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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 11:20

04.06.09 Chine informations

L'information est hélas régulière mais suite à une explosion de gaz survenue samedi dans une mine de charbon près de la ville d'Anwen, dans la région de Chongquinq, trente mineurs sont morts et cinquante neufs ont été blessés.

22 novembre 2009 - 19H41   AFP

Pire catastrophe minière en deux ans en Chine: au moins 92 morts (…)Les mines chinoises de charbon sont parmi les plus dangereuses au monde. Plus de 3.200 mineurs y sont morts l'an dernier, selon des statistiques officielles généralement jugées très sous-estimées.

05/04/2010 dhnet.be

115 mineurs, sur les 153 piégés depuis huit jours au fond d'une mine inondée du nord de la Chine, ont été remontés vivants lundi.

Des évènements d’une triste banalité, que Chine informations classe à la rubrique « faits divers »… qui précise : « Les accidents miniers sont récurrents en Chine et on compte plusieurs milliers de morts chaque année. Cette fréquence ne doit cependant pas banaliser le drame ». Précisons bien sûr que ce bilan ne concerne que les catastrophes minières, sans tenir le moindre compte des effets de la pollution dues au charbon sur les populations des maladies respiratoires des mineurs qui ont de tous temps payé un énorme tribu au développement industriel, ou des effets de la pollution atmosphériques liés à l’utilisation massive des énergies fossiles.

 

 

 Afp  03 Avril 2011

Japon: deux employés de Tepco retrouvés morts à la centrale de Fukushima.

Personne n’ignore que beaucoup d’autres liquidateurs de Fukushima risquent leur vie, dans l’immédiat, tels ces 20 liquidateurs qui ont reçu en un jour une dose de radiation dépassant la limite annuelle, et d’autres à plus long terme. Le moins qu’on puisse remarquer est qu’au moins ces morts- là ne risquent pas d’être banalisées. A nos longitudes, on ne parle presque plus des milliers de morts et de disparus emportés par le séisme ou le tsunami , dont les conséquences ont été jusqu’à preuve du contraire infiniment plus meurtrières et dévastatrices que l’accident nucléaire.

 

Il ne s’agit pas de minimiser la gravité ni les conséquences de celui-ci, mais de les ramener à leur juste proportion dans le drame qui touche un pays.

 

Que des interrogations soient soulevées à la suite de cet accident nucléaire est inévitable : c’est paradoxalement à cause du caractère exceptionnel de l’événement que le doute qu’il soulève est si fort. La banalité des catastrophes minières (si lointaines et désormais abstraites pour une grande partie des européens) n’émeut malheureusement pas grand monde.

 

Cela peut-il arriver « chez nous » ? Quelles conséquences ? Pourrait-on se passer du nucléaire ? Les réacteurs de la 3ème génération et ceux de la 4ème génération qui entreront en service dans une vingtaine d’années sont-ils vraiment aussi sûrs qu’on nous les vend ? La fusion nucléaire a-t-elle un avenir ?

Autant de questions auxquelles beaucoup de gens attendent  une réponse. Un débat public et contradictoire sur le nucléaire, serait encore la meilleure réponse à ceux qui profitent de la situation japonaise et cherchent à gagner du temps: ceux qui se sont empressés de manifester en France et dans de nombreuses capitales européennes  veulent-ils vraiment un débat, ou cherchent-ils seulement profiter du laps de temps pendant lequel l’émotion et la peur suscitées par ce qui se passe au Japon l’emporte sur l’analyse et la raison ?

 

Au moins certains y mettent-ils la forme démocratique, réclamant un référendum, tels EELV. C’est là qu’une chronique de Stéphane Lhomme, parue dans l’organe du NPA, prend toute sa saveur.

 

Sortie du nucléaire : le piège du référendum

 


hiroshima

 


Quelqu’un qui ignore le fonctionnement de ce genre de personnage penserait sans doute à un poisson d’avril, si la date indiquée par le site ne démentait pas cette hypothèse. Détrompez-vous, cette analyse échevelée est tout sauf une plaisanterie.

