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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 10:11

Le 13 Novembre, Bouygues Télécom a convié autour d’un petit déjeuner les animateurs de blogs scientifiques à un débat sur le thème téléphonie mobile, antennes relais et santé. Vincent Laget et Anton Suwalki y participaient. L’opérateur de téléphonie mobile était représenté par Emmanuel Forest, directeur adjoint de Bouygues Telecom qui a introduit le débat, et Jean-Philippe Desreumaux, directeur de Fréquences et Protection chez BT.

Le débat, qui a duré 2 heures 30, s’est déroulé sur un ton libre, aucune question n’étant a priori tabou. Tel est notre sentiment, qui n’est pas forcément partagé par les autres bloggeurs. Nous renvoyons nos lecteurs aux articles publiés par ceux-ci ou aux articles à paraître, afin qu’ils puissent se forger leur propre opinion.

 

Ce débat intervient dans un contexte de sur-médiatisation des dangers supposés des antennes relais, et alors que l’AFSSET vient de publier un rapport volumineux sur le thème général des radiofréquences, plutôt rassurant.

 

Quelques interventions ont permis  de resituer utilement l’origine des controverses actuelles :

 

-la problématique des antennes relais a pour origine un problème de voisinage et de non prise en compte de l’avis de riverains lors de l’installation de ces équipements. Ceci est très bien décrit par les travaux du sociologue Olivier Borraz. La thématique de l’effet sanitaire est venue après, beaucoup plus tardivement.

 

-le débat s’est déplacé alors sur les dangers des ondes électromagnétiques, puis s’est progressivement focalisé sur les antennes de téléphonie mobile, alors même que le niveau d’exposition du public aux radiofréquences lié aux antennes relais est beaucoup plus faible que celui lié à l’utilisation du téléphone portable. C’est pourtant dans ce seul domaine que des interrogations sérieuses existent sur des effets possibles à long terme sur la santé.  N’est-ce pas révélateur de l’irrationalité qui règne dans le débat public en matière de risques sanitaires ?

 

- Pourtant, certains bloggeurs font remonter l’origine de la problématique des antennes-relais à des polémiques sur l’objectivité des mesures de l’exposition du public aux radiofréquences,  ce qui peut expliquer l’origine et la raison d’être du CRIIREM, dont une des activités principales est de proposer des prestations (marchandes) de mesure des champs électromagnétiques, « indépendamment des opérateurs et des industriels de la profession », suspectés d’être juges et partie. La démarche du CRIIREM ressemble ainsi à s’y méprendre à celle du CRIIRAD né de la controverse sur le fameux nuage de Tchernobyl, et la supposée opacité des autorités de sécurité nucléaire françaises.

 

 

Les représentants de Bouygues Telecom ont exposé leur position de principe concernant l’évaluation des dangers potentiels sur la santé des champs électromagnétiques : ils affirment qu’il ne leur appartient pas de se substituer à l’expertise publique de ces dangers potentiels, et que c’est à la législation de fixer en connaissance de cause la puissance maximale des antennes relais. L’opérateur déclare qu’il conformera ses installations aux normes fixées par l’état.

 

Les opérateurs ne manquent cependant pas d’exprimer leurs « états d’âme ». Ainsi font-ils valoir la situation hautement contradictoire entre une législation qui les oblige à couvrir l’ensemble du territoire au nom de l’égalité des citoyens, et les décisions de justice récentes qui les oblige à démonter des antennes au nom d’une conception extrême et fausse du principe de précaution, alors même qu’aucune conséquence pour la santé des riverains d’antennes n’a jamais été mise en évidence. Même pour le phénomène dit des « électrosensibles », s’il est indéniable que des personnes souffrent de pathologies pouvant être gravement invalidantes, le lien  de cause à effet entre les ondes et leurs pathologies n’est pas établi et cette « maladie » semble plus  relever d’un effet nocébo, exacerbé par la dénonciation récurrente dans les médias des dangers des antennes relais. 

