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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 15:04

Deuxième partie : Les faits

 

 

Un article modéré, des déclarations immodérées

 

Le 10 décembre 2009 paraît dans le International Journal of Biological Sciences, une revue à la crédibilité incertaine [1] un article de Vendômois JS, Roullier F, Cellier D, Séralini GE sur A Comparison of the Effects of Three GM Corn Varieties on Mammalian Health [2].  Il s'agissait d'une réévaluation des résultats d'essais d'alimentation de rats avec trois maïs génétiquement modifiés (événements NK 603, MON 810 et MON 863) fournies par Monsanto dans le cadre de la procédure d'autorisation au niveau européen.  Dans la littérature pour grand public, cet article était pompeusement appelé « contre-expertise », ce qui témoigne déjà du mélange de genres pratiqué par M. Séralini et son équipe (sans parler du mélange linguistique, une contre-expertise supposant l'existence préalable d'une expertise).  La conclusion, telle qu'énoncée dans le résumé de l'article, est mesurée :

 

« Nous concluons que ces données mettent en évidence des signes de toxicité hépato-rénale, peut-être due aux nouveaux pesticides spécifiques à chaque maïs GM.  En outre, on ne peut pas exclure des conséquences métaboliques directes ou indirectes non désirées de la modification génétique. » (Notre traduction)

 

Le lendemain (11 décembre 2009), Le Monde [3] publiait – avec l'AFP sur la base d'un communiqué du CRIIGEN [4] – un article intitulé Une étude prouve la nocivité pour l'organisme de trois maïs Monsanto.  En voici un extrait :

 

« 'Nous avons prouvé pour la première fois au monde que ces OGM n’étaient pas sains ni suffisamment corrects pour être commercialisés' : c’est ce qu’a indiqué vendredi à l’AFP Gilles-Eric Séralini...

 

« ...Les scientifiques demandent en conséquence la 'ferme interdiction' de l'importation et de la culture de ces OGM. »

 

On fera l'injure au lecteur de souligner que les déclarations dans l'article scientifique et dans l'article journalistique sont mutuellement incompatibles : soupçons là, certitudes ici.  On lui fera cette injure parce que cette différence, manifestement volontaire, sous-tend la notion de « marchand de peur ».

 

M. Séralini n'est a priori pas (entièrement) maître de la date de publication de ses articles, mais il l'est certainement de sa communication.  L'article du Monde se terminait ainsi :

 

« ...Une réunion des ministres de l'UE est prévue au sujet des MON810 et NK603 lundi. »

 

C'est là une coïncidence dont on a du mal à croire qu'elle est fortuite (il y a eu des précédents...).

 

Notons aussi que, sur son site, le CRIIGEN avait prétendu mettre l'article scientifique à l'abri de la critique par les instances officielles :

 

« Le CRIIGEN souligne [dès] à présent le conflit d’intérêt et l’incompétence de ces comités [l'EFSA, l'AFSSA et la CGB] pour contre-expertiser la présente publication ; parce qu'ils se sont déjà prononcés positivement sur les mêmes tests en négligeant les effets secondaires. »  [4] (corrigé et complété par nous)

 

 

Des réactions fracassantes

 

Comme on le sait déjà, l'AFBV a réagi par un communiqué de presse le 14 décembre 2009 [5].  Malgré la vigueur de la critique de l'article de Vendômois et al, tant sur le fond que sur la forme, le communiqué n'a eu aucun impact médiatique.  La polémique est certes vendeuse pour les médias, mais contrairement à la peur, elle a besoin d'explications et, en l'espèce, vendre la polémique aurait aussi signifié se remettre en cause sur la vente de peur précédente.

 

À la mi-janvier, M. Jean-Baptiste Bergé, Directeur de Recherche honoraire de l’INRA, a publié une critique extrêmement sévère sous le titre « Les publications de l’équipe du Pr. Séralini démontrent un manquement à l’éthique scientifique ».  Celle-ci a été reprise ou référencée sur plusieurs sites [6].  Impact médiatique également nul ; et, malgré l'énormité de l'accusation... M. Séralini reste de marbre.

