Prodiges et vertiges de l'analogie, un essai de Jacques Bouveresse
Voilà les vacances ! Après des pics d’affluence en mai et en Juin (jusqu’à 2 789 pages le 30 mai, ce qui est, je crois, le record absolu), la fréquentation du site Imposteurs est logiquement retombée en Juillet, et ne remontera pas avant début Septembre. L’activité du blog va baisser en intensité pendant le mois d’Aout, mais ne va pas cesser.
Certes, les vacances servent à « restaurer la force de travail », mais elles sont aussi l’occasion de se cultiver, de s’intéresser à autre chose. Mon livre de vacances sera Prodiges et vertiges de l'analogie du philosophe Jacques Bouveresse, un des rares intellectuels français à avoir défendu Sokal et Bricmont à la suite de la parution de leur ouvrage Impostures intellectuelles. Je remercie les lecteurs du site qui ont recommandé ce livre, dont on peut se faire une idée de la teneur à travers le texte de cette conférence de Jacques Bouveresse donnée à l’Université de Genève :
http://un2sg4.unige.ch/athena/bouveresse/bou_pens.html
On appréciera tout particulièrement la citation de Bernard Bolzano : « Un des traits les plus étonnants des penseurs de notre époque est qu'ils ne se sentent pas du tout liés par ou du moins ne satisfont que médiocrement aux règles jusque là en vigueur de la logique, notamment au devoir de dire toujours précisément avec clarté de quoi l'on parle, en quel sens on prend tel ou tel mot, puis d'indiquer pour quelles raisons on affirme telle ou telle chose, etc. ». Cette réflexion date du 19ème siècle, et pourtant elle n’a pas pris une ride. Et aujourd’hui encore, dans le monde des intellectuels post-modernes qui cherchent à nous éblouir de leurs belles paroles, « l'ignorance et la confusion [sont] considérées comme une forme de compréhension supérieure ».
Anton Suwalki