 

 

 

 

Un bloggeur remarque à juste titre que l’hétérogénéité des normes au niveau international est un facteur anxiogène. Qu’il existe des normes plus sévères comme en Autriche par exemple, le public aura nécessairement tendance à considérer la règlementation française comme « laxiste », et à réclamer l’alignement sur les normes les plus draconiennes, même si celles-ci n’ont pas de justification scientifique, comme la fameuse norme d’exposition maximale de 0,6V/m.

 

Nous avons alors demandé aux représentants de Bouygues Telecom si les opérateurs pourraient s’adapter matériellement (et financièrement) aux normes draconiennes revendiquées par les anti-ondes. Nous n’avons pas eu de réponse sur l’aspect financier. Techniquement, la solution pourrait consister à multiplier le nombre d’antennes en substituant à celles qui existent des antennes de plus faible puissance. Avec le risque de susciter de nouvelles polémiques et de nouveaux contentieux…. Une autre solution consisterait à augmenter la puissance des téléphones portables, source principale d’exposition de la tête aux effets thermiques des ondes électromagnétiques, seul mécanisme biologique identifié pour les hautes fréquences utilisées par la téléphonie mobile. En clair, ces solutions pourraient être pire que le supposé mal.

 

Au delà, on peut tout simplement se demander si l’exigence des 0,6V/m  ne signifie pas la remise en cause pure et simple de la téléphonie mobile et au-delà de tous les instruments de la technologie moderne dans laquelle nous baignons depuis des décennies sans qu’aucun problème de santé n’ait été identifié: Une mesure faite au cours de notre réunion donne une idée du problème. Nous avons mesuré un « bruit de fond » de 0,2 V/m à l’intérieur de la salle, lié à des antennes relais intérieures présentes dans le bâtiment. Le seul fait d’allumer un téléphone portable à proximité de la sonde porte à plus de 0,6V/m le champ mesuré. Sachons également que les ampoules basse consommation, qui sont appelées à remplacer toutes nos ampoules à incandescence classiques peuvent générer 2V/m à proximité de la source. A proximité d’un four à micro-ondes, on peut relever jusqu’à 4V/m, etc. Les antennes relais ont bon dos…

 

Un intervenant a souligné que le débat autour des antennes relais et des ondes électromagnétiques glisse fréquemment des arguments sanitaires vers le débat de société : par exemple, a-t-on réellement besoin de pouvoir téléphoner avec nos portables à l’intérieur de nos immeubles ?

Certes, il est utile de réfléchir sur nos modes de vie et nos comportements, mais on peut se demander à qui il appartient de trancher de telles questions. 

Il nous semble par ailleurs impératif de séparer strictement les questions sanitaires liées aux ondes électromagnétiques, qui sont des questions purement scientifiques -- et dont l’évaluation doit être objective et ne peut relever que d’experts -- des débats de société qui font intervenir des points de vue  nécessairement subjectifs. Ceux qui assument leur hostilité à toute la technologie moderne (et vouent une haine particulière aux téléphones portables) , tels les « décroissanteux », doivent pouvoir le faire sans recourir à des arguments fallacieux sur un hypothétique danger de l’exposition aux champs électromagnétiques. Mais il n’est pas sûr que les seuls arguments « philosophiques » suffiraient à provoquer un rejet de la téléphonie mobile dans un pays qui compte en 2009 925 téléphones mobiles pour 1000 habitants (Source :statistiques-mondiales.com)…

Vincent Laget, Anton Suwalki

 

 

 

Les sites des participants à cette réunion :

 

http://alasource.aliceblogs.fr/blog

http://imposteurs.over-blog.com/

http://effervesciences.blog.fr/

http://www.sciences-et-democratie.net/

http://nanostelia.wordpress.com/

http://www.enroweb.com/

 

Deux compte-rendu déjà publiés par des bloggeurs :

