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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 22:13

Parti à la recherche d'Arrêtons d'avoir peur! de Maurice Tubiana dans une librairie qui n'a pas encore entièrement sacrifié son rayon sciences aux charlataneries des « médecines alternatives », de l'ésotérisme et autre « bien être » ; revenu avec Famine au Sud Malbouffe au Nord de Marc Dufumier (éditions NiL).

Ce n'est qu'une impression, a priori suspecte pour l'esprit scientifique, mais même le rayon sciences semble de plus en plus squatté par l'antiscience, les pseudo-sciences, la science dévoyée et militante, etc.  Arrêtons... avait certes eu l'honneur d'un présentoir, mais avec Famine... en vis-à-vis.

Arrêtons... donna lieu à un moment de joie intense ; c'est un pamphlet d'un nonagénaire qui nous parle avec optimisme du chemin parcouru ces dernières décennies, et surtout de notre avenir (si nous voulons bien arrêter d'avoir peur et d'écouter les marchands d'apocalypse).  Et Famine... à un moment d'intense frustration ; c'est un salmigondis d'un digne représentant de la génération des soixante-huitards pour qui le progrès futur se cherche de préférence dans le rétroviseur.

L'ouvrage (194 pages, plutôt gros caractères, facile à lire car pour grand public) est sous-titré : Comment le bio peut nous sauver.  La quatrième de couverture est plus explicite encore : En 2050, les neuf milliards d'être humains pourront se nourrir... grâce à l'agriculture biologique.  Il faut le croire car celui qui l'affirme n'est pas un doux rêveur, mais professeur émérite en agriculture comparée et développement agricole à l'AgroParistech.

Or, c'est bien ça le problème : le discours n'est pas neuf, mais son auteur peut se prévaloir d'une certaine autorité et influence.

Comment le bio peut nous sauver ? On ne le saura pas ! C'est là l'imposture la plus flagrante.

La première moitié de l'ouvrage (six chapitres sur 10 plus une conclusion) se cantonne à la dénonciation d'un système devenu fou ainsi que des désordres agricoles.  Suivent quatorze pages de technique sous le titre : Cap sur l'agroécologie, une agroécologie définie dans le glossaire comme une... discipline scientifique.  Mais, en guise de technique, il s'agit essentiellement de descriptions pour citadins de l'agroforesterie, de la culture de légumineuses en association ou dans la rotation, et de l'association agriculture-élevage, avec une péroraison sur la nécessité de réorienter la recherche agronomique.  C'est donc une agroécologie qui recycle sous un néologisme ronflant des techniques qui ne datent pas d'hier, et pour lesquelles le mot « agronomie » suffisait largement.

        

Ce chapitre est suivi de belles envolées sur Remettre le paysan au coeur du développement – avec l'inévitable couplet sur le dernier sujet dont on cause, le land grabbing (l'accaparement de terres par des investisseurs étrangers, étatiques ou privés) – et Le libre-échange agricole, c'est le vol.  Un dernier chapitre sur Quel avenir pour nos campagnes et nos agriculteurs préconise l'arrêt de la course au productivisme, un rééquilibrage de l'agriculture française avec des porcs en Beauce et des céréales en Bretagne, plus de luzerne et moins d'algues vertes, le développement des labels et, bien sûr, de la filière bio, etc.

On l'aura compris : tous les poncifs de l'écologisme politique et de l'altermondialisme y passent.

Tout cela mène à une conclusion : En 2050, l'agriculture bio peut (sic) nourrir la planète.  Mais « conclusion » s'entend ici comme l'intitulé du chapitre final choisi par l'auteur, et non comme le dernier terme d'une démonstration.  C'est aussi un chapitre bien franco-français de propagande en faveur de l'agriculture biologique, et de l'AB française bien sûr.

