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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 16:58

Pour son numéro de janvier 2013, Sciences & Avenir a choisi de mettre l'accent sur « Les Évangiles secrets ».  Il nous aura ainsi épargné une couverture anxiogène du style de celle, scandaleuse, du Nouvel Observateur du 20 septembre 2012 ; scandaleuse car, si l'on faisait crédit à M. Gilles-Éric Séralini (pour les seuls besoins de notre propos) d'avoir mis en évidence des problèmes sanitaires sur le NK 603, on était loin d'un « Oui, les OGM – tous les OGM – sont des poisons ».  S & A est donc revenu sur le sujet sous le titre « Santé : ce que l'on sait vraiment des OGM ».

 

 

 

 

 

 

Une version papier fort présentable...

 

 

 

 

 

L'article principal cosigné par Mme Rachel Mulot et M. Hervé Ratel est plutôt bien fait et ne fera bondir que les sceptiques les plus chatouilleux ; tout au plus provoquera-t-il quelques froncements de sourcils chez les autres.

 

Pour notre part, nous nous étonnerons de la conclusion, fort irréaliste : ce n'est pas parce qu'une loi créera – ou créerait, car nous ne semblons pas nous y acheminer – une structure permettant de protéger et d'écouter les « lanceurs d'alerte » que le débat « pourrait retrouver une sorte de sérénité ».  C'est là une douce illusion ; à preuve, le tapage médiatique orchestré par M. Gilles-Éric Séralini avec son « étude » bidon...

 

Un Gilles-Éric Séralini que l'on voit, avec masque et gants, sur une petite photo en train de pipetter à sa paillasse, avec un bidon de Roundup au premier plan...  Les rédactions apprendront-elles un jour qu'il y a des photos produites « artistiquement » à des fins de propagande ?

 

 

...mais des encadrés critiquables

 

Les encadrés ne sont pas au-dessus de la critique.  On nous apprend qu'il y a « 316 variétés d'OGM autorisées dans le monde ».  En fait, il s'agit de couples événement(s)-espèce cultivée, par exemple NK 603-maïs.  Ce maïs NK 603 se décline ensuite en un nombre plus ou moins important de variétés (hybrides chez le maïs).

 

La même erreur a été commise par La Recherche dans son numéro de décembre 2012, qui a titré en couverture « OGM : vérités & mensonges » et qui se recommande pour lecture.  Elle n'est pas anodine car nombreux sont ceux qui pensent que, pour un couple donné, il n'existe qu'une seule variété, et donc un seul fournisseur de semences, et donc... (complétez avec les éléments bien connus du prétendu complot).

 

L'encadré sur les arguments des uns et des autres est plus problématique.  Il est certes difficile de les résumer en quelques lignes.  Ainsi, ce n'est pas faire honneur aux anti-OGM que de leur imputer l'opinion selon laquelle « les OGM sur le marché ou en production ne font pas progresser la science » ; ou d'insister sur les gènes de résistance aux antibiotiques qui, en fait, ne servent plus de marqueurs depuis un bon bout de temps.  Et il est tout simplement faux de soutenir que les pro-OGM arguent que les données brutes figurant dans les dossiers d'évaluation « sont [...] confiées aux seuls experts pour toute évaluation » ; comme il est hasardeux de prêter une opinion aux pro-OGM sur l'évaluation des herbicides et du Roundup.

 

Mais c'est surtout le « décryptage des arguments » qui dérange.

 

Il est faux d'écrire que le « principe d'équivalence est politique et non scientifique ».  L'auteur(e) succombe à la généralisation abusive – comme le Nobs en son temps – sur les produits phytosanitaires quand il(elle) écrit qu'on « les suspecte [...] d'être des perturbateurs endocriniens ».    Et le conditionnel mis à la disponibilité des « études et données brutes » auprès de l'EFSA témoigne d'un manque de rigueur et d'une imprégnation par le discours propagandiste anti-pesticide et anti-OGM.  Pour mémoire, ces études comportent des milliers de pages, et même le Scientifique international de l'année 2011 à quelques 300 euros Gilles-Éric Séralini n'a pas été en mesure d'analyser correctement les données brutes.

 

 

Sur la toile, on ne se gêne pas avec le Nobs...

