Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 16:28

 

C’est très tardivement que j’ai appris l’existence du film de Sophie Robert « Le mur, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » (1), qu’une frange de psychanalystes veut faire interdire. Cette tentative de censure est aussi scandaleuse qu’inquiétante pour tous ceux qui pensent que les controverses se règlent par la confrontation d’idées, et non pas devant les tribunaux.

        

         Le peu de réaction des médias face à l’action intentée en justice contre Sophie Robert a inspiré à l’ami Jean-Louis Racca, de l’Observatoire zététique, deux billets sur le blog qu’il vient de créer pour la circonstance (2): comment expliquer par exemple que Charlie Hebdo (3), qu’on croyait pouvoir classer parmi les journaux impertinents, à défaut d’être subversif, ne trouve rien à redire à la tentative de censure, y voyant au contraire le moyen d’ «ouvrir l’horizon de cette guerre de tranchées ( que ce mènent pro & anti-psychanalyse ) » ?

         Même si j’étais en désaccord avec le contenu du Mur, je soutiendrais Sophie Robert, question de principes. Mais j’ai bien sûr visionné le film pour me faire ma propre idée sur les accusations de malhonnêteté et de manipulation, voire, pour Caroline Eliacheff, « une pure escroquerie qui serait risible si le sujet n’était aussi grave » (4).

        

         Toujours selon Eliacheff, la manipulation proviendrait du montage, « l’une de ses techniques a consisté à refaire hors champ une question concernant l’autisme en donnant comme réponse des phrases tronquées extraites d’un autre contexte ».

« Propos sortis de leur contexte », la bonne vieille tarte à la crème des gens qui se lâchent et regrettent après coup leur franchise momentanée. Il est pourtant extrêmement difficile de croire que les psychanalystes interviewés aient été roulés dans la farine. La question de l’autisme n’est en effet qu’un des angles d’un documentaire en plusieurs parties que Sophie Robert comptait réaliser. Même si les questions ont été reformulées au montage, elles collent tout-à-fait aux réponses des personnes interviewées. La thèse de la manipulation est donc une fable éliachevienne.

De son côté, Aldo Naouri prétend : « Cependant, dans le cadre de l’interview que j’ai accordée en confiance à la réalisatrice Sophie ROBERT, il n’a été à aucun moment question d’autisme dès lors que mes propos, bien plus nuancés qu’ils ne paraissent, étaient destinés à s’inscrire dans un documentaire sur la psychanalyse pour ARTE et non pas sur « la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » (5). Pourtant, il parle bien d’autisme, et répond bien à des questions sur l’autisme, non ?

Certes, les psychanalystes ne sont pas à leur avantage dans le film, mais à qui la faute ? La thèse de la caricature ne tient pas davantage la route , car malheureusement, les psychanalystes interrogées sont assez grands pour se caricaturer tout seuls. Les réponses sont d’une grande spontanéité, non soutirées, parfaitement construites par leurs auteurs , et de plus en parfaite adéquation avec les thèses défendues par les principaux auteurs de la psychanalyse sur le sujet.  Et pour tout dire, on se demande quels propos plus nuancés absents après montage du film, pourraient contrebalancer les thèses de Bettelheim, Freud ou Lacan parfaitement assumées par les interviewés, ou des interprétations biologiques qui confinent au ridicule.  Ou quels propos cachés par Sophie Robert pourraient rendre moins insoutenables les fientes lacaniennes de l’esprit lâchées par une certaine Geneviève Loison ?

Restent à savoir pour quelles raisons des psychiatres-psychanalystes s’insurgent contre un documentaire qui restitue assez fidèlement leurs propos et leurs idées sur la question. S’ils se sont lâchés, c’est peut-être parce qu’au départ, le documentaire devait être pour ARTE. Dans la ligne bobo cucul-turelle de cette chaîne, on aurait pu imaginer les mêmes propos enrobés d’un discours bienveillant propre à endormir le spectateur moyen. Mais dans un film réalisé par Sophie Robert, et produit suite au refus des télévisions par une association connue pour son hostilité aux méthodes psychanalytiques, les rois du divan sont nus, et les préjugés misogynes d’un autre âge érigés en théories abracadabrantes apparaissent pour ce qu’ils sont réellement.