 

http://effervesciences.blog.fr/2009/11/23/internet-sature-les-reseaux-mobiles-7446090/

http://alasource.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/11/18/ondes-sante-et-petit-dejeuner.html

 


 

 

 

Pour en savoir plus :

 

Le rapport et l’avis de l’AFSSET

http://www.afsset.fr/upload/bibliotheque/403036549994877357223432245780/09_10_ED_Radiofrequences_Avis.pdf

 

http://www.afsset.fr/upload/bibliotheque/964737982279214719846901993881/Rapport_RF_20_151009_l.pdf

 

Téléphonie mobile : l’expertise de l’AFSSET dénaturée par la communication ? L’avis de Jean-Paul Krivine

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1282

 

Le dossier ondes et champs électromagnétiques de Sciences et pseudosciences

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1121

 

Article de Vincent Laget sur Priartem et les cancers pédiatriques de Ruitz :

http://www.zetetique.fr/index.php/nl/178-poz-45 - enquete

 

Quelques articles du laboratoire de zététique de l’Université de Nice-Sophia Antipolis, sur les effets des champs électromagnétiques :

http://www.unice.fr/zetetique/articles/JBDBDCHB_Meta_analyses.pdf

http://www.unice.fr/zetetique/articles/HBJBDBDC_Draper.html

http://www.unice.fr/zetetique/articles/DCJBDBHB_Argumentation.html

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Published by Anton Suwalki - dans Technophobies
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commentaires

ZOE 11/01/2010 12:46


y a du nouveau au sujet des ondes des portables . D'aprés une étude récente , en fait il y aurait des effets benefiques de ces ondes et elles pourraient servir à lutter contre la maladie
d'halzaimer . Merde alors ! c'est fou ça ....


canardos 18/12/2009 18:10


j'ajouterai sans vouloir donner dans la theorie du complot que des difficultés accrues pour un nouvel entrant comme Free afin de deployer un reseau d'antennes-relais couvrant au moins 25% de la
population en 2 ans ne doivent pas forcement déplaire aux operateurs deja en place.....et que ces operateurs ont deja aussi un certain nombre d'antennes et de relais d'une toute autre nature
aupres du gouvernement....

bien que France Telecom Bouyghes et SFR protestent contre d'eventuelles nouvelles contraintes reglementaires dans le deploiement des antennes-relais, peut-etre qu'en realité il ne les voient pas
d'un si mauvais oeil que ça si ça peut leur permettre de maintenir les prix les plus hauts d'europe avec les surprofits correspondants.


canardos 18/12/2009 18:00


et pour finir:

"

Les conclusions du groupe de travail sont donc fondées sur des résultats
de travaux rigoureux et sur la concordance de ces résultats obtenus par plusieurs études différentes. (rapport Afsset p 24). Plusieurs sont en contradiction avec d’autres études. Les effets
rapportés n’ont été observés qu’à des niveaux d’exposition (DAS) 5 000 à 30 000 fois plus élevés que ceux créés par la quasi-totalité des antennes relais.


 


 


Les Académies déplorent que ces études aient été présentées comme « incontestables » invitant à réduire l’exposition aux antennes-relais. Ceci
ne ressort ni du rapport scientifique de l’Afsset, ni des conclusions des autres rapports récents, ni de l’analyse de ces études. Des mesures de réduction des expositions ne peuvent aujourd’hui
relever que d’une décision de gestion politique.


Les Académies soutiennent la réflexion conduite actuellement sur une Charte de l’expertise qui éviterait la traduction inexacte des données de l’expertise
scientifique en termes de mesures sanitaires.


Les Académies recommandent de poursuivre les recherches épidémiologiques et biologiques dans le domaine des radiofréquences, en veillant à une méthodologie
rigoureuse.


Les Académies alertent sur une réduction irréfléchie de l’exposition aux antennes-relais qui pourrait aboutir à un effet inverse pour la grande majorité
des Français, sans bénéfice sanitaire pour les autres. Réduire l’exposition aux ondes des antennes-relais n’est pas justifié scientifiquement."



canardos 18/12/2009 17:58


je suis perseverant, je continue...