 

Comme annoncé sur la version papier, le site internet de S & A héberge une série d'articles et articulets, tous signés Rachel Mulot, de toute évidence une jeune journaliste car les OGM ne sont que le quatrième sujet qu'elle ait abordé [1].  Le site étant particulièrement opaque le plus simple pour y accéder est de partir du lien qui fait l'objet de la note 1.

 

Mme Mulot s'est proposé de décrire les « acteurs d’une violente controverse ».  C'est la suite d'un encadré de la version papier sur les « acteurs d'une violente controverse ».  Dans un des billets [2], elle précise :

 

« [...] Ajoutons que Sciences et Avenir appartient au même groupe de presse que Le Nouvel Observateur, qui a publié le dossier « Oui, les OGM sont des poisons »,  mais que les rédactions sont indépendantes. Ainsi, nos journalistes n’ont eu accès à l’article de Gilles-Eric Séralini qu’après la levée de l’embargo et ont attendu de pouvoir le soumettre à quelques avis avant de publier en ligne un premier papier d’analyse critique. »

 

 

...mais on se répand aussi en ragots

 

Les premiers papiers de S & A sur la toile avaient été plutôt factuels et emprunts d'un salutaire scepticisme [3].  Alors que le Nobs avait produit un « dossier » entièrement à charge, S & A avait donné la parole à M. Gérard Pascal, une éminence de la toxicologie et de l'évaluation sanitaire [4].

 

Mais libre cours a été donné à Mme Mulot pour cette série de d'articles et d'articulets.  En résumé, nous avons droit à de l'« information » approximative et teintée de sentiments personnels.

 

 

Les agences d'évaluation évaluées...

 

Les agences ? Il en est de plus pointilleuses que d'autres.  Et donc...

 

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) est présentée dans « OGM, les acteurs d’une violente controverse: les alliés des "pros" (sic) OGM ».  C'est là une allégation très grave.

 

Pourquoi ne serait-elle pas neutre et objective ? Conflits d'intérêts, la tarte à la crème des anti-OGM, bien sûr... « Après plusieurs scandales et un rapport cinglant de la cour des comptes européenne, elle a été contrainte d’obliger ses experts à publier leurs déclarations publiques d’intérêt. »  Il se trouve que les déclarations étaient publiées bien avant ce fameux rapport... qui serait plutôt élogieux pour l'EFSA [5].  Mais la mouvance anti-OGM, ainsi que les entités qui se prétendent organisations non gouvernementales et dont le fond de commerce est le dénigrement des institutions, en avaient décidé autrement [6].  Et Mme Mulot a copié.

 

Comme l'écrit l'EFSA, la bave du crapaud... « Les ONG représentent des intérêts particuliers et leurs critiques sont le reflet de cet état de fait » [7].  Mais certains journalistes ne le savent pas ou l'ignorent délibérément.

 

Selon notre journaliste, « cinq membres du panel OGM ont toujours des liens étroits avec l'industrie, dont son directeur Harry Kuiper – dans la mire du médiateur européen depuis 2012, car il est membre de l’ILSI et auteur de recommandations sur l’évaluation des risques, pour "faciliter l’introduction des OGM en Europe" (projet Entransfood). »  Problème : M. Kuiper ne siège plus dans le panel...

 

Deux membres du panel ont été nommément mis en cause.  Mais il faut croire que, selon S & A et en accord avec la mouvance anti, une rencontre passée avec l'industrie, par exemple le fait d'avoir été consultant chez Monsanto, condamne à vie à un conflit d'intérêts.  Et un membre d'un organe de l'EFSA qui a un conflit d'intérêts suffit à classer l'EFSA toute entière dans la catégorie des « alliés des "pros" (sic) OGM ».

 

L'EFSA est aussi évoquée dans le billet « OGM: après Séralini, l’Europe va mener des études à deux ans ».  Selon Mme Mulot, l'EFSA aurait « longtemps défendu l'idée que les études d’évaluation à trois mois suffisaient pour autoriser la mise des OGM sur le marché. Et son autorité faisait foi, malgré un questionnement croissant des ONG et de la société civile… ».  Encore une affirmation téméraire, sauf pour le questionnement, l'argument du pauvre pour les ONG.  Une affirmation qui occulte notamment le fait que les méthodes d'évaluation ont été élaborées au niveau international (et même le fait que dans certains cas, on considère que des tests à trois mois ne sont pas nécessaires !).

 

Mais voilà ! L'EFSA, c'est l'ennemi !