Anton Suwalki


 

A lire également à propos du Mur :

Autisme : les « délires scientifiques » des psychanalystes, par Brigitte Axelrad

   

 

Notes :

 

(1) http://www.autistessansfrontieres.com/lemur-site-officiel.php

(2) http://blogs.mediapart.fr/blog/JEAN-LOUIS%20RACCA

(3)http://autisteenfrance.over-blog.com/article-article-charlie-hebdo-14-decembre-bettelheim-has-been-92541263.html

 (4) http://blogs.mediapart.fr/blog/taky-varsoe/101211/le-mur-un-film-de-propagande

(5) http://www.aldonaouri.com/Autisme.htm

Par Anton Suwalki - Publié dans : La psychanalyse, une pseudoscience
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Commentaires

Dès que quelqu'un s'attaque à un sujet bobo-labélisé, c'est la censure. C'est ça la démocratie citoyenne?

Commentaire n°1 posté par Karg le 13/01/2012 à 08h02

j'aimerais faire plusieurs remarques à propos de ce documentaire

1) il me semble qu'il souffre des mêmes problèmes et usent des mêmes ficelles que la plupart des documentaires qui touchent le grand public aujourd'hui. l'alternance des séquences entre le discours des psychanalystes et les familles avec enfants autistes n'est là que pour créer l'émotion chez le spectateur qui n'en sera que plus facilement acquis à la cause. on connait aussi par ailleurs la puissance des techniques de montages pour donner une coloration à un discours à l'opposé de ce qu'il était à l'origine et le documentaire semble en user à volonté; il est néanmoins impossible de dire si ces coupures dénaturent le propos ou non et ce sera à chacun de se faire sa propre idée par exm en allant aux sources. on se souviendra par exemple comment on fait dire à Richard Dawkins qu'il croit en dieu dans un documentaire (créationiste) peu connu en france dénommé Expelled. ou comment MMR tourne en ridicule des experts scientifiques dans son film sur les pesticides (par exemple sur la gène persceptible de certains scientifiques face à des questions du genre "pouvez vous nous garantir un risque 0?" ce qui est impossible à démontrer scientifiquement).

2) certains psychanalystes du film reprochent à la journaliste de les avoir trompés, d'avoir menti quand à son sujet initial, etc. il me semble que cela fait partie des techniques journalistiques courrament utilisées et que c'est propre à beaucoup de documentaires de type "révélations" (caméra caché, on avance un sujet mais on interroge sur autre chose, etc.). il me semble d'ailleurs naif de penser qu'on pourrait procéder autrement. c'est de bonne guerre!
 

3) quand au fond du film remettant en cause la puissance de l'approche pyshanalytique en france, je crois qu'il touche effectivement juste. la psychanalyse n'est pas une science, si elle aide les gens c'est par effet placebo, ces théories sont bien souvent ridiculent quand on prend du recul (difficile dans une société où, je me rends compte depuis peu, ces théories nous ont fortement imprégnées dans tous les domaines). j'aurai néanmoins aimé voir tout cela démontré de manière bien plus scientifique/philosophique que par ce documentaire.

tout ces points mériteraient bien sûr d'être détaillés, précisés et argumentés. mais enfin, ce n'est pas l'objet d'un commentaire et notez bien que ça n'engage que moi :)

Commentaire n°2 posté par sham le 13/01/2012 à 11h52

Que ce film utilise les méthodes de propagandes milénaristes est une chose, le censurer en est une autre. On ne peut critiquer ce que l'ont ne connait pas, il est important, pour le travail de sape, que le film soit diffusé. Le problème avec les documentaires milénaristes c'est pas leur existance, mais leur impact dans les médiats et l'absence de critique, notamment scientifique. 

Commentaire n°3 posté par Karg le 13/01/2012 à 11h56

Je rajoute le lien vers l'Afis qui, entre autres, fait mention de l'action en jusice de Mme Sophie Robert.

