Alertez les bébés , Yves Cochet est dans l’escalier !
Les idées malthusiennes les plus ultra sont d’autant plus à la mode que la propagande écologiste a envahi les ondes .
« Le député des Verts Yves Cochet a profité, samedi, d’un colloque de la revue de la décroissance Entropia, à Paris, pour apporter une solution surprenante à l’actuelle crise économique et écologique.
Selon lui, un enfant européen ayant «un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York», il faudrait faire voter une directive baptisée «grève du troisième ventre» qui inverserait l’échelle des prestations familiales.
En d’autres termes, dissuader financièrement les familles qui envisageraient de concevoir un trop-plein d’enfants. «Aujourd’hui, plus on a d’enfants, plus on touche. Je propose qu’une famille continue de percevoir des aides pour les deux premiers enfants, mais que ces aides diminuent sensiblement à partir du troisième», a déclaré le député devant les 150 participants des milieux écologistes et altermondialistes. »
http://www.liberation.fr/societe/0101560404-yves-cochet-pour-la-greve-du-troisieme-ventre
Drôle d’humaniste, cet homme qui dénonce par ailleurs, un système « aseptisé et mécaniste où la machine et le microscope sont les réponses aux maux contemporains » , et qui évalue les enfants en Équivalents Trajets Paris New-York! Mais s’il désigne les enfants des pays riches, les mesures-sanctions qu’il préconise visent les enfants des familles pauvres : couper les aides sociales, dont la part dans le revenu est inversement proportionnelle à celui-ci. Malthus en son temps le disait sans aucun détour : « Plutôt que d'inciter les pauvres à la propreté, nous devrions encourager des habitudes contraires. Dans nos villes, nous devrions rendre les rues plus étroites, entasser plus de gens dans les maisons, et favoriser le retour de la peste. »
D’autres , au mépris total des études démographiques et des projections de population (*), sont plus explicites que Cochet : pour eux, l’homme est de trop sur terre, et surtout l’homme pauvre . La nature étant une fin en soi pour les antihumanistes, sauver la terre, c’est réduire les capacités reproductives de cette « espèce invasive » qu’est l’homme . C’est en dernière analyse ce qu’ils entendent par la réduction de l’empreinte écologique, derrière les apparences du bon sens.
Michel Tarrier auteur de Faire des enfants tue :
« L’autre jour, dans un supermarché, un vieil homme bougon invectivait une jeune femme effrayée par ses propos : « Vous n’avez pas honte, Madame ? Avec des gens comme vous, nous serions déjà 25 milliards sur cette pauvre Terre ! ». Elle poussait un cadi chargé de victuailles, elle tirait un landau dans lequel braillaient des jumeaux, un garçonnet de 3 ou 4 ans s’accrochait à ses jupes et… elle était enceinte……
Homo sapiens est la pire espèce invasive.
Notre monde est passé de 250 millions à quasiment 6,7 milliards d’habitants depuis l’an 1 de l’ère chrétienne. En augmentant de 4 milliards, la population planétaire a triplé depuis 1950.
Stop, ou encore ?
Nous avons toutes les preuves que la planète ne pourra pas nourrir 9 milliards de terriens en 2050 ou 17 milliards en 2100. Nous feignons d’ignorer la finitude d’un monde dans laquelle notre multitude puise allègrement et sans relâche »
Il faut quelque chose de plus qu’un couple pour faire un enfant, il faut au moins une planète viable. Posséder une famille nombreuse n’est-il pas un délit environnemental, une grave atteinte à la planète et à l’avenir commun ? »
http://web.mac.com/jdelacre/Enfants/enfants.html
Gilles-Éric Séralini , qu’on ne présente plus ici :
« la démographie continue à galoper au cours de la décennie quatre-vingt-dix avec une population mondiale qui double. (…) Cela provoque une situation insoutenable pour l’humanité dévoratrice de ressources, une calamité non seulement environnementale, mais pour tous les hommes, prévoient les experts. » Et il n’hésite pas à comparer l’homme à des bactéries : « Au cours du XXe siècle, nous avons crû de manière exponentielle comme des bactéries dans une soupe. » En outre, à l’instar de Malthus, M. Séralini s’en prend aux pauvres qui sont accusés d’être plus prolifiques. Sans doute que, dans l’esprit du biologiste, les pauvres se comportent davantage comme des bactéries que les riches… Mais contrairement à Malthus, M. Séralini a trouvé pourquoi les pauvres faisaient plus d’enfants ! Avec condescendance, il explique en effet que l’orgasme reste l’un des seuls plaisirs qui restent aux pauvres : « (…) les miséreux qui ne peuvent avoir pour tout ciel, dans une vie de manques et de torture, que leurs instants d’orgasmes, sans pour autant connaître la contraception qui est un luxe, se reproduisent forcément plus que les autres. »
No comment…
http://alerte-environnement.fr/?page_id=1755
Alors, ce discours malthusien n’est certes pas nouveau chez certains écologistes. Un petit florilège trouvé sur la toile vous en convaincra :
http://www.larecherchedubonheur.com/article-10789557.html
Seulement, à mesure que ces idées se banalisent -Cochet, ça n’est pas n’importe quel huluberlu isolé, c’est un député , un ancien et peut-être futur ministre- et sont présentées par les médias comme des évidences, elles deviennent plus dangereuses. Au « mieux », elles détournent des vrais problèmes : comment assurer des ressources en quantité suffisante et bien réparties à une population qui va encore croître un certain temps et qui pour une bonne part d’entre elle, souhaite consommer plus et non pas moins . Plus ouvertement , elle préconise des solutions antisociales à la manière de Cochet . Au pire, on peut imaginer quel système politique il faudrait pour faire coller la population mondiale à celle que ces gens jugent compatible avec leur amour de la nature.
Anton