 

Le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) a l'honneur de figurer parmi « ...ceux qui sont entre deux feux ».  Mais il « comprend un comité scientifique présidé par Jean-Christophe Pagès, favorable aux biotechnologies, et un comité économique et social plutôt défavorable. Ce qui a généré des crises internes et publiques ».  Le CS favorable ? C'est pourtant une allégation grave et – seuls les extrémistes anti-OGM n'en conviendront pas – infondée.  Quant au CEES, ce qui a généré des crises, c'est l'obstruction systématique de certains membres [8].

 

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) est, quant à elle louée, toujours dans la page « ...ceux qui sont entre deux feux » ; et pour cause : elle a certes critiqué « la faiblesse de l’étude Séralini », mais elle « l’a reconnue comme "ambitieuse et originale" et a plaidé, contrairement à l’Efsa, pour que des études à vie entière soit menée. »

 

Rédaction approximative autorisant l'interprétation selon laquelle l'EFSA aurait plaidé contre des études à vie entière, alors qu'elle n'a fait que répondre aux questions précises qui lui avaient été posées, sans déborder du cadre imparti.  Et naïveté qui pourrait être touchante s'il ne s'agissait pas d'un article de presse.  Car l'ANSES a réagi à une pression médiatique et non à des considérations scientifiques, en récompensant ainsi l'imposture scientifique.

 

 

...des personnes égratignées...

 

Ça se passe sous « ...les anti-OGM » – un titre erroné ! Que l'auteure n'a toujours pas cru bon de corriger à l'heure où nous écrivons ! M. Gérard Pascal y est présenté comme le « premier contempteur de l’étude Séralini ».

 

Difficile de trouver du mépris dans l'interview qu'il a accordée le 19 septembre 2012 à S & A.  Ou est-ce déjà critiquer, vilipender et dénigrer que de dire : « Si les résultats se confirment, c’est le scoop du siècle. Et dans ce cas il faudrait interdire les OGM dans le monde entier » ?

 

Quant à sa tribune publiée par le Nobs [9], elle date du 24 septembre 2012, alors que l'avis du Pr Marc Fellous [10] est daté du 19 septembre 2012, soit du jour de la publication de l'« étude ».  Et M. Pascal ne s'y était pas exprimé sur l'« étude », mais sur les aspects généraux de la toxicologie.  Même s'il a eu par ailleurs des mots très durs sur cette « étude », après lecture approfondie, ce « premier contempteur » est tout à fait déplacé.

 

Par ailleurs, le curriculum attribué à M. Pascal commence à sérieusement dater.  Il est ainsi présenté comme « membre de la Commission du génie biomoléculaire (CGB) », une entité qui a disparu en... 2009 (et que M. Pascal a quittée en 2007).

 

Les raisons de cette situation sont simples : d'une part, M. Pascal est une cible privilégiée des attaques de M Séralini – vieilles rancunes du temps de la CGB sans nul doute – et il ne peut donc être qu'un pro-OGM ou au mieux un allié (ce qui en fait encore un pro-OGM) ; d'autre part, Mme Mulot a succombé à la facilité : deux clics sur la toile...

 

Il faut revenir à ce stade à l'article principal de la version papier.  Il y est dit : « À l'Inra – erreur, puisqu'il n'y est plus depuis décembre 2003 – le toxicologue reconnaît s'y être toujours opposé – à des études de longue durée – ce type de recherches ne lui semblant pas prioritaire en termes de risque ».  Dans le Nobs, son explication est différente : « absence totale d’intérêt en matière de recherche et de connaissance, considérant qu’il n’était pas de la responsabilité des organismes de recherche ou des universités de les prendre en charge. »

 

Là encore, la facilité et l'à peu près ont prévalu.

 

L’Association française pour l’information scientifique (AFIS) serait à ranger parmi les « ...alliés des "pros" (sic) OGM ».  Elle bénéficie tout de même d'un compliment – elle « publie la rigoureuse revue Sciences et Pseudo sciences très engagée contre tout charlatanisme » – mais son président, M. Louis-Marie Houdebine, est « détenteur de brevets dans les biotechnologies animales ».  Ce serait un compliment si cela ne s'inspirait pas de la « littérature » du CRIIGEN, en particulier des écritures de Me Dartevelle dans le procès qui avait été intenté contre l'AFBV et son président, le Pr Marc Fellous, pour diffamation de M. Séralini [11].  Écritures qui, à notre sens, sont diffamatoires en dehors de l'enceinte du tribunal...

