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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 16:17

Il y a quelques années, voire quelques mois à peine, le bruit des controverses autour du réchauffement climatique et de son origine anthropique (RCA) n’atteignait pas la France, et les thèses du GIEC étaient présentées comme reflétant le consensus scientifique.

Les climato-sceptiques ?

Voici comment le brillant Jean-Marc Jancovici, les dépeignait en 2002 :

«De fait, ces manifestations de scepticisme sont souvent l’œuvre :

-        d’un individu connu pour ses convictions ultralibérales (ce qui inclut les républicains aux États-Unis), voyant d’un très mauvais œil toute entrave à la croissance

-        d’une personne proche des anti-nucléaires alors que le recours à l’atome civil offre -de fait- une marge de manœuvre pour lutter contre l’effet de serre

-                      d’un chercheur américain que l’on sait financé par les secteurs pétroliers ou charbonnier » (1)

 

Les médias s’intéressent soudain aux climato-sceptiques

Seules les déclarations climato-sceptiques de Claude Allègre , personnage « haut en couleurs » intéressant pour les médias, pouvaient trouver un relais minimum auprès d’eux. La parution du livre de Serge Galam (2) en 2008  était resté très confidentielle.

En peu de temps, le climat d’ostracisme à l’égard des climato-sceptiques a très nettement diminué, au grand dam de quelques journalistes militants comme Stéphane Foucart ou Hervé Kempf du Monde. La parution quasi simultanée de 3 livres (3), dont celui de l’inévitable de Claude Allègre, coïncidant avec la révélation du « Climategate » (4)  et quelques « bourdes » monumentales figurant dans le dernier rapport du GIEC, reconnues bien tardivement, ont sans doute contribué à modifier la donne.

Les débats publics entre défenseurs des thèses du GIEC (RCA) et  climato-sceptiques se sont multipliés. Ils sont généralement de bonne tenue et de bonne qualité. Le public découvre par exemple en Vincent Courtillot ou en Benoit Rittaud des personnages très différent des caricatures insultantes dépeintes par Jean-Marc Jancovici, qui a à son compteur des milliers de point Godwin (5). L’organisation de débats contradictoires contraint du côté des défenseurs du RCA la mise en veilleuse des discours les plus outrancièrement militants , cédant la place à de véritables scientifiques discutant avec pondération sur les faits plutôt que sur les intentions supposées de leurs contradicteurs, tels Hervé le Treut (6).

Certains, tel le décroissant Jean Gadrey, continuent à affirmer qu’il y a d’un côté les « vrais » spécialistes du climat, qui admettent les thèses du RCA, de l’autre les climato-sceptiques, qui ne sont pas des spécialistes :

« Les « négateurs » ne sont pratiquement jamais des spécialistes du climat et des sciences de l'atmosphère. Et parmi ces derniers, soit des milliers de chercheurs dans le monde, plus de 90 % admettent la forte probabilité d'un réchauffement climatique d'origine humaine comme tendance de long terme qui va se poursuivre au-delà des aléas conjoncturels.

 

En France, les « sceptiques » les plus connus et les plus médiatiques sont des scientifiques renommés dans leur domaine. Citons trois géophysiciens, géochimistes ou géologues, Claude Allègre, Vincent Courtillot et Jean-Louis Le Mouël, tous directeurs actuels ou passés de l'Institut de physique du globe, une belle institution scientifique. Mentionnons aussi l'historien Jacques Le Goff, le biologiste Henri Atlan, le statisticien Benoît Rittaud, auteur du livre Le mythe climatique, le zoologiste Guillaume Lecointre et le « sociophysicien » Serge Galam.

Les sceptiques ne publient pas dans les revues scientifiques

Aucun de ces chercheurs et intellectuels n'a publié sur le climat dans les lieux et revues où fonctionne l'exigence d'évaluation scientifique anonyme par un comité composé de spécialistes du champ.(souligné par moi) »  (6)

 

Pour commencer, Guillaume Lecointre, comme il nous l’a lui-même signalé, récuse formellement l’étiquette de climato-sceptique  que lui a attribué à tort le Monde Magazine. (voir commentaire n°44).

