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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 13:37

Quatrième partie : Un procès éminemment politique

 

 

Une pétition mondiale

 

On peut légitimement s'interroger sur les motifs réels de la plainte en diffamation.  Ce n'était pas la première fois que les travaux de M. Séralini et de ses collègues, voire la personne même de M. Séralini (du fait de ses autres activités et centres d'intérêt) avaient été vivement critiqués [1].  On  a vu quelques exemples dans les parties précédentes parties.  Trois hypothèses méritent examen.

 

D'une part, M. Marcel Kuntz fait état d'une rancune recuite contre un Marc Fellous président de  l’ex-Commission du Génie Biomoléculaire (CGB) en quelque sorte coupable d'avoir paraphé entre 2001 et 2004 des rappels à l'ordre éthique et scientifique extrêmement fermes.  Ils étaient certes à la mesure des débordements de M. Séralini, mais aussi, à l'évidence, humiliants [2].

 

D'autre part, l'AFBV avait été constituée début 2009 et s'était donné une mission d'information, de formation et de défense des biotechnologies végétales sur la base des valeurs et principes d'indépendance, de transparence, d'écoute, de rigueur scientifique, de respect des personnes, et de refus des certitudes et des extrémismes [3].  Elle regroupe aussi des personnalités éminentes, notamment sur le plan scientifique ; un prix Nobel, une bonne douzaine d'académiciens des sciences et une bonne douzaine de directeurs de recherche, excusez du peu ! L'AFBV représentait donc une menace et il convenait dès lors de la museler.

 

Enfin, il s'est créé en septembre 2009 un Réseau des Scientifiques Européens Concernés par l'Environnement et la Société (European Network of Scientists for Social and Environmental Responsibility – ENSSER) [4], « dont le CRIIGEN » fait partie [5].  Ce réseau se propose aussi de produire de l'information scientifique « transparente » et de grande qualité, mais centrée sur les aspects écologiques, sanitaires et socio-économiques de l'utilisation des technologies.  Mais un de ses objectifs principaux est de « soutenir et défendre la science et la recherche critiques et indépendantes ».  M. Séralini et ses co-auteurs ne pouvaient donc que devenir les premiers « clients » du réseau [6].

 

La galaxie des chercheurs autoproclamés indépendants et citoyens et de leurs amis a donc lancé une pétition en mai 2010 avec des campagnes de signatures séparées pour les « chercheurs académiques » et les « non-chercheurs », et ce, « pour le respect de la controverse scientifique et de l’expertise contradictoire » [7]. À la date de rédaction du présent article, près de 900 signatures ont été recueillies dans la première partie.  Toutes ne sont pas de chercheurs, loin de là, et bien peu nombreux sont ceux qui ont les qualifications scientifiques pour comprendre de quoi il en est.  Cela est d'autant plus étonnant – ou faut-il écrire inadmissible ? – que les organisateurs de la pétition ont produit un tableau comportant, dans l'ordre alphabétique, les 300 premières signatures (on y trouvera aussi des noms intéressants...) [8].  Le même texte a été soumis à la signature des non-chercheurs et a réuni quelque 13.500 signatures.

 

 

Une pétition « autogoal » [9]

 

Le pétition ne souffre pas que de l'ambition de faire du chiffre.

 

En premier lieu, elle n'a prima facieaucun destinataire !

 

En second lieu, elle pêche par l'amateurisme de la traduction.  Le texte français du paragraphe final, opérationnel, a été soigneusement rédigé :

 

« Nous, signataires de ce texte, considérons qu’il est de notre responsabilité de maintenir les conditions d’une controverse scientifique respectueuse et d’une expertise pluraliste sur des questions aussi sensibles que celle des effets de la culture de plantes génétiquement modifiées. Nous condamnons cette démarche de chercheurs qui utilisent les armes de la décrédibilisation mensongère plutôt que le terrain de la démonstration encadrée par les procédures en vigueur au sein de la communauté scientifique, à savoir des expériences transparentes, indépendantes et reproductibles, soumises à une évaluation par des pairs. »

 

La « décrédibilisation mensongère » devient en anglais une  defamation, soit une accusation à qualification juridique... alors même qu'un juge est appelé à se prononcer sur l'existence ou la non-existence d'un tel délit [10].

