Des informations en continu sur la centrale japonaise de Fukushima Daïchi
Même si le tsunami consécutif au séisme a fait beaucoup plus de victimes immédiates, il est assez compréhensible que d’aussi loin, on s’intéresse peut-être plus à l’accident nucléaire que la majorité des japonais eux-mêmes qui ont d’autres priorités . Ca n’est pas forcément par absence de compassion pour les victimes de la catastrophe naturelle. La récupération immédiate de l’évènement des anti-nucléaires samedi à Paris me semble par contre à la limite de l’indécence.
L’accident a donc été reclassé par l’ agence internationale ,aujourd’hui au niveau 6 sur l’échelle INES qui en compte 7, classification que conteste l’autorité japonaise. Tchernobyl est jusqu’à présent le seul accident ayant atteint le niveau 7 , « accident majeur » .
Une information claire , neutre et factuelle, et mise à jour très régulièrement, est disponible sur le blog de Sylvestre Huet, journaliste scientifique à Libération, qui fait là un beau travail :
Je réagis également au commentaire posté cet après-midi par Romain Thomas, assez agressif, mais reconnaissons-le, plutôt bien écrit. Pour une fois qu’un de nos "adversaires" fait preuve d’un peu esprit, ça mérite d’être souligné.
Il est vrai que l’écho médiatique de cet incident (accident nucléaire de Fukushima, mars 2011) est sûrement inversement proportionnel à sa gravité : il ne s’agit que de pollution de nature radioactive et biologique (de l'uranium bio) !
Vous devriez défendre encore et toujours comme ceci le nucléaire qui fait encore une fois de plus preuve d'une grande transparence...
Une seule solution : la décroissance cher Monsieur, et aussi bien économique que démographique. Mais si nous voulons continuer à croitre comme des abrutis, alors là, je soutiens votre blog : vive le nucléaire pour chauffer les serres de cultures hors-sol d'OGM...
Sournoisement votre,
RT.
- Je pense que le Japon et l’autorité de sureté nucléaire japonaise ont d’autres chats à fouetter que de communiquer au monde entier. De fait l’évacuation de la zone sur un rayon de 20 kilomètres constitue une information. La transparence est évidemment nécessaire, mais pas non plus dans n’importe quelle condition. L’information doit se faire en temps voulu, et compte-tenu de l’évolution de la situation. On peut comprendre que personne n’aurait rien à gagner à créer une psychose ajoutant au chaos créé par le séisme et le tsunami. Il serait par contre très fâcheux d’apprendre que l’autorité ait caché ou retardé la communication d’informations avec pour conséquences de mettre davantage en danger les populations. On en jugera un peu plus tard, voulez-vous ?
- Sur la décroissance, quand je compare le bilan humain (provisoire, certes) d’un séisme d’une magnitude exceptionnelle au Japon avec celui d’un séisme beaucoup moins important en Haïti , je me dis qu’à tout prendre, je préfère les inconvénients de la « croissance abrutie » à ceux d’un pays qui a la chance de ne pas l’avoir connue, ce qui veut pas dire que je confond Produit Intérieur Brut et Bonheur Intérieur Brut. Mais je n’ai jamais lu quoi que ce soit sur la décroissance qui me convainque qu’il s’agit d’autre chose que d’une utopie réactionnaire.
-Ce qui m’inquiète le plus, ce sont les idées malthusiennes qui vont avec la décroissance et économique. Vous n’en avez sans doute pas conscience, mais le contrôle de la population (que ce soit dans un sens malthusien ou au contraire populationniste) a presque toujours été mis en œuvre par des régimes totalitaires, et je ne vois pas comment on pourrait imposer cela aux seules populations qui croissent (encore) rapidement dans le Monde sans avoir recours à des méthodes totalitaires. Je suppose bien entendu que vous ne défendez pas cela…
Anton
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