 

Par ailleurs, Jean Gadrey peut-il réellement ignorer la réalité ? Certes, ni Claude Allègre, ni Benoit Rittaud (7) n’ont publié sur le climat dans des revues à comité de lecture. Ca n’est pas vrai pour Vincent Courtillot et Jean-Louis Le Mouël. Mais au-delà des quelques scientifiques bénéficiant désormais d’une couverture médiatique, un recensement récent (8) fournit 700 références d’articles scientifiques sceptiques dûment publiés dans des revues « où fonctionne l'exigence d'évaluation scientifique anonyme par un comité composé de spécialistes du champ », comme il dit. Une bibliographie effectuée sur la période 2004-2007, indique à quel point le consensus autour du RCA est un mythe(9).

La confrontation des hypothèses scientifiques sur le réchauffement climatique doit-elle nous déboussoler ?

Le consensus autour du RCA , à l’heure actuelle,  est un mythe, telle est la certitude la à laquelle peut arriver un individu lambda qui s’intéresse à ce débat scientifique sans être spécialiste. Pour le reste, il ne peut prétendre trancher sur les deux questions essentielles , auxquelles seule une confrontation scientifique civilisée et débarassée des interférences politiques pourra apporter des réponses et déboucher sur un réel consensus :

-                      le caractère exceptionnel et durable du réchauffement climatique constaté au cours des dernières décennies (10).

-                      le fait que celui-ci soit essentiellement provoquée par les gaz à effet de serre émis par l’activité humaine

 

 Loin de provoquer un sentiment de déboussolement chez ceux qui conservent une démarche rationnelle, le constat que le consensus n’existe pas devrait amener à méditer sur le dangereux mélange des genres (entre science, politique et idéologie) qui dès le départ a empoisonné la question climatique, occulté les critiques du RCA ou menti en prétendant qu’elle n’émanait que d’originaux ou de suppôts du lobby pétrolier, autant de méthodes qui font courir le risque de renforcer la défiance envers la science en général.

L’essor d’un courant « climato-vertueux »

Mais il serait naïf de croire que tout le monde raisonne ainsi. Ca serait ignorer les mécanismes psychologiques de l’escalade d’engagement. Nombreux sont ceux qu’on a préparés aux effrayantes  conséquences climatiques  « si on ne fait rien pour enrayer le phénomène» et qui aujourd’hui pourraient être amener à réviser leurs certitudes.

On a ainsi vu lors d’un débat organisé avec Vincent Courtillot à Nantes (11) un intervenant admettre avec beaucoup d’honnêteté son incompétence pour trancher ces questions tout en continuant à défendre l’idée qu’il fallait continuer à agir :

L’action climatique, disait-il, allait « nous permettre en place de nouvelles solidarités »…

Dans la même veine, cet argument publié dans la revue Courrier Cadres de mai 2010 :

« Que le dérèglement climatique soit dû ou non aux activités humaines, produire et vivre de façon plus saine est une stratégie gagnante - même si, là encore, on entend tout et son contraire. L’économie verte stimule la créativité, crée des marchés des emplois  et nous promet une meilleure santé. Pourquoi s’en priver ? »

L’hypothèse que par définition « l’économie verte » offre des bénéfices en termes de créativité ou d’emplois par rapport à l’économie traditionnelle est plus que douteuse (12). Mais le plus étonnant est cette tendance à inventer des comportements vertueux en soi, indépendamment des effets qu’ils produisent. 

En somme , comme pour les petits cadeaux, c’est l’intention qui compte, plutôt que la nature du cadeau lui-même.

La morale de ces nouveaux climato-vertueux est d’une naïveté déroutante. Des centaines de milliards consacrés à la lutte contre le réchauffement climatique ne seraient que des fonds perdus s’il s’avérait qu’en définitive l’homme n’a qu’une influence négligeable sur celui-ci. Ces coûts, même s’ils étaient essentiellement assumés par les pays développés, sont autant qui n’iront pas à l’éducation, à l’amélioration de la santé et au développement économique des PED. D’autant plus que le développement économique de ceux-ci sera entravé par les contraintes imposées par les pays riches en matière de GES, alors qu’une vingtaine de pays sont responsables de 80% des émissions (13).

On n’a cessé sur la base d’une information tronquée et instrumentalisée de nous parler de l’urgence climatique. Urgence qu’il y aurait à endiguer des scénarii catastrophe que nous promettent en 2100 des modèles qui n’ont pas anticipé l’actuelle « pause climatique » ni ne savent l’expliquer a posteriori. N’y a-t-il pas plutôt urgence à refroidir les esprits ? Quel urgence y a-t-il à ce que le Pérou (0,14% des émissions mondiales de GES) ou le Sénégal (0,02% des émissions mondiales de GES) prennent en compte le réchauffement climatique dans leur « modèle de développement » ?