"

Les conclusions du groupe de travail sont donc fondées sur des résultats de travaux
rigoureux et sur la concordance de ces résultats obtenus par plusieurs études différentes. (rapport Afsset p 24).
Plusieurs sont en contradiction avec d’autres études. Les effets rapportés n’ont été observés qu’à des niveaux d’exposition (DAS) 5 000 à 30 000 fois plus élevés que ceux créés par la
quasi-totalité des antennes relais.


1 Il attire cependant l’attention sur le fait qu’une incertitude sur les
expositions mal prise en compte fausse non seulement les estimations des risques relatifs, mais également leur intervalle de confiance. Ce point est important en ce qui concerne les parties de
l’étude Interphone déjà publiées ; il permet probablement d’expliquer certains résultats contradictoires. Réduire l’exposition aux ondes des antennes-relais n’est pas justifié
scientifiquement.


 


Les Académies s’étonnent que la présentation de ce rapport n’ait pas particulièrement insisté sur ces aspects rassurants, mais au contraire sur les 11
études rapportant des effets. Ces études justifient un essai de réplication mais ne constituent pas pour autant des « signaux d’alerte » crédibles. Elles ne sont pas considérées comme telles dans
le rapport scientifique dont les conclusions sont différentes. Cette présentation a paradoxalement inquiété le public en proposant, sans justifications claires, des mesures de réduction des
expositions.


Les Académies relèvent que le rapport des experts indique (page 400)
:


« … aucune preuve convaincante d’un effet biologique particulier des
radiofréquences n’est apportée… À ce jour, il ressort de cette analyse que, en conditions non thermiques, les radiofréquences supérieures à 400 MHz ne modifient pas les grandes fonctions
cellulaires…»


en contradiction avec le communiqué de presse qui commence par
:


« Le rapport de l’Afsset met en évidence l’existence d’effets des
radiofréquences sur des fonctions cellulaires, rapportées par une dizaine d’études expérimentales considérées par l’Afsset comme incontestables ».


                       
Les Académies rappellent que des mesures de précaution préconisées sans
justification suffisante ne peuvent que renforcer artificiellement les préoccupations de la population. Elles sont de nature à créer un stress supplémentaire dont l’impact non négligeable en
termes de santé publique doit être mis en balance avec le bénéfice sanitaire attendu.


                       
Il est techniquement possible de réduire l’exposition aux antennes-relais
en les multipliant (et en réduisant leur zone de couverture). Mais, dans certains cas, le portable augmente sa puissance d’émission chaque fois que l’on passe d’une zone de couverture à une
autre, et l’exposition au téléphone portable est 100 à 100.000 fois plus élevée que celle aux antennes. On risque donc d’augmenter, sans justification, l’exposition des quelques 85% des français
qui utilisent un portable. Le rapport Afsset précise page 406 : le groupe de travail recommande de peser avec soin les conséquences d’une telle réduction, notamment : 1) en termes de
multiplication du nombre des antennes ; 2) et en termes d’augmentation possible de l’exposition de la tête aux radiofréquences émises par les téléphones mobiles.


 


C’est pourquoi les Académies considèrent que ces études ne justifient pas
une diminution de l’exposition aux antennes-relais. L’avis du groupe d’experts va dans le même sens puisque le rapport précise simplement : « le groupe de travail recommande… de répliquer
quelques études analysées dans ce rapport et qui montrent des effets biologiques probablement physiologiques (sur le débit sanguin cérébral, etc.) » (page 403).


