Philippe Martin décroche son deuxième Vélot d’or
Plus de Vélot d’or attribué depuis janvier dernier. Nos lecteurs devaient trouver le temps long, se demandant comme nous si l’immense réservoir de talents justement récompensés sur ce site n’était pas en voie de tarissement. Qu’ils se rassurent, leurs craintes étaient infondées.
En attendant de dédier tout prochainement le Vélot d’or de l’année à une journaliste de Paris Match injustement méconnue, nous attribuons sans hésiter le prix à Philippe Martin pour le deuxième fois consécutive (*), un exploit inédit !
Car Philippe Martin , député, adjoint au maire, et président du Conseil Général du Gers, ne cumule pas que le mandats. Il accumule les affirmations les plus ineptes sur les OGM. Il nous a ainsi appris que Monsanto mettait « de nouveaux gènes à l’intérieur de son Round Up pour rendre, après 2014, encore plus difficile le fait de le faire»…
En avril dernier, il déposait devant la Cour de justice de l’UE un recours en annulation au sujet de l’autorisation de la Commission Européenne en Juillet 2010 de mise sur le marché de six variétés de maïs génétiquement modifiés destinés à la consommation humaine et animale.
La Cour ne s’est pas prononcée sur le fond des arguments avancés par Philippe Martin et les départements et régions qui ont suivi cette initiative, mais le recours a été rejeté pour des raisons juridiques : « ce n’est que l’État-membre, en l’espèce l’État français [et non le département ou la région], qui en vertu de l’article 263, deuxième alinéa, a le droit de défendre l’intérêt général sur son territoire ».
Dommage, car les risques évoqués par l’élu du Gers valaient leur pesant d’or , comme nous l’apprend le numéro de mai d’Agriculture et Environnement : « des risques sanitaires pour les personnes vivant sur le territoire du département du Gers »,
et surtout :
« Ces risques sanitaires touchent également les animaux exploités dans le département du Gers en raison des incertitudes planant autour de la mutation des OGM et de leur influence sur le génome des animaux ».
Concernant leur influence sur la santé mentale de nos élus, le doute n’est plus de mise.
Anton Suwałki
(*) http://imposteurs.over-blog.com/article-le-velot-d-or-a-philippe-martin-59830459.html