A la logique de la peur qui a servi à emballer les esprits sur l’ urgence climatique, pourrait se substituer à présent ce moralisme climatique, qui tend à évaluer des actions non pas en fonction du résultat qu’on devrait en attendre, mais en fonction des aspirations à la vertu de ceux qui les défendent. L’enfer est toujours pavé de bonnes intentions…

Anton Suwalki


 

 

 

Notes :

 

(1)  L'avenir climatique : quel temps ferons nous ?, Seuil, 2002

(2)  http://www.lefigaro.fr/politique/2009/05/26/01002-20090526ARTFIG00003-ouverture-les-dernieres-pistes-de-sarkozy-.php

(2) Les scientifiques ont perdu le Nord  - Réflexions sur le réchauffement climatique, Plon, 2008

(3)     Nouveau voyage au centre de la Terre, Vincent Courtillot, 2009, Odile Jacob

       Le mythe climatique, Benoit Rittaud, Seuil, 2010

              L'imposture climatique : ou La fausse écologie , Claude Allègre, Plon , 2010

(4)     dont la portée a été très largement exagérée par certains sceptiques, soit dit en passant

(5)     qui n’avait pas hésité à traiter Claude Allègre de « Faurisson du climat »

       http://www.lefigaro.fr/politique/2009/05/26/01002-20090526ARTFIG00003-ouverture-les-dernieres-pistes-de-sarkozy-.php

(6) les climato-sceptiques ne sont pas les seuls sur la toile :

http://blogs.lexpress.fr/le-climatoblog/

(6)     http://www.alternatives-economiques.fr/climato-sceptiques-contre-climatologues---ou-est-l-imposture-_fr_art_633_48796.html

(7)     Je conseille vivement le livre de ce dernier (Le mythe climatique), qui au-delà de critiques techniques comme celles sur la courbe en crosse de hockey, entame une réflexion épistémologique salutaire .

(8)     700 Peer-Reviewed Papers Supporting Skepticism of "Man-Made" Global Warming

http://www.populartechnology.net/2009/10/peer-reviewed-papers-supporting.html

(9)     Scientific consensus on climate change?

Energy & Environment. Vol. 19, no. 2, pp. 281-286. 2008

http://md1.csa.com/partners/viewrecord.php?requester=gs&collection=TRD&recid=08113359EN&q=&uid=787220359&setcookie=yes

(10) avec cependant une stagnation des températures moyennes depuis 1998

(11) http://www.dailymotion.com/video/xaoh8s_vincent-courtillot-la-conference-de_tech

(12)  lire par exemple
http://imposteurs.over-blog.com/article-36926897.html

(13) http://mdgs.un.org/unsd/mdg/SeriesDetail.aspx?srid=749&crid=

     

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commentaires

Aurogra 100mg 04/08/2015 14:06

Hi, I am very thankful too you for this sharing..It is very useful for my writing project I get enough information for my writing..!!

plombier paris 75010 26/01/2015 14:37

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.
Cordialement

visit here 06/03/2014 11:45

The change in climate changes and climatological virology depends on the machinery and mechanisations this climate implies.It should be noted that climate changes must be made into accountability.

Gérard Manvussat 20/08/2010 06:43



« Nombreux sont ceux qu’on a préparés aux effrayantes  conséquences climatiques  « si on ne fait rien pour enrayer le
phénomène» et qui aujourd’hui pourraient être *amener* à réviser leurs certitudes. »





Vous pourriez être amenÉ à réviser les bases de la conjugaison, avant de déverser vos inepties tortueuses...





http://www.youtube.com/watch?v=BQhFVdfYODs





http://www.google.com/search?q=%22zidane+il+a+marquer%22





Bordel de %#§?£ : le participe passé !


Morne mérou, tu écris fort mal le français :


A ta place, j'irais m'offrir un Bescherelle,


Et le potasserais en mangeant des airelles.