Ces conclusions rejoignent celles de nombreux autres organismes,
nationaux, européens et mondiaux qui ont conduit des expertises collectives comparables, en particulier l’OMS, le SCENIHR et l’Académie nationale de Médecine. Elles sont relayées dans le
communiqué de presse du 16 octobre 2009 des ministres Mmes Bachelot, Kosciusko-Morizet et Jouanno : « le rapport de l’Afsset confirme que l’exposition du public due aux antennes-relais de
téléphonie mobile n’engendre pas de risques sanitaires identifiés pour la population riveraine ». Le rapport de l’OPECST et celui de l’ICNIRP parus quelques semaines plus tard arrivent aux
mêmes conclusions.




anton suwalki 18/12/2009 17:45


Merci Canardos pour ton résumé ...et tes efforts. Habituellement, des textes plus longs arrivent à passer dans les commentaires.
Anton


canardos 18/12/2009 17:27


je continue par la presentation de l'avis n'est pas passée en entier en raison d'une restriction de la taille des commentaires, j'imagine:


                       
ils ne modifient pas la sécrétion de mélatonine (page 215)
;


                       
ils ne provoquent pas d’augmentation d’incidence ou l’aggravation de
cancers expérimentaux dans les conditions testées (page 401) ;


                       
à ce jour, aucun mécanisme d’interaction onde-cellule n’a été identifié
(page 25) ;


                       
il n’y a pas à ce jour de preuve de l’augmentation du risque de tumeur
intracrânienne lié à l’utilisation régulière de téléphone mobile par un phénomène de promotion (page 249).


 


Il met également fin à certaines polémiques en précisant que
:


                       
les antennes-relais n’émettent pas de basses fréquences (page 96)
;


                       
« Le rapport BioInitiative doit donc être lu avec prudence : il revêt
des conflits d’intérêts dans plusieurs chapitres, ne correspond pas à une expertise collective, est de qualité inégale selon les chapitres et est écrit sur un registre militant » (page 324)
;


                       
aucune étude ne montre que l’électrohypersensibilité est due aux ondes
électromagnétiques. Les études suggèrent un effet nocebo (inverse de l’effet placebo : troubles relatés résultant d’un mécanisme psychologique) et des facteurs neuro-psychiques individuels (page
308) ;


                       
la demande d’abaisser les valeurs limites à 0,6 V/m n’a aucune
justification scientifique (page 340).


 


Il conclut : Au vu de l’analyse détaillée et critique des travaux effectuée par le groupe de travail, et compte tenu par ailleurs de
l’état antérieur des connaissances, aucune preuve convaincante d’un effet biologique particulier des radiofréquences n’est apportée pour des niveaux d’exposition non thermiques, dans les
conditions expérimentales testées. (p 400).


Pour l’analyse des publications sur les effets biologiques éventuels, la
démarche exemplaire des auteurs du rapport doit être rappelée : ils ont appliqué aux 226 publications récentes sur les effets biologiques des radiofréquences qu’ils ont analysées une première
sélection, fondée sur la qualité méthodologique des aspects physiques (exposition aux radiofréquences) et biologiques (effet recherché, protocole, etc.). Cette première sélection n’a retenu que
97 études, dont 86 ne montrent pas d’effet et 11 en rapportent.


Ces 11 études rapportant un effet n’ont pas été validées. En effet,
aucune d’entre elles n’a été répliquée alors qu’un critère essentiel de validation scientifique demeure la réplication de la même expérience par d’autres équipes avec l’obtention des mêmes résultats : Les conclusions du groupe de travail sont donc fondées sur des résultats de travaux
rigoureux et sur la concordance de



canardos 18/12/2009 10:19


voila l'avis de l'academie de medecine et de l'academie des sciences en date du du 17/12/2009

http://www.academie-sciences.fr/actualites/nouvelles.htm


Avis de lAcadémie nationale de médecine, de l'Académie des
sciences et de l'Académie des Technologies


 


 


Réduire l’exposition aux ondes des antennes-relais n’est pas justifié
scientifiquement


17/12/2009


L'Académie nationale de Médecine, l’Académie des sciences et
l'Académie des Technologies ont constitué un groupe d'experts auquel a été demandé un avis sur les risques sanitaires des radiofréquences. Il approuve sans réserve1 les conclusions du rapport
scientifique de l’Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) sur les radiofréquences, rendu public le 15 octobre 2009, qui confirment celles de nombreuses
autres expertises collectives.