 

Deux sondages parus sur le nucléaire affichent des résultats contradictoires. Il paraît assez vraisemblable que celui commandé par EELV , prenant en compte des délais de sortie du nucléaire reflète mieux l’opinion émotionnelle du moment. Mais rien ne garantit qu’à l’issu d’un véritable débat public donnerait dans quelques mois ou quelques années le même résultat. Le grand démocrate qu’est Lhomme le sait : le risque d’un référendum, c’est que les gens votent « mal », entendez par là que les « anti » n’aient pas forcément les ressources argumentaires pour convaincre les sceptiques ou conserver le bénéfice de l’opinion des convaincus qu’il faut sortir du nucléaire. Dans cette optique, un référendum serait un « piège ».

 

Exactement la logique tordue des anti-nanotechnologies qui dénoncent leur « caractère totalitaire », mais empêchent physiquement la tenue de débats publics, forcément « truqués » . 

 

Lhomme sait, à l’inverse des masses qui votent, ce qui est bon pour elles. Pourquoi, dans ces conditions, s’embarrasser  d’un débat contradictoire ? «Le nucléaire a été imposé en France sans référendum, alors pourquoi en faudrait-il un pour décider de sortir du nucléaire ? ». Notons que la notion d’imposer évoque la contrainte : à part une petite minorité d’activistes et les inévitables « riverainistes » (2) , il n’apparaît pas évident que les gens aient perçu le développement du nucléaire comme une contrainte. Mais ce qui est hallucinant, c’est que l’absence d’un référendum, à l’époque du développement semble justifier aux yeux de Lhomme son droit à imposer la sortie du nucléaire. L’opinion de quelques activistes « éclairés » ne vaut-elle pas davantage que celles de quelques dizaines de millions de personnes influençables ?

 

Car Lhomme ne sait pas seulement qu’il faut sortir du nucléaire, il connaît la psychologie des masses ( n’est-il pas sociologue de formation, c’est vous dire s’il connaît l’être humain…), et échafaude toute une série de raisonnements tordus qu’ils tiendraient face à telle ou telle question . Espérons de notre côté que les masses en question aient un peu plus de logique que Lhomme…

 

« D’abord, il y a nucléaire et nucléaire : production d’électricité, armes atomiques, nucléaire médical»…. 

C’est en effet bien différent , mais lorsque Lhomme parle de sortir du nucléaire, cela veut dire nucléaire ou nucléaire ? 

 

Vous l’aurez compris, Lhomme est contre le nucléaire civil et nucléaire, n’hésitant pas à faire dans la dentelle : « de nombreux citoyens sont à la fois contre le nucléaire militaire et le nucléaire dit « civil », du fait de leur égale dangerosité mais aussi de leur évidente imbrication. ».

 

Si l’imbrication des deux est réelle pour des raisons techniques, l’équation Fukushima= Hiroshima est d’une bêtise insoutenable. Mais quand il s’agit de discuter du mérite respectif de distinguer les formes de nucléaire ou de les confondre dans la question d’un référendum, la dialectique lhommienne devient d’une subtilité inouïe: Les confondre, c’est un piège , les distinguer, c’est un piège aussi ! …. Brille-Babil n’aurait fait mieux.

 

« la question est « Êtes-vous pour la sortie du nucléaire ? », les atomistes auront beau jeu de dénoncer le désarmement unilatéral de la France (ce qui n’est pas en soi une mauvaise chose, mais en l’occurrence cela ferait perdre des chances de succès au référendum) » . 

 

On imagine mal le gouvernement « pro-nucléaire » (3) poser une telle question indifférenciée sur le nucléaire, mais notons que Lhomme invente le concept d’atomisme : A ses yeux, on ne pourrait donc pas à être pro-nucléaire civil et contre la bombe atomique !  Toujours le bon vieux « complexe militaro-industriel »…

 

« Il faudrait donc que la question soit « Êtes-vous pour la production d’électricité par des centrales nucléaires ? ». Mais, même si le gouvernement se rangeait à cette précision de bon sens, loin d’être écartés, les problèmes commenceraient au contraire à s’accumuler. » .