On y apprend tout de même que deux rapports de l'INRA et du CIRAD [1] et de l'IAASTD [2] prouvent que l'agroécologie n'est plus considérée comme une utopie.  Nous voilà bien avancés !  Et encore... le mot agroecology n'apparaît que très marginalement dans le second (aucune analyse particulière de la chose, les 21 occurrences du mot figurant essentiellement dans les références bibliographiques ; nous n'avons pas vérifié pour le premier rapport).  On peut donc raisonnablement s'interroger si l'honnêteté intellectuelle a bien présidé à la rédaction de cette phrase ; ou si l'auteur a bien lu les quelque 600 pages du rapport de l'IAASTD.

Il faut arriver quasiment à la conclusion de la conclusion pour lire que [d]'après un récent rapport des Nations Unies, les formes d'agriculture durable inspirées de l'agroécologie pourraientdoubler la production alimentaire des pays du Sud en dix ans.  C'est dire que les formes d'agriculture qui répondent le mieux au cahier des charges de notre agriculture bio seraient parfaitement capables de nourrir l'humanité toute entière (c'est nous qui graissons).  C'est évidemment du fameux rapport d'Olivier De Schutter de 2010 [3] dont il s'agit (rapport qui n'est pas des Nations Unies, les rapporteurs spéciaux étant des personnalités indépendantes n'engageant pas ladite organisation !).  Nous l'avons déjà commenté sur ce site [4].  Manifestement, ces deux phrases – mises au conditionnel de prudence alors que la quatrième de couverture utilise un futur péremptoire (et le titre du chapitre un présent grammaticalement singulier) – s'inspirent davantage du communiqué de presse qui a accompagné le rapport, que du rapport lui-même, bien plus nuancé.  Mais ici aussi, il y a lieu de s'interroger sur l'honnêteté intellectuelle car l'argument est circulaire : M. De Schutter n'a fait que reprendre les thèses des tenants de l'agroécologie ; M Dufumier se prévaut donc de M. De Schutter qui s'est fondé sur M. Dufumier et consorts...

M. Dufumier admet dans cette conclusion que l'agriculture biologique se manifeste chez nous par une baisse relative des rendements à l'hectare.  Cela l'honore car bien des thuriféraires de l'agriculture biologique font dans le déni de réalité.  Mais, selon lui, dans les pays du Sud, les rendements peuvent être accrus sans dommage pour les écosystèmes, pour peu qu'on fournisse à ces paysans quelques moyens rudimentaires : traction animale, charrettes, fumier, plantules, etc.  Étonnante liste, avec du fumier assimilé à des moyens rudimentaires que l'on pourrait fournir, et aussi des « plantules » (ce n'est pas le seul élément de vocabulaire qui fait tiquer) !  Voilà en tout cas la vision à laquelle on est réduit quand on refuse celle d'un développement qui a permis au « Nord » de sortir du spectre de la famine et de la disette.

On l'aura compris : cet ouvrage n'a pas trouvé grâce.

C'est que la thèse doit être rejetée catégoriquement .  Ce n'est pas que l'agroécologie (pour autant que l'on puisse bien définir ce terme sur le plan technique) n'apporte pas d'améliorations, au contraire ; mais il est tout simplement criminel de vouloir détourner les pays en développement et leurs agriculteurs des bienfaits de la mécanisation, des engrais, des produits phytosanitaires, des variétés améliorées, etc.  Les excès auxquels on a pu se livrer dans le Nord (et dans le Sud en relation avec la Révolution Verte) ne justifient pas l'abstinence du Sud.  Et cette agroécologie, et l'idéologie sous-jacente, promue par cet expert auprès de la FAO et de la Banque mondiale, ne saurait remplir les promesses.  Parole, notamment de FAO [5].

Il n'y a pas que la thèse.  La litanie de lieux communs de l'écologisme politique et de l'altermondialisme est lassante.