 

En troisième lieu, c'est se moquer de ses interlocuteurs que d'exiger « des expériences transparentes... » alors même que M. Séralini et ses collègues se sont limités à – ou se sont permis de – réévaluer les résultats du pétitionnaire à l'aune de leurs propres méthodes statistiques et, en dernière analyse, de leur propre système de valeurs et de pensée ; en clair : de leurs préjugés.

 

En quatrième lieu, comment peut-on appeler au respect des « conditions d’une controverse scientifique respectueuse et d’une expertise pluraliste », lorsque, d'une part, les intéressés récusent a priori leurs contradicteurs [11] ; que, d'autre part, la pétition (en fait les intéressés) impose l'exigence d'une évaluation par des pairs (une publication dans une revue à comité de lecture) ; que, de surcroît, la pétition émane d'organisations qui fonctionnent selon un mode binaire distinguant les « bons » (les chercheurs prétendument indépendants) et les « mauvais » (les chercheurs « impliqués dans des réseaux d'intérêts industriels et commerciaux) « corporate» [6]); et qu'enfin les intéressés succombent eux-mêmes aux procédés déloyaux [12] ?

 

 

Une opération de communication

 

L'audience au tribunal a donné lieu à une intense opération de communication.  En particulier, une manifestation et une conférence de presse ont été organisées avec le soutien de Cap21 (ceci n'est pas étonnant, il y a unicité de personne à la tête de Cap21 et du CRIIGEN, et de siège), d'Europe Écologie – les Verts et du Parti de gauche, ainsi que d'une série d'organisations environnementalistes et altermondialistes (Greenpeace, WWF, Combat Monsanto, Générations Futures, ATTAC et, bien sûr, la Fondation Sciences citoyennes) [13].

 

À l'évidence, la diffamation alléguée a été un prétexte pour mener un autre procès.  On en prendra aussi pour preuve que le dossier de presse incluait une « Fiche Risques et lanceurs d’alerte par Christian Vélot » et un « Projet de loi pour la déontologie de l’expertise et la protection des lanceurs d’alerte » [14].

 

En bref, c'était l'occasion de faire le procès des relations entre la science et la société, voire de la société elle-même [15].

 

 

Un procès de rupture ; des argumentaires maladroits

 

À cet égard, nous avons les déclarations de Mme Corinne Lepage [16] et de M. Jacques Testart [17] devant le tribunal.

 

On ne fera pas ici l'analyse détaillée de ces interventions.  On relèvera toutefois que Mme Lepage explique la raison de la procédure – en appelant en renfort son expérience de ministre ainsi que les diables (cigarettiers, pétroliers) et les anges (le professeur Viel et les leucémies autour de La Hague, le Dr Irène Frachon et le Mediator) et conclut par :

 

« Cette action vise à défendre la recherche indépendante, la vérité scientifique et la démocratie. »

 

Étonnant de la part d'une personne qui n'est, en principe, que témoin...

 

On relèvera aussi que sa description dithyrambique du CRIIGEN semble souffrir de fâcheuses approximations et d'opportuns oublis.  En particulier, le CRIIGEN n'a  pas travaillé pour l'Inde  [18].  Ce qui est étonnant, c'est que cette approximation – un mensonge pour dire les choses comme elles sont – a déjà été dénoncée en France [19].

