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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 11:19

C’est avec un certain soulagement que l’on apprenait en avril dernier qu’après l’avis favorable du HCB (1), l’INRA allait reprendre ses essais de porte-greffes de vigne transgéniques (2) détruits par un militant isolé mais pourtant acte approuvé comme attendu par la Confédération paysanne. Hélas, dimanche 15 aout, une bande d’une soixantaine d’individus s’est introduite dans le champ d’expérimentation et a détruit les nouveaux plants.

 

Le consensus anti-OGM s’effrite

 

Cette expérimentation de porte-greffes transgéniques était une des recherches conduites par l’INRA pour trouver une protection contre le court-noué, un maladie virale véhiculée par certains nématodes du sol. Les essais avaient démarré en 2005. L’institut n’avait pas lésiné sur les moyens afin de prévenir toute dissémination, et avait innové en associant à la mise en place de cette recherche des représentants de la « société civile ».

 

Ces actes de vandalisme soutenus par la Confédération Paysanne illustrent les limites de la concertation en matière de recherche scientifique, lorsque l’obscurantisme anti-OGM atteint le niveau de virulence qu’on lui connaît dans l’hexagone. Mais ils auront au moins eu le mérite de mettre en évidence les dissensions qui commencent à naître dans des milieux jusqu’à présent hostiles aux biotechnologies végétales :

 

Ainsi le premier acte de vandalisme a été clairement condamné par Jacques Muller, sénateur vert du Haut-Rhin, et Michel Breuzard, responsable d’Alsace Nature associé à l’expérience (3). Si les ministres de l’agriculture et de la recherche ont sans surprise, condamné la récente action des faucheurs, le PCF, pourtant jusqu’à présent totalement suiviste des écologistes a cette fois déclaré son indignation (4). La CGT et la CFDT ont également condamné l’action, ce que s’est bien gardé de faire le syndicat SUD-recherche qui s’en prend par contre à la politique de l’INRA avec des arguments dont la vacuité n’a pas échappé à Sylvestre Huet, journaliste à Libération (5) :

 

« Le texte de la fédération Sud-recherche (..) ne comporte aucune appréciation négative sur la destruction de l'essai, ce qui est déjà étrange. Mais sa lecture montre surtout à quel point la dérive idéologique - au sens du refus catégorique d'examiner en pratique les problèmes posés mais à se contenter d'une phraséologie générale (souligné par moi) - rend tout débat public sur la transgénèse végétale utilisée en agriculture (rien que la formule OGM utilisée sans précision signale, chez les partisans comme chez les opposants, la volonté de s'évader du côté de l'idéologie...) quasi impossible. »  

 

Mais le plus étonnant est sans doute l’opinion d’un responsable de la Confédération Paysanne qui estime que cette action « relève d'une sorte de dérive sectaire, semblant dictée par une poussée limite obscurantiste. » (6). Si c’est lui qui le dit…

 

Vélot et Kastler au secours des faucheurs

 

Christian Vélot n’est plus à présenter à nos lecteurs, qui ont déjà pu juger de la valeur de ses arguments scientifiques (7). Il s’est empressé de déclaré son soutien « à 200% » aux faucheurs volontaires (8), attitude particulièrement honteuse qui consiste donc à approuver le sabotage du travail de ses propres collègues. Ses arguments contre les essais de la vigne transgénique sont partiellement repris par Guy Kastler (9), « tête pensante » de la Confédération paysanne et membre du Comité économique, éthique et social du Haut Conseil des biotechnologies. Tous deux pratiquent avec un grand art ce que Marcel Kuntz nomme la « science parallèle » (10), qui consistent à revêtir les habits de la science pour des objectifs purement politiques.

Examinons ces recettes :

-spéculer sur des risques potentiels envisagés par les chercheurs de l’INRA et qui faisaient précisément partie des éléments à vérifier au cours des expérimentations : ainsi en est-il des risques de recombinaison de virus, dont C Vélot affirme tout-à-fait gratuitement que la probabilité d’un tel événement augmente considérablement avec les plantes transgéniques.

 

-minimiser la gravité du problème du court-noué, alors qu’il n’existe pas de remède curatif et que les techniques actuelles de prévention sont lourdes à mettre en œuvre et couteuses pour les agriculteurs (jusqu’à 10 ans de jachère ! ) (11)

 

-lancer quelques tartes à la crème : « Encore une fois, la planète n'est pas une paillasse de laboratoire. Pourquoi ne pas faire ces essais au moins sous serre ? »… Tout simplement parce qu’il s’agit d’étudier la résistance de la vigne au court-noué en conditions environnementales normales ! De plus, l’argument est particulièrement hypocrite puisque de toute façon les faucheurs que Vélot soutient ne se privent pas d’attaquer les essais en serre.

 

-réclamer des alternatives, que Guy Kastler voie dans les pratiques de sorcellerie de la biodynamie, ce qui est plutôt amusant quand on prétend dénigrer les recherches de l’INRA sur le terrain scientifique. Ou proclamer qu’elles existent comme le fait Vélot sans mentionner que l’INRA fait également des recherches sur ces alternatives, et bien entendu, sans en mentionner les limites. Notons que Vélot décroche ici un pompon bien mérité lorsqu’il dit « il existe (..) des pratiques culturales qui permettent de s’affranchir du court noué telles que les plantes nématicides (ou nématifuges). » … Certes ! Vélot a juste oublié pour la circonstance l’épouvantail des « plantes pesticides » qu’il agite en permanence lorsqu’il s’agit de faire peur à propos des OGM !

 

-présenter mensongèrement des éventualités comme des faits avérés :

Ainsi, Guy Kastler affirme que « La manipulation génétique ne modifie pas que le porte-greffe mais l’ensemble de la vigne cultivée, le raisin et le vin. »… prétendant s’appuyer sur deux études, dont la dernière date de 2009. Or, la prétendue « transmission très importante de produits du transgène du porte-greffe au greffon » avait déjà été réfutée par les chercheurs de Colmar (12):

 

Christian Vélot s’engouffre lui aussi dans la brèche, avec sa lecture très distraite des publications scientifiques :

« On nous dit que la transmission par le pollen est peu probable puisque c’est le porte greffe qui est génétiquement modifié et non le greffon… ».