 

Lhomme met dans le même sac les « atomistes » et considère nucléaire militaire et civil comme également dangereux, mais trouve cette précision « de bon sens » : cherchez l’erreur.

 

« En effet, avec vice, le gouvernement poserait alors assurément la question inverse : « Êtes-vous contre la production d’électricité par des centrales nucléaires ? ». En effet, c’est reconnu, il est psychologiquement plus facile de ne pas être pour que d’être contre. Cela ne changerait rien bien entendu pour ceux dont la religion est faite, dans un sens ou dans l’autre. Mais quid des indécis ? ».

 

Fin connaisseur de la psychologie et du vice des hommes politiques, ce Lhomme. Il a déjà formulé la question que le gouvernement poserait, « assurément ». 

 

 

« Par ailleurs, de nombreux citoyens sont à la fois contre le nucléaire militaire et le nucléaire dit « civil », du fait de leur égale dangerosité mais aussi de leur évidente imbrication. Il est clair que beaucoup de ces gens, considérant que la question posée reviendrait par défaut à avaliser le nucléaire militaire, voteraient blanc au lieu de voter contre. »

 

C’est à se demander si le panache radioactif ne s’est pas arrêté au-dessus de Bordeaux , entrainant chez certains militants des séquelles irréversibles. Résumons cette petite perle : les gens qui sont à la fois contre le nucléaire militaire et civil s’abstiendraient lors d’une question sur les centrales nucléaires, car voter contre le nucléaire civil reviendrait à cautionner le militaire. Celle-là, il fallait vraiment la trouver ! 

 

« Ensuite, il est improbable que la question posée évoque la sortie du nucléaire… sans préciser la durée de ce processus. C’est d’ailleurs là que le gouvernement jouerait sur du velours : s’il propose une sortie rapide, mettons en 10 ans maximum, de nombreux citoyens voteront contre, craignant la pénurie et les restrictions… dont le gouvernent lui-même agiterait le spectre.» .

 

C’est peut-être le seul raisonnement par procuration à peu près intelligent dans ce gloubi-boulga… A condition que la sortie en 10 ans soit posée par le gouvernement, exprès pour obtenir un rejet. Diaboliquement habile , ce gouvernement. On ne s’en était vraiment pas rendu compte.

 

Mais le fait est que si la question était posée ainsi, le « spectre » de la pénurie dans un pays dépendant à près de 80% du nucléaire pour produire son électricité n’a rien d’un simple fantasme.

 

« Si la question évoque une durée plus longue (20 ans, 30 ans), les voix de nombreux opposants se transformeront en votes blancs ou en abstentions : comment accepter que les réacteurs actuels, déjà vieillissants, continuent à fonctionner aussi longtemps, aggravant le risque de catastrophe ? Car, faut-il le rappeler, l’objectif est de fermer les réacteurs pour éviter un désastre tel que celui qui frappe aujourd’hui le Japon. ».

 

Mettons nous dans la tête d’un anti-nucléaire pas borné (nous supposons qu’il en existe), et qui pense possible et souhaitable de sortir immédiatement du nucléaire.  Préférerait-il s’abstenir, favorisant ainsi le maintien à la long terme dans le nucléaire plutôt qu’une sortie programmée du nucléaire, quoiqu’ à une échéance plus lointaine ? Tous les anti-nucléaires raisonnent-ils à la manière de Lhomme, c’est-à-dire comme des pieds ?

 

Après ce beau tricotage d’inepties, on comprend en fait que le seul avis autorisé est celui de Stéphane Lhomme : Les débats seraient biaisés, les questions du référendum forcément pipées. Car non seulement qui dit débat dit l’expression des « pro », (quelle horreur, la démocratie !) mais aussi des faux « anti » , alors pourquoi ne pas s’en remettre à l’avis du seul individu sachant ?

 

 

« Imaginons naïvement que, devant de puissantes protestations face à un tel déni de démocratie, le gouvernement consente à donner du temps d’antenne aux associations. Il ne faut pas croire que ce serait enfin la parole aux antinucléaires. D’abord, le temps ne serait même pas partagé en deux, moitié pour les « pros », moitié pour les « antis ». En effet, d’autres organisations entreraient dans la danse, par exemple des associations de consommateurs.

