OGM et ‘pesticides’ dans le sang : première scientifique ou dernière pollution de la littérature scientifique ?

Publié le par Anton Suwalki

Un article de Marcel Kuntz :

 

Une publication récente d’Aziz Aris et Samuel Leblanc dans le journal Reproductive Toxicology (Maternal and fetal exposure to pesticides associated to genetically modified foods in Eastern Townships of Quebec, Canada) affirme avoir détecté des traces :

 

-d’herbicides (utilisés sur les variétés ‘génétiquement modifiées’ tolérantes à des herbicides) ou de leur métabolite principal,

 

-ainsi que la protéine insecticide Cry1Ab (produite par certaines variétés dites Bt, résistantes à des insectes ravageurs)

 

dans le sang de femmes canadiennes, enceintes ou non, et des cordons ombilicaux.

 

Le site publiera toute information crédible quant à la validité de ces affirmations et cet article sera ainsi mis à jour périodiquement.

 

Une publication peu crédible

 

Seules les allégations d’Aris et Leblanc concernant la protéine Cry1Ab sont discutées ici pour le moment.

 

La protéine Cry1Ab est produite par les cotonniers et certains maïs Bt (par exemple MON810). Aris et Leblanc prétendent l’avoir détectée chez 93% des femmes enceintes et 69% des femmes non-enceintes testées et considèrent que cela est lié à la consommation d’aliments dérivés de variétés Bt. Il s’agirait donc de maïs, plutôt que d’huile de coton peu consommée au Canada.

 

Curieusement, les auteurs ne considèrent pas que l’origine de Cry1Ab puisse être les aliments issus de l’agriculture biologique (qui utilisent en épandage sur des cultures maraichères ou fruitières des protéines Cry1Ab ou des bactéries qui les produisent) ni son utilisation en jardinage (préparations d’« insecticides naturels » en vente libre)...

 

Lire la suite de l’article :

 

http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/article-aris-leblanc-72486593.html

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W

http://www.fondazionedirittigenetici.org/fondazione/files/allegatonews27aprile11numero2.pdf
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G

Je voulais revenir sur votre critique quand à la détermination d'une concentration (0.19ng/ml) en dessous de la limite de détection des kits (1ng/ml). Cela peut être possible par des techniques
de concentration d'échantillon. La concentration trouvée lors du test peut alors représenter plusieurs centaines de fois la concentration initiale de l'échantillon.


N'ayant pas réussi à trouver l'article de Aris et Leblanc en entier (juste l'abstract) je n'ai pu vérifier qu'ils aient utilisé ces techniques
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S


L'article publié par Marcel Kuntz ne m'avait pas échappé.



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