 

M. Bergé écrit par exemple (et c'est là la critique la plus charitable) :

 

« L’accumulation de publications dans des revues à bas facteur d’impact ou pire sans facteur d’impact validé s’apparente à de la 'publicationite aigüe' que l’on peut juger opportuniste pour impressionner le monde politique qui doit statuer sur l’autorisation d’utilisation des OGM. C’est probablement ce qui a poussé la publication de ces articles dans une revue sans facteur d’impact, l’essentiel étant que ces articles puissent être 'médiatisés' par une organisation aussi bien rodée dans ce domaine que le CRIIGEN pour atteindre le monde politique et les internautes. »

 

Le monde politique avait été atteint, en effet, dès le 15 décembre 2009 puisque le député François Grosdidier saisit le Haut Conseil des Biotechnologies.  Celui-ci rendit son avis le 6 janvier 2010 [7].  Sans nier les insuffisances des procédures d'autorisation et des études préalables – pour lesquelles de Vendômois et al.  avaient à vrai dire enfoncé des portes ouvertes – le HCB écrivit cruellement :

 

« Seuls des arguments d'ordre statistique, non recevables pour un statisticien et un toxicologue, sont mis en avant pour justifier les conclusions de l'étude.  Il est important de rappeler ici la contribution de la statistique : c'est un outil d'aide à la décision, mais pas un outil de décision.  Ce n'est pas la statistique qui permet de conclure si un OGM est dangereux ou non pour la santé humaine.  La statistique est là pour aider le toxicologue à évaluer correctement les risques de se tromper en concluant sur l'absence ou la présence d'effets négatifs.  [...] »

 

C'était en quelque sorte : « Retournez à vos études ! Révisez vos statistiques et votre toxicologie ! »

 

Il y a aussi un intéressant nota bene à la fin de l'avis du HCB :

 

« On notera également que l'absence de conflit d'intérêt des rédacteurs de l'article [de Séralini et al.], qui est mentionnée en fin d'article, pourrait être discutée.  Au 5 janvier 2010, l'organisme de rattachement des auteurs continue d'afficher sur son site public des résultats d'études, comme celui de l'étude Autrichienne de novembre 2008 [8], prétendant démontrer des effets négatifs du MON810 sur la reproduction, alors que ces résultats ont été reconnus comme erronés par les auteurs de l'étude eux-mêmes. »

 

Il est vrai que, dans les remerciements, de Vendômois et al. reconnaissaient la contribution de Greenpeace « au début des recherches en finançant les premières analyses statistiques en 2006 » (notre traduction).

 

À l'étranger, SFANZ, l'autorité australo-néozélandaise de normes alimentaires, fut tout aussi incendiaire puisque les auteurs de l'article examiné ne sont rien moins qu'accusés d'avoir bidouillé leurs résultats [9] :

 

« Séralini et al. ont déformé la signification toxicologique de leurs résultats en mettant indument l'accent sur le traitement statistique des données et en omettant de tenir compte d'autres facteurs pertinents.  Le recours exclusif aux statistiques pour déterminer les effets liés aux traitements n'est pas indicatif d'une analyse toxicologique robuste.  Il n'y a pas de preuve corroborante qui mènerait indépendamment à la conclusion qu'il y avait des effets significatifs du point de vue de la toxicologie... »  (Notre traduction)

 

On ne peut guère quitter ce sujet sans un renvoi à un article plus ancien, de mars 2007, intitulé Lies, damn lies and statistics (les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques) publié sur l'excellent blog de David Tribe [10].  Celui-ci prend d'autant plus d'importance qu'on reproche de partout à de Vendômois et al, d'avoir fait les mêmes erreurs en décembre 2009 qu'en mars/mai 2007 [11], et par conséquent ignoré les critiques précédentes (en droit, cela s'appelle récidive...).  Un des commentateurs écrivit :

 

« Le papier commenté par Preston est vraiment terrible, du genre de ceux que mon prof de stats à Berkeley, Steve Selvin, utilisait en classe pour nous montrer comment NE PAS faire des stats ! »

 

Par ailleurs, le 12 décembre 2009, soit deux jours après la publication de l'article de Vendômois et al. qui est à l'origine de la plainte en diffamation, M. Marcel Kuntz publiait sur son blog, sous le titre "Science citoyenne" ?, un rappel du sort réservé par différentes autorités de régulation (Commission du Génie Biomoléculaire, AFSSA, EFSA) à ce même article de 2007 [12].  Sans citer nommément cet article, ni ses auteurs (néanmoins aisément identifiables), il écrivait :

 

« Ces allégations proviennent exclusivement de scientifiques notoirement anti-OGM et ont été invalidées par les agences d'évaluation des risques » (souligné par nous).