Copie-moi deux cents fois : « Les verbes du premier


Groupe, à l'infinitif, se terminent en « -ER »,


Un E ACCENT AIGU finit le participe


Passé, rentre-toi ça dans l'oeuf nom d'une pipe ! »





http://www.leboncoin.fr/li?q=bescherelle






Gérard Manvussat 20/08/2010 06:41


« Nombreux sont ceux qu’on a préparés aux effrayantes conséquences climatiques « si on ne fait rien pour enrayer le phénomène» et qui aujourd’hui pourraient être *amener* à réviser leurs
certitudes. » Vous pourriez être amenÉ à réviser les bases de la conjugaison, avant de déverser vos inepties tortueuses... http://www.youtube.com/watch?v=BQhFVdfYODs
http://www.google.com/search?q=%22zidane+il+a+marquer%22 Bordel de %#§?£ : le participe passé ! Morne mérou, tu écris fort mal le français : A ta place, j'irais m'offrir un Bescherelle, Et le
potasserais en mangeant des airelles. Copie-moi deux cents fois : « Les verbes du premier Groupe, à l'infinitif, se terminent en « -ER », Un E ACCENT AIGU finit le participe Passé, rentre-toi ça
dans l'oeuf nom d'une pipe ! » http://www.leboncoin.fr/li?q=bescherelle


anton suwalki 22/06/2010 15:21




Bonjour Guillaume,


En fait, il s'agit d'une citation de J Gadrey, plusieurs lecteurs nous ont signalé qu'il doutaient qu'il s'agisse de votre position réelle. Je tâche d'intégrer votre mise au point au plus vite.
Toutes nos excuses pour cette méprise.


Anton




Guillaume Lecointre 22/06/2010 15:15



Je suis Guillaume Lecointre, que vous citez dans cet article. J'ai déjà envoyé un démenti il y a plusieurs semaines mais visiblement il n'est toujours pas posté. Je le répète : lors de mon
entretien avec le journaliste du Monde Magazine, il n'a été aucunement question du climat. D'ailleurs si vous lisez bien l'interview il n'en est pas question. Je me suis fait piéger et j'ai
demandé un correctif au journal. Je récuse donc la classification de climato-sceptique me concernant. Veuillez avoir l'obligeance de poster cela sur ce site.



Tyner 15/06/2010 09:39



Un article intéressant (sur le site de news Science et Nature de la BBC, que j'apprécie) :


http://news.bbc.co.uk/2/hi/science_and_environment/10314458.stm



Laurent Berthod 02/06/2010 23:00



Bon, ce n'était pas le bon lien. le voici : http://imposteurs.over-blog.com/article-une-nouvelle-tendance-dans-le-debat-climatique-les-climato-vertueux-51111783-comments.html#comment62686748



Laurent Berthod 02/06/2010 22:59



Ptoufle,


Oui, j'ai mal fait fonctionner mon navigateur. je retire donc mon message. Mais pour le reste je persiste.


 






anton suwalki 02/06/2010 16:17



merci Tyner


je vais lire ça ce soir



Tyner 02/06/2010 16:14



Anton, au sujet de Lindzen, un point de départ est :


http://climateprogress.org/2010/01/11/science-lindzen-debunked-again-positive-negative-feedbacks-clouds-tropics/


 


 



anton suwalki 02/06/2010 16:04



Bonjour Tyner, Sissa et Laurent.


 


Tyner et Sissa ont eu parfaitement raison d’attirer  notre attention
sur  ces fameux  700 articles « peer reviewed », où il y a des choses chelous, merci . J’ai
cliqué de manière aléatoire sur des liens vers les abstracts, j’aurai dû vérifier plus en détail. Par ailleurs je ne connais pas suffisamment la question climatique pour savoir si toutes les
articles de Lindzen ont été réfutés, mais il me semble que le parallèle avec Séralini est pour le moins excessif.


 


@Tyner : « La phrase "En ce
qui concerne les OGM, les manip de Séralini sont toutes rejettées par tous ses confrères" s'applique justement aussi à Lindzen ! "Les études de Lindzen sont toutes rejettées
par tous ses confrères."... »


Vous avez qq liens ?


Toutefois ca m’inspire une réflexion. Stéphane Foucart dont Sissa pense que c’est un « journaliste scientifique qui se contente de noter les grandes différences entre les affirmations de C. Allègre et les
publications ou chercheurs auxquels il se réfère »  n’a pas du tout la même attitude à l’égard des OGM, qu’il s’agisse de
Séralini , de la fameuse étude baclée de Zentec et al (et même pas publiée). Serait-ce donc qu’il ferait bien son travail en matière de climat et mal en matière d’OGM ?  Ou n’y aurait-il pas un peu d’idéologie derrière.


