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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 14:36

Plutôt discret, le CRIIGEN , ces derniers temps. Il faut dire que depuis quelques semaines, MMR bénéficie du monopole de l’intox dans les médias. En attendant de pouvoir refaire le buzz, l’activité du comité « indépendant » semble en veilleuse. Pourtant, le dernier communiqué publié sur le site du CRIIGEN (1) contient un sacré scoop !

 

ACCUIEL CRIIGEN

 

 

 

Au départ, un simple commentaire du rapport annuel de l’ISAAA (2) sur les cultures transgéniques dans le monde en 2010, aussi ennuyeux que la rubrique nécrologique d’un bulletin paroissial.  Le rédacteur se contente d’ânonner les poncifs habituels : les OGM ne tiennent pas leurs promesses, la résistance (aux OGM) apparaît dans le monde entier, les OGM ne sont pas évalués plus de trois mois sur la santé des mammifères (3), ils ne sont pas non plus étiquetés (4) Chef, j’ai rien oublié ? 

 

         Ah, si ! : « ces OGM servent essentiellement depuis le début à nourrir les porcs, vaches et poulets des pays riches, contribuent à la pauvreté et aux malnutritions mondiales » …Faudra voir à apprendre ta récitation par cœur, a du commenter le chef. Quant à savoir le rapport entre le fait que les grandes cultures soient en grande partie dédiées à l’élévage des animaux, et leur nature transgénique : il n’y en a bien sûr aucun.

 

            Au-delà de ces propos lénifiants, le rédacteur du communiqué semble avoir un gros problème avec l’arithmétique : « Après 15 années de commercialisation, les OGM atteignent 9,8% (148 millions ha) des cultures mondiales (progression annuelle <1%). » . Bonnet d’âne au CRIIGEN ! 134 millions en 2009, 148 millions en 2010, cela fait +10,4% ! Et la progression annuelle des surfaces cultivées depuis le début des cultures transgéniques n’a jamais été inférieure à 7% l’an.

 

            4 causes possibles à cette erreur d’écolier :

1.      Le rédacteur ne maîtrise pas la technique pointue du calcul d’un pourcentage (niveau 5ème)

       2.  Le CRIIGEN a acheté la seule calculette du marché qui calcule faux

      3. Le rédacteur a des gros doigts , et tape maladroitement sur les mauvaises touches de la calculette

     4.Le rédacteur bidonne volontairement les chiffres, en espérant que personne ne s’en rendra compte.

 

Quelle est l'hypothèse la plus vraissemblable ? Je vous en laisse juge...

 

 Deuxième pourcentage calculé par notre cancre : « En Europe, au contraire,  les OGM qui sont essentiellement cultivés en Espagne, représentent  moins de 0,001% des surfaces cultivées. » .

 

Ils sont très forts, ces européens : ils ont planté en effet un peu plus de 90.000 hectares de PGM en 2010 , soit 900 km2 qui représenteraient moins du cent millième (0,001%) des surfaces cultivées . On en déduit donc que l’Europe cultive sur une surface de plus de 90.000.000 (oui, millions !) de km2, un exploit quand on sait que la superficie de l’Europe est de …4.200.000 km2 .   Une seule explication possible à ce mystère : on cultive dans le plus grand secret des plantes sur d’immenses étendues de l'océan Atlantique , à peu près les 9 dixièmes!  Bof ! Tant qu’il ne s’agit pas d’OGM…

 

Anton Suwałki


 

 

Notes :

 

(1)   http://www.criigen.org/SiteFr/

(2)   http://www.isaaa.org/resources/publications/briefs/42/executivesummary/default.asp

      Pour une lecture critique, mais non mensongère des rapports de l’ISAAA, lire :

http://imposteurs.over-blog.com/article-les-pgm-dans-le-monde-un-regard-critique-sur-le-rapport-de-l-isaaa-et-ses-detracteurs-46101840.html

      (3) Faux :le CRIIGEN feint d’ignorer qu’il existe bien d’autres tests sur les animaux que les tests de toxicité subchronique à 3 mois sur les rats.

       (4) Encore faux : Toute denrée contenant plus de 0,9 % de produits issus d’OGM doit être étiquetée.