 

Tout comme Mme Lepage, M. Testart a fait dans l'approximatif s'agissant du « secret industriel » couvrant,  malgré les décisions de justice (selon Mme Lepage), les études de Monsanto.  C'est bien à tort qu'il a allégué que Monsanto, « n’en avait communiqué aux autorités et agences délivrant les autorisations qu’une version favorable à l’obtention des agréments, dissimulant la plupart des données » ; en effet, c'est bien sur les données de Monsanto que M. Séralini et ses collègues ont travaillé !  M. Testart n'écrit-il pas dans son témoignage que : « L’équipe de Caen aurait bien sûr préféré mener sa propre expérimentation plutôt que réinterpréter une expérimentation grossière menée par l’entreprise Monsanto », pour poser plus loin avec témérité que :

 

« Jamais les comités scientifiques français (CGB puis HCB) ou européen (EFSA) n’ont vérifié les données produites par les industriels ni même soumis leurs résultats à réinterprétation. C’est cette démarche qui conduit l’équipe de GE Séralini à remettre en cause les normes d’évaluation des PGM, un souci que ne semblent pas partager les commissions d’experts même quand elles reconnaissent les carences du système actuel, résistant ainsi clairement à l’application du principe de précaution. »

 

Ce n'est là qu'un exemple de déclaration d'un homme de conviction, convaincu et passionné, qui manifestement attache une grande importance au principe de précaution.  Et de poursuivre :

 

« Quand des comités scientifiques (HCB, AESA,...) se livrent à une critique sourcilleuse du mode usuel de travail des chercheurs, comment peuvent-ils dans le même temps avaliser les résultats non vérifiés des industriels, en mettant en péril la santé humaine et l’environnement ? Pourquoi ce qui est bon pour ruiner l’alerte serait-il inutile quand il s’agit d’autoriser le risque ? Si nous n’avons pas les démonstrations qu’exigerait la science, ne faut-il pas appliquer le principe de précaution et, toutes affaires cessantes, se lancer dans la recherche de la preuve incontournable ? »

 

Mais, en l'espèce, le propos s'applique à des OGM cultivés depuis de nombreuses années, sur des milliers d'hectares, et utilisés à grande échelle pour l'alimentation humaine et animale.  La preuve incontournable ? C'est la preuve impossible.

 

 

En guise de conclusion

 

Le 18 janvier 2011, nous saurons si le juge se limitera à la diffamation alléguée ou s'il s'aventurera dans la question bien plus vaste des rapports de société.

 

S'agissant de la diffamation, Me Bernard Dartevelle, avocat de la partie civile (M. Séralini), a rappelé au sortir de l'audience que « les juridictions sont d'abord là pour protéger la liberté d'expression », qu'il est « difficile de demander au tribunal de se mêler de controverses scientifiques » et que « les juridictions préfèrent assez systématiquement renvoyer les scientifiques dos à dos » [20].  Cependant, à n'en pas douter, ces remarques ne portent que sur la jurisprudence et ne préjugent en rien de l'issue du procès, qui porte aussi sur les circonstances matérielles des faits reprochés à M. Fellous et l'AFBV.

 

S'agissant des rapports de société, Mme Lepage a fort justement dit ce qui suit dans son témoignage :

 

« La perturbation du débat public et la propagation du doute sur la science se font selon des méthodes pernicieuses et occultes dont la présente instance est une illustration française d’une méthode américaine bien ancrée.

 

« ...

 

« Il est important que la justice puisse établir la réalité des groupes qui sont à l’origine des opérations de dénigrement, de déstabilisation et de blocage de la recherche.

 

« Comme l’écrit Stéphane Foucart (le populisme climatique) : le lobbying classique influence l’élu ; le dénigrement public de la science et la diffamation des chercheurs influencent l’électeur ».

 

À notre sens, la judiciarisation de la science, de la recherche et de leur vulgarisation ne sont pas de mise.  Pour le reste, ses propos sont tout à fait pertinents.  Mais ils s'appliquent bien davantage à son propre camp qu'à celui dans lequel se range, on l'aura bien compris, l'auteur du présent article.