P.S. : suggestion de correction :

que ce mènent pro & anti-psychanalyse => se mènent

 

psychanalystes interrogées sont assez grands => interrogés

Commentaire n°4 posté par JG2433 le 13/01/2012 à 11h59

j'ai oublié de noter un point essentiel, les attaques en justice semblent être devenu la nouvelle mode en France notamment sur des sujets qui concernent la science au sens large. ça ne sent rien de bon :(

et donc oui je soutiens cette journaliste!

Commentaire n°5 posté par sham le 13/01/2012 à 12h02

@Sham: auriez-vous un exemple précis d'une séquence du film qui laisserait penser que les propos ont été manipulés et que cela ne reflète pas leur penséee ?

Commentaire n°6 posté par anton le 13/01/2012 à 12h14

@anton

"il est néanmoins impossible de dire si ces coupures dénaturent le propos ou non et ce sera à chacun de se faire sa propre idée"

j'ai souvenir en regardant le documentaire il y a qq mois déjà d'avoir vu certaines coupures. mais comme je le disais dans mon premier post, cela ne veut pas forcément dire que les propos sont travestis.

Commentaire n°7 posté par sham le 13/01/2012 à 12h27

Puisque je présente la bizarrerie d'avoir été médecin généraliste, puis, psychiatre et psychanalyste, et d'être maintenant membre de l'AFIS, je répète ce que je dis depuis des années: l'autisme n'appartient pas, n'aurait jamais du appartenir au champ de compétence de la psychanalyse. Dans l'espace des ignorances médicales, la psychanalyse a occupé des positions, et, en France, elle refuse de les lâcher devant l'évidence de ses échecs, ou celle d'autres arguments scientifiques, et de méthodes thérapeutiques plus efficaces.

Pourquoi cette résistance? Je ne la comprends pas. Freud voulait que la psychanalyse soit une science, lui qui était parti de la neurologie. Lacan, il me semble, n'a pas pris, personnellement, sur ces questions de limites, de position. La psychanalyse était pour lui la pratique de l'être parlant, la parole, le langage, créant une pathologie particulière de l'individu dans ses rapports avec les autres. À dénouer par le même moyen, et pas seulement par l'effet placebo. Le seul responsable de l'impasse de l'autisme, c'est Bruno Bettelheim.

Donc, laissons tranquille le film, même s'il est mauvais, partial, manipulateur. Tant pis pour les collègues qui se sont fait flouer. Les patients, eux, finissent toujours par trouver le chemin qui leur convient. Il reste limité aux névroses et au vaste ensemble des états-limites.

Commentaire n°8 posté par Sceptique le 13/01/2012 à 12h45

Merci Sceptique pour avoir exprimé votre position. Je me permets toutefois de reposer la question. En quoi le film est-il manipulateur ?  

Commentaire n°9 posté par anton le 13/01/2012 à 13h34

Fred voulait surtout être riche et célèbre au plus vite, il a alterné abandon rapide de certaines théories et pratique (numérologie, cocaïne) mais a toujours defendu avec acharnement ses pratiques psychanalytiques, y comprit quand des vrais problèmes physiologique expliquait l'état des patients. 

Commentaire n°10 posté par Karg le 13/01/2012 à 14h21

@Anton

Je n'ai pas vu le film et je ne le verrai pas parce que je vis à la campagne, sans cinoches. Mais c'est ce que m'a semblé dire un commentaire. Et je n'en serais pas étonné.

Commentaire n°11 posté par Sceptique le 13/01/2012 à 14h44

Je ne connais de ce film que ce que je viens de lire dans le bulletin de l'AFIS et ce que mentionne ce post. Je dois tout de même rappeler que les thèses de Bruno Bettelheim - qui ont fait un tabac dans les années '70 - ont causé des souffrances extrêmes aux parents d'enfants "autistes" (les "" pour rappeler qu'il y a plusieurs types de syndromes autistiques) et particulièrement à leur mère, accusée d'être la cause du mal ("mères réfrigérantes" et autres sornettes à la limite du criminel). Le "not-good-enough parenting" anglais est directement dérivé de ces délires et conduit toujours les services sociaux britanniques à littéralement arracher des enfants à leur mère sous le vague prétexte qu'elle ne pourra pas (oui, au futur !) s'en occuper convenablement. On se retrouve chez Philip K. Dick...