 

L'article a fait l'objet d'une mise à jour qui semble d'avril ou mai 2010.  Voici la conclusion qui a, curieusement, laissé M. Séralini de marbre :

 

« Nous ne sommes pas ici dans une controverse scientifique, comme il peut en exister. C'est l'approche même des anti-OGM qui est rejetée [par les autorités de régulation] : elle est orientée pour conforter des conclusions tirées à l'avance et est imperméable aux critiques du reste de la communauté scientifique.

 

« On peut parler de 'science' parallèle au sujet de cet activisme anti-OGM.

 

« Seule compte la médiatisation de l'opération : il ne s'agit pas de convaincre les autres scientifiques, le but de toute publication scientifique traditionnelle, mais de réaliser une opération de com'. Opération d'autant plus efficace qu'elle s'approprie pour les non-initiés le prestige d'une démarche 'scientifique'. »

 

 

Un Magazine de la santé de France 5 délirant

 

Comme on l'a vu dans la première partie, l'émission [13] date du 21 janvier 2010, soit une date à laquelle la rédaction, les présentateurs et M. Séralini ne pouvaient ignorer que l'article auquel ils allaient consacrer un reportage avait été taillé en pièces, même si les médias n'en avaient pas fait état.  Mais, manifestement, l'objectif était de présenter un scoop.

 

Petite introduction, puis président Sarkozy disant gravement oui à la recherche mais non (nous extrapolons peut-être, mais tel est bien le sens du message...) à la culture en plein champ (à quoi doit alors servir la recherche ?).  Ensuite, Mme Rachel Dujardin, chargée de campagne OGM de Greenpeace, était interviewée dans un supermarché en caméra cachée, théâtralisation oblige (comme si Carrefour, contributeur financier régulier et donneur d'ordres du CRIIGEN [14], ne leur aurait pas ouvert sa porte pour un reportage en conditions normales).  Selon elle, Greenpeace aurait « déniché une trentaine de produits alimentaires conçus  à partir d'organismes génétiquement modifiés ».  Extraordinaire : ils ont consulté les étiquettes ! Extraordinaire aussi : une huile de soja OGM est identique à une huile de soja conventionnel.  On a certes concédé que « dans les rayons des supermarchés ces produits sont très rares », mais c'était pour affirmer ensuite que « les produits OGM atterrissent bel et bien dans les supermarchés en empruntant des voies détournées (la bonne vieille théorie de la conspiration...  toujours efficace) ; puis que « tous les produits animaux ... sont susceptibles d'être issus d'animaux nourris avec des OGM »; et enfin que les produits autres que biologiques ont été « contaminés> ».  En bref, en deux minutes on a dit tout et son contraire, mais pour déboucher sur un message anxiogène.

 

Et pour bien faire peur on a usé de la mise en scène : les dernières déclarations ont été faites devant le rayon de l'alimentation pour bébés.

 

Même message pour l'interview de M. Séralini.  Celui-ci affirme que dans ses études, on a « découvert qu'à des doses 800 fois plus faibles que le RoundUp qu'il peut y avoir dans certains OGM alimentaires aux États-Unis, on a des perturbations hormonales des cellules humaines » [15].  La voix off nous informe que selon les résultats de son équipe sur la réévaluation des résultats d'essais de Monsanto, chez les femelles, le taux de graisse avait augmenté de 40 %, le taux de sucre de 10 %, et que tous les rats présentaient des dysfonctionnement du foie et des reins.  Et M. Séralini de conclure que :

 

« ...ce sont des signaux d'alerte extrêmement préoccupants.  Il serait criminel de dire 'on ne continue pas, il n'y a rien à voir, fermez le dossier et puis c'est tout'.  Si ces animaux développent des cancers, développent des tumeurs, développent d'autres problèmes, eh bien, ça commencerait comme ça ! »  (Transcrit par nous.)

 

La parole est ensuite donnée à Joël Spiroux de Vendômois, présenté comme médecin spécialisé en santé environnementale, du CRIIGEN [16], et la séquence se termine par une invitation à visiter le site de Greenpeace.

 

 

Une réaction fort mesurée

 

Ce reportage et les déclarations de M. Séralini sont à mettre en rapport avec les faits relatifs aux  OGM.

