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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 12:22

Le Nobs à l'avant-garde d'une formidable opération politico-médiatique

Or donc, le 19 septembre 2012, vers les 15 heures françaises, la revue Food and Chemical Toxicology mettait en ligne un article de M. Gilles-Éric Séralini, Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize [1].

Le lendemain (le jour même dans certains kiosques, paraît-il), le Nouvel Observateur mettait en circulation un numéro avec une couverture putassière – Les révélations d'une étude de scientifiques français (en petit), Oui, les OGM sont des poisons ! (en très gros).  Sept pages à faire frémir d'horreur [2].

Ce numéro avait évidemment été mis sous presse avant la publication de l'étude scientifique.  De fait, l'article phare, Oui, les OGM sont des poisons !, et quelques autres avaient été créés et mis en ligne sur la toile le 18 septembre 2012 (ceci sous réserve que les indications figurant sur la page internet soient correctes) .  Le Nobs – comme l'appellent les bobos – s'était donc prêté à une opération médiatique, en fait politico-médiatique et de très grande ampleur.

Une offensive parfaitement orchestrée (le CRIIGEN s'est adjoint les services d'une agence).  Le Nobs contribuait en fait au lancement :

  • d'un livre de M. Séralini, Tous cobayes !, en librairie le 26 septembre 2012 ;
  • d'un « documentaire » de M. Jean-Paul Jaud, Tous cobayes ?, sorti dans les salles le même jour ;
  • d'un livre de Mme Corinne Lepage, La vérité sur les OGM, c'est notre affaire, en librairie le 21 septembre 2012 ;
  • d'un « documentaire » de MM. Clément Fonquernie et François Le Bayon, OGM, vers une alerte mondiale ?, diffusé sur France 5 le 16 octobre 2012.

Cette médiatisation à outrance de la science doit nous interroger.  Est-ce encore de la science quand des équipes de tournage sont convoquées pour suivre le déroulement d'une expérience dont les résultats – en science, mais pas en pseudo-science – sont par principe inconnus a priori ?

Collusions et questions

Plus important encore : comment a-t-il été possible de programmer avec une telle précision la séquence, en particulier la publication dans Food & Chem. Toxicol ? En fait, la réponse a été donnée  par Elsevier, l'éditeur du Food & Chem. Toxicol. : la date de publication a été convenue avec M. Séralini [3].  Compte tenu de la piètre qualité de l'article scientifique, la question devient : y a-t-il eu collusion ?

L'article est en lui-même étonnant.   Nous n'entrerons pas ici dans les critiques de fond qui le condamnent au musée des horreurs de la science.  Il reproduit des photos de rats atteints de tumeurs gigantesques, que l'on a donc laissé vivre bien au-delà de ce qui était éthiquement admissible et scientifiquement nécessaire pour le recueil de données [4].  Ces photos n'apportent rien à la démonstration.  En revanche, elles ont fait un support de choix pour la propagande politico-médiatique.  Le Nobs nous le démontre par l'emploi immodéré de ces photos.  Et les rats vivants difformes étaient nécessaires pour les « documentaires », l'Apocalypse de Jaud.

L'éditeur de la revue a à répondre de cela.  Nous avons droit à la vérité.  M. Séralini a affirmé dans Des clics et des claques sur Europe 1 que c'était l'éditeur qui les avait demandées (mais aussi, dans la même émission, moins d'une minute auparavant, que c'étaient les partenaires financiers...) [5].

Un embargo pour faire taire

Quant au Nobs, il est vite apparu que, pour autant qu'il l'ait eue en mains, il avait pris l'engagement de ne pas transmettre la publication confidentiellement à d'autres scientifiques pour avoir un autre avis et ainsi vérifier la crédibilité de ce qu'il allait publier.  Un engagement qui dépasse le cadre habituel de l'embargo et qui est unique dans les annales française (il y eu un cas auparavant aux États-Unis d'Amérique, pour un scoop qui s'est aussi dégonflé [6]).

Un engagement qui a permis à M. Séralini et ses amis de faire taire les critiques et de s'assurer, en principe, une couverture médiatique initiale entièrement favorable à leurs thèses.

Il s'agit là d'un manquement grave à la déontologie, dénoncé par d'autres journaux et journalistes qui, eux, n'ont pas sacrifié la déontologie à l'autel du scoop et au bruit du tiroir-caisse [7].

Dans son numéro du 11 au 17 octobre 2012, le Nobs prétend que « [l]a revue américaine exigeait un embargo strict... ».  Il était tellement strict qu'il était assorti d'une menace de pénalité équivalant au coût (allégué) de l'étude, soit plus de... trois millions d'euros [8].  M. Séralini a prétendu la même chose dans des interviews [5].  L'éditeur a démenti [3].

À l'assaut de la toile

Dans le Blitzkrieg séralinien, le Nobs a été un fer de lance sur la toile.  Les articles se sont succédés à une vitesse impressionnante sur une page dédiée [9].  Avec cinq caractéristiques :

  • Avec une rafale d'articles anxiogènes, évidemment hostiles aux OGM et aussi aux autorités d'évaluation, le Nobs s'est fait le relais de M. Séralini et de Mme Lepage.  Pour rappel, l'objet de tout ce tintamarre est non seulement d'exiger des tests encore plus longs et coûteux, mais aussi d'introduire un système d'« expertise contradictoire », le tout dans le but de rendre l'introduction sur le marché des OGM encore plus difficile, voire impossible (et de créer un superbe marché de l'« expertise » pour des officines telles que le CRIIGEN).
  • Les articles sont présentés sur la page d'accueil dans un désordre savamment conçu pour convaincre les visiteurs de la dangerosité des OGM.  Le premier article est ainsi La Russie suspend l'importation du maïs Monsanto ; ce titre est plus convaincant que EXCLUSIF. Oui, les OGM sont des poisons !, une affirmation qui peut laisser sceptique.  Par voie de conséquence, les rares articles critiques sont noyés dans la masse.
  • Les grands titres sont suivis de rappels qui orientent les lecteurs vers les articles anxiogènes ou les messages politiques.
  • On dira que c'est de bonne guerre, mais le choc des titres est complété par le choc des photos, avec un recours fréquent aux rats difformes et à des personnages munis de masques de chirurgie, ou encore une seringue à côté de grains de maïs.
  • La précipitation à publier s'est traduite par quelques beaux couacs.

On peut ainsi s'étonner que le seul article critique de la première heure, Fellous : "Je suis surpris de ce show qui ne démontre rien" ait été créé avant la publication de l'article de M. Séralini (le 19 septembre 2012 à 11h13) et qu'il commence par « [à] la suite de la publication par le "Nouvel Observateur" daté du 20 septembre... ».

L'égocentrique José Bové est aussi le sujet d'un article précipité.  « A la suite de la publication par le "Nouvel Observateur" daté du 20 septembre des résultats d'une étude choc sur la toxicité des OGM, José Bové monte au créneau »... Le Nobs a créé l'article à 10h29 et l'a mis à jour à 17h35.  Il est donc difficile de contester que M. Bové a réclamé l'interdiction des OGM au Commissaire européen John Dalli avant la mise en ligne de l'article de M. Séralini (et, sauf s'il a été mis dans la confidence, avant qu'il ne l'ait lu) [10].  Et dire que M. Séralini, et ses amis, se sont moqués des critiques de son article au motif qu'ils auraient réagi avant de l'avoir lu (on ajoutera avec ironie : sous l'action du marionnettiste en chef Monsanto)...

Les critiques tricards

Ah ! Les critiques! Elles n'ont pas tardé et ont été, pour certaines, virulentes et humiliantes.  Il serait fastidieux de les passer en revue.  Ça l'était manifestement aussi pour le Nobs.  Il a réagi par un article du 20 septembre 2012, OGM : 9 critiques et 9 réponses sur l'étude de Séralini.  Il faisait la part belle aux... réponses.  Avec ce morceau d'anthologie :

Question : « On entend aussi que Gilles-Eric Séralini est un anti-OGM patenté, qu'il a obtenu les résultats qu’il cherchait.

Réponse de M. Joël Spiroux (co-auteur de l'étude) : Absolument faux. Gilles-Eric Séralini, le Criigen (Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique) et les chercheurs de son laboratoire à l’Université de Caen travaillent également sur les organismes génétiquement modifiés, parce que cela leur donne accès à la connaissance du vivant. Ils n’ont rien contre les OGM pour la fabrication de médicaments. »

Plusieurs commentateurs, y compris votre serviteur, ont pourtant titillé la rédaction pour demander que l'information soit objective et qu'elle reflète les critiques qui venaient de toutes parts... rien n'y fit.  La cause anti-OGM devaient passer avant la déontologie et les lecteurs dans une extraordinaire escalade d'engagement.

On notera tout de même, car c'est à son honneur, que le Nobs n'a pas caviardé les commentaires critiques à son égard.

Du déni de réalité à l'escalade d'engagement

Rien n'y fit ? En fait si.  Dans son édition papier du 27 septembre 2012, le Nobs répondit au Monde qui s'était étonné « de l'"orchestration" menée par une mystérieuse agence qui aurait accompagné la publication de l'étude sur le maïs transgénique » [11].  Il affirma qu'il « n'a pas été enrôlé dans un quelconque orchestre ».  Crédible ? Il suffit de consulter le site du CRIIGEN pour savoir que l'agence est Langage et projets Conseils de M. Laurent Payet [12] (il semble qu'il y ait aussi une agence de communication aux États-Unis d'Amérique, où la Californie doit voter prochainement sur une initiative populaire sur l'étiquetage des OGM [3]).

Et dans son édition du 11 octobre 2012, il revint sur le sujet avec OGM : pourquoi il fallait crever l'abcès, donc toujours en essayant de se justifier et toujours en cherchant à défendre une étude scientifique rapidement devenue indéfendable.  C'est tout juste s'il admit, du bout des doigts sur le clavier, qu'il pouvait se reprocher son titre dont nous avons écrit qu'il était putassier : « Nous aurions dû titrer 'Ces OGM sont des poisons" ».  Mais non, M. Malaurie : le titre était bien prématuré.  Et il l'est encore plus maintenant que M. Séralini et ses amis, confrontés aux malfaçons de l'étude et aux indignations face à la science spectacle, se défend en clamant qu'il faut refaire l'étude (dans son esprit pour la confirmer) – en fait, M Spiroux l'admettait déjà le lendemain de la publication dans OGM : 9 critiques et 9 réponses sur l'étude de Séralini.  Et, au mieux, le Nobs aurait dû se référer à cet OGM (l'événement NK 603).

Un article du même tonneau, bourré de sophismes et de diversions, a été publié dès le 24 septembre 2012 sur une autre page web du Nobs, par M. Guillaume Malaurie, le chef d'orchestre de la campagne du Nobs : OGM : vive la controverse ! [13].  Vive, donc, une controverse fondée sur un information tronquée, ultramilitante !

Le droit à la parole dans le vide numérique

Dans l'édition du 11 octobre 2012, le Nobs écrivait aussi que « la parole a été donnée à qui le souhaitait sur nouvelobs.com ».

Ah oui ? Dans plusieurs de ses commentaires, M. Mathieu Sicard, Médiateur du Plus du Nobs – par ailleurs auteur d'un article parfaitement unilatéral et orienté, ce qui est fort éclairant sur la notion de médiateur au Nobs [14] – avait invité des commentateurs critiques à proposer des articles.  Voici donc ce qu'il écrivit à Pierre Dupondt sous l'article OGM, Monsanto, Roundup & Co : comment notre société produit des malades de M. Pierre Spiroux de Vendômois (c'est le même que le Spiroux mentionné ci-dessus) [15] :

« Si vous avancez en effet sans aucun masque, je vous invite à proposer, sous votre véritable identité, un article à la rédation, "Je suis agriculteur et j'adore les produits Monsanto parce que..." »

C'est ce qui s'appelle un médiateur...

Stoppez Stoop !

Il en est un qui a répondu à l'appel : M. Philippe Stoop a produit trois articles en tant qu'« agronome atterré » [16].

Dans le premier, il expliquait en quoi le protocole expérimental et la présentation des faits par les auteurs de la publication scientifique étaient biaisés à l'appui de leurs thèses.  Dans la deuxième, il s'était penché sur la composition des aliments (non précisée par les auteurs) donnés aux rats.

Ces deux articles ne furent jamais référencés sur la page d'accueil...  M. Stoop s'en plaignit dans un commentaire.  Réponse de M. Sicard : « Merci pour vos liens.  Je fais tourner ! ».  Naturellement, il n'en fut rien.

Quel contraste avec un autre article (pitoyable...) qui, lui, venait au secours de M. Séralini et de son équipe, Étude de Séralini sur les OGM : pourquoi sa méthodologie est statistiquement bonne, de M. Paul Deheuvels, membre de l'Académie des Sciences.  Celui-ci fut immédiatement référencé.  Il l'est encore à l'heure où nous écrivons.

Quel contraste aussi avec le troisième article de M. Stoop, dans lequel il dissertait sur les procédures d'autorisation au niveau européen.  L'article pouvait s'interpréter comme apportant de l'eau au moulin de M. Séralini et de ses amis...  Il fut donc référencé immédiatement.

Il parut sous le titre : OGM : le premier scandale, c'est leur mode d'autorisation par l'UE.  Agrémenté de la photo d' un épi de maïs dont la légende apportait de l'eau au moulin séralinien (c'eût pu être pire...).  À la suite d'une remarque de votre serviteur, M. Stoop écrivit dans un commentaire qu'il l'avait proposé sous : « OGM : et si nos politiques s'occupaient du vrai scandale? ».

Il y a un autre article qui n'est pas référencé sur la page d'accueil : Etude de Séralini sur les OGM : quand va-t-on retrouver la déontologie scientifique ? par M. Marcel Kuntz [17].  On peut deviner pourquoi.

Rappels de déontologie

La Fédération européenne des journalistes a adopté en 1971 une Déclaration des devoirs et des droits des journalistes, plus connue comme La Charte de Munich.  En voici quatre articles des devoirs :

Article 1 :

« Respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité. »

Article 6 :

« Rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte. »

Article 9 :

« Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs. »

Article 10 :

« Refuser toute pression et n’accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction. »

Les syndicats de journalistes réagissent

Le Syndicat national des journalistes vient d'appeler à la création d'une instance déontologique [18].  Dans son communiqué de presse il rappelle que :

« Le droit du public à une information de qualité, complète, libre, indépendante et pluraliste guide le journaliste dans l’exercice de sa mission. Cette responsabilité vis-à-vis du citoyen prime sur toute autre. »

À l'heure où nous concluons, l'Association des journalistes scientifiques de la presse d'information (AJSPI) vient de rendre publique une déclaration Embargo et confidentialité [19].  Tout est dit.

Qu'en fera le Nobs ?

Tout est dit ? Que non ! Le 5 octobre 2012, l'Union européenne des associations de journalistes scientifiques (European Union of Science Journalists’ Associations(EUSJA)) a publié une déclaration sur les embargos et la manipulation (EUSJA Statement on embargoes and manipulation) [20].  Le vocabulaire n'est pas innocent :

« L'union européenne des associations de journalistes scientifiques (www.eusja.org) condamne le scandaleux abus du système d'embargo qui a été perpétré il y a quelques jours pour manipuler la presse en vue d'obtenir une couverture favorable, exempte de critiques, pour une étude sur la question controversée et importante de la sécurité alimentaire en relation avec les organismes génétiquement modifiés. » (Notre traduction.)

Qu'en a fait le Nobs ? Rien !  L'information, c'est la désinformation !

Wackes Seppi

Notes :

[1]  https://dl.dropbox.com/u/72234047/S%C3%A9ralini%20-%20Long%20term%20toxicity%20of%20a%20Roundup.pdf

[2]  Voici les liens des articles mis sur la toile :

http://tempsreel.nouvelobs.com/ogm-le-scandale/20120918.OBS2686/exclusif-oui-les-ogm-sont-des-poisons.html

http://tempsreel.nouvelobs.com/ogm-le-scandale/20120918.OBS2702/ogm-inconscience-lachete-collusion-criminelle.html

[3]  http://embargowatch.wordpress.com/2012/09/21/stenographers-anyone-gmo-rat-study-co-sponsor-engineered-embargo-to-prevent-scrutiny/

[4]  Plusieurs sources de commentaires se sont insurgées.  Voir par exemple une lettre à l'éditeur de la European Society of Toxicologic Pathology (ESTP)  :

http://www.mediapart.fr/files/Letter_to_the_editor_Food_and_Chemical_Journal_Seralini_and_al__publication_2012.pdf

Ou encore les commentaires de l'Institut danois