 

Là encore Vélot montre toute « sa » science : en effet, le greffon est un hybride femelle. Il ne pouvait donc pas y avoir de pollen, même s'ils les inflorescences étaient présentes.

Information que l’on peut trouver aisément dans l’avis du Comité scientifique du HCB si on se donne au moins la peine de le lire !

 

Et il continue :

« C’est faire fi des travaux scientifiques publiés dans Science en 2009 qui montrent le passage de gènes de porte-greffe à greffons » 

* Le résumé est en effet trompeur et il est probable que Vélot ne se soit basé que sur sa seule lecture. En fait, il apparaît qu’il y a bien des échanges de matériel génétique à la jonction entre le porte greffe et le greffon mais que ces échanges sont très localisés.

Voilà l’analyse qu’en fait Marcel Kuntz, interrogé sur le sujet : 

 

« Si l'on examine la référence citée 2,

(http://www.sciencemag.org/cgi/content/full/324/5927/649)

on s'aperçoit qu'il ne s'agit pas de passage généralisé de transgènes du porte-greffe vers le greffon, mais d'un phénomène limité à la jonction entre les 2, où certaines cellules contiennent à la fois un gène marqueur du porte-greffe et un autre gène marqueur du greffon. De plus, il ne s'agit pas de passage de gène du noyau d'une cellule  vers le noyau d'autres cellules. Il s'agit en fait de gènes d'un organite différent (le chloroplaste): ces gènes chloroplastiques seraient effectivement passés dans le noyau des cellules adjacentes (le transfert de gènes chloroplastiques vers le noyau est un phénomène largement décrit à l'intérieur des cellules); cette précision est importante car cela ne correspond pas à la situation du porte-greffe de la vigne de Colmar (dans ce cas  le transgène est dans le noyau de la cellule, pas dans le chloroplaste). »

 

*En aucun cas, un transfert de matériel génétique ou de produits du transgène des porte-greffes aux greffons n’a été détecté dans le cadre des essais effectués à Colmar, alors que de tels phénomènes avaient été relevés dans des études portant sur le tabac.

 

* le HCB a examiné cette éventualité , approuvé la proposition de l’INRA d’utiliser une méthode de détection plus sensible que celles utilisées jusqu’à présent (RT-PCR et ELISA) mais aussi apprécié les conséquences possibles d’un tel transfert : « Le greffon n’est pas transgénique. S’il y avait passage des produits des transgènes du portegreffe

au greffon, c’est-à-dire présence de protéines CP, ARNm ou siRNA dérivés de CP, le

résultat ne serait qualitativement pas différent d’une situation naturelle dans laquelle ces

protéines et acides nucléiques s’accumulent à partir du virus de GFLV lors d’une infection

(voir le paragraphe 6.3). La protéine CP est plus abondante en conditions d’infestation

naturelle par le virus (détection aisée de la protéine par ELISA dans des plants naturellement contaminés). »

 

Tous les risques ont donc été volontairement gonflés pour les besoins de la cause par Katsler, Vélot and co…

 

Conclusion : 

 

Il faut bien se rendre à l’évidence, quelque soit le degré de précaution (exemplaire dans le cas présent) qui entoure les essais, que l’on mette ou non en place des instances de dialogue et de concertation, que l’on associe ou pas des représentants des agriculteurs, de la « société civile », le noyau dur des anti n’acceptera jamais les OGM et continuera à recourir à ces moyens, sabotera le travail des chercheurs, même quand ils émargent à l’INRA ou au CNRS : Un Guy Kastler défend ainsi sans vergogne le sabotage sous prétexte que les travaux auraient risqué d’être exploités … par Monsanto ! Mieux vaut tuer la recherche publique, c’est en effet la meilleure garantie qu’elle ne soit pas « dévoyée » !

 

Bien des acteurs doivent aujourd’hui osciller entre colère et découragement. Nous ignorons si le projet de recherche redémarrera. En réalité, les résultats des essais étaient mitigés si on en croit Jean-François Launay, directeur de la communication de l’INRA interrogé par Agriculture et Environnement (13). « Si nous avions pu conclure en respectant le protocole de l’expérimentation, et au regard de la faiblesse des résultats, nous n’aurions sûrement pas recommandé la transgenèse comme moyen de lutte contre le court noué. En effet, il y a une résistance discutable, avec, certes, un effet qui retarde l’infection, mais pas une résistance avérée des porte-greffes (…)  le protocole de notre expérimentation ayant été interrompu, celle-ci ne peut plus faire l’objet d’une publication scientifique ».

 

Pour autant, faut-il partager la conclusion de Gil Rivière-Wekstein selon laquelle les faucheurs auraient marqué contre leur propre camp ? Il en effet assez improbable que les faucheurs volontaires s’intéressent aux conclusions d’une publication de l’INRA, qu’elle soit favorable ou non à un OGM. La stratégie consistant à diaboliser les chercheurs, discréditer leurs recherches et à désigner l’INRA comme étant « à la solde de Monsanto et de  l’agro-business » est beaucoup plus payante pour eux, ce qui supposait donc de dénigrer dès le départ cette expérimentation. En outre, il s’agissait de démontrer qu’aucune démarche participative ne peut aboutir, et le saccage des essais était à ce titre l’issue logique de cette démonstration.

 

Toutefois, comme nous l’avons souligné plus haut, ce triste épisode aura peut-être permis à quelques éléments traditionnellement plutôt hostiles aux OGM à prendre conscience et à s’inquiéter du fanatisme et de l’incurable obscurantisme qui animent les vandales. C’est toujours ça.