 

Or, ces dernières années, la très médiatique UFC-Que choisir a pris des positions clairement favorables à l’atome, prétendant à tort que l’électricité nucléaire serait bon marché. On peut craindre aussi que, parmi les organismes « neutres », la parole soit donnée par exemple à la très réactionnaire Académie de médecine qui, tenez vous bien, a officiellement pris position pour le nucléaire… au nom de la santé !

 

Finalement, le temps d’antenne offert aux antinucléaires serait très restreint. Mais il y a encore pire : de quels « antinucléaires » s’agirait-il ? Il est fort improbable que, par exemple, l’auteur du présent texte soit invité à s’exprimer. A sa place, la position « antinucléaire » serait occupée par de véritables imposteurs comme l’ « hélicologiste » Arthus-Bertrand, ou des personnages ambigus comme Nicolas Hulot qui ne s’est jamais engagé contre le nucléaire avant le drame japonais et qui, depuis, évoque une vague et lointaine sortie de l’atome. » C’est lui qui parle de déni de démocratie …

 

Nos lecteurs connaissent assez bien l’ opinion négative que nous avons de l’hélicologiste ou de Hulot. Mais en quoi la légitimité de Lhomme, qui ne représente à peu près que lui-même depuis que le réseau Sortir du nucléaire l’a évincé (4), serait-elle supérieure à celle de ces individus ? Notons au passage que Lhomme est un faux modeste , car son expression dans les médias dépasse très largement sa représentativité : comme il le mentionne lui-même , à propos de la catastrophe nucléaire au Japon , l'Observatoire du nucléaire a donné des interviews à : AFP, Reuters, France info, France inter, RTL, RMC, France bleu, Europe1, LCI, France 2, France3, ITV, BFM-TV, M6, France 24, TV5 Monde, JDD, Le Parisien, 20minutes, France soir, Témoignage chrétien, Le Point, L'Express, etc, ainsi que de nombreux médias régionaux et étrangers.

 

Pour un paria  qu’on inviterait certainement pas à s’exprimer, reconnaissons qu’il se débrouille sacrément bien. Il faut dire que lorsqu’on évoque sans le moindre scrupule « des millions de japonais [qui] n’auront pas encore développé les cancers qui leurs sont assurément promis », on est sûr de trouver des oreilles complaisantes. Le culot, ça paie toujours.

 

Toute cette bouillie dialectique n’était pas un canular , hélas. Lhomme croit vraiment à ses délires et, d’enfoncer le clou : « Enfin, il ne faut pas oublier que le nucléaire a été imposé en France sans référendum : pourquoi en faudrait-il un pour sortir du nucléaire ? Ou plutôt pour ne pas en sortir, tant un tel scrutin serait faussé… ».

 

Reste à savoir par quels moyens ce genre d’individus entend déjouer  le « piège » du débat et d’un scrutin démocratique pour imposer la sortie du nucléaire ? 

Anton Suwałki


 

Notes :

(1)   Pour un point sur l’avancement de la recherche sur la fusion nucléaire, se reporter à :

http://imposteurs.over-blog.com/article-la-fusion-nucleaire-etat-des-lieux-et-avancees-recentes-46562079.html

 

(2) je désigne sous ce néologisme ceux qui veulent bien bénéficier d’une centrale nucléaire, où d’une autoroute, où d’une usine d’incinération, à condition qu’elle soit suffisamment loin de chez eux.
(3) Pour Lhomme, un des problèmes est que « c’est le gouvernement pronucléaire qui choisirait la question posée »… Évidemment, qui a la charge d’organiser un référendum, sinon le gouvernement ? 
(4) Il est désormais son propre patron à la tête de
l'observatoire du nucléaire qu’il a fondé : on est jamais mieux servi que par soi-même

 

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Published by Anton Suwalki - dans Technophobies
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commentaires

fermaton.over-blog.com (Clovis Simard,phD) 29/10/2011 12:37



Blog(fermaton.over-blog.com).No-9. THÉORÈME DÉMOCRATIQUE.- LE MONDE NOUVEAU ??