 

Les plantes transgéniques tolérantes au glyphosate (tel le maïs NK603) ou résistantes à certains insectes (tels les maïs MON810 et MON863) occupent maintenant dans le monde une surface équivalant à deux fois et demi la superficie totale de la France [17] ; et elles sont utilisées à grande échelle dans l'alimentation animale – y compris en Europe et notamment en France – et humaine.  Les trois événements sont autorisés à l'importation et, pour MON810, à la culture dans l'Union européenne sous réserve des moratoires qui ont été décrétés dans certains États pour la culture (sur des bases à l'évidence politiques) [18].  Ces événements ont été examinés par toute une série d'agences de sécurité sanitaire en Europe et dans le monde ; celles-ci ont conclu que – sous réserve de l'incertitude qui résulte de l'impossibilité de rapporter la preuve absoluede l'innocuité – les maïs contenant ces événements ne présentaient pas plus de risques que les maïs non OGM.  De fait, quinze années de consommation animale et humaine à grande échelle n'ont fait apparaître aucun problème ; toutes les annonces de problèmes tels que des allergies, ou des vaches au pis percé laissant fuir le lait, se sont révélées fausses, et quelque fois des manœuvres de très bas étage.

 

Les procédures d'autorisation de mise en culture d'OGM prévoient toutes qu'il incombe au pétitionnaire de procéder aux essais, fort coûteux.  Très souvent, ils les font faire par des laboratoires agréés (et « indépendants »).  Les autorités de sécurité sanitaire en examinent les résultats, le plus souvent par l'intermédiaire de comités de spécialistes des matières en cause (notamment agronomie, toxicologie et statistique).  Il faut aussi ajouter que de nombreuses études ont été faites par ailleurs, notamment – malgré les dénégations des anti-OGM – par des institutions indépendantes [19].

 

Les anti-OGM militants, chercheurs ou non, contestent les procédures d'autorisation, en insinuant notamment que les pétitionnaires auraient un intérêt évident à maquiller les résultats pour les embellir.  Pourtant, les écologistes ont approuvé sans réserve la même procédure dans le cas de la Directive REACH sur l'homologation des substances chimiques.  Pourtant aussi, M. Séralini et ses collègues ont été en mesure – certes après des procédures administratives ou judiciaires (dont une intentée par Greenpeace Allemagne) – de « découvrir » des signes de toxicité (selon les articles scientifiques) ou des preuves de toxicité (selon les déclarations médiatiques) sur la seule base des documents fournis par les pétitionnaires.

 

Comme on l'a vu ci-dessus, l'article de décembre 2009 a fait l'objet de très vives critiques de la part de chercheurs éminents et d'autorités de sécurité sanitaire, y compris le HCB.

 

À la lumière de cet ensemble de faits, il est raisonnable de postuler que la réaction de l'AFBV au reportage du Magazine de la santé  a été non seulement nécessaire, mais encore fort mesurée.

Wackes Seppi


Notes

 

[1]  Ainsi, Sylvain Charlebois, Université de Regina/Université de la Saskatchewan, écrit le 5 janvier 2010 dans <i>OGM: La science et ses limites</i> :

 

« Dans un deuxième temps, l'étude a été publiée dans une revue très jeune puisqu'elle complète son cinquième volume. En biologie, la communauté scientifique qui gravite autour de l'<i>International Journal of Biological Sciences</i> est novice et scientifiquement immature. ... Tout porte à croire que l'article aurait été refusé par d'autres revues scientifiques plus réputées avant d'être accepté par l'<i>International Journal of Biological Sciences</i>. C'est une hypothèse vraisemblable. »

 

[2]  http://www.biolsci.org/v05p0706.htm

 

[3]  http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/12/11/une-etude-prouve-la-nocivite-pour-l-organisme-de-trois-mais-monsanto_1279552_3244.html

 

[4]  Sur le site du CRIIGEN on trouve un texte daté de janvier 2010 (http://www.criigen.org/SiteFr//index.php?option=com_content&task=blogcategory&id=79&Itemid=118) qui renvoie à un communiqué en anglais daté du 14 décembre 2009 (http://www.criigen.org/SiteFr//images/stories/pressrelease-3ogm-ijbs_1209.pdf).

Le communiqué en français serait du 11 décembre 2009 selon http://fr-fr.facebook.com/note.php?note_id=197352975501

 

[5]  http://sciencescitoyennes.org/IMG/pdf/Annexe-support-Seralini_etal_2010.pdf (page 50).