 

Anton Suwalki

 

 


 

 

Lire le communiqué commun de l’AFIS et de l’AFBV :

 

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1435

 

Lire le dossier dans la lettre d’informations sur les plantes génétiquement modifiées

http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/article-lettre-176-1-septembre-10-56337406.html

 


 

Sources :

 

 

 

(1)   Comité scientifique du Haut Conseil des biotechnologies : avis du 15 mars 2010

(2)http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/vigne-ogm-de-colmar-un-nouvel-essai-devrait-repousser-sur-les-cendres-du-precedent-25778.html

 

(3)http://www.agriculture-environnement.fr/spip.php?article578

(4)http://www.pcf.fr/spip.php?article4988

 

De son côté, l’UMP Dominique Paillé a déploré « que ce vandalisme à l’encontre d’une action expérimentale, réalisée dans des conditions optimales de sécurité sanitaire et environnementale, vienne anéantir huit années de travaux et d’efforts des chercheurs, dont le travail conjugue éthique et rigueur ».

 http://www.lejournalduvin.com/2010/08/vignes-ogm-saccagees-lump-indignee/

 

Pour terminer sur les réactions politiques, signalons à l’extrême-gauche d’un côté Lutte Ouvrière dénonçant virulemment « les crétins qui ont saccagé la plantation de l'INRA », ajoutant : « Pour qui en douterait encore, la destruction par un commando d'écologistes des pieds de vigne transgéniques à l'Institut national de recherches agronomiques (INRA) de Colmar montre que, chez ceux qui se présentent comme des défenseurs de la nature, la débilité antiscientifique est largement répandue. ».

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2194&id=10

 

De l’autre côté, le Nouveau Parti anticapitaliste  soutient sans réserve l’action des faucheurs.

http://www.npa2009.org/content/communique-du-npa-de-mulhouse-soutien-aux-faucheurs-volontaires-colmar

 

Le dialogue futur entre « révolutionnaires anticapitalistes » promet d’être houleux !

 

(5)http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/08/vignes-ogm-de-colmar-divergences-syndicales.html#tp

 

(6)http://www.lindependant.com/articles/2010-08-17/pascal-frissant-vous-etes-membre-de-la-commission-nationale-viticole-de-la-confederation-paysanne-comment-avez-vous-reagi-a-cette-action-anti-ogm-232475.php

 

(7)http://imposteurs.over-blog.com/article-christian-velot-est-anti-ogm-tout-s-explique-1-46986030.html

 

http://imposteurs.over-blog.com/article-christian-velot-est-il-anti-ogm-tout-s-explique-2-52775035.html

 

 

 

(8)  http://www.hns-info.net/spip.php?article25093

(9)  http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article18363

(10)                     http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1404

 

(11)                     http://www.vignevin-sudouest.com/publications/fiches-pratiques/court-noue.php#ancre3

(12)  http://www.ogm.gouv.fr/article.php3?id_article=40

(13)http://www.agriculture-environnement.fr/spip.php?article667

 

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commentaires

jean 12/10/2010 18:50



Le comité local de suivi de l'essai de Colmar, en travaillant sur cet essai de porte-greffes ogm a construit une méthode de travail valorisant les savoirs de tous et respectant les opinions de
tous. Il y a beaucoup d'info sur le site web de l'inra. Avant la fin de l'année on trouvera une publication scientifique acceptée dans PLOS Biology retraçant toute l'histoire de ce groupe et les
clefs d'un vrai débat participatif s'appuyant sur la diversité des savoirs pour construire une recherche diversifiée, mais une recherche qui produit avec des gens qui s'engagent. Un cran plus
loin, plus libre que ceux qui nuisent tant à la recherche qu’ils n’ont plus d’autres arguments que s’en prendre nominativement aux acteurs (dans la tête au carré par exemple)…



jean 25/09/2010 09:09



bonjour,


Je lis vos textes. Sur les différents sujets. J'avoue qu'ils sont intéressants et on en ressort avec une vision éclairée avec
une petite dose mélange d'humour et de déception ou d'indignation. Je ne sais que faire, et là je l'écris en tant que 'pilote du comité de suivi'. 8 ans de travail, plus de 250 conférences débat.
Des moments souvent très difficiles face à des assemblées complètement 'ANTI'. Mais tous ces gens sont toujours restés courtois. J'y ai appris beaucoup de choses à les écouter et sans nul doute
cela a contribué à construire la démarche de travail du comité de suivi. A diversifier ses approches dans une démarche de recherche action. Il n’a  plus aucun pied de vigne en vie, ils ont tout cassé, l’envie aussi. Oui vous avez raison, ‘ces gens là’ voulaient aussi détruire cette forme ‘nouvelle’ de
relation entre recherche et citoyens. Avec les membres du comité de suivi, nous avons écrit collectivement une publication scientifique (elle en révision, j’espère qu’elle passera bientôt) dans
une revue internationale. C’est vrai qu’ils ne lisent rien ! Mais, ce que l’INRA aura fait, ce que dans ce groupe nous avons vécu, fait et la façon avec laquelle cela nous a transformés dans
la façon d’aborder la recherche mais aussi bien d’autres situations professionnelles (c’est eux qui le disent), notamment comment construire un chemin qui innove et fait avancer avec des gens qui
ne sont pas d’accord est quelque chose qui tient. Cette publication scientifique et j’en écrirais d’autres avec eux et surtout ce que l’on voit bien poindre : une discussion, un dissensus
s’insinuent dans les groupes traditionnellement opposés : c’est là ! Et la violence, car c’est bien cela, de ces gens là n’est peut être qu’un baroud d’honneur pour faire pression sur
leurs groupes qui commençaient à enfin réviser leur posture (preuve en est des avis qui vous avez pertinemment soulevés). Il nous faut aller de l’avant, la vie de votre site y aide. Mais il ya
aussi une guerre (via la presse et les articles postés sur les sites de gens qui se cachent derrière leur souris tant de propos insultants à mon encontre) contre la personne qui animait ce comité
de suivi (et ce qu’on voit sur le film – rencontre du comité avec les ministres sur www.inra ne va qu’attiser). J’y songe, j’y songe, à passer mon chemin. Tout cela me pèse tant. J’y songe vraiment mais ce qui a été construit au sein du comité de suivi et ses
publications sont le début d’un chemin. Et quelqu’un reprendra et cela qui compte…



La coupe est pleine 24/09/2010 14:33



En fait je me rend compte que mon dernier post n'est pas complet. A partir de :


Puis lorsque vous dites :


« Comment ne pas comprendre que par le biais du contrôle des semences des firmes géantes de l'agroalimentaire ,
elles accaparent de facto toute la chaîne jusqu'au consommateur final ? »


 


Et bien non je ne comprends toujours pas !