Astre Noir 26/04/2011 16:51



Oupsss...J'ai oublié de donner le lien vers la PPL :


 


http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion3362.asp



Astre Noir 26/04/2011 16:13



Je suis un peu hors sujet, mais je viens de tomber sur une proposition de loi absolument ahurissante, déposée par les députés Radicaux de gauche.


 


Il s'agit tout simplement, comme le dit l'article 1 de cette proposition de loi :


 


Article 1er


Est établie la présomption d’un lien de causalité entre, d’une part la ou les maladies affectant toute personne résidant sur un territoire ayant été, de manière significative, contaminé du fait
d’un accident nucléaire et défini dans le décret prévu à l’article 3 de la présente loi et, d’autre part, les accidents nucléaires.


 


Bon d'accord, il ne s'agit que d'une proposition de loi (qui contrairement aux projets de loi, provient des parlementaires et non du gouvernement), déposé qui plus est par des parlementaires
d'opposition. Sa probabilité d'être adoptée n'est pas significativement différente de zéro.


 


Mais si cette proposition de  loi finissait par être reprise par la majorité ou le gouvernement, vous imaginez où ça nous mènerait ?


 


Personnellement, j'ai un député de mon département parmi les signataires de cette PPL, je pense lui écrire pour lui faire réaliser l'étendue de la çonnerie...



Bill 14/04/2011 09:52



Lacoupeestpleine +1


Nabla +1


Je n'aurais pas mieux dit. Si ça ne vous ennuie pas, je reste encore un peu.



Nabla 13/04/2011 16:48



Un problème récurrent lors de ce genre de débats est la superposition des problèmes. Si on prend le cas Monsanto par exemple, il contient plusieurs problématiques : critique du capitalisme,
brevetabilité du vivant, brevetabilité en général, technologie OGM, comportement de l'entreprise, de ses représentants, etc...


 


Si certains s'obstinent à mélanger toutes ces problématiques comme si elles n'en formaient qu'une alors qu'il est impératif de les distinguer, le débat est rendu impossible. Et personnellement,
je trouve que sur TOUTES les questions de société, les politiques et les médias superposent les problèmes. C'est insupportable pour la démocratie.



La Coupe Est Pleine 13/04/2011 09:36




"Il faudra redoubler de pédagogie et de transparence pour les calmer."


Le souci, c'est que nous avons à faire face à des "croyants". Et sais de quoi je parle j'ai eu bien
des occasions pour les rencontrer et "échanger" avec ces groupes "anti-tout".


C'est peut-être là toute la vanité de ce site et d'Anton.


On ne peut combattre la foi par la raison. Le souci est que pour ces gens tout ce qui arrive
de néfaste, est de la responsabilité de l'Homme, donc toutes ses actions sont néfastes. Ce n'est pas forcément faux, toute action a son lot bénéfices et de risques, (c'est aussi ça l'agriculture,
certains refusent de le comprendre) lors de la prise de médicament, si tant est qu'il soit efficace, va avoir tout un tas d'interactions dont bon nombre peuvent être négatives. C'est pourquoi la
prise d'un médicament demande l'expertise préalable d'un médecin, afin d'évaluer le rapport bénéfice/risque.


Il y a toujours une part de risque même dans la meilleure des actions, on ne peut faire
autrement. 


Ce n'est pas un hasard si dans le même lot de gens absolument fermés aux nanos, aux OGM, aux
antennes relais, on trouve aussi les gens contre la vaccination. Se faire vacciner comporte un risque, donc peu importe le bénéfice, ils préfèrent s'abstenir. Libre à eux me direz-vous, sauf que
dans ce cas leur position et bien individualiste ! La vaccination n'a de sens que si elle est largement appliquée à la population. C'est bien un défi aux limites de la démocratie.


L'opposition aux OGM ne s'est faite que sur des motivations bien trop politiques ou mystiques
parfois. 


