Débat Michel Naud/Pierre-Henri Gouyon (suite)
Vous pouvez lire le message suivant de PH Gouyon en commentaire numéro 4 de l’article :OGM : un débat entre Michel Naud et Pierre-Henri Gouyon
« J'ai obtenu de Krivine qu'il retire son paragraphe sur les rumeurs (en lui fournissant des preuves). Mettez donc votre site à jour, ou au moins signalez ce fait, merci. »
Signalons donc ce fait, le paragraphe en question a été retiré du site de l’AFIS. Mais de quoi s’agit-il au juste ?
Le mieux ne serait-il pas que monsieur Gouyon sorte du bois et rende publiques ces preuves ? Ne serait-il pas de son devoir de rendre public ce qu’il se contente jusqu’à présent d’insinuer , une position o’ combien confortable ? S’agirait-il des projets datant des années 90 rapportés par l’Express et dans lesquels le chercheur montré du doigt n’a a priori plus aucune implication ? http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/sur-le-web-les-anti-anti-ogm-polluent-le-debat_501672.html
Ca risque d’être un peu léger pour établir que l’AFIS est selon ses dires que les firmes semencières « sont représentées à l’AFIS ».
D’autant plus que l’AFIS a pour posture en matière d’évaluation des OGM comme dans tout autre domaine scientifique ou technologique celle que résume ici Michel Naud : « Je ne prétends pas formuler un avis d’expert pas plus que l’AFIS ne le prétend : je n’accorde de crédit qu’au service public de l’expertise scientifique, constitué de scientifiques nommés en fonction exclusive de leurs compétences démontrées et reconnues par leurs pairs ; je dénonce l’illusion, dangereuse à mon sens, consistant à prêter objectivité et neutralité à des « experts » autoproclamés « indépendants » (1). Or que disent les organismes d’expertise publique à propos des OGM et en particulier du seul autorisé à la culture (hors cultures expérimentales) en France, le maîs Mon 810 ? Va-t-il également insinuer que les avis de la CGB ou de l’AFSSA sont dictés depuis Saint-Louis, au siège de Monsanto ? Les membres de ces organismes ne publient-ils pas leurs conflits d’intérêts ? Comment faut-il interpréter les tentatives répétées de nombreux francs-tireurs de jeter le doute sur l’honnêteté de ces organismes ? Sont-ils pressés de voir démanteler le service public ? Par quel service d’expertise « indépendant » souhaiteraient-ils remplacer celui-ci ? Par des chercheurs freelance autoproclamés indépendants et financés par Carrefour ou Auchan ?
Que Pierre-Henri Gouyon cesse donc son petit jeu et les publie, ses preuves accablantes ! On tremble
d’avance…
Anton Suwalki
(1) http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article900