Une étude falsifiée sur la nocivité des téléphones portables
Courrier
International :
"En 2005 et 2008, des chercheurs de l'université de Vienne avaient fait sensation en révélant que les champs électromagnétiques générés par les antennes de téléphones portables pouvaient
causer des ruptures dans les brins d'ADN des cellules. Conséquence possible : le cancer. Les pourfendeurs des antennes relais de téléphones portables s'étaient empressés d'exploiter ces
études.
Seul problème : les résultats utilisés par les chercheurs étaient faux. Une technicienne de laboratoire les avait falsifiés, rapporte le magazine allemand Der Spiegel.
Le coup est dur pour Franz Adlkofer, l'un des
superviseurs des recherches. Régulièrement cité par les médias, ce professeur munichois coordonnait également l'étude européenne REFLEX, qui avait également conclu, en 2003, à la nocivité des
téléphones portables. Selon un autre spécialiste cité par Der Spiegel, il n'a pas pu ne pas s'apercevoir que les données étaient truquées."
Lire l’article sur :
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=86004
Certes, le dossier des téléphones portables et des antennes relais n’est sûrement pas clos. Les études ne permettaient pas réellement de conclure au caractère oncogène des antennes de téléphone portables. Mais on voit bien dans cette affaire comment la technophobie ambiante et la volonté de prouver ce que le public attend qu’on lui dise peut faire perdre tout sens déontologique. On doute quand même qu’une technicienne de laboratoire ait pris l’initiative de manipuler les données et il est impossible que les chercheurs impliqués ne s’en soient pas aperçus !
Cette fois-ci, ce sont des chercheurs d’Université qui sont impliqués dans cette sombre affaire, et le coordinateur d’une étude européenne consacrée au sujet , et non pas des chercheurs autoproclamés indépendants (ceux des « CRII » GEN RAD REM etc…). Franz Adlkofer est-il une réplique des Belpomme, Séralini et autres lanceurs d’alerte en mal de notoriété médiatique ? Je l’ignore, mais de tels choses ne peuvent que renforcer le discrédit la science auprès du public. Et lorsqu’il s’agit en plus du domaine de la santé, toute falsification est d’une gravité extrême.
Anton Suwalki
PS : Un lecteur professeur m'informe : " Une
antenne relais va être installée près du collège où je bosse, et une fronde pétitionnaire s'est développée en salle des profs. Du coup, pour aller dans le sens du vent, j'ai déposé à côté de
celle ci une pétition pour l'interdiction du monoxyde de dihydrogène (1) (au nom du principe de précaution), qui a à l'heure actuelle recueilli deux signatures..." . Qu'est-ce qu'on
s'amuse dans l'Education Nationale !
(1)http://imposteurs.over-blog.com/article-18926224.html