- opposition aux lobbys agrobusiness


- opposition au "kapital" 


- opposition à l'agriculture conventionnelle


- opposition à Monsanto


- Anti-Américanisme


Pourquoi donc alors détruire les serres de l'INRA (Institut Public) dès le début des années 90
?


Le premier chercheur victime des "faucheurs" (ils n'en portaient pas le nom à cette époque)
était Ph. GAYS agronome du secteur public Français ! Pour des gens sensés lutter contre le grand capital Américain, on repassera.


Certains veulent "plus de tests" (sans pour autant savoir définir ce qu'ils souhaitent) des
tests de longue durée, contrairement à ce qui se dit, il y en a eu plus d'un ! Un an sur des cailles, 8 générations de souris, sont les tests les plus longs qui ont été menés. Le souci est que
pour les "croyants" ce n'est pas un test de plus ou un rapport de plus qui changera quoi que ce soit.


On pourra toujours dire que l'étude est partiale (sur de telles durées elles le sont
forcément) incomplète, et demander encore et encore de refaire de faire mieux, plus, plus loin .... 


Le soucis est que l'on cherche à démontrer l'impossible : l'absence de fait ! L'innocuité ne
peut se démontrer.


L'autre soucis est que le politique comme le législateur sont entrés depuis le "p^principe de
précaution" (ou d'immobilisme) dans une logique parer à tout et donc de n'accepter AUCUN risque. Ainsi tels les moines inquisiteurs, parfois au scalpel, parfois à la tronçonneuse, on supprime, on
raye, on éradique ...


Cela ne peut avoir de fin. Le législateur est en croisade contre le souffle du vent, le
consommateur est comme pétrifié par tant de règlements et pers toute confiance, les "experts indépendants" et autres rapaces des faiblesses en profitent pour faire leur "buzz".



Bill 12/04/2011 15:52



Psychologiques, sociologiques... j'ai peur de dire des gros mots ici ! La méfiance s'est développée parfois sans raison, parfois nourrie par la prédominance de logiques commerciales. J'ai essayé
de décrire le risque systémique de cette logique ce matin sur mmr3e. Je comprends que des réflexes de défiance soient apparus. Il faudra redoubler de pédagogie et de transparence pour les calmer.



La Coupe Est Pleine 12/04/2011 12:55



@Bill


* Erreur de frappe (ou de position, de prhase dans le paragraphe) :


Quelles sont ces raisons autres que scientifiques ?



La Coupe Est Pleine 12/04/2011 12:53



@Bill


"Expert des mécanismes de la peur", moi ? 


Pas du tout ! Seulement Agriculteur !


Mais quelles sont-elles ?


 


"Lorsque l'humain refuse l'ampoule pour se tourner vers la bougie, il y a d'autres raisons à son
comportement que la bêtise et l'obscurantisme. Je ne crois pas que les réponses soient seulement scientifiques."


Partant de ce point de vue pourriez-vous developper ?



Bill 12/04/2011 11:26



La coupeestpleine? Merci pour les infos, je parviens encore à faire le tri dans vos messages. Vous semblez experts dans l'analyse des mécanismes de la peur, encore que vous ne pointiez que
"l'autre" parmi les causes possibles. J'espère que vous développerez la même expertise concernant les facteurs de la confiance, qui permettront peut être de diffuser vos arguments efficacement.
C'est effectivement une véritable question de démocratie. Lorsque l'humain refuse l'ampoule pour se tourner vers la bougie, il y a d'autres raisons à son comportement que la bêtise et
l'obscurantisme. Je ne crois pas que les réponses soient seulement scientifiques.



La Coupe Est Pleine 12/04/2011 10:55



@Bill


Franchement, vous venez ici reprocher "le ton" et les "certitudes" contre les "marchands de peurs" qui caractérise aussi vos amis "ingénieurs et techniciens" ...


Mais bien sur "les cons c'est les autres" et surtout pas vous ?


Vous débitez le laïus habituel des "pétrifiés" qui ont eu l'oreille attentive aux sympathiques MMR, Pelt et autres Séralini en venant distiller leurs arguments phares : ces organes officiels
corrompus, ceux qui défendent la thèse adverse sont corrompus, l'industrie corrompue ne veut que notre mort ...


