OGM : un débat entre Michel Naud et Pierre-Henri Gouyon
À lire sur le site de l’AFIS :
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article892
Présentation du débat :
Pierre-Henri Gouyon s’est adressé par e-mail au rédacteur en chef de Sciences et pseudo-sciences en critiquant la posture de l’AFIS dans le débat public sur les OGM. Après quelques échanges préliminaires, nous lui avons suggéré de prendre part à un débat structuré avec nous, en centrant la discussion sur les arguments de fond susceptibles d’éclairer les lecteurs dans la controverse sur les OGM, et en laissant de côté attaques ad hominem et accusations. Nous accompagnions cette suggestion de la proposition d’un mode opératoire, reprenant une idée éditoriale initiée par d’autres et que nous entendons ainsi saluer [1], « associant les avantages de l’oralité (la réponse aux arguments du contradicteur) à ceux de l’écrit (la possibilité de ne pas répondre sous le coup de l’émotion) ». [2]
Pierre-Henri Gouyon d’une part, Michel Naud d’autre part, ont accepté la règle du jeu. Ils ont été invités à traiter le thème des biotechnologies dans l’agriculture et pour l’alimentation animale et humaine suivant l’éclairage de la question : « OGM, menace, fléau ou source de progrès ? ».
D’un point de vue pratique chacun d’entre eux était invité à écrire un texte de 8 000 caractères lui permettant de développer librement et indépendamment l’un de l’autre son propre point de vue. Alors, et seulement alors, chacun découvrait la contribution de son contradicteur et était invité à répondre, dans un second texte de 4 000 caractères, à ses arguments ; pour faciliter la lecture pour nos lecteurs il était demandé de surcroît à nos contributeurs de faire l’effort que leur second texte respecte autant que faire se peut la structure (l’ordre chronologique des arguments) du premier texte auquel il répond.
Cet ensemble avait été conçu pour offrir à nos lecteurs un véritable débat instruit sur la base d’arguments et de faits. Le thème et la règle du jeu étant fixés, chaque contributeur était, bien entendu, libre d’écrire ce qu’il souhaitait ; libre aussi, par voie de conséquence, de s’écarter de la lettre ou de l’esprit du dialogue convenu. C’est ainsi que Pierre-Henri Gouyon a jugé bon, notamment dans sa réponse à Michel Naud, de reprendre à son compte, à plusieurs reprises, des accusations mensongères sur l’existence de liens entre des firmes impliquées et l’AFIS ou ses représentants. Plutôt que de commenter plus avant ces dérapages, faisant le pari de l’intelligence et respectant nos lecteurs, nous vous laissons seuls juges des arguments apportés et des comportements démontrés par l’un et l’autre des protagonistes.
C’est cet échange que nous vous invitons à découvrir.
Jean-Paul Krivine
[1] Collection Pour ou contre, Editions Prométhée, « OGM : quels risques ? », Jacques Testart et Yves Chupeau, septembre 2007, ISBN 98-2-916623-01-6
[2] Ouvr. cité, préface, p. 9