Comme je l'ai déjà dit c'est comme si l'on accusait Michelin de vouloir contrôler toutes les voitures du
monde par sa fabrication de pneumatiques.


 


(Je vois que "l'autre Pierre" a très bien argumenté la-dessus)


 


Sinon je suis surpris de voir toute l'humilité et la remise question de sa famille politique, qui sort de vos message
... ce qui est bon signe pour l'avenir de votre formation.


J'espère que vous saurez tirer avantage de cette introspection pour l'appliquer à vos "postures" en matière
d'agriculture ...


Sachez qu'après avoir été sacrifiée plusieurs fois en "bouc émissaire", on ne peut plus dire que le monde agricole
"appartient" à une formation plus qu'une autre ... à bon entendeur.



l'autre pierre 22/09/2010 22:57



« Comment ne pas comprendre que par le biais du contrôle des semences des firmes
géantes de l'agroalimentaire , elles accaparent de facto toute la chaîne jusqu'au consommateur final ? »


 


Pour semer ses parcelles un paysan a besoin de bien d’autres facteurs de productions que
les seules semences.


A commencer par un tracteur, c’est pratique un tracteur agricole, sa permet de
travailler des centaines d’hectares en un temps raisonnable.  Toute la production agricole dépend de la traction mécanique.


Et bien chose incroyable cette technologie est à la solde d’une petite poigné de
multinationales fabricantes qui de plus ne cessent de déposer des brevets sur chaque nouveauté .


Pour le tracteur il faut du pétrole, toujours pas de producteur au
village.


Des pneumatiques !!!



La coupe est pleine 22/09/2010 16:47




@OLIVIER
GEBUHRER


 


Bonsoir Monsieur,


 


Tout d’abord merci pour votre réponse, toute fois je ne pense pas que l’on ait bien saisi la teneur même de nos
positions mutuelles sur le sujet actuel soit « les OGM ».


 


Lorsque vous aviez dit :


"le débat sur l'accaparement des productions alimentaires ou agricoles par quelques monopoles est évidemment de
première importance ."


 


Si vous souhaitez aborder le drame structurel que vit notre agriculture nationale, à savoir qu’elle a perdu presque
toute autonomie quand à la commercialisation de ses productions. Sans même parler de transformation la seule distribution a su en 30 ans s’accaparer jusqu’à 80 % de la marge d’un produit
alimentaire.


L’agriculture pour le citadin a une image « traditionaliste », « de terroir », parfois même
« rétrograde ». Pourtant c’est un secteur qui est en perpétuelle révolution depuis plus de 60 ans !


Des révolutions techniques, structurelles ou sociales l’agriculture en vit depuis bien longtemps dans la totale
indifférence (voire ignorance) du de la grande majorité des citadin.


Ainsi depuis 1 mois que les cours du blé flambent à nouveau, on vient nous expliquer que les prix du pain (et tout ce
qui découle de la farine de blé) doivent obligatoirement suivre. Seulement il faudrait rappeler que les baisses des ces 2 dernières années n’ont toujours pas été répercutées aux
consommateurs.


Ce sujet [l'accaparement des productions alimentaires ou agricoles] est donc vaste en effet.


Même si je ne suis pas un grand fan des « solutions publiques » de gestion des productions, d’autant plus
agricole. Lorsque je tire le bilan des « ex-pays de l’est » … ce n’est pas joli à voir.


Pour ce qui est de feu notre Politique Agricole Commune, l’idée était me semble-t-il géniale, mais trop impopulaire
aujourd’hui pour la population « non-agricole ». Il faut donc en contrepartie que le citoyen accepte sans broncher les yoyo des prix alimentaires, qui comme on l’a vu ne lui sont que
rarement bénéfiques.


Mais ici, il ne s’agit pas de parler de tout ça mais bien de productions de semences, puisque l’on parle
d’OGM.


Vous faites bien de rappeler : « qu'il y ait là une vraie question et pas l'agitation stérile d'un chiffon
vert ».


Seulement lorsque vous dites :


« .... les agriculteurs dépendent en fait de ces firmes , ne peuvent produire comme ils le souhaitent et sont
tenus pour s'approvisionner de passer par les exigences modifiables à volonté de CES SEMENCIERS »


Comme je viens de le rappeler l’agriculture est en perpétuelle révolution depuis 60 ans. Et dans votre déclaration
vous faites carrément l’impasse sur la monumentale révolution qu’a été l’arrivée des hybrides en agriculture.


Bien sur les gens qui « agitent la bannière verte », vont vous dire qu’il ne s’agit que « d’un leurre
pour asservir les paysans ». Sauf que les Hybrides en maïs n’ont pas eut besoin d’aucune « conspiration » ou autre « stratagèmes de l’ombre » pour
s’imposer !


Pour exemple le maïs local « le roux du haut Adour » que semait mon grand-père était un maïs dit
« population », (pouvait être ressemé par les grains récoltés) ne produisait que 17 qx en moyenne. Alors que le premier hybride OHIO qu’il a semé en 1952 donnait déjà 32
qx !


Et les progrès ont été fulgurants depuis, aujourd’hui je produit entre 115 et 120 qx.


Semer des semences non hybrides on pourrait encore le faire, mais pour quel résultat ?


Même les producteurs BIO cherchant à recréer des maïs « population » à partir d’hybrides anciens, mais pour
assurer le rendement introduire des hybrides vrais est incontournable.


En réalité la dépendance aux semenciers a des fondements bien plus techniques que la seule volonté
politique.