 

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commentaires

Bill 07/04/2011 22:43



C'est vrai, "complète" est présomptueux. Si le terme est maladroit, le sens est néanmoins pertinent. Mais comme à chacune de mes interventions imparfaites, nous ne nous sommes rencontrés que sur
les désaccords. Tu as raison, voilà un excellent sujet de sociologie. Nos échanges sont une sorte de cas d'école.



loup garou 06/04/2011 17:27



Bill a écrit :


 


"Ce constat effectué, la rigueur intellectuelle nécessaire à une description complète s'avère particulièrement exigeante. Le premier pas est de concevoir cette situation."


 


et tu crois qu'on t'a attendu... va donc prêcher cette bonne parole aux pratiquants des sciences "molles" : sociologie etc...


 


d'autre part parler de "description complète" me paraît pour le moins présomptueux...



Bill 06/04/2011 14:25



Tybert, j'ai omis une hypothèse concernant la confusion des termes rigueur et rigidité. Celle du sens... mais je n'ose l'imaginer, celle ci serait réellement dommageable pour vos patients.


Petite pique, seulement pour vous rendre votre monnaie sur la paranoïa.



Bill 06/04/2011 14:20



Effectivement. Mais la description de notre monde ne pouvant se résumer à des sciences "dures", j'entends par là des systèmes de données quantifiables aux interactions identifiées et mesurables,
se limiter à cette démarche c'est ignorer une partie de ce monde.


Ce constat effectué, la rigueur intellectuelle nécessaire à une description complète s'avère particulièrement exigeante. Le premier pas est de concevoir cette situation.



loup garou 06/04/2011 13:05



Bill a écrit :


 


"Ceci dit, je comprends vos difficultés, Yann. La rigueur intellectuelle est autrement plus difficile que la rigueur scientifique."


 


pour répondre dans le même style :


 


point de rigueur scientifique sans rigueur intellectuelle...



Bill 06/04/2011 11:17



Tybert, pour moi, le scientisme est l'idéologie d'essence scientifique qui considère l'innovation technologique comme une fin, négligeant la notion de progrès humain. Cette conception est
personnelle et je ne suis pas sûr qu'elle soit acceptée par le petit Robert. N'hésitez pas à me faire une suggestion pour décrire cette idéologie. Ce n'est pas davantage une insulte que le terme
écologiste lorsqu'il est utilisé ici.


"La rigueur intellectuelle est autrement plus difficile que la rigueur scientifique." est surtout une réaction d'agacement de ma part à la lecture de la réponse du message de Yann, qui semble me
considérer comme obtus et souhaiter me congédier. Je crois cependant réellement que le rationalisme n'est pas une exclusivité scientifique "dure". 


Tenter d'intégrer les questions d'innovation et d'interventionnisme "techno" sur les fondamentaux de l'existence avec rationalisme - ce que je tente de faire - présente les difficultés immenses
qu'un psychiatre formé aux sciences "molles" mesure probablement bien. Simplement parce qu'il est à peu près impossible d'isoler les variables qui sont en grand nombre, de déterminer des méthodes
d'évaluation satisfaisantes et que la modélisation est le plus souvent impossible.


Rigueur et rigidité ont des sens distincts. Leur confusion à dessein serait significative de la "bonne" foi ambiante. Je préfère donc croire qu'il s'agit d'approximation linguistique. Souhaitant
avoir répondu à vos questions.


 



tybert 06/04/2011 10:00



2 questions, Bill:


 C'est quoi un "scientiste", une insulte comme sous la plume de MMR ou d'E.Roudinesco ??


"La rigueur intellectuelle est autrement plus difficile que la rigueur scientifique." que signifie cet aphorisme?...dans mon langage de psychiatre "scientiste" la rigidité intellectuelle est un
des éléments de la structure paranoïaque, pathologique ...



Bill 05/04/2011 20:04



Ceci dit, je comprends vos difficultés, Yann. La rigueur intellectuelle est autrement plus difficile que la rigueur scientifique.



Bill 05/04/2011 20:02



@Yann, j'ai bien relu et je n'ai pas vu de réponse à ces quelques questions simples. La plupart du temps, je trouve que vous répondez à coté de la plaque. J'écoute ce qui est compréhensible à mon
pauvre niveau ô grand sachem. Mais si votre message signifie que vous souhaitez uniquement débattre entre apôtres scientistes, je prends note de votre remarquable ouverture, qui vaut bien celle
de ceux que vous combattez.


1/ La chaine alimentaire est elle un fondamental de l'existence ?


2/ Les mg et leur diffusion rapide & massive représentent elles un risque de modification majeure de cette chaîne?