 

Mais revenons-en aux brevets : M. Houdebine n'est pas détenteur de brevets.  Au niveau européen, il est mentionné comme inventeur dans trois documents de brevet.  C'était pourtant facile de vérifier les ragots...

 

Pour la mouvance technophobe, il va de soi qu'un chercheur digne de ce nom ne saurait détenir des brevets : c'est une marque de « scientisme » (terme du reste utilisé improprement).  Encore que... si les adeptes de la mouvance savaient [12]...

 

Pourquoi l'AFIS serait-elle l'alliée des pro-OGM ? Parce que Mme Mulot a déniché le vieux rossignol de « Marcel Francis Kahn, professeur émérite de médecine à Paris 7, [qui] a démissionné arguant que "l'AFIS s'est transformé en un véritable lobby pro OGM" et a réclamé la publication des liens de certains membres avec Monsanto ». Avec un lien vers Combat Monsanto [13].  Celui-ci avait eu l'honnêteté de publier la mise au point de l'AFIS ; mais, manifestement, Mme Mulot n'a pas pris la peine de la lire.  Tout comme elle n'a pas lu le démenti opposé par M. Jean-Paul Krivine dans un article vasouillard (comme souvent) de M. Stéphane Foucart dans le Monde [14].

 

La facilité et les préjugés ont donc aussi présidé à la catégorisation.

 

Les Académies scientifiques et leurs membres figurent aussi parmi ceux qui ne trouvent pas grâce : « Des membres des six Académies, dont l’Académie des sciences, très liée à l’AFBV, ont critiqué l’étude Séralini en un temps record et sans avoir consulté tous leurs membres, et notamment le statisticien Paul Deheuvels, qui s’en est publiquement indigné. »

 

Que des membres de l'une ou l'autre des académies soient membres de l'AFBV n'a rien d'étonnant : tous deux biberonnent au rationalisme.  Mais affirmer que l'Académie des sciences est « très liée à l'AFBV » est plutôt choquant.  Et classer les six Académies dans la catégorie des « ...alliés des "pros" (sic) OGM » parce que « [d]es membres ont critiqué... » est proprement scandaleux.  Sauf erreur de notre part, certaines des académies ne s'étaient jamais exprimées auparavant sur les OGM.

 

Et n'en déplaise à M. Paul Deheuvels, qui a aussi reçu une formidable volée de bois vert [15] tant son soutien à M. Séralini était farfelu, les six académies se sont exprimées en tant que corps constitués et  – fait rare dans les annales – conjointement.  M. Deheuvels est du reste le seul académicien à avoir protesté.

 

 

...et les « pro-OGM » sont des lobbies... forcément

 

Dans le billet « ... les pro-OGM » on trouve en sous-titre « [l]es lobbys ».  Forcément...  Dans la novlangue activiste, les entités que l'on déteste ne peuvent être que des « lobbies », les amies étant des « groupes de plaidoyer » (« advocacy groups »).

 

Le premier lobby est l'International Life Sciences Institute (ILSI), émanation de l'industrie essentiellement liée à l'alimentaire, dont on « apprendra » surtout qu'il est « au cœur de plusieurs conflits d'intérêts ».  Mme Mulot ne nous épargne pas le marronnier – sempervirens, toujours vert, toujours prêt à l'emploi – de, en fait, l'instrumentalisation de l'ILSI par les industriels du tabac auprès de l'OMS.  Ça date quand même des années... 1983 à 1998.

 

Un autre marronnier en pleine croissance est Mme Diána Bánáti [16] : « ... présidente du Conseil d’administration de l’EFSA a été contrainte de démissionner en raison de ses liens avec l’ILSI. Elle en est devenue la directrice exécutive pour l'Europe malgré les protestations de Bruxelles. »  En fait, elle a démissionné du Conseil d'administration de l'EFSA parce qu'elle a pris un poste à l'ILSI.  Quant aux « protestations de Bruxelles », nous cherchons encore [17]...