 


Puis lorsque vous dites :


« Comment ne pas comprendre que par le biais du contrôle des semences des firmes géantes de l'agroalimentaire ,
elles accaparent de facto toute la chaîne jusqu'au consommateur final ? »




GEBUHRER OLIVIER 22/09/2010 13:01



Excusez moi , l'absence de mon domicile rajoute des messages et je réponds à plusieurs d'entre eux ; la question du rapport à la science est une question difficile pour le PCF ; je ne sais
pas pour les autres partis ( clause de sytyle , s'ils considèrent que ce rapport est simple , on n'aurait pas côté de la droite des réformes qui provoquent l'insurrection régulière de la
communauté scinetifique ! Du côté de la gauche c'est une question qui mérite de très longs développements ; je ne crois pas un instant que la situation soit essentiellement meilleure que au PCF
pour lequel néanmoins cette question occupe une place à part dans son histoire comme dans ses prises de position actuelles; c'est pourquoi je borne mon propos au PCF )


Nous (le PCF) avons vécu longtemps sur l'idée que nous nous appuyions en tout sur une démarche sceintifique donc vraie ; est arrivée l'affaire Lyssenko qui est typiquement française avnt d'être
soviétique ; cette affaire a èté l'occasion de la première grande rupture du PCF avec les milieux scientifiques (il y en a eu d'autres ; globalement notre incapacité à critiquer sur le fond la
"construction" soviétique; il ya des circonstances atténuantes de mon point de vue mais cela ne change rien au fait . Que chacun mesure que à l'époque dont nous parlons la très grande
majorité de nos cadres étaient d'origine ouvrière (réellement !!!! y compris la représentation parlementaire !!!! Ce n'est pas si usuel sur la scène politique française ) ; donc idée globale
d'une démarche politique fondée sur la "science ", puis par une extravagante bifurcation adoption brève de l'idée d'une "science bourgeoise" et d'une "science prolétarienne"; ici des
théses entières restent à écrire sur ces différents moments ; puis effondrement , perte de crédibilité globale et tentative de reconstrcuction dans laquelle nous sommes engagés depuis quelques
années ; mais cette reconstruction -qui passe au crible tant qu'il est possible l'analyse de fond de nos errements - n'est pas écriture sur page blanche !!! le Passé est le passé est
continue de peser sur ce processus ; il n'y pas de courant réellement nostalgique au PCF mais notre affaiblissement politique pèse sur notre réflexion évidemment ; et sur les moyens humains
nécessaires pour la mener de bonne façon .


Arrive la question écologique ; le PCF est percuté de plein fouet par des problématiques complètement nouvelles qu'il doit absolument traiter mais n'est pas pour les raisons rappelées en position
de les affronter dans les meileures conditions (litote) ; à aucun moment la question ne s'est posée d'une CONCURRENCE avec les écologistes ; nous n'avons pas les mêmes ambitions ; ce courant
idéologique est d'ailleurs complexe , non monolithique et soumis à des influences diverses ; il n'est pas au bout de sa trajectoire , nous non plus . En tout cas les problématiques ont peu en
commun ; mais évidemment la question du rapport entre la civilisation et la "terre mère" ne peut pas être hors champ de nos préoccupations . De grâce que ceux qui nous commentent ici veuillent
bien éviter de le faire par le petit bout de la lorgnette.


Nous peindre en vert n'aurait aucun sens et ne tromperait personne ; par contre cela laisserait le capitalisme sans contradicteur politique et ça c'est notre péoccupation ; de plus notre visée
vise à permettre à la société de s'émanciper du capitalisme ; ça a voir avec la "terre-mère" mais ne s'y réduit pas .


J'en viens maintenant précisément à la question posée par un agriculteur  du Sud Ouest .


Il écrit "Par quelle mécanique économique peut-on "s'accaparer l'alimentation mondiale" en vendant des semences ?


le "diabolique Monsanto" de vouloir "contrôler l'alimentation mondiale" n'est il pas un peu abusif, quand on considère que ce dernier n'affiche pour le moment que la volonté de fabriquer des
semences ? "


Or, j'ai écrit "le débat sur l'accaparement des productions alimentaires ou agricoles par quelques monopoles est évidemment de première importance .";  ce n'est pas dut tout
pareil ; pour ma part je n'ai jamais employé l'expression "le diabolique Monsanto" . Si Monsanto est "diabolique" , le capitalisme est "diabolique " et ceci fait partie du vocabulaire et des
conceptions par exemple de certains dirigeants iraniens mais pas du discours du PCF .


Comment ne pas voir que la maîtrise publique ou privée de l'alimentation mondiale est un enjeu politique ?


Comment ne pas comprendre que par le biais du contrôle des semences des firmes géantes de l'agroalimentaire , elles accaparent de facto toute la chaîne jusqu'au consommateur final
?


Il ne s'agit pas du PRIX payé par l'utilisateur final ; il s'agit du fait que par le biais de semences non reproductibles , brevetées etc.... les agriculteurs dépendent en fait de ces
firmes , ne peuvent produire comme ils le souhaitent et sont tenus pour s'approvisionner de passer par les exigences modifiables à volonté de CES SEMENCIERS ; naturellement , ceci est un
processus en cours ; il affecte de facto toute la planète même si bien entendu il n'est pas achévé ; je distinge nettement concernant Monsanto ce qui reléve de son activité scientifique basée en
France ( J'insiste sur cette restriction car en France la recherche fondamentale comme appliquée , malgré les coups portés , reste largement dominée par les critères, les modes d'évaluation , les
procédures en vigueur dans le secteur public ; les chercheurs de Monsanto France doivent "rendre des comptes" selon les mêmes règles que leurs collègues d'organismes publics tels l'INRA ) et ce
qui relève de sa POLITIQUE en tant qu'entreprise à but lucratif .