3/ S'il y a lieu de différencier les mg pour répondre à la question 2, existe t'il des moyens de contrôle (mesures et limitations) satisfaisants ?


4/ D'un point de vue général, la modification volontaire de fondamentaux à l'existence doit elle être imposée par quelques "éclairés" ou validée par le plus grand nombre ?



Yann Duroc 04/04/2011 18:13



Je pense que nous avons très largement répondu a vos questions (ici et ailleurs) mais vous semblez ne pas écouter !! ou du moins nos conceptions ont l'air d'être si radicalement
 opposées que nous ne nous mettront jamais d'accord, c'est enrichissant certe mais un peu lassant !!!


Bon vent


 



Bill 04/04/2011 10:33



Peu de réponses à mes questions ici ! Elles sont peut être trop simples.



Bill 01/04/2011 14:41



Yann,


Pour vous éviter de tomber de votre chaise, j'aurais du rappeler ce que j'avais indiqué plus haut :


"Enfin, je regrette que la dimension rapide & massive de diffusion des semences (qui n'est pas spécifique aux pgm) ne soit pas contre argumentée."


Les mass markets sont un phénomène relativement récent. Pour ce qui concerne les semences conventionnelles, cette pratique a déjà des détracteurs intéressants.


 


Si l'on ajoute la dimension d'innovation des pgm, il y a de quoi s'interroger sur le nombre de nouvelles pratiques qui s'imposent au monde actuel et l'absence de recul sur les riques qu'elles
induisent, en particulier sur la chaine alimentaire. Vous contestez l'appellation de marché de masse aux pgm ?


 


La seconde question est pédagogique et démocratique. La notion "d'information objective et vérifiée" est très intéressante. Aujourd'hui, les conditions de la confiance ne sont pas réunies,
justement à cause de la prépondérance d'information partiale émise par les différentes parties. Tout cela prendra du temps, à moins que certains ne préfèrent passer en force. Auquel cas, il ne
faut pas s'étonner de résistances irrationnelles.


Comment la peine de mort régresse t'elle dans le monde à votre avis ? Lentement mais sûrement, car il n'y a pas d'enjeux financiers à mon avis. Aïe, j'espère que vous n'êtes pas pour !



Yann D 01/04/2011 14:08



@Bill



Vous dites "Les mg et leur diffusion rapide & massive"


la je tombe de ma chaise ....  sur quelles etudes vous fondez vous pour nous assener ce dogme ? De plus s'il y a diffusion rapide et massive, en quoi cela devrait etre specifique des mg ?


De plus si vous plaidez pour que les innovations soient "validées par le plus grand nombre", encore faut il que les informations disponibles (donc relayées par les medias) pour aider les citoyens
a prendre une decision éclairée soient objectives et verifiées, ce qui n'est clairement pas le cas actuellement !!!!


 



Bill 01/04/2011 11:17



Vite fait :


Astre Noir, vous avez raison, si la réponse est difficile à formuler ou à mettre en oeuvre, évitons de poser la question.


Vous voyez, je m'adapte à vos méthodes, j'espère que vous appréciez.


Bon, cessez de me dire que je raisonne de manière absurde lorsque ce n'est pas justifié (ça l'est parfois, j'avoue), j'éviterai de vous retourner le compliment.


Arretons les crétineries et soyons progressifs :


1/ La chaine alimentaire est elle un fondamental de l'existence ?


2/ Les mg et leur diffusion rapide & massive représentent elles un risque de modification majeure de cette chaîne?


3/ S'il y a lieu de différencier les mg pour répondre à la question 2, existe t'il des moyens de contrôle (mesures et limitations) satisfaisants ?


4/ D'un point de vue général, la modification volontaire de fondamentaux à l'existence doit elle être imposée par quelques "éclairés" ou validée par le plus grand nombre ?


J'aimerais croire que vous ne faites pas partie de ceux qui sont persuadés que seuls les arriérés se posent encore ces questions. Je suis d'accord pour travailler à leur reformulation si
nécessaire.



Astre Noir 01/04/2011 09:51



Effectivement, je raisonne par l'absurde...mais pour vous montrer l'absurdité de votre raisonnement.


 


Où mettre le curseur pour décider si une innovation doit être soumise un on à référendum ?


Et qui va décider de placer le curseur, et qui va décider que l'innovation a dépassé le curseur ,


 


Bref, votre proposition, peut-être partant d'une bonne intention, pose plus de questions qu'elle ne résout de problèmes



Bill 01/04/2011 09:14



Wackes seppi, merci pour ce long post. Je vais devoir différer ma (re)lecture et tacherai d'y revenir demain. J'ai juste le temps de répondre à Astre Noir, c'est plus facile.