Wackes Seppi

 

______________

 

[1]  Par exemple, le site Alerte Environnement dresse un portrait fort peu avantageux de M. Séralini à :

http://alerte-environnement.fr/?page_id=1755

S'agissant des liens avec des officines vendant de la poudre de perlimpinpin, Les granules de Séralini devraient être testées au moins deux ans !  à :

http://imposteurs.over-blog.com/article-33136376.html

 

[2]  Avec citations et liens vers les documents pertinents :

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/39/38/37/Proces-Seralini-AFBV.pdf

 

[3]  http://www.biotechnologies-vegetales.com/afbv/la_charte_

 

[4]  http://www.ensser.org/

 

[5]  http://www.criigen.org/SiteFr//index.php?option=com_content&task=blogcategory&id=57&Itemid=76

Les guillemets résultent de la perplexité de l'auteur devant le fait qu'une entité juridique puisse faire partie d'un réseau de personnes physiques.

 

[6]  On se doit de relever ici la vision manichéenne de l'ENSSER (http://www.ensser.org/support-defense/) :

 

« Dans ce contexte, les recherches et les résultats des scientifiques qui ne sont pas impliqués dans des réseaux d'intérêts industriels et commerciaux [<i>corporate</i>] sont d'un grand intérêt et d'une grande valeur.  Sans surprise, les résultats des scientifiques indépendants et leur interprétation font l'objet d'une attention particulière par tous les intéressés lorsqu'ils ne confirment pas les résultats et les interprétations des réseaux d'intérêts industriels et commerciaux.  Au-delà des critiques légitimes sur des points techniques, l'ENSSER a observé une tendance accrue à attaquer et discréditer, en interne ou publiquement, les scientifiques qui produisent des résultats et des interprétations dissidents. » (Notre traduction.)

 

[7]  Voir par exemple le site http://sciencescitoyennes.org.

 

[8]  http://sciencescitoyennes.org/IMG/pdf/Signatures_chercheurs_Seralini-1.pdf

 

[9]  En français hexagonal : « but contre son camp »

 

[10]  La traduction est aussi très libre :

 

« <i>We, signing this statement, consider it our responsibility to defend the principles of respectful scientific criticism and the use of pluralistic expertise on issues as sensitive, complex and potentially irreversible as the effects of growing GM crops. We condemn the approach of researchers, who use defamation and flawed/biased logic rather than credible scientific grounds, to unfairly and unjustly argue their case. We uphold that such a debate should be conducted as a transparent discourse subject to assessment by peers.</i> »

 

[11]  Voir en particulier la note [4] de la deuxième partie.

 

[12]  Voir en particulier, dans le dossier à l'appui de la pétition de soutien à Gilles-Éric Séralini et ses collègues (première partie, note [3], la réponse aux critiques de « <i>Monsanto, EFSA, FSANZ, HCB, AFBV, named below as Monsanto</i> et al. », pp. 52<i>et seq.<i>.  Rien que le collectif « Monsanto </i>et al.</i> » est insultant compte tenu des campagnes de dénigrement menées contre la firme de Saint-Louis, Missouri.

 

L'expression « Monsanto </i>et al.</i> » a été acceptée par le Int J Biol Sci – bien que la signification du « </i>et al.</i> » n'ait même pas été explicitée – pour <i>Debate on GMOs Health Risks after Statistical Findings in Regulatory Tests</i> (2010; 6:590-598 – http://www.biolsci.org/v06p0590.htm#B1).  Cela en dit fort long sur la qualité de l'évaluation par les pairs...

 

Voir aussi, pour de nombreuses mises en cause de la compétence et de l'honnêteté des scientifiques qui ne sont pas de son bord, <i>Portrait : Gilles-Eric Séralini</i> à :

http://alerte-environnement.fr/?page_id=1755

 

[13]  Le tract n'est plus, semble-t-il sur le site de la Fondation Sciences citoyennes, mais on peut le trouver à :

http://robin.blog.arte.tv/2010/11/15/un-prix-a-bruxelles-et-autres-nouvelles/

On trouvera une série d'interviews (y compris de M. Séralini et de son conseil) et des extraits des conférences de presse à :

http://www.terre.tv/fr/1_biodiversite/8_ogm/3472_le-lanceur-dalerte-gilles-eric-slini-attaque-en-diffamation-

http://www.dailymotion.com/video/xfussb_video-reportage-proces-de-gilles-eric-seralini_news