Par exemple, si l'agroécologie que je défends dans ce livre – l'«agriculture bio » pour dire les choses rapidement – n'a pas plus de succès, c'est la faute des lobbies ; des lobbies du reste omniprésents dans cet ouvrage comme fauteurs d'insuffisances et de difficultés.  Toujours selon la profession de foi donnée en préambule, les politiques agricoles seraient confisquées par des experts – dont il ne serait bien sûr pas – et des lobbies.  La FNSEA n'est pas oubliée ; évidemment puisqu'elle est forcément coresponsable d'une situation que l'auteur déplore.  Du reste, elle est aussi un lobby... ce qui n'est sans nul doute pas le cas de telle autre confédération qui n'est pas évoquée dans l'ouvrage mais vers laquelle va la préférence de l'auteur.

Il faudrait aussi faire fructifier les savoir-faire paysans au lieu de les éradiquer.  Grand dieu ! Éradiquer ! L'agriculture biologique n'est pas un rêve, c'est une pratique où la science et les savoirs ancestraux des paysans se répondent.  En regard, nous avons l'agriculture productiviste, pour laquelle nous avons aussi des savoirs, mais sur les supposées « améliorations ».  Difficile de trouver meilleure preuve de l'aveuglement idéologique.

Un aveuglement confirmé par les raisonnements spécieux, les erreurs et les contrevérités.

Les considérations de l'auteur sur l'« amélioration génétique » – les guillemets de mépris sont les siens – sont un morceau d'anthologie.  Le pendant de ladite « amélioration » est la perte de la biodiversité, avec un article défini qui laisse entendre que tout a été perdu.

L'auteur écrit que [h]ier, nous cultivions deux cents variétés de pommes de terre ; aujourd'hui, nous n'en cultivons plus que cinq.  Mais il ne se rend pas compte que n'importe quel consommateur, ou jardinier amateur, peut vérifier dans un supermarché, ou une jardinerie (à la bonne saison tout de même), que sa deuxième proposition est une ânerie.  En fait, 191 variétés de consommation et 18 variétés féculières sont inscrites au catalogue officiel français (sans compter les autres variétés inscrites au catalogue européen, qui peuvent aussi être commercialisées et cultivées en France).

Pire encore, selon lui, l'amélioration génétique, c'est la sélection dans des stations expérimentales de quelques variétés passe-partout qui vont être inscrites au catalogue officiel du Groupement national interprofessionnel des semences et plants (GNIS) et mises sur le marché.  Mais l'un des premiers scandales de l'agriculture « moderne » est là : avoir confisqué la sélection des semences et par la même avoir réduit le nombre de variétés mises en culture.  Allons au plus simple : le catalogue est tenu par le Ministère de l'agriculture, les variétés étant inscrites sur avis du CTPS émis sur la base d'études du GEVES, le GNIS n'intervenant pas.  En blé tendre d'hiver, 45 variétés ont été inscrites en 2011... c'est ce qu'on doit entendre par « quelques » ; elles ont porté le nombre total de variétés inscrites à 342... c'est ce qu'on doit entendre par « réduire ».  Quant à la confiscation...

Toujours selon lui, tout était rose jusqu'à la fin du XIXe siècle : les agriculteurs sélectionnaient leurs semences et pratiquaient la sélection massale, en prélevant les semences sur les plus beaux plants et les plus beaux épis.  Il va de soi qu'ils sélectionnaient ainsi les variétés de plantes qui présentaient les caractéristiques les plus favorables à leurs intérêts...  Difficile de sélectionner des variétés par cette méthode, à moins de donner au mot variété un sens qu'il n'a pas ou n'a plus.  Difficile de sélectionner au champ, peu avant la récolte, pour des caractères qui ne s'expriment pas ou ne se sont pas exprimés à ce moment là.  Et quand les rendements en blé atteignaient péniblement 13 quintaux à l'hectare en moyenne (avant 1914) et qu'il fallait en prélever deux pour la semence, la sélection était rudement sévère (c'est de l'ironie) ! Et ce n'est pas avec cette méthode que l'on aurait obtenu les blés modernes à paille courte capables de dépasser les 100 quintaux à l'hectare, ni les formes modernes de variétés telles que les hybrides, ni les colzas sans acide érucique, etc.