Il me semble que quiconque peut concevoir qu'il y ait là une vraie question et pas l'agitation stérile d'un chiffon vert . OLIVIER GEBUHRERe 


 



cdc 21/09/2010 14:54



En fait, comme j'ai pu le remarquer lors d'un "dîner en ville", la plupart des militants anti-OGM sont en fait militants anti-Monsanto, qui semble un croque-mitaine particulièrement repoussant.
Et comme je l'ai appris à mes dépens, si j'ai le malheur de ne pas condamner automatiquement tout "OGM", je passe pour un stipendié et un vendu (j'ai aussitôt écrit à Monsanto pour réclamer mon
dû, mais ils ne m'ont pas encore répondu).



cdc 21/09/2010 14:49



Philippe Kourilsky rappelle à ce sujet la conversation qu'il
avait eue avec un membre du PCF alors qu'il était à l'Institut Pasteur : "Tout ce qui améliore la connaissance de la matière est bon. Donc, le génie génétique est bon. Il faut
seulement veiller à ce que des représentants de la CGT siègent dans les commissions de culture." Mais c'était il y a bien longtemps, à l'époque où le PCF ne devait pas compter sur l'âpre
concurrence avec les Verts...



Astre Noir 20/09/2010 15:45



Un commentaire que je ne savais pas où placer, sous cet article ou sous celui relatif à la novlangue de la CRIIGEN.


 


je viens de découvrir comment Info'GM qualifiait le saccage de l'expérimentation de Colmar.


 


Pour eux, il s'agit de neutralisation


 


Sans commentaire



GEBUHRER OLIVIER 20/09/2010 11:31



Cher Monsieur , absent quelques jours de mon domicile je vous prie de bien vouloir excuser le délai à vous répondre ; mais j'ai le souci de la faire sans langue de bois et avec le respect qu'on
doit à un interlocuteur sérieux . OLIVIER GEBUHRER



La coupe est pleine 20/09/2010 09:48



@OLIVIER GEBUHRER


 


Bonjour Monsieur,


Je me permet de vous interpeller sur cette déclaration qui m'intrigue et qui selon vous est liée par un aspect ou un autre au
"développement des cultures OGM" :


"... le débat sur l'accaparement des productions
alimentaires ou agricoles par quelques monopoles est évidemment de première importance ."


Quel est le "fond" de votre pensée sur ce point ?


Par quelle mécanique économique peut-on "s'accaparer l'alimentation mondiale" en vendant des semences ?


Ce genre d'affirmation est assez répandu dans le milieu anti-OGM, mais peut-on faire un raccourci aussi rapide entre un fournisseur de semences qui certes montre une réel appétit pour
ce secteur d'activité. Mais pour autant dans "l'alimentation humaine" en général, quelle est l'emprise du marché des semences, sur le consommateur final des denrées qui en seront produites, puis
négociées, exportées, stockées, traitées, transformées, négociées à nouveau, puis distribuées et enfin vendues ? (par autant d’intervenants que d'étapes opératoires)


Accuser le "diabolique Monsanto" de vouloir "contrôler l'alimentation mondiale" n'est il pas un peu abusif, quand on considère que ce dernier n'affiche pour le moment que la volonté de fabriquer
des semences ?


Du moins si tel est l'objectif des dirigeants de Monsanto, je pense qu'ils font fausse route !


Cela reviens à dire que Michelin voulant asseoir sa position de leader des pneumatiques en "quasi Monopole", voudrait de ce fait contrôler toutes les voitures du monde ?


Etant maïsiculteur dans le sud-ouest, j'en veux pour preuve qu'il y à peu Pioneer Hi-bred était le leader mondial incontesté de la semence de maïs. Pour autant quel était l'impact économique de
Pioneer sur le prix final des Tortillas Chips ? Surement minime !


Donc merci de me dire quel est le lien entre les variétés OGM et l'hégémonie potentielle actuelle ou future de grands groupes sur l'alimentation ?


Bien cordialement.



GEBUHRER OLIVIER 15/09/2010 19:42



Cher ami ,


A priori sur le principe je ne vois aucune objection ; toutefois j'en ai de divers ordres par rapport au contenu de votre message ; bien entendu , pour qu'il n'y ait pas de malentendu , ce ne
sont pas vos appréciations par rapport à tellle ou telle position du PCF qui me préoccupent ni la comparaison avec ce que vous appelez "le chapiteau scientifique de Lutte Ouvrière",; je respecte
évidemment cette organisation comme ses militantes et militants mais je crois pouvoir considérer qu'entre les responsabilités du PCF et celles de Lutte ouvrière il ya un gouffre ; mon
interrogation porte sur divers points ; l'AFIS comme porte parole du "point de vue rationaliste" , non ; je ne peux vous suivre ; j'ai des contacts avec l'AFIS et y ait adhéré un an mais je me
suis trouvé dans une situation ou volens nolens , j'aurais dû assumer des positions que je ne partage pas ; il ya eu en outre un problème à mes yeux sérieux entre l'AFIS ou sa revue et moi et ce
problème est suffisamment sérieux pour que je ne passe pas outre . Comme notre conversation ne porte pas sur mes différends avec l'AFIS , je n'en dis pas plus ; cependant il est devenu évident
pour moi que l'attitude de l'AFIS sur bien des questions consiste à se prévaloir du monopole de la parole juste "scientifique" par opposition à d'autres spécialement à gauche ; cette attitude est
l'inverse de l'ouverture ; personne et aucune organisation ne  peut prétendre détenir un tel monopole ; j'appuie sans réserve l'AFIS lorsqu'elle agit contre des campagnes antiscientifiques ;
je ne l'approuve pas lorsque comme vous le faites elle déconnecte les enjeux scientifique d'autres infiniment importants à mes yeux ; le débat sur l'accaparement des productions alimentaires ou
agricoles par quelques monopoles est évidemment de première importance . C'est là un fait , pas un oukase de ma part; ne restons pas sur des positions figées ; je suis disposé à  poursuivre
sur votre proposition de débat sur des enjeux A DEFINIR CONJOINTEMENT mais ceci doit faire l'objet d'un échange courriel approfondi si vous en êtes d'accord .