 


@Ptoufle : « Personne à ce jour n'a trouvé la propriété magique des molécules de CO2
qui annule ses propriétés physiques d'émission et d'absorption. A moins que les physiciens qui font de la thermodynamique depuis 100 ans, ou de manière plus appliquée à notre sujet, depuis 30ans,
n'aient rien compris à la thermodynamique. »


Bonjour Ptoufle


Je pense que personne n’a contesté ici que le CO2 soit un gaz à effet de serre et on a mesuré dans quelle zone de l’IR il a cet
effet. Qui le remet en cause ?


Seulement, entre constater cela au laboratoire et mesurer de manière précise l’impact du CO2 additionnel dans l’atmosphère, ça
n’est pas tout à fait la même chose, non ?


 


 



ptoufle 02/06/2010 15:11



"""Ce n'est pas sérieux ! La pièce attachée N°3 n'est qu'une liste qui n'est accompagnée d'aucun argument, d'aucune contradiction, d'aucune contestation !"""





Le document énumère des points critiqués sur la page 1 et les argumente sur les 29 pages suivantes.



ptoufle 02/06/2010 14:15



Ce qui n'est pas sérieux, c'est de tenter de discréditer quelqu'un en disant qu'il ne connaît rien à la science. C'est montrer peu d'aptitude à la discussion (dissonnance cognitive mal vécue ?).


De la même manièreque sur le RCA, la contestation des OGM ne se limite pas à GES, bien d'autres scientifiques (ou qui en ont la blouse) le font et utilisent la même posture de victime qui
estiment ne pas avoir assez d'espace médiatique pour s'exprimer. On évoque Galilée à bout d'argument, ou Wegener, le Galilée à la mode des géophysiciens pour expliquer que c'est la minorité qui a
raison. Sauf que Wegener ne travetissait pas la réalité pour la conformer à sa théorie.


Personne à ce jour n'a trouvé la propriété magique des molécules de CO2 qui annule ses propriétés physiques d'émission et d'absorption. A moins que les physiciens qui font de la thermodynamique
depuis 100 ans, ou de manière plus appliquée à notre sujet, depuis 30ans, n'aient rien compris à la thermodynamique. Comme la plupart des scientifiques et organismes censés juger de la toxicité
des OGM n'auraient rien compris à la toxicologie.



Tyner 02/06/2010 11:10



Citez-nous une publi de Lindzen qui n'ait pas été sévèrement critiquée.



Laurent Berthod 02/06/2010 10:14



Mensonge, intox, les réchauffistes nous ont habitué au pire.



Tyner 02/06/2010 08:38



La phrase "En ce qui concerne les OGM, les manip de Séralini sont toutes rejettées par tous ses confrères" s'applique justement aussi à Lindzen ! "Les études de Lindzen
sont toutes rejettées par tous ses confrères."...



Laurent Berthod 01/06/2010 23:33



(lire particulièrement le fichier attaché n°3)


Ce n'est pas sérieux ! La pièce attachée N°3 n'est qu'une liste qui n'est accompagnée d'aucun argument, d'aucune contradiction, d'aucune contestation !


Si la liste des sept cents est peut-être exagérée, il y a de nombreux scientifiques, minoritaires certes, mais très sérieux, autres que Courtillot, qui contestent le RCA, ne serait-ce que
Richard Lindzen, mais dans les media français il n'est jamais cité (merci les menteurs Huet et Foucart).


 


Le fait qu'il y ait un débat entre scientifiques sur le RCA est incontestable. En ce qui concerne les OGM, les manip de Séralini sont toutes rejettées par tous ses confrères. Comparer le RCA
et les OGM n'est pas sérieux. Les partisans du RCA qui s'appuient sur cette comparaison pour étayer leur position se discréditent ipso-facto, car ils montrent qu'ils ne connaissent rien à la
science.



l'autre pierre 01/06/2010 17:52



Comment peut on faire un parallèle entre OGM et RCA?


Observer que la technologie OGM pratiquée sur des millions d’hectares depuis
bien des années n’a toujours pas fait de victime et avoir des doutes sur la modélisation de systèmes aussi complexes que le climat à échéance d’un siècle ne me semble pas
contradictoire.


Dans un cas il s’agit d’observations, dans l’autre de suppositions qui restent à
confirmer par nos enfants.