 

Difficile de contester que l'Association française de biotechnologies végétales soit « ...pro-OGM ». Mais, là encore, Mme Mulot a choisi de sombrer dans le caniveau.  L'AFBV, c'est sont président, le Pr Marc Fellous qui « a perdu un procès contre le Pr Séralini pour l'avoir traité de "marchand de peur" dont les études seraient financées "par Greenpeace" ».  Si elle s'était renseignée, elle aurait appris que le Tribunal n'avait pas retenu l'imputation de diffamation fondée sur le « marchand de peur », et que M. Séralini avait en fait obtenu une victoire à la Pyrrhus [18].

 

Et si elle avait un tant soit peu réfléchi, elle se serait aperçue que son texte n'apportait rien au lecteur en termes de connaissance des acteurs de la controverse ; et que ce n'était là que pure malveillance de sa part.

 

Du reste, elle embraye en écrivant que le « Pr Fellous a signé une lettre contre l’étude Séralini dans la revue Food Chemical Toxicology, aux côtés de Channapatna Prakash, président du lobby américain pro-OGM AgBioWorld,lié à des think tank néo-conservateurs. » Pas de lien vers la lettre... cela serait trop gênant.  Car les lecteurs auraient découvert : d'une part, que, événement exceptionnel dans la littérature scientifique, l'article de M. Séralini avait été publié en même temps que 16 – seize – lettres à l'éditeur, dont 15 critiques [19] (avec, parmi elles, une de la Société Française de Pathologie Toxicologique (SFPT)) ; d'autre part, que MM. Fellous et Prakash n'étaient que deux parmi 25 (vingt-cinq) signataires [20] ; au surplus, que la lettre n'a rien de pro-OGM.

 

Mme Mulot a aussi cru bon de refourguer quelques belles histoires à propos d'une autre « étude » controversée en son temps – et réfutée par la suite – celle Quist et Chapela, qui avaient prétendu en... 2001 avoir trouvé des traces de transgènes dans les maïs mexicains [21].  Car rien ne vaut une belle histoire de conspiration orchestrée par Monsanto.

 

 

Et pour les anti-OGM ?

 

Rien de tout cela.  Incolore, inodore et sans saveur.  Cinq lignes sur le grand, l'illustre Séralini...

 

Wackes Seppi

 

 

Sources :

[1]  http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/journaliste/51533/rachel-mulot.html

 

[2]  http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/sciences/20121219.OBS2994/ogm-les-acteurs-d-une-violente-controverse.html

 

[3]  http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/sante/20120919.OBS2892/ogm-l-etude-choc-decryptee-par-sciences-et-avenir.html

http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/sante/20120921.OBS3217/l-etude-choc-sur-les-ogm-des-rats-trop-fragiles.html

 

[4]  http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/sante/20120919.OBS2897/ogm-je-n-ai-jamais-vu-ca-il-faut-envoyer-une-commission-d-enquete-dans-le-labo-ou-cela-a-ete-fait.html

 

[5]  «Parmi les agences sélectionnées, l’EMA et l’EFSA sont celles qui ont mis au point les politiques et les procédures de déclaration, d’évaluation et de gestion des conflits d’intérêts les plus élaborées » (les deux autres sont (AESA, ECHA) :

http://eca.europa.eu/portal/pls/portal/docs/1/18686762.PDF

Pour les mesures mises en place par l'EFSA :

http://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/121011.htm

 

[6]  Voir par exemple :

http://corporateeurope.org/pressreleases/2012/efsa-criticised-auditors-over-conflicts-interest

Cette entité prétend aussi que la Cour a critiqué la présence de représentants de l'industrie au sein du Conseil d'administration de l'EFSA.  En fait, la Cour en prend note, en relevant qu'elle est prévue par le règlement fondateur de l'autorité, et que cette situation « comporte toutefois des risques inhérents en matière de conflit d’intérêt ».  Corporate Europe s'est bien gardée de mentionner qu'il y a aussi un représentant des consommateurs...

 

[7]  http://www.efsa.europa.eu/fr/faqs/faqresponsecriticismextev.htm

 

[8]  Voir par exemple les recommandations relatives à des oeillets génétiquement modifiés, par exemple :

http://www.hautconseildesbiotechnologies.fr/IMG/pdf/101026-Oeillet-C-NL-09-01-Recommandation-CEES-HCB.pdf

On ne peut qu'être choqué quand on lit l'opinion minoritaire suivante : « Nous estimons que l’homme ne peut pas modifier les  espèces comme bon lui semble. La modification de la couleur d’une fleur relève plus  du jeu que de l’intérêt sociétal et ne nous apparait pas comme éthiquement acceptable. En conséquence, nous sommes opposés à la culture et à l’importation d’œillets génétiquement modifiés. » La modification de la couleur des plantes ornementales... c'est ce que l'Homme fait ou tente de faire depuis des siècles.