La mythologie écologiste et altermondialiste est donc déroulée sans esprit critique ; les connaissances de base de l'agronomie, ici de l'amélioration des plantes, sont ignorées.  On pourrait en sourire quand cela est le fait d'un béotien ; avec une pincée d'amertume tout de même car elle séduit une population – et des décideurs politiques – de plus en plus éloignée des réalités de l'agriculture.  Mais ici, il s'agit d'un agronome qui est sorti de la plus prestigieuse école française et qui y a officié.

Même si elle sert à introduire un petit couplet négatif sur la législation sur les semences, la question suivante résume bien la situation : Pourquoi [...] ne pas revenir à la sélection des semences par les agriculteurs eux-mêmes ?

La réponse est donnée plus loin, dans le chapitre sur le mirage des OGM, après un éreintement de la Révolution Verte (la ruine verte...) et, bien sûr, des OGM : ...les paysans du Sud n'ont pas intérêt à entrer dans cette course à l'amélioration variétale – les guillemets ont dû être oubliés ici – qui conduit à terme à ne cultiver qu'un très faible nombre de variétés...  Donc, pour éviter que des variétés supérieures ne supplantent les existantes (et améliorent le sort des paysans)... ne les créons pas !  Au Sud comme au Nord, il faudrait d'ailleurs s'interdire de parler d'« amélioration variétale » dans l'absolu, indépendamment du contexte, à savoir la diversité des conditions agroécologiques et socioéconomiques.  Bel homme de paille ! Qui parle d'amélioration dans l'absolu ? Au nom de quoi les généticiens et les agronomes seraient-ils autorisés à dicter ce qui doit être le meilleur ? Encore un homme de paille ! Que dictent-ils ? Quand les obtenteurs mettent chaque année plusieurs dizaines de variétés à la disposition des agriculteurs (et des autres acteurs de la filière agro-alimentaire que l'auteur a oubliés dans son raisonnement), n'est-ce pas pour que ceux-ci puissent choisir – librement – ce qui leur convient ?

Et pourquoi exclure aujourd'hui les agriculteurs de la sélection variétale, apanage dont ils jouissaient depuis naissance de l'agriculture au Néolithique ? En matière agricole, les scientifiques se font trop facilement scientocrates.  Il est temps de redonner du pouvoir aux paysans.  Autres hommes de paille ! Mais qui donc exclut ? Mais qui donc a privé les paysans de pouvoir ?

Manifestement, M. Dufumier rejette la notion de progrès – et le progrès lui-même – induit par la création d'une filière spécialisée des variétés et des semences (en fait par les agriculteurs eux-mêmes : les premiers sélectionneurs étaient des agriculteurs avisés et performants).  De l'obscurantisme à l'état pur.

Dans son chapitre 2, l'auteur se demande : nos agriculteurs sont-ils devenus fous?  Il laisse entendre qu'ils sont devenus irresponsables, au moins en partie, pour attenter comme ils l'ont fait à l'équilibre écologique.

Il y a d'autres formes de folie et d'irresponsabilité.  Et il est urgent de les dénoncer.

Wackes Seppi

____________________

[1]  Agrimonde – Scénarios et défis pour nourrir le monde en 2050, S. Paillard, S. Treyer, B. Dorin, coord., 2010, Éditions Quæ

[2]  Agriculture at a Crossroads, International Assessment of Agricultural Knowledge, Science and Technology for Development,

http://agassessment.org/reports/IAASTD/EN/Agriculture%20at%20a%20Crossroads_Global%20Report%20(English).pdf

[3]  A/HRC/16/49 (20 décembre 2010), Rapport du Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation, Olivier De Schutter :

http://www2.ohchr.org/english/issues/food/docs/A.HRC.16.49_fr.pdf

[4]  De Schutter, l'agroécologie et l'imposture politique et médiatique, par Wackes Seppi :

http://imposteurs.over-blog.com/article-de-schutter-l-agroecologie-et-l-imposture-politique-et-mediatique-par-wackes-seppi-80320617.html