 

[6]  Par exemple : http://www.ogms.be/IMG/pdf/Critiques-publications-Criigen.pdf

http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/article-refutations-des-allegations-de-toxicite-de-mais-ogm-42546263.html

 

[7]  http://ogm.gouv.fr/article.php3?id_article=115

 

[8]  L'étude en question se trouve toujours sur le site du CRIIGEN, à :

http://www.criigen.org/SiteFr//images/stories/Dossiers/MON810_NK603/nk603-mon810-mice_2008.pdf

On y accède par l'article suivant :

http://www.criigen.org/SiteFr//index.php?option=com_content&task=view&id=213&Itemid=100

L'article comporte, certes, un avertissement en petits caractères (comme pour les clauses importantes des contrats d'assurance...) – c'est le premier paragraphe de la citation qui suit – mais le CRIIGEN tient visiblement à continuer à se servir de l'étude en faveur de ses propres thèses – deuxième paragraphe :

 

« Cependant cette étude a été fortement controversée, notamment pour certaines erreurs de calcul, et les auteurs sont revenus sur une partie de leurs résultats. Il devient donc difficile de démêler véracité et pertinence dans les détails de ce type d'étude qui reste originale et unique. On ne peut la citer. On atteint là les limites d'une étude scientifique non publiée et non vérifiée par des pairs dans un journal scientifique à comité de lecture. Voilà pourquoi les références expérimentales du CRIIGEN sont toujours publiées.

 

« On trouve aussi une expérience de longue durée sur adultes. Ceci confirme les soupçons du CRIIGEN d'effets secondaires sur l'ensemble des OGM commercialisés. »

 

[9]    http://www.foodstandards.gov.au/scienceandeducation/factsheets/factsheets2009/fsanzresponsetoseral4647.cfm

 

[11]  http://gmopundit.blogspot.com/2007/03/lies-damn-lies-and-statistics.html

L'article est de Christopher Preston, Discipline of Plant & Food Science, University of Adelaide.  Dans plusieurs mises à jour du billet contenant l'article de M. Preston, M. Tribe fournit une série de liens vers d'autres articles et documents, y compris de l'EFSA, invalidant celui de M. Séralini.  Pour les conclusions de l'AFSSA : http://www.afssa.fr/Documents/BIOT2007sa0109.pdf

 

Traduction française dans <i>L’illusion statistique (2ème partie)</i> » à :

http://imposteurs.over-blog.com/article-29829309.html

 

[11]  Seralini GE, Cellier D, de Vendômois JS. <i>New analysis of a rat feeding study with a genetically modified maize reveals signs of hepatorenal toxicity</i>. Arch Environ Contam Toxicol. 2007 May;52(4):596-602. Epub 2007 Mar 13. PMID: 17356802 in Pubmed.  Accessible à :

http://www.gmfreeireland.org/health/SeraliniPaper2007.pdf

 

[12]  http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/article--science-citoyenne--41024064.html

Pour les opinions des agences de régulation :

http://www.ogm.gouv.fr/IMG/pdf/Avis_CGB_MON863_15juin2007_cle4b23f3.pdf

http://forskarbloggen.typepad.com/forskarbloggen/files/afssa_mon863_tude_seralini_26avr07.pdf

http://www.efsa.europa.eu/EFSA/efsa_locale-1178620753816_1178621169104.htm

 

[13]  http://www.youtube.com/watch?v=YiaVaEE8gDo

 

[14]  Carrefour est remercié dans l'article de Séralini <i>et al.</i> cité à la note  [11].  Carrefour a également été cité par Mme Corinne Lepage comme contributeur au budget régulier du CRIIGEN devant la Commission Le Déaut de l'Assemblée nationale :

 

« Inversement, les soutiens accordés par des groupes agro-alimentaires ou par certaines célèbres enseignes de la grande distribution à des associations écologistes ont semblé surprenants, voire troublants, à une majorité de membres de la mission. Ainsi, Mme Corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement et présidente du Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (CRII-GEN), a indiqué à la mission, lors de la table ronde du 9 février 2005 relative aux enjeux juridiques, que CRII-GEN était financé grâce aux 'contributions reçues lors de conférences en province et aux dons de quelques grandes entreprises comme Carrefour'.