Ce rapport représente une somme de travail considérable et couvre avec
pertinence et pédagogie les questions posées par l’impact sanitaire éventuel des communications sans fil et en particulier de la téléphonie mobile. Il donne aux citoyens et aux élus les éléments
scientifiques nécessaires à une gestion apaisée des questions posées par la téléphonie mobile et permet d’éclairer la justice.


Il montre tout d’abord que les hypothèses concernant les mécanismes
biologiques qui auraient pu être à l’origine d’un effet sanitaire des radiofréquences n’ont pas été confirmées :


                       
les champs électromagnétiques utilisés en téléphonie mobile ne génèrent
pas de radicaux   libres de l’oxygène et ne potentialisent pas le stress oxydant (page 152) ;


                       
ils ne sont ni génotoxiques, ni co-génotoxiques, ni mutagènes (page 165)
;


                       
il ne semble pas exister d’effet inducteur non thermique des
radiofréquences sur l’apoptose cellulaire, en particulier pour les cellules d’origine cérébrale (page 170) ;


                       
ils n’ont pas d’effet cancérogène ou co-cancérogène (page 174)
;


                       
ils n’ont pas d’effet délétère sur les cellules du système immunitaire
(page 177) ;


                       
les travaux conduits depuis 2005 convergent vers une absence d’effet sur
la barrière hémato-encéphalique pour des niveaux d’exposition (DAS) allant jusqu’à 6 W/kg (page 183) ;


                       
ils ne modifient pas la sécrétion de mél



Vincent Laget 10/12/2009 06:34


Euh... Ben j'ai pas l'air d'un con là...
:-)



anton suwalki 09/12/2009 18:02


Euuh,Vincent, je crois qu'Astre Noir blaguait ! Si tu fais le tour des commentaires qu'il poste habituellement ici ou ailleurs, tu te rendras compte de son état  d'esprit, fort
différent de ceux qui nous accusent perpétuellement d' "être à la solde de". C'était de la dérision
Anton


Vincent Laget 09/12/2009 17:55


Pour Astre Noir,

A part sous-entendre d'être payé par Bouygues, pourrais-tu nous dire en quoi ce qu'on raconte est faux ?

Je reformule : même si on est payé par Bouygues pour écrire ce qu'on a écrit là, en quoi est-ce faux ? En quoi est-ce des conneries ?

Tu devrais pouvoir démonter nos raisonnements si tel est le cas : parce que payé par qui que ce soit ou pas, une connerie reste une connerie et ça ce voit...

A moins que tu n'en sois pas intellectuellement capable... ;-)

Ciao,

Vincent Laget




anton suwalki 04/12/2009 01:47


En relation directe avec les paradoxes soulevés dans cet article :
http://www.maxisciences.com/orange/orange-et-sfr-risquent-une-sanction-de-l-039-arcep_art4176.html


anton suwalki 03/12/2009 16:10


A astre noir ....oui, deux cafés, un croissant, un verre d'eau minérale, faut reconnaître que je me suis fait payer
très cher !!!!


Astre Noir 03/12/2009 15:56


Ah ben bravo Anton !!!
En plus d'être payé par Monsanto et Areva, voilà maintenant que vous êtes payé par Bouygues...

Mais jusqu'où s'arrêtera-t-il ?  


MON810 02/12/2009 00:46


Les écolos sont par principe contre tout ce qui facilite la vie quotidienne, ça rentre dans leurs visées malthusiennes. Plus on en chie, moins on a envie d'élever des des enfants, à
qui l'on souhaite naturellement bien-être et confort, et plus lesdits enfants ont de chances d'y rester avant l'âge de la procréation. C'est aussi dans
la logique de leur culpabilité christiano-mal-digérée. Ils nous font CHIER !