Les connexions cérébrales créent des faux souvenirs
Des connexions du cerveau, qui encouragent la formation de faux souvenirs, ont été identifiées. De tels souvenirs sont plus susceptibles de se retrouver chez les gens ayant des liens de bonne qualité entre les neurones dans une région particulière du cerveau.
Les individus se souviennent souvent des mêmes événements différemment, ou rapportent des souvenirs de choses auxquelles ils ne devraient pas se rappeler étant donné leur trop jeune âge à l’époque de l’événement rapporté. Pour découvrir si une tendance à fabriquer des faux souvenirs se reflétait dans la structure du cerveau, Luis Fuentemilla de l’Université de Barcelone en Espagne et ses collègues ont provoqué des faux souvenirs chez 48 étudiants en laboratoire.
On demandait aux participants de lire quatre listes de 14 mots sémantiquement proches, dans laquelle chaque liste avait un mot "leurre" manquant. Par exemple, une liste incluant "siège", "sofa", "table" et "tabouret" ne comptait pas le mot "chaise" qui était donc le mot absent leurre.
Les étudiants écrivaient autant de mots dont ils pouvaient se souvenir et avaient ensuite leurs cerveaux passés au scanner. Ceux qui se "souvenaient" de plus de mots leurres étaient supposés être plus enclins aux faux souvenirs, chez lesquels on a trouvé des connections neurales de meilleure qualité, appelés "axons", dans le faisceau longitudinal supérieur, connu pour être associé à la mémoire fondamentale.
Article paru sur le site Charlatans
http://charlatans.info/news/spip.php?article209
A noter que Charlatans fournit également en référence bibliographique deux ouvrages d’Elisabeth Loftus, psychologue américaine qui grâce aux méthodes de la psychologie expérimentale a réussi a démontrer qu’on peut fabriquer des faux souvenirs : le fait qu’on croit se remémorer brutalement un événement traumatisant ne signifie pas qu’on l’ait refoulé dans sa mémoire, comme le veut la mythologie freudienne.
Anton
Le syndrome des faux souvenirs. Elizabeth Loftus
Le mythe de la mémoire refoulée. Elisabeth Loftus