 

« [...].Votre Rapporteur s’interroge sur la réelle motivation de tels financements. Ne risquent-ils pas de créer des distorsions dans la vigilance exercée par ces associations écologistes vis-à-vis de l’ensemble des acteurs économiques concernés ? »

 

http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-info/i2254-t1.asp#P1080_288413

 

Une réponse a été en quelque sorte donnée aux interrogations du Rapporteur, notamment, dans <i>Le CRIIGEN , un comité anti-OGM indépendant, mais pas très</i> à :

http://imposteurs.over-blog.com/article-13116217.html

 

[15]  Il est difficile de déterminer l'article qui relate – ou se rapproche de – cette « découverte ».  Cela pourrait être Gasnier C, Dumont C, Benachour N, Clair E, Chagnon MC, Séralini GE., <i>Glyphosate-based herbicides are toxic and endocrine disruptors in human cell lines</i>, Toxicology. 2009 Aug 21;262(3):184-91. Epub 2009 Jun 17 :

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19539684

Commentaire, notamment sur les remerciements, à :

http://imposteurs.over-blog.com/article-33473024-6.html

 

Il peut aussi s'agir de Nora Benachour et Gilles-Eric Séralini, <i>Glyphosate formulations induce apoptosis and necrosis in human umbilical, embryonic and placental cells</i>, Chem. Res. Toxicol., 2009, 22 (1), pp 97–105 :

http://www.rap-al.org/news_files/glyphosate.pdf

 

Les chercheurs qui ont daigné répondre ont souligné que les études <i>in vitro</i> ne sont pas représentatives de l'<i>in vivo</i>, et que les mêmes résultats peuvent être obtenus avec une foule de produits de consommation courante, tels la caféine ou... le sel de cuisine.  Voir par exemple : Daniel A. Goldstein, M.D., <i>The Skinny on the Seralini Safety Study</i> à :

http://www.monsantoblog.com/2009/06/23/seralini-safety-study/

C'est certes d'un employé de Monsanto – donc irrémédiablement affligé d'un conflit d'intérêts pour les anti-OGM patentés –, c'est sur un blog et non dans une revue scientifique à comité de lecture – donc fatalement indigne d'être lu par un chercheur militant –, mais n'est-ce pas le message qui compte (et en plus, l'auteur est doté d'un CV impressionnant) ?

 

L'AFSSA a été saisie de l'article de Benachour et Séralini, et son rapport (du 26 mars 2009) figure à :

http://www.afssa.fr/Documents/DIVE2008sa0034.pdf

Conclusion principale :

 

« Les conclusions [de Benachour et Séralini] ne reposent que sur des expérimentations <i>in vitro</i> portant sur des modèles cellulaires non validés, non représentatifs (en particulier des lignées tumorales ou transformées) exposés directement à des concentrations de produits extrêmement élevées dans des conditions de culture ne respectant pas les conditions physiologiques cellulaires normales. Ces travaux ne mettent en lumière aucun nouveau mécanisme d'action du glyphosate et des préparations contenant du glyphosate. »

 

[16]  Selon le site du CRIIGEN, sa spécialité est la médecine générale et il est diplômé d'homéopathie et d'acupuncture :

http://www.criigen.org/SiteFr//index.php?option=com_content&task=view&id=60&Itemid=105

 

[17]  Pour un résumé de la situation : http://www.isaaa.org/resources/publications/briefs/41/

L'ISAAA comptabilisait 134 millions hectares en cultures transgéniques en 2009.

 

[18]  La liste des aliments humains et animaux génétiquement modifiés autorisés en Europe figure à :

http://ec.europa.eu/food/dyna/gm_register/index_en.cfm

 

[19]  Voir par exemple : http://www.fass.org/page.asp?pageID=43

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commentaires

Sceptique 23/01/2011 06:24



Cette idée répandue par les anti-OGM selon laquelle les animaux nourris aux OGM transmettraient des caractéristiques des aliments consommés, a son équivalent dans une autre croyance, celle qui
justifiait le cannibalisme.


Il est légitime de se poser la question: les anti-OGM adhèrent-ils à la croyance cannibalique, ou la considèrent-ils comme primitive, indigne des hommes modernes qu'ils sont supposés être?


S'ils sont "cannibalistes", ils sont pardonnables. S'ils ne le sont pas, ils se foutent de la gueule des gens!



wackes seppi 23/01/2011 00:26



 


Merci vielmol Berny pour le merci et pour la référence à L'Alsace.


