids des mots (tendancieux), le choc des photos, à côté de Marie Monique Robin, Paris Match fait dans la dentelle.

 

Nous ne prétendons pas porter une appréciation générale sur la réalité et l’ampleur des trafics d’organes dans les pays d’Amérique Latine ou ailleurs. Tout le problème est de constater que rapporter des faits erronés sur ce sujet, uniquement fondés sur une rumeur née dans les bidonvilles de Colombie ne sert pas la cause qu’on prétend défendre. Seule la vérité est réellement subversive. Celle-ci est indivisible. Il n’y aucune vérité supérieure, détenue par quelques élu(e)s, qui pourrait s’alimenter de petits mensonges ou de grosses contre-vérités à destination du petit peuple incapable de saisir la vérité.

 

Le jugement peu charitable porté par le jury Albert Londres sur le travail d’investigation de Marie Monique Robin dans son film « Voleurs d’yeux » aurait très bien pu sombrer dans l’oubli si celle-ci avait su mettre à profit les recommandations qui en découlent. Ca n’est pas le cas : elle continue à défendre sa thèse sans la moindre réserve et avec un aplomb déconcertant. Son enquête sur Monsanto est bâtie sur la même méthode, et la violence calomniatrice dont elle use vis-à-vis de toute critique prouve qu’elle n’a strictement rien appris de cet épisode, bien au contraire.

                                                                          Anton Suwalki

.

 



Notes :
(1)

http://blogs.arte.tv/LemondeselonMonsanto/frontUserPost.do?method=moveToElement&blogName=LemondeselonMonsanto&vlhId=70045&moveValue=4

(2) que nous tenons à la disposition de nos lecteurs, comme les autres pièces du dossier citées ci-dessous.

(3) une kératite est une inflammation de la cornée

(4) Agriculture et Environnement est la revue publiée par Amos prospective : 

 

http://www.agriculture-environnement.fr/spip.php?page=aeAbonnement

NB : le site d’A&E publie certains articles après parution de la revue . Avoir accès à tous les articles nécessite de souscrire à l’abonnement.

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 17:00

 




Éditorial : Science, pseudo-sciences et progrès social p. 1

À lire en ligne sur : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article857

Du côté de la science p. 3


Le dossier : Création, évolution et éducation
-Introduction p. 8
-L’Europe et le créationnisme (Philippe Le Vigouroux) p. 9
-La place de l’évolution dans l’enseignement secondaire français (Philippe Le Vigouroux et Ghislaine Refrégier) p. 16
-De la création à l’évolution (Philippe Le Vigouroux) p. 21
-Brèves
p. 27


-Patamédecines : EMDR, la thérapie par le mouvement des yeux (Nicolas Gauvrit) p. 33
-La guerre des souvenirs (Nicolas Gauvrit) p. 37
-Livres reçus p. 43
-Religion : avons-nous besoin d’illusions ? (Jean Bricmont) p. 44
-Homéopathie : les laboratoires Boiron manipulent les études scientifiques (Jean-Paul Krivine) p. 47
-Carte Blanche à… Bertrand Jordan Le psychodrame des surirradiés p. 51
-Un monde fou, fou, fou p. 53
-Sornettes sur Internet p. 58
-Expertise et décision politique : l’affaire MON810 (Jean-Paul Krivine et Michel Naud) p. 61
-Vie de l’AFIS p. 69
-L’évolution historique de la pensée scientifique
(Jacques Franeau) p. 71


abonnements et commandes : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?rubrique41


 

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