Commentaire n°12 posté par cdc le 13/01/2012 à 17h25

@ sceptique

Vous pouvez voir le film (en plusieurs parties) sur internet, par exemple à cette adresse : http://cortecs.org/videotex/471-psychologie-le-mur-ou-la-psychanalyse-a-lepreuve-de-lautisme

Commentaire n°13 posté par alain le 13/01/2012 à 22h17

Bonjour,

J'en ai parlé aussi ! Le 11 décembre. C'est ici :

http://www.doutagogo.com/article-psychanalyse-et-autisme-92045702.html

Cordialement

agnès

Commentaire n°14 posté par Agnès Lenoire le 14/01/2012 à 07h26

Juste pour faire remarquer que les 3 psychanalystes qui poursuivent Sophie Robert en justice et expliquent que c'est le montage qui leur donne un air ridicule et qui travestit leur pensée, n'ont jamais donné un seul exemple précis, ni dans leur écrits publics ni surtout lors du procès, de manipulation de cet ordre dans le film. Ils ont obtenu la saisie des rushes et sont donc parfaitement en mesure de vérifier tout cela.... et on ne voit rien venir, aucun exemple précis, aucune preuve de ce qu'ils avancent.

J'ai vu deux fois le film, et la deuxième je me suis concentré sur ces aspects. Il y a évidemment des coupures - comment cela seriat-il possible autrement ? - mais je n'ai pas trouvé de moment où je voyais un problème manifeste. On n'est pas face à un montage de petites phrases découpées, la plupart du temps ce sont de longs extraits qui sont présentés en continu, y compris parfois avec les moments de silences (qui sont eux aussi très éloquents).
Quand une psy dit que l'inceste paternel, OK, c'est pas un problème, mais on peut le surmonter sans trop de dommages, mais que l'inceste maternel, ça c'est vraiment terrible... quel contexte manquant pourrait donner un sens autre à cette phrase que la terrible violence sexiste qu'elle contient ?

On peut dicuster par exemple de l'utilisation de la musique dans le film,  pour susciter l'émotion, du fait que le cas de famille d'enfant autiste mis en en regard du discours des freduiens n'ets pas en soi une preuve [mais l'accumulation de témoiganes autour du film en est une, par contre], mais, jusqu'à preuve du contraire, il me semble extrèmement logique, cohérent, et évident de considérer que les saloperies que les psychanlaystes racontent dans le film, ils les pensent, point barre. Et qu'ils sont juste emmerdés de la manière dont ils apparaissent dans le film.

Commentaire n°15 posté par Luc Marchauciel le 14/01/2012 à 08h45

@Luc Marchauciel

Je ne sais pas sur quels critères les psychanalystes auditionnés, puis, montés au créneau pour protester, ont été choisis. Mais à propos de l'inceste, un sujet que je connais bien, sa racine naturelle est encore méconnue, pas seulement dans la communauté psychanalytique, mais par la science psychologique dans son ensemble. Dans la nature, on peut observer l'évitement sexuel femelle-rejeton mâle. Ce qui, transposé à la relation mère-fils, implique une pathologie lourde, psychotique. Les autres formes d'inceste, qui ne sont pathologiques que dans l'espèce humaine, constituent une transgression de règles culturelles profondément enracinées, dont les conséquences ne sont pas légères. Mais non psychotiques, et surmontables. Dans la théorie psychanalytique encore en vigueur, l'explication de l'interdit de l'inceste, proposée par S.Freud il y a plus d'un siècle, ne tient plus la route en regard des découvertes de l'éthologie. Claude Lévi-Strauss en faisait un fait de culture universel.  C'est un fait de nature développé à l'intérieur des cultures, sous la forme des règles de parenté, parfois très compliquées.