 

[14]  http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1899

Le dossier de presse n'est plus téléchargeable.  Pour la fiche <i>Risques et lanceurs d'alerte</i>, voir :

http://sciencescitoyennes.org/IMG/pdf/Dossier_de_presse_J_Poirier.pdf

Pour le <i>projet de loi...</i> (cette expression a une signification constitutionnelle !), voir :

http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1883

 

[15]  On lira avec intérêt un document déjà ancien, <i>L'expertise et la recherche associative et citoyenne en France – Esquisse d'un état des lieux</i> :

http://sciencescitoyennes.org/IMG/pdf/Expertise_TSS.pdf

 

[16]  http://corinnelepage.hautetfort.com/archive/2010/11/index.html

 

[17]  http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1898

 

[18]  Le document soumis à la Cour suprême a été établi pour la pétitionnaire principale, Aruna Rodrigues, de Greenpeace, ce qui a été rendu de la façon suivante sur le site du CRIIGEN :

 

« Le Pr Gilles-Eric Séralini a évalué pour la Cour Suprême de l'Inde les études de Mahyco qui demande la mise sur le marché d'un nouvel OGM, l’aubergine Bt.

 

« ...

 

« Le Prof. Gilles-Eric Séralini a été accrédité par GreenPeace Inde pour une évaluation qualitative des études de Mahyco. »

 

http://www.criigen.org/SiteFr//index.php?option=com_content&task=view&id=238&Itemid=113

 

Dans un communiqué de presse – alarmiste comme il se doit – en langue anglaise, et à la fin du document lui-même, le mot « <i>commissioned</i> est utilisé à la place exacte de « accrédité » (on y accède par le lien précédent).

 

Un deuxième document a été établi après que le Ministre de l'environnement eut invité quiconque était intéressé à présenter des commentaires.  L'ensemble des commentaires figure à :

http://moef.nic.in/downloads/public-information/Annex_BT.pdf

 

[19]  Par exemple :

http://imposteurs.over-blog.com/article-aubergine-bt-le-criigen-exporte-ses-pseudo-expertises-en-inde-39732782-comments.html#anchorComment

http://alerte-environnement.fr/?p=3029

 

[20]  Voir (à 7:25) :

http://www.dailymotion.com/video/xfussb_video-reportage-proces-de-gilles-eric-seralini_news

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commentaires

La Coupe Est Pleine 04/02/2011 09:00



Faut quand même reconnaître que le texte d'appel à signer la pétition du CRIIGEN est sérieusement bien foutu !


".../... à savoir des expériences transparentes et REPRODUCTIBLES, soumises à une évaluation par des pairs" 


1/ pour la transparence des expés de Séralini ........ Mouais, BOF ! (grandes libertés dans les tests statistiques, matériel biologique assez suspect .... vous en voulez d'autre ?)


2/ Expériences RE-PRO-DUC-TI-BLES ????? C'est bien là tout ce que l'on reproche à Mr Séralini, PERSONNE n'a jusqu'ici reproduit quoi que ce soit qui recoupe ses conclusions !!!!


3/ Pour "l'évaluation par ses pairs", il doit être masochiste ce garçon ! Il n'a pas encore compris ce que TOUTES les instances publiques, des plus grands pays développés lui ont envoyé comme
"descente en flamme" de ses travaux ?


 


Mais il faut reconnaître que le texte est habile et bien tourné ! Pour n'importe quel quidam qui ne sait pas tout le lourd fardeaux du bonhomme, il va signer sans se rendre
compte de la supercherie !


Moi aussi je suis POUR :


- Une science indépendante


- Des expérimentations reproductibles


- Un respect des règles de la communauté scientifiques


- Un arrêt du dénigrement mensonger


Une pétitiion posée dans ces termes j'aurai pu la signer !


Mais c'est par respect de toutes ces valeurs, que je suis profondément outré par les pratiques du CRIIGEN !