Astre Noir, vous exagerez. Entre la lettre et l'esprit, il y a une différence. Vous ne considérez pas que l'introduction par l'homme de gènes spécifiques dans les semences, qui par la suite sont
diffusées (commercialement au moins) massivement représente un "gap" important dans les pratiques alimentaires humaines, voire de l'évolution du monde végétal ? Et lorsque je vous fais part de
cette impression, largement répandue, vous ne m'opposez que des arguments par l'absurde (referendum systématique sur chaque nouveau produit) ?


C'est justement cette approche banalisante de l'innovation qui incarne les dérives scientistes et pousse les craintifs au militantisme excessif. A vous entendre, chaque fois qu'un scientifique,
un banquier et un commercial rencontrent -ou suscitent- un marché, la communauté n'a qu'à subir les risques au motif qu'ils sont difficiles - ou longs - à évaluer. Vous n'auriez pas une ou deux
études à rentabiliser rapidement, vous ? Grrrr...



Astre Noir 01/04/2011 07:51



@ Bill (comm 35)


 


Reste à définir sur quoi on passe par referundum. Dès que les TGV, les ordi...etc. menacent de rentrer dans la chaîne alimentaire, je le demanderai aussi ;-) Chaine alimentaire = source de la
vie


 


Si on suit votre raisonnement à la lettre, on va demander un réféendum sur chaque nouvelle variété végétale mise sur le marché, sur chaque nouvelle spécialité de l'agro-alimentaire...Ben on n'est
pas sorti de l'auberge !



wackes seppi 01/04/2011 00:37



 


1. Bill a écrit (N°26) :


 


« Vous avez un contentieux avec le CRIIGEN sur lequel je ne me prononcerai pas. En bobio qui se respecte, je préconise plutôt la ciguë au bazooka. »


 


Bon conseil, sauf que ce serait leur faire la fleur du parallèle avec Socrate. Ça, non !


 


J'ai un contentieux avec les gens qui mentent effrontément et qui par voie de conséquence polluent les esprits. Voici deux exemples, l'un général et l'autre scientifique, sur l'aubergine Bt pour
laquelle M. G.-É. Séralini (vous permettrez que je ne lui donne pas du « professeur » car il en est indigne) porte une très lourde responsabilité.


 


a. On lit par exemple sur [1]
que « Le Pr Gilles-Eric Séralini a évalué pour la Cour Suprême de l'Inde les études de Mahyco qui demande la mise sur le marché d'un nouvel OGM, l’aubergine Bt. » C'est faux.
L'« étude » [2] a été commandée par Greenpeace Inde
[3]. Veuillez noter que cette référence n'est pas unique. Ces gens ont déclaré la
même chose au Tribunal dans leur litige qui les opposait au Professeur Marc Fellous.


 


b. L'« étude » a consisté à réinterpréter les données, fournies par Mahyco, d'expériences réalisées par celle-ci ou par des laboratoires indépendants pour son compte. Dans le résumé de
l'« étude », M. Séralini (vous remarquerez que je lui donne encore du Monsieur) écrit notamment : « In cows milk production and composition were 10-14% changed. There was more
milk and more roughage dry matter intake like if the animals were treated by a hormone. » Bien sûr, la petite référence à l'effet hormonal a été reprise par tous les marchands de peur, y
compris sur le site du CRIIGEN[4]. Il se trouve cependant que les données fournies par Mahyco ont été mises sur le net [5]. Il suffit d'un simple examen visuel du tableau des données (p. 58 sur la toile) pour constater que la différence de 14 % – à la seule sixième semaine qui produit
une différence statistiquement significative – provient des vaches... témoins !


 


2.  « Vous avez absolument raison, l'essentiel de mes questions repose sur un a priori ogm=danger » (N° 25).


 


Le double exemple ci-dessus devrait suffire à vous démontrer à quelles sources se nourrit votre a priori. C'est un constat, pas une critique.


 


L'exemple de l'aubergine offre aussi l'occasion d'illustrer les enjeux des OGM et, du reste, d'autres approches novatrices en matière d'amélioration des plantes.