 

Voir aussi sur ce site :

http://imposteurs.over-blog.com/article-le-regard-severe-porte-par-une-syndicaliste-sur-le-fonctionnement-du-haut-comite-aux-biotechnologies-84368835.html

http://imposteurs.over-blog.com/article-demissions-en-cacade-au-comite-economique-ethique-et-social-cees-du-hcb-98859394.html

http://imposteurs.over-blog.com/article-apres-l-interview-de-jeanne-grosclaude-sur-tv-agri-la-preuve-par-les-exemples-par-wackes-seppi-85370524-comments.html

http://imposteurs.over-blog.com/article-apres-l-interview-de-jeanne-grosclaude-sur-tv-agri-la-reaction-brutale-de-fne-greenpeace-cie-84866668.html

 

[9]  http://leplus.nouvelobs.com/contribution/646189-etudes-sur-les-ogm-une-lacune-a-combler-sans-tarder.html

 

[10]  http://tempsreel.nouvelobs.com/ogm-le-scandale/20120919.OBS2816/fellous-je-suis-surpris-de-ce-show-qui-ne-demontre-rien.html

 

[11]  Voir par exemple :

http://imposteurs.over-blog.com/article-seralini-c-fellous-la-science-politisee-la-justice-instrumentalisee-les-masques-tombent-3-par-wackes-seppi-65890264.html

 

[12]  M. Gilles-Éric Séralini figure comme inventeur dans une demande de brevet internationale déposée dans le cadre du PCT (WO 2005033104) – et déposant pour les États-Unis d'Amérique conformément à la loi de ce pays – par la Yang Ji Chemical Company Ltd de la République de Corée :

http://imposteurs.over-blog.com/article-gilles-eric-seralini-et-la-recherche-scienti-fric-par-wackes-seppi-63060037.html

Cette demande est encore en cours aux États-Unis d'Amérique, mais pour le compte des inventeurs, dont M. Séralini :

http://appft1.uspto.gov/netacgi/nph-Parser?Sect1=PTO2&Sect2=HITOFF&p=1&u=%2Fnetahtml%2FPTO%2Fsearch-bool.html&r=1&f=G&l=50&co1=AND&d=PG01&s1=Seralini.IN.&OS=IN/Seralini&RS=IN/Seralini

 

[13]  http://www.combat-monsanto.org/spip.php?article114

 

[14]  « Les accusations portées contre certains des animateurs de l'association sur leurs liens avec Monsanto sont fausses et n'ont jamais été étayées de la part de ceux qui les propagent. »

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/09/20/le-rationalisme-au-risque-du-biais-anti-ecolo_1763271_1650684.html

 

[15]  Voir notamment :

http://imposteurs.over-blog.com/article-gilles-eric-seralini-un-manifeste-de-soutien-assassin-par-wackes-seppi-112720115.html

 

[16]  Il n'y a qu'à voir la joie malsaine dont fit preuve M. Stéphane Foucart à rapporter les péripéties de l'affaire Bánáti dans « Le Parlement européen inflige un camouflet à trois agences de l'Union européenne » du 10 mai 2012.  Une phrase sur les trois agences en cause... le reste de l'article sur le cas Bánáti, sans que l'on apprenne les raisons du refus du Parlement européen de voter les décharges budgétaires :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/10/nouveau-scandale-a-l-autorite-europeenne-de-securite-des-aliments_1698887_3244.html

S'agissant de l'EFSA, le Parlement européen avait formulé plusieurs critiques, mais s'était déchaîné sur le cas Bánáti :

http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+REPORT+A7-2012-0106+0+DOC+XML+V0//FR

C'était d'autant plus grotesque que Mme Bánáty n'avait jamais caché ses liens avec l'ILSI :

http://www.nature.com/news/2010/101005/full/news.2010.513.html

L'affaire s'est singulièrement dégonflée dans le deuxième rapport.  C'est que, confus et dépité, le Parlement a dû constater que « les membres du conseil d'administration de l'Autorité ne sont pas nommés par le directeur exécutif et ne peuvent par conséquent pas être révoqués par celui-ci » :

http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+REPORT+A7-2012-0299+0+DOC+XML+V0//FR