Commentaire n°16 posté par Sceptique le 14/01/2012 à 10h23

Il m'est arrivé par deux occasions de critiquer les articles de ce blog.
Mais sur  la critique de la psychanalyse, je ne peux qu'être d'accord.

Il me semble incroyable la persistance de cette "croyance" dans un pays avec le niveau d'éducation de la France.

Peut être que si la justice fonctionnait le sort des psys serait tout autre.

 

Commentaire n°17 posté par Ce Trumo le 14/01/2012 à 16h26

Lacan disait: "psychanalysez un imbécile, vous n'en ferez jamais qu'un crétin". D'un commentaire à l'autre, vous êtes effectivement incurable.

Commentaire n°18 posté par Sceptique le 14/01/2012 à 18h29

Etre incurable à la thérapie psychanalytique  et garder sa rationalité me semble une option raisonnable.

Commentaire n°19 posté par l'autre pierre le 14/01/2012 à 23h37

Mon cher Sceptique, avec le respect que je vous dois, je pense que Lacan en psychanalysant des imbéciles pour en faire des crétins s'est constitué un bon matelas de FF... Avec ses "analyses" à 2 minutes (mais pas à deux balles) payées cash, je crois pouvoir l'admirer : mais Madoff a fait mieux.

Commentaire n°20 posté par cdc le 15/01/2012 à 23h15

Par ce propos peu amène, Lacan déconseillait à des élèves de prendre en cure des patients plus curieux de l'expérience qu'aptes à faire marcher leur cerveau*, possession nécessaire, mais pas forcément suffisante, pour penser.

Commentaire n°21 posté par Sceptique le 16/01/2012 à 16h25

Merci pour votre article qui traduit une nette autonomie intellectuelle.

C'est plutôt cela qu'on devrait nous apprendre au lycée, plutôt que de nous montrer les ombres des profondeurs de l'âme sur l'écran de Freud comme s'il s'agissait d'une matrice fondamentale et indispensable à l'humanité.

Et cela continue en pire avec Lacan à la fac, présenté comme un bienfaiteur de la psychitrie "moderne".

A l'écran ils sont tous nus, c'est exactement cela: la distance entre les coulisses et la scène est abolie par le talent de Sophie Robert.

 

Commentaire n°22 posté par Olivier Bousquet le 16/01/2012 à 20h32

C'est arrivé. Voir ici et ici.

Commentaire n°23 posté par Laurent Berthod le 30/01/2012 à 02h06

Une médecine qui ne saurait soigner les imbéciles qu'en les transformant en crétins n'est pas une médecine. Le peu que je connais de Lacan ne plaidait pas à mes yeux en sa faveur mais, s'il a vraiment dit ça, il a gagné mon mépris le plus profond et le plus définitif. Quel mépris pour l'humanité souffrante ! C'est absolument honteux.

Commentaire n°24 posté par Laurent Berthod le 30/01/2012 à 02h12

Merci Laurent Berthod.

Commentaire n°25 posté par Olivier Bousquet le 30/01/2012 à 02h24

Rencontres AFIS IDF - Autisme : la psychanalyse dans le "Mur" ?

 

Pour cette deuxième rencontre, nous aurons le plaisir d’accueillir Sophie Robert, réalisatrice du documentaire "Le Mur".

Rencontres AFIS IDF - Autisme : la psychanalyse dans le "Mur" ? - Mardi 7 février 2012 - 19h - Afis - Association française pour l'information scientifique

Commentaire n°26 posté par JG2433 le 30/01/2012 à 11h43
Commentaire n°27 posté par Jorj X. McKie le 30/01/2012 à 22h33
Commentaire n°28 posté par Wackes Seppi le 31/01/2012 à 17h12

La présentation que Madame Roudinesco fait des thérapies comportementales est pour le moins caricaturale. Pouvait on attendre autre chose de cette grande prêtresse, gardienne du temple, qui n'en est pas à une stupidité prêt ? Si on me demande des références j'en donnerai !