 


Les « antis » militants sont à la recherche d'objections, n'importe lesquelles pourvu qu'elles frappent l'opinion du public ainsi que, malheureusement, des politiciens poltrons ou
calculateurs (exemple : M. Sarkozy qui a repris le terme de « plantes-pesticides », et qui a sacrifié l'agriculture au profit du nucléaire dans le cadre du Grenelle de
l'environnement).


 


La véritable question, pour un type bien précis d'OGM, est : est-ce mieux, ou moins bien ? Cette question appelle une évaluation des risques et des bénéfices. Question
subsidiaire : jusqu'où faut-il aller dans l'examen a priori ou, autrement dit, quelle part de la question des risques faut-il laisser à l'évaluation a posteriori et, s'agissant des
bénéfices, aux acteurs de la filière, au marché, notamment aux agriculteurs. Et question sub-subsidiaire : comment tester a priori (sachant notamment que les « faucheurs
volontaires », tout en réclamant des évaluations permettant d'aboutir à une – impossible – incertitude zéro, iront s'ingénier pour détruire les essais.


 


L'aubergine est une plante alimentaire importante pour l'Inde. Il faut la protéger des lépidoptères piqueurs qui pondent sur la plante et dont les larves creusent des galeries dans la plante et
le fruit. Solution actuelle : traitements insecticides répétés, jusqu'à une ou deux fois par semaine. Donc risques pour les producteurs (typiquement de petits paysans traitant au
pulvérisateur à dos, sans protection...), leurs familles, ainsi que les consommateurs (les fruits – au sens botanique – étant récoltés au fur et à mesure de leur grossissement). Risques aussi
pour l'environnement et, en particulier, la faune auxiliaire.


 


La solution OGM : une protéineBt produite par la plante, à l'intérieur de celle-ci, qui n'affectera que les insectes
piqueurs, sensibles à la protéine. Une protéine dont on sait depuis des décennies qu'elle ne pose aucun problème pour la santé humaine (les
« antis » militants contesteront parce que le gène qui code pour la protéine dans l'aubergine n'est pas exactementle même que le gène
naturel). Risque pour l'environnement : nul ou presque.


 


La solution OGM est par ailleurs éprouvée, sur le plan de l'utilisation du Bt par l'expérience acquise depuis des décennies, y compris par l'agriculture
biologique, et sur le plan de l'utilisation de la transgénèse par les précédents maïs et coton (un énorme succès en Inde).


 


Est-ce la panacée ? Non. L'avenir nous dira. Et on résoudra les problèmes au fur et à mesure qu'ils se posent. Dans le pire des cas (très improbable), on abandonnera la filière OGM Bt.


 


3. Ceci m'amène à une troisième question abordée dans les commentaires, celle de la « dissémination » et de la « contamination ».


 


Là encore, il faut raisonner espèce par espèce et, le cas échéant, événement par événement.


 


Premier exemple : le maïs. La plante est anémophile (le pollen est porté par le vent ou tombe simplement de la fleur mâle sur la fleur femelle). Mais le grain de pollen est lourd et peu
viable. Les fécondations indésirables deviennent quasiment nulles au-delà de quelques dizaines de mètres. La limite de 0,9 % au-delà de laquelle un produit doit être étiqueté comme contenant
des OGM peut être respectée moyennant une distance d'isolation de 15 à 50 m en maïs grain [6]. D'autre part, les agriculteurs achètent des semences (hybrides) – produites selon des règles
draconiennes – tous les ans. Toute « contamination » s'arrête par cons&eacu



Bill 31/03/2011 17:30



Astre Noir, C'est effectivement un vrai risque de la démocratie directe. Reste à définir sur quoi on passe par referundum. Dès que les TGV, les ordi...etc. menacent de rentrer dans la chaîne
alimentaire, je le demanderai aussi ;-) Chaine alimentaire = source de la vie



Astre Noir 31/03/2011 16:31



@ Bill (comm 26)


 


Vous écrivez :


 


Sur la démocratie - qui doit s'accommoder de tous ces discours partisans : Croyez-vous qu'une seule de ces espèces gm aurait été mise sur le marché si elles avaient été soumise à un
référendum genre démocratie directe à la suisse


 


je ne sais pas si la référence à la suisse est une bonne chose, si on voit les résultats des dernières votations populares dans ce pays, qui ont permis l'adoption de lois racistes ou
xénophobes...


 


Mais sinon, pourquoi voulez vous soumettre la mise sur le marché des pgm à un référendum ?


Est ce que la création des ordinateurs individuels, des téléphones portables, d'Internet, du TGV, que sais je encore a été soumis à un référendum ?