Sans plus de "faits" pour venir appuyer vos doutes et interrogations, vous souhaitez que l'on vous brosse le dos, pour que la dissertation philosophique "fasse" plus vraie ?


Prenons l'exemple de l'autorisation de mise en culture des maïs Bt type MON810 en France :


- Le maïs Bt est un maïs qui synthétise son propre insecticide, évite donc l'emplois de produit de synthétiques pour cet effet.


- Aucune étude ne montre d'effet réels ou significativement différent entre la consommation de maïs Bt ou conventionnel, par les animaux ou les humains. (ni même à ce jour)


- Certaines personnes mettent en doute la "thèse officielle". Notamment des groupes politiques aux objectifs bien éloignés de la culture du maïs.


- Face au refus grandissant d'une frange de la population, qui de plus intéresse fortement les forces politiques majeures. Déscision est prise de mettre en place des commissions
d'évaluation.


- Les commissions succecives concluent à la même "thèse officielle" : pas de risque apparent.


- Les groupes opposés renient la légitimité des commissions. Demandent plus de tests et une interdiction de culture. (sans apporter plus de preuve que leurs "doutes")


- Le pouvoir politique en place décide de "suspendre la culture de ces maïs" mais pas l'importation (cela aurait de suites économiques bien trop importantes)


- Le fait que le pouvoir "prenne" des précautions, crée plus de doute dans la population au lieu de la rassurer. En effet s'il y a des mesures particulières c'est bien qu'il a "quelque chose" ...


- Les instances Européennes demandent à la France de se justifier sur sa position de refus. Chose qu'elle n'a pas pu faire ... Faute de preuve valable !


- Les "groupuscules politiques" opposés aux OGM, crient à la corruption des instances Européennes ....


Voila comment se crée une "peur", sans le moindre fondement, sans jamais justifier quoi que ce soit. Uniquement en usant de l'arme médiatique !


La mécanique est la même pour les résidus de produits de traitements dans notre alimentation, pour les BPA, les ondes électromagnétiques, la grippe A, la vache folle, le nucléaire .....


Ce monde de l'instantanéité, de communication, de vitesse, commence à toucher les limites de sa "démocratie" ...



Jorj X. McKie 12/04/2011 00:28



@Nabla


Merci pour ce lien. Un petit bonheur dans la vacuitude audiovisuelle.


Bouvresse sur le
philosophes matérialistes


La suite est encore mieux.



miniTAX 11/04/2011 23:31



"107 µSv/h, avec une voix grave et profonde annonçant que trois heures de cette dose équivalait à une radio du poumon, et que donc les reporters avaient
rebroussé chemin."


@cdc


Je l'ai vu aussi sur FR2, c'est vraiment du foutage de gueule de nos journaleux. D'abord, ils se sont attribué une vidéo qui a été déjà postée depuis des jours sur Dailymotion & Youtube, sans
même prendre la peine de préciser la source, c'est vraiment pathétique : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=yp9iJ3pPuL8


En suite cette valeur de 107uSv/h, mesurée pile en face de la centrale (on voit les cheminées) est la valeur maximale que le reporter a pu mesurer pendant tout son parcours dans la zone
d'évacuation, les valeurs couramment rencontrées sont de l'ordre de quelques uSv/h donc ne posent aucun risque pour la santé (la  radioactivité naturelle PERMANENTE à Ramsar, c'est >
20uSv/h !) d'autant plus que ces valeurs sont en décroissance à cause de la durée de demi-vie de 8 jours de l'iode radioactif. Donc ne parler que de la valeur max et balayer sous le tapis tout le
reste, ce n'est même pas une fraude, c'est carrément de la propagande.


Nos merdias ont vraiment agi comme une bande d'escrocs à la solde des lobbies nucléophobes. Quelle surprise !


 


 



Bill 11/04/2011 22:22



Nabla, C'est brillant et directement en rapport avec ma (tentative de) perception de la connaissance. Ouf, ça me réconcilie avec le monde des parenthèses comme celle ci. Merci infiniment pour ce
lien. J'y retourne, j'ai pas tout bien compris.