Cordialement OLIVIER GEBUHRER



Luc Marchauciel 15/09/2010 18:21



Une proposition à Olivier Gebuhrer :


Pourquoi le PCF par un biais ou un autre (les tables rondes de l'Huma, un atelier à la Fête) n'organiserait-il pas un débat sur ce thème en invitant par le biais de l'AFIS quelqu'un qui
représente la position "rationaliste" sur ce sujet (comme cela existe au chapiteau scientifique de la fête de Lutte Ouvrière) ?. Quelqu'un qui n'ait pas à se prononcer sur l'aspect
"multinationales" de l'affaire (des multinationales, il y en a tous les domaines de l'existence, pourquoi faire une fixette sur les OGMs ?), mais qui apporte un point de vue documenté sur les
aspects scientifiques de la question ? L'affaire de Colmar est la bonne occasion pour soulever ce type de débats, d'autant plus que, bien que assez suiviste dans les dernières années vis à
vis du prêt à penser altermondialiste (cf l'amendement Chassaigne, qui a été un point d'appui important pour l'imposition du moratoire infondé - scientifiquement - sur le MON810. Pourquoi
refuser les OGMs dans les zones d'AOC ? Quelle est la base scintifique de cette exigence ? ), le PCF a su ne pas sombrer (contrairement au NPA) et a gardé sa dignité en condamnant l'attaque de
Colmar. Pour des gens comme moi, plutôt "rationalo-marxistes", ça a presque été une bonne surprise.


Cela pourrait être l'occasion pour le PC de renouer avec ce qui a été le meilleur de son histoire dasn le domaine des relations "science et société", à savoir le compagnonage avec l'Union
Rationaliste et les grandes figures comme Langevin, Joliot, Prenant, Teissier, etc.


Cela pourrait être l'occasion pour le PCF, 60 ans après avoir sombré avec conviction dans les délires de la science "prolétarienne", de ne pas s'embourber dans ceux de la science "citoyenne".



GEBUHRER OLIVIER 15/09/2010 18:12



Merci infiniment pour ces observations prometteuses ; c'est justement parce que cette question de l'ORGANISATION DU DIALOGUE PERMANENT , RAISONNE , NON STERILE entre acteurs de la recherche et
société (pour aller vite ) est une question à mes yeux centrale mais difficile que le PCf s'en occupe activement et pas assez à mon goût .


Il va de soi que je ne peux pas considérer comem "dialogue "ce que certains dont certains membres d'Europe Ecologie (un exemple vient encore d'être donné à la fête de l'huma et en public )
appellent "désobéissance civique" dans ce cas précis -pas seulement les vignes bien entendu ; en posant comme a priori la défiance par rapport aux chercheurs , ils rendent un très mauvais service
à ce "dialogue" qui je le répète fait partie des défis de notre temps ; une société gouvernée par les peurs , par les idées a priori etc... est l'antipode de ce pour quoi le PCF se bat ; c'est
cependant une rude affaire y compris dans mon parti ; ce n'est pas la SEULE cause de notre affaiblissement mais c'en est une de choix .


Bien évidemment nous devons poursuivre l'exploration ; c'est nécessaire en soi et aussi excusez moi , parce que si demain le PCF fait partie d'une majorité gouvernementale (qu'il soit ou non au
gouvernement) lui confère certaines responsabilités.Nous ne pouvons pas nous payer le luxe du ridicule ; je suis totalement d'accoird sur votre passage Monsanto mais cela n'épuise pas la question
;  lorsque l'affaire a commencé en 2008 j'ai été saisi par de nombreux scientifiques de position de mon Parti où je n'étais pour rien et comme je fais les choses sérieusement , en tout cas
j'essaie j'ai écrit à cet égard un Rapport assez documenté sur la question à Marie-George Buffet; je sais qu'elle l'a lu même si cela ne s'est pas immédiatement traduit ; les choses bougent rien
n'est immobile ; un défenseur du matérialisme scientifique doit savoir ça . OLIVIER GEBUHRER


Comme je vous l'ai écrit je vous envoie divers documents par e-mail et nous y continuerons la discussion si vous voulez bien .


Avec ma haute considération OLIVIER GEBUHRER



anton suwalki 15/09/2010 13:59



@Olivier Gebuhrer,


Bonjour ,


- quelques remarques :


je n’ai pas grand-chose à reprocher à cette remarque, et l ‘échanges fructueux entre communauté scientifique et l’ensemble de la
société est bien sûr à restaurer (ou plutôt à instaurer, d’ailleurs !) . Au delà du principe général, je constate que ça n’est pas facile à mettre en œuvre et que des mouvements et des
adeptes de la science soit-disant « citoyenne » tels ceux qui ont agi à Colmar où qui cautionnent  ces actes qui vous indignent ne
contribuent certainement pas à l’instaurer.


« La question POUR OU CONTRE OGM me semble totalement imbécile » : Il me semble qu’il y
a surtout des anti-OGM, de mon côté je ne fais pas de fétichisme envers cette technologie ou une autre, et l’intérêt d’un OGM en particulier ne peut se discuter qu’au cas par cas.  Par contre, si on est pro-OGM lorsqu’on considère que toutes les recherches sur les applications potentiellement utiles doivent pouvoir être menées jusqu’au
bout  sans être sabotées par des obscurantistes, et mises en œuvre si leur utilité sociale et économique est avérée (quel que soit le domaine,
agriculture, médecine environnement…), alors j’assume être « pro-OGM ». 


 


-« il est vrai aussi que le Blog n'a pas pour fonction de faire de la propagande pour tel ou tel parti politique
mais , à mon sens ne retenir (car il ya commentaire , c'est là le point) que l'indignation fausse un peu le point de vue du lecteur ; le PCF s'indigne ; voilà . mais justement le PCF ne fait pas
que s'indigner. » Je me suis contenté ici de retenir qu’un aspect de votre commentaire, certes.  Maintenant, je ne connais pas le
détail vos réflexions sur « les enjeux de domination par des firmes prédatrices », je ne demande qu’à les connaître. A propos de l’épouvantail Monsanto des anti-OGM,
voilà ce que nous écrivions : « Ironie de l’histoire , la firme Monsanto diabolisée par les anti-OGM pourrait bien voir sa
position dominante renforcée par ces actions, car elle dipose d’une part acquise du marché mondial et d’une assise financière suffisantes pour se permettre de perdre quelques marchés européens,
là où des firmes plus petites ou moins engagées dans les OGM auront beaucoup de mal à se développer. »  Qu’en pensez-vous ? S’en prendre aux recherches de l’INRA ne va-t-il pas dans le même sens ?