Commentaire n°29 posté par Laurent Berthod le 01/02/2012 à 09h47

Je suis réservé tout de même concernant la qualité dudocumentaire "le mur".

OK, l'attaque dont il est la cible est infondée, les passages que les plaignants décrivent comme étant montés de façon à transformer leurs dires étant justes criant de vérité: pas une coupure au montage.

OK, la thèse défendue est sans doute bonne.

Il n'empêche que le documentaire utilise des ficelles dont les défenseurs des OGM, du nucléaire, etc. se sont déjà plaints, à juste titre: parti pris manifeste, différence de traitement entre les différents intervenants (car, si on ne peut reprocher d'avoir monté les images pour handicaper ceux qui se plaignent aujourd'hui, on peut en revanche dire que d'autres se voient attribués en montage en leur faveur, avec coupures, mis en scène moins froide...), et je dois en oublier.

La plainte déposée contre le mur est infondée, le fait que la justice lui donne raison est scandaleux.

Mais le Mur n'est vraiment pas le documentaire qui me réconciliera avec le "journalisme scientifque". Je me plains assez souvent des méthodes qu'utilise sa réalisatrice pour pouvoir, avec bonne foi, soutenir la qualité de son travail.

 

@Laurent Berthod: les preuves! les preuves!

Commentaire n°30 posté par Rivendell le 01/02/2012 à 11h24
Commentaire n°31 posté par Wackes Seppi le 01/02/2012 à 15h37

Et pourtant, il semblerait que Sophie Robert soit de moins en moins seule dans son combat contre l'approche psychanalytique de l'autisme, comme le prouve cet article du Monde :

 

Autisme : l'approche psychanamlytique mise hors-jeu

Commentaire n°32 posté par Astre Noir le 08/03/2012 à 13h56

Aster Noir,

 

Votre lien ne fonctionne pas.

 

Bien à vous.

Commentaire n°33 posté par Laurent Berthod le 08/03/2012 à 22h19

Je réessaye comme ça :

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/03/08/autisme-l-approche-psychanalytique-hors-jeu_1653854_3224.html

Commentaire n°34 posté par Astre Noir le 09/03/2012 à 10h25

Je réessaye comme ça :

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/03/08/autisme-l-approche-psychanalytique-hors-jeu_1653854_3224.html

Commentaire n°35 posté par Astre Noir le 09/03/2012 à 10h26

Oui, merci. Le lien n'est pas fonctionnlle mais copié-collé dans la barre d'adresse ça marche !

Commentaire n°36 posté par Laurent Berthod le 09/03/2012 à 16h29

Je signale l'appel du Dr Marie-Noëlle Clément, psychiatre, publié par "Le Monde" daté du 7 Mars 2012 (p.20-débats), qui me parait pouvoir dissiper le malentendu.

Commentaire n°37 posté par Sceptique le 10/03/2012 à 09h43

On peut le lire en ligne ? A quelle adresse ?

 

En attendant de lire ça (je ne débourserai pas un sou pour lire ce torchon qu'est Le Monde) je me demande de quel malentendu vous voulez parler. Pour l'instant je n'ai repéré aucun malentendu sur cette question. Seulement les psychofreudiens renvoyés piteusement dans leurs buts.

Commentaire n°38 posté par Laurent Berthod le 10/03/2012 à 22h30

@Laurent Berthod

Il doit être sur le site lemonde.fr, mais j'en dispose comme abonné (je partage vos sentiments, mais c'est une source d'information.On n'est pas obligé de prendre l'interprétation qui l'accompagne). Donc, je ne connais pas les conditions d'accès du public. Je n'ai plus la version papier, que j'ai envoyée à une amie. Je consulterai la version numérique.

 

 

 

Commentaire n°39 posté par Sceptique le 10/03/2012 à 22h50

Oui, je suis d'accord avec vous. Il peut-être souhaitable de lire quelques articles utiles dans Le Monde, mais je ne souhaite pas participer au finacement de cet organe de presse.

 

Bien à vous.

Commentaire n°40 posté par Laurent Berthod le 10/03/2012 à 22h58

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