 

[17]  M. Benjamin Sourice, autre journaliste militant (il a fondé le collectif « Combat Monsanto »), a dû en voir :

http://blogs.mediapart.fr/blog/benjamin-sourice/280912/polemique-sur-la-toxicite-des-ogm-ces-conflits-dinterets-qui-nuise

 

[18]  Voir sur ce site la série « Séralini c. Fellous : la science politisée, la justice instrumentalisée, les masques tombent ! », et notamment :

http://imposteurs.over-blog.com/article-seralini-c-fellous-la-science-politisee-la-justice-instrumentalisee-les-masques-tombent-5-par-wackes-76194721.html

 

[19]  http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0278691512005637

 

[20]  Pour l'accès direct :

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0278691512007922

 

[21]  http://www.nature.com/nature/journal/v414/n6863/full/414541a.html

 

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commentaires

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Une idée de lecture pour un prochain billet: http://www.cnrseditions.fr/Biologie/6690-a-qui-profitent-les-ogm-jacques-testart.html

Laurent Berthod 21/01/2013 16:18


Juste une petite remarque. Non seulement les articles de Foucart sont souvent vasouillards, mais ils contiennent aussi assez souvent des insinuations venimeuses, calomniatrices voire
diffamatoires.

javahl 21/01/2013 10:48


Autant pour moi pourl l'erreur


Mais on est bien dans le même pannier

Jorj X. McKie 21/01/2013 04:38


Et encore Merci à Wackes Seppi pour ce très bon article, sans oublier tous les autres.


Quel boulot !!!

Jorj X. McKie 21/01/2013 03:56


Sauf que l'on parle de Sciences et Avenir et non de Science et Vie. ;-)


Mais bon quant on a comme réféfrence le site de Labrique...

javahl 20/01/2013 23:59


Est-il encore nécessaire de souligner que Science et Vie est dans le domaine de l’information scientifique, ce qu’est Franche-Dimanche pour vendre du papier en utilisant le sensationnel comme
fonds de commerce, quitte à faire des scoops sur les théories charlatanesques ? Ça me rappelle l’article « A-t-on retrouvé l’onde qui soigne le cancer ? » en ce qui concerne la machine de priore.
Et le comble pour une revue soi-disant scientifique,  l’article publié en mai 1963 (N°548) ayant pour titre « Oui, la radiothérapie est vraie » que tout le monde peut consulter à cet endroit
:
http://www.retrouversonnord.be/RadiesthesiePreuves.htm



Ne soyons donc pas étonnés par les propos des journalistes de cette revue remplis d’inexactitudes et d’interprétations personnelles qui perpétuent  en définitive le mythe du complot en
jetant l’anathème sur toutes les institutions publiques et les experts qui n’ont pas accepté le rapport de Séralini. Je ne sais pas si on est en présence d’intentions personnelles, ou si le
niveau de l’article reflète le  manque de formation de leurs auteurs dans un domaine qu’ils maitrisent mal, on peut même supposer que ces personnages réunissent ces deux caractéristiques.
Toujours est-il que cet article montre une nouvelle fois le peu de crédit que l’on doit accorder à ce type de revue.

Wackes Seppi 20/01/2013 21:09


 Bonjour,


 


Merci pour le compliment.


 


Les experts de l'EFSA ont produit des avis très nuancés... Le problème vient, comme presque toujours pour ces sujets qui agitent la société, de la désinformation.


 


Je rédige un billet...


 

Bebop76 20/01/2013 19:25


Remarquable investigation et superbe analyse du papier et surtout du blog de S&A. Je n'avais jamais consulté le Blog à l'époque, mais il y a deux ans j'avais décliné mon abonnement à S&A,
notamment après un dossier a charge sur le réchauffement climatique, voir ici : http://bebop762653.wordpress.com/2010/03/06/je-ne-renouvelle-pas-mon-abonnement-a-sciences-et-avenir/


J'avais été alerté également par des articles ou encarts plus que douteux concernant les OGM et les abeilles. Sur ce dernier sujet, je suis quand même surpris de voir l'agence Européenne mettre
en cause les néonicotinoïdes. A ce trif il faut mettre tous les insecticides dans le même sac !