 


La 'conférence' de M. Vélot – je mets des guillemets simples sarcastiques – était annoncée sous le titre fort pertinent (malheureusement) – « Un effet Mediator favorable aux
anti-OGM ».


 


Il y a deux autres perles dans le texte :


 


1. « Les tenants des OGM veulent faire croire aux patients qu’ils vont chercher un OGM à la pharmacie » (Vélot dixit. C'est facile d'ajouter :
« C’est faux ! »... Je n'ai pas encore vu les 'tenants des OGM' dire ça, encore moins aux patients.


 


2. « L’animal d’élevage qui consomme des plantes OGM consomme aussi l’insecticide qu’elles produisent en permanence ou l’herbicide auxquelles elles résistent » (c'est le
journaliste qui rapporte. Sauf que l'insecticide est une protéine, dégradée par la digestion et que l'herbicide, s'il reste présent dans l'aliment du bétail, remplace un ou plusieurs
autres.


 


http://www.lalsace.fr/actualite/2011/01/22/eviter-un-amalgame-qui-obscurcit-le-debat


 


Autre texte dans la série :


 


http://www.lalsace.fr/actualite/2011/01/22/la-grande-majorite-des-plantes-ogm-(genetiquement-modifies)-sont-destinees-a-l-alimentation-des-...


 


En bref : « Le groupe local de Greenpeace en Alsace vient d’éditer un guide des produits alsaciens exempts ou non d’OGM. Une façon pour l’association d’alerter les
consommateurs sur l’absence d’étiquetage des produits issus d’animaux nourris aux plantes OGM. »


 


Et une explication sur le guide :


 


http://www.lalsace.fr/actualite/2011/01/22/reperes


 


Extrait :


 


« Pour établir son guide, Greenpeace Strasbourg a envoyé un questionnaire aux industriels de l’agroalimentaire afin de savoir si leurs produits sont élaborés à partir d’animaux
nourris aux OGM.


 


« Les fabricants qui garantissent ne pas utiliser de produits issus d’animaux nourris aux OGM héritent d’une pastille verte.


 


« Ceux qui ont entamé une démarche pour exclure les OGM mais qui ne peuvent garantir une absence totale d’utilisation ont une pastille orange.


 


« Enfin, pour ceux qui ne peuvent pas garantir l’absence d’OGM ou qui n’ont pas répondu aux questionnaires après plusieurs relances, la pastille est
rouge. »


 


Berny, ma grand-mère me racontait...



Berny 22/01/2011 10:48



Voici ce qu'on peut lire dans le journal l'Alsace suite à une conférence de l'immense Mr.Vélot, invité par Greenpeace:


"Des études récentes et indépendantes des firmes agroalimentaires ont montré un effet, au bout de trois
mois, des OGM, notamment sur le foie et les reins des rats. Mis en cause sur ses compétences scientifiques par des pro-OGM, l’auteur d’une de ces études, le Pr Gilles-Henri Séralini, a gagné, le
18 janvier, son procès pour diffamation contre l’Association française des biotechnologies végétales et son président Marc Fellous"



Berny 22/01/2011 10:06



Merci pour ce résumé Petit Voyou Joseph,alias Wackes Seppi



GFP 21/01/2011 21:34



Il faut préciser que la petite note sur le site du criigen concernant les erreurs de l'étude autrichienne a été ajoutée après la remarque du
HCB.... bonjour l'éthique.



René 20/01/2011 22:39



Désolé, je n'avais pas vu que la réponse était sur l'autre partie du billet !


Désespérant !



René 20/01/2011 22:04



Bonjour,


Il me semble que le délibéré était au 18/01/11. Quelqu'un sait-til quel en est le résultat ?


 


René



La Coupe Est Pleine 20/01/2011 08:54



"Ben, à part une entorse à la cheville ces jours ci, LM va bien !"


Luc en a-t-il profité pour retrouver son père ?



Luc Marchauciel 19/01/2011 23:07



@ Antoine


Ben, à part une entorse à la cheville ces jours ci, LM va bien !



wackes seppi 19/01/2011 19:14



 


Bonjour,


 


Non, mais j'ai vu qu'il a posté des commentaires sur le site de Greenpeace le 22 décembre 2010


 



Antoine Laquet 19/01/2011 16:37



Bonjour. et merci pour votre article M. Seppi. Avez-vous des nouvelles de M. Marchauciel?