 


-« ; vos remarques relatives au nombre décroissant de publications de l'un de vos détracteurs nuisent à la portée de vos explications
cependant » . Le nombre de publications de M Vélot est tout à fait secondaire pour nous, et vous
pourrez constater que nous avons essentiellement critiqué ses allégations sur les PGM :


cf cet article +


http://imposteurs.over-blog.com/article-christian-velot-est-anti-ogm-tout-s-explique-1-46986030.html


 


 


http://imposteurs.over-blog.com/article-christian-velot-est-il-anti-ogm-tout-s-explique-2-52775035.html


 


 « en effet le PCF a besoin d'y voir clair pour des postions justes ; il me semble que c'est là une exigence raisonnable qu'on aime le
PCF ou pas , qu'on paratge son point de vue ou non. » Bien entendu d’accord pour poursuivre la discussion ici
et/ou par messagerie privée (vous pouvez me joindre par  la fonction contact du blog).


« pourquoi est-il impossible de copier certains commentaires avec la souris ?   . » Je l’ignore totalement


 


Cordialement


A.S



GEBUHRER OLIVIER 15/09/2010 12:33



Et une question : pourquoi est-il impossible de copier certains commentaires avec la souris ?  



GEBUHRER OLIVIER 15/09/2010 12:30



Je pense qu'il ya confusion et lecture trop rapide de ce que j'ai écrit ; je dis qu'il est exact que ce n'est pas le rôle a priori de l'auteur du blog de s'exprimer PRINCIPALEMENT sur les enjeux
de domination présentés par des firmes prédatrices ( j'ai écrit "Centralement" ) ; il est vrai aussi que le Blog n'a pas pour fonction de faire de la propagande pour tel ou tel parti politique
mais , à mon sens ne retenir (car il ya commentaire , c'est là le point) que l'indignation fausse un peu le point de vue du lecteur ; le PCF s'indigne ; voilà . mais justement le PCF ne fait pas
que s'indigner.


Enfin je réitére ma proposition d'avoir des échanges de courriel directs avec l'auteur du Blog ; en effet le PCF a besoin d'y voir clair pour des postions justes ; il me semble que c'est là une
exigence raisonnable qu'on aime le PCF ou pas , qu'on paratge son point de vue ou non. OLIVIER GEBUHRER


 



Jorj X.McKie 14/09/2010 22:54



@OG


Vous dites


"Ce n'est pas votre rôle de vous exprimer centralement..." ??


Outre que je ne comprend pas bien le reste de votre commentaire, ce passage est étonnant ; qui doit déterminer le rôle d'un blog et de ses
commentateurs, et de plus que veut dire "centralement" dans ce contexte ?


Il ne m'a jamais semblé qu' Imposteurs soit le porte parole d'un mouvement ou d'une organisation quelconque. J'espère qu'Anton nous donnera des
nouvelles pour clarifier ce commentaire (et vos positions).


JxM



GEBUHRER OLIVIER 14/09/2010 19:22



Vos articles sont très éclairants pour moi qui n'ait rien à voir , comme scientifique avec la biologie ; mais je suis intéressé au premier chef en tant que responsable PCF de l'enseignement
supérieur et de la recherche ; étant par ailleurs l'un des principaux artisans du communiqué que vous vous plaisez à souligner , vous comprendrez mon intérêt ; y voir clair est essentiel ;
vous notez notre indignation ; c'est bien ; mais cela ne me suffit pas ; le communiqué dit d'autres choses ; je me permets d'en citer un passage significatif :"le
PCF renouvelle sa confiance dans le sang-froid et les capacités intellectuelles des équipes de l’INRA , dans  leur indépendance par rapport  aux  pressions des multinationales de
l’agroalimentaire. Au-delà, nos concitoyennes et concitoyens doivent pouvoir s’approprier les divers aspects du développement scientifique. Cela exige de
nouvelles instances démocratiques au plus près d’eux, permettant l’échange fructueux entre collectivité scientifique et l’ensemble de la société ; c’est là un défi de notre temps, un défi
que toute politique de gauche se devrait de relever " 


La question POUR OU CONTRE OGM me semble totalement imbécile ; ce qui compte c'est d'une part , la qualité de l'argumentation scientifique mais d'autre part , compte autant à mes yeux la question
de l'appropriation collective ou non des avancées scientifiques et technologiques ; c'est pourquoi la question est un entrelacs et pas du tout du ressort d'une réponse par oui ou par non. Ce
n'est pas votre rôle de vous exprimer centralement sur les enjeux considérables d'une mainmise par le géants de l'agroalimentaire sur les recherches les plus avancées et je le conçois ; de votre
part davantage d'attention portée à cette question ne serait pas inutile cependant  ; il est essentiel que l'argumentation soit fouillée au dernier degré ; on ne construit pas de nouvelle
société sur la peur et l'ignorance ; vos remarques relatives au nombre décroissant de publications de l'un de vos détracteurs nuisent à la portée de vos explications cependant ; comme le dit si
bien Molière "le temps ne fait rien à l'affaire" et je transposerais en disant que le nombre de publications n'est pas pour moi un indice suffisant .


Il me reste beaucoup de questions à vous poser et j'aimerais beaucoup que vous acptiez un échange nourri par e-mail .


je vous prie d'accepter l'expression de ma haute considération. OLIVIER GEBUHRER



Jorj X.McKie 09/09/2010 16:04



L' émission "Ca vous regarde" sur LCP :


Au programme les OGM : Science ou business, invités Christian Jacob (ump) , André Chassaigne (PC), Véronique Villain (confédération paysanne), Marion Guillou (INRA).


On y parle du fauchage, et des OGM's.


A voir en VOD : http://www.lcpan.fr/OGM-science-ou-business-06291.html


JxM