Nabla 11/04/2011 21:13



Je me permets de faire une petite parenthèse pour vous signaler une nouvelle vidéo de Jacques Bouveresse. Ca parle de Russell, Wittgenstein, un peu de politique... Très intéressant comme toujours
et ça me paraît être en lien avec le sujet car on voit l'approche de la vérité et de la nécessité politique différente chez les 2 grands philosophes, et qui me paraît plus que d'actualité.


 


http://www.dailymotion.com/video/xhw5rs_jacques-bouveresse-chez-tropiques-1_news


 



Bill 11/04/2011 19:00



Tiens c'est rigolo j'ai fait de la programmation d'automates industriels pendant 5 ans. Comme quoi ce n'est pas réservé à des gens aussi brillants que vous.



Bill 11/04/2011 18:58



Daniel, Lacoupeestpleine Vous m'excuserez, mais je n'ai pas toujours le temps de donner la réplique à tout le monde, surtout que l'essentiel de ce temps est consacré à justifier des
interrogations systématiquement contestées. Vous avez raison de ne pas accorder de crédit aux imposteurs, je vous laisse avoir raison seuls de ne pas reconnaitre que les interrogations de leur
public sont fondées. Vos certitudes sont effrayantes. Je me limiterai à répondre aux interventions qui m'intéressent. Donc pas les votres. Accessoirement, peu me chaut vos jugements à l'emporte
pièce. On dirait des sarkozistes (injure suprême).



Jorj X. McKie 11/04/2011 17:14



@ Luc


Tiré du site de greenpeace


"Selon ces recherches, qui n’avaient jamais été traduites
en anglais, le nombre de décès causés par les retombées de l’accident de Tchernobyl se situerait entre 600 000 et 900 000"


Tchernobyl 25 ans après : non, la catastrophe n'est pas terminée



Luc Marchauciel 11/04/2011 14:33



@ Daniel : Il me semble que le chiffre avancé par Greenpeace pour Tchernobyl n'est pas plusieurs millions de morts, mais "plus de 600 000"
A l'heure actuelle, le chiffre le plus extravagant que j'ai entendu est "autour de 1 million"... pas plus (humour noir)



La Coupe Est Pleine 11/04/2011 14:05



"Mes tentatives ici avaient pour principal objet de mesurer l'aptitude
de ceux qui dénoncent les imposteurs sur des bases scientifiques à faire preuve de respect quant à l'intérêt des questions portées par ceux qu'ils dénoncent.[ Whaou ! Donneur de leçons
maintenant ? C'est vrai que l'étendue de vos arguments vous l'autorise ...]


Si ces imposteurs ont autant d'écho, c'est bien parce qu'ils proposent
une méthode simple de traiter des questions parfois complexes, souvent diffuses. Démonter ces méthodes n'est pas ignoble, bien sûr, c'est même nécessaire. Mais la manière me déplait, parce
qu'elle décrédibilise les questions."


Belle tautologie !


Vous semblez d'accord avec ces faits :


- 1 / Les marchands de peurs ont des procédés simplistes et fallacieux,
qu'il faut dénoncer.


- 2 / Démonter ces éthodes fallacieuses par des arguments et raisonnements
scientifiques est justifié.


- 3 / Vous reprochez à cette démarche, bien que cartésienne, de
"décrédibiliser les questions soulevées par les marchands de peurs" ? 


Si les procédés des marchands de peurs sont "fallacieux" et qu'il est
justifié de les "démonter scientifiquement" .... C'est qu'il est JUSTE de ne pas accorder le moindre crédit à ces idées, non ?


Au départ vous m'aviez l'air un peu plus "abouti" dans votre
démarche, avec un Français des plus correct, ce qui change de la majeure partie des énergumènes qui apportent sur ce site les "arguments" dont vous avez fait preuve. Mais au final même dans un
langage châtié, vous ne faites pas preuve de plus de sens !


Un conseil ne vous essayez jamais à la programmation, votre
"logique" est trop bancale.