[5]  M.Dufumier nous aura au moins épargné la ritournelle de la FAO qui a reconnu que l'agriculture biologique peut nourrir le monde.  Une ritournelle fondée sur un communiqué de presse peu heureux publié à la suite d'une conférence sur l'agriculture biologique tenue à la FAO et dont l'organisateur principal était l'IFOAM (International Federation of Organic Agriculture Movements).  La FAO y a opposé un démenti par la voix de son directeur général, M. Jacques Diouf.  Le constat est sans appel : « ...selon la FAO, compte tenu des données et des modèles concernant la productivité de l’agriculture biologique par comparaison à l’agriculture traditionnelle, le potentiel de l’agriculture biologique n’est pas suffisant, loin s’en faut, pour nourrir le monde. »

http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000726/index.html

Le communiqué de presse précédent :

http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000550/index.html

Le document de base (voir le paragraphe 17) :

ftp://ftp.fao.org/paia/organicag/ofs/OFS-2007-5.pdf

Le rapport sur la conférence (voir le paragraphe 8) :

ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/meeting/012/J9918F.pdf

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commentaires

backlinks 12/02/2017 12:55

You know your projects stand out of the herd. There is something special about them. It seems to me all of them are really brilliant!

Wackes Seppi 15/09/2013 18:35


« Si une personne qui se disait convaincue par la thèse défendue par l'auteur... » ?


 


L'auteur, en l'occurrence, c'est M. Dufumier.


 


« ... si cette personne, tel un dirigeant du monde entier avait le pouvoir d'appuyer sur un bouton... » ?


 


C'est une intéressante remarque. M. Dufumier est souvent présenté (à l'insu de son plein gré ?) comme un expert auprès de la FAO et de la Banque mondiale. S'il dit vraiment vrai, il
devait avoir l'occasion d'appuyer sur des boutons. Curieusement, il n'y a quasiment pas de traces sur l'Internet.


 


S'il dit vraiment vrai ? Les experts figurant sur une liste de la FAO peuvent être invités à remplir deux types de fonctions: fourniture d’avis scientifiques concernant les activités de la
FAO ; affectations à des projets de la FAO, y compris pour des missions sur le terrain. Fournir des appuis ponctuels ne fait pas, à mon sens un expert.


 


Sur le site d'une conférence de l'Union européenne, il indique plus raisonnablement : « Il réalise de nombreuses missions d’expertise dans plusieurs pays en voie de développement sur
tous les continents » :


 


http://ec.europa.eu/agriculture/cap-post-2013/conference/speakers-cv_en.pdf


 


On peut accéder à son intervention (en anglais) et sa présentation à partir de :


 


http://webcast.ec.europa.eu/eutv/portal/archive.html?viewConference=9787&catId=9676
(aller à la deuxième page).


 


Pas un mot sur l'agriculture biologique. Il faut certes relever que nous ne connaissons pas le mandat qui lui avait été assigné. Mais dans le cadre d'un atelier sur le dialogue avec la société
civile, cela paraît tout de même remarquable.


 


On peut aussi consulter avec intérêt la présentation de M. Urs Niggli, directeur du FiBL (sur lequel j'ai écrit par ailleurs) :


 


http://ec.europa.eu/agriculture/cap-post-2013/conference/pdf/niggli_en.pdf


 


« Farmers = Managers of ecosystems »...


 


 


 


 

Pierre Arthuis 13/09/2013 16:10


Si une personne qui se disait convaincue par la thèse défendue par l'auteur (le bio peut nourrir tout le m onde) et si cette personne, tel un dirigeant du monde entier avait le pouvoir d'appuyer
sur un bouton "Agriculture Bio partout demain matin", aurait il vraiment le "courage" d'appuyer sur le bouton. Ne serait il pas traversé par le doute (au combien salutaire en l'occurence) avant
d'appuyer sur le bouton fatal. Quand on doit décider: oui je le fais, subitement on commence à flipper et à réfléchir avec sur les épaules le poids des conséquences de ce que l'on décide. A
l'inverse quand on défend une opinion générale, surtout lorsque l'on sait qu'elle est partagée par vos amis on éprouve aucune espèce d'état d'âme à déclarer tout haut que "le bio peut nourrir la
planète etc...". Le Bio c'était ce que mangeaient nos arrière grands parents, nos arrière arrière et... ancêtres jusqu'au début du néolithique. Quelle était leur santé ? Quelle était leur
espérance de vie. S'appuyer sur des d'éfauts des erreurs commises par les technologies humaines conduit certains, (qui ont leur nerfs) à vouloir faire table rase du passé (ça soulage). Mais le
feraient ils vraiment si soudain ils entrapercevaient les conséquences de tout cela, avec derrière les brumes de cet avenir les visages émaciés de milliards de terriens. 

Clovis Simard 13/10/2012 00:44


Voir mon blog(fermaton.over-blog.com)No.9- THÉORÈME EINSTEIN. - Le succès c'est mathématiques.

mapy 06/07/2012 10:01


@Laurent : oui vous avez raison, je me suis faite avoir ! on s'est tous faits avoir, par qui et comment ? tout dépend de chaque point de vue et où l'on se positionne !


bien cordialement,

Laurent Berthod 06/07/2012 09:50


Elle fait confiance aux clowns, aux bateleurs, aux bouffons, les Bourguignon ! Non, non, elle ne s'est pas fait avoir !

mapy 29/06/2012 22:45


essayons déjà l'écologie financière ! plus de spéculation, mais de l'argent qui circule et qui ré-oxygène les Economies ! A quand la taxe TOBIN ? a quand la fin du grand casino mondial......Les
pays qui sont dans un état lamentable ne veulent pas de notre aide ? ben ca dépend si on va les aider pour eux ou pour leurs richesses naturelles....Mais quand il n'y aura plus de pétrole alors
peut être tout va se rééquilibrer......y compris la nature humaine et la nature tout court ! non par volonté mais par obligation.....


 

Karg 29/06/2012 17:40


Des solutions définitives à tout les problèmes à la fois? En quoi nos actions peuvent aider des pays dans un état lamentable, mais qui réagisse très mal quand on essaye de les aider? L'écologie?
Nucléaire thorium et ENR d'un coté, Agriculture de conservation, transport hybride puis électrique, les solutions techniques pour la croissance et l'environnement existe déjà. 

mapy 22/06/2012 15:29


@Karg : si je suis réellement victime de la propagande Ecologiste, ils l'ont donc fait à mon insu car je pense à la planète et à l'Homme depuis que je suis toute petite petite, et les injustices
et l'ignominie régies par l'argent m'ont toujours fait vomir !


De toute façon je préfère être victime de leur propagande (si tant est que cela est vrai) que par tout autre propagande.


Vous ne m'avez toujours pas répondu sur vos idées face au monde actuel, face à la crise économique, écologique et sociale que nous traversons.


Ma seule vélléité est de comprendre.


cordialement,     

mapy 22/06/2012 15:21


Non je ne pense pas me contredire et ce n'est pas parce que j'ai lu Yves Paccalet que je pense foncièrement ce qu'il écrit, soit dit en passant plus dans l'amertume que dans la possibilité
réaliste et souhaitable....Vous me suivez ?


J'aime l'Humanité, j'aime le monde et j'aime la vie. Pour moi l'emploi du mot nihiliste n'est pas à prendre au premier sens du terme, mais plutôt à appliquer dans l'écologie, puisque c'est bien
ce dont je parlais. Je demande juste si certaines personnes nient encore le fait que la planète va mal ?


Je ne pense pas être contradictoire dans mes propos....Je suis juste curieuse de savoir exactement la Vérité que veut nous montrer ce blog ! quant à l'article en question, je ne suis pas contre
non plus.....Tout est nuance.....Je n'aime pas la sectorisation des pensées, et je n'aime pas l'idée de sanctuarisée la nature non plus....tout est là....je tente d'abreuver mon esprit à toute
source non polluée si possible.... Désolée si le terme vous a paru un peu fort, j'en conviens.


cordialement,

Anton Suwalki 22/06/2012 15:11


@Mapy :


dans un commentaire vous dites : « et comme l'a dit Yves PACCALET dans son pamphlet : l'humaité disparaitra, bon débarras
! » 


20 minutes plus tard vous demandez : « Vous êtes des nihilistes ? »


 


Qui est nihiliste d’après vous ? Vous rendez-vous un peu compte de vos contradictions ????


 

mapy 22/06/2012 15:01


je vais commander de ce pas le livre conseillé écrit par Serge TCHAKHOTINE car je suis curieuse de nature. Mais dire que je suis endoctrinée, je ne crois pas. Je pense avec mon bon sens et mon
coeur. Je ne sais pas si les victimes de FUKUSHIMA pensent être endoctrinées, par contre contaminées OUI !


Quant à l'oligarchie mondiale et financiere qui nous tient pas les c...je pense bien qu'elle nous a tous endoctrinés en nous privant d'oxygène économique.


Vous êtes des nihilistes ?


donc si tout est propagande, c'est quoi qui vous dirige et vous dit être dans le vrai . et où est le vrai ? quelle vérité proclamez-vous ? j'ai hâte de savoir avant même de lire le bouquin. Merci
de me répondre, j'aime bien éclairer ma lanterne.


cordialement,

Karg se 22/06/2012 14:48


A lire ton commentaire, tu es victime d'un viol psychique par la propagande de l'écologie politique. Tu dois t'éduquer pour comprendre ce qu'il t'arrive. Etudie le livre que je t'es conseillé.
Ensuite tu pourra identifier tout les éléments dans la propagande écologiste qui vise à provoquer l'obéissance à leur doctrine. 

mapy 22/06/2012 14:41


mais l'Ecologie ne devrait pas être de la politique ! la preuve en est que ça ne doit pas marcher puisque juste 2% aux présidentielles ! ce n'est pas l'écologie qui viole les foules ou alors je
n'ai rien compris à rien de rien !


???????? à quoi sert ce blog ????


je ne dis pas qu'il n'y a pas de propagande, mais il y a aussi la propagande anti propagande....pfffff!!!! on ne s'en sortira jamais ! mieux vaut rester imbécile et continuer à regarder "secret
story"......


MOI je suis persuadée que la planète va mal et que l'Homme va mal ! et comme l'a dit Yves PACCALET dans son pamphlet : l'humaité disparaitra, bon débarras !"


une maman simple citoyenne éclairée ou naïve.....à vous de voir !


 


 

Karg se 22/06/2012 14:28


Lit le viol des foules par la propagande politique, et tu comprendra l'intêret de provoquer la peur, le découragement et l'abattement dans le peuple. 

mapypelette 22/06/2012 14:21


Je suis sur le c......!!!! les écolos tenteraient de désinformer ? pourquoi ? pour qui ?


j'ai confiance en ce que dit le couple BOURGUIGNON.


Je vais aller de ce pas sur site GIS SOL.....


qui désiforme vraiment ?


qui croire ?


Je ne vois pas ce que tirerait Mr Pierre RABHI et autres "sages" à mentir sur l'avenir de la planète.....


mais bon.....

Karg se 20/06/2012 11:05


Et? Si tu veux un point zéro, suffit de faire un échantillon dans une forêt ou une prairie permanente. D'autre part le rapport montre une grande stabilité des paramètres, une bonne santé
biologique et microbiologique général, la faible présence de polluant. Les conclusions de ce rapport sont très loin des discours écogistes. Mais faut bien que Bourgignon vendent ses formations et
ses bouqins. 

Wackes Seppi 20/06/2012 09:04


Et alors ?

Vincent 20/06/2012 00:37


Sauf erreur, les premières mesures de l'étude GIS SOL ne datent que de 2002, alors que l'agriculture dite intensive date des années 50.

>Karg se 19/06/2012 14:45


Vincent remballe ta propagande et consulte le rapport GIS SOL 


http://www.gissol.fr/RESF/index.php


Et revient nous voir une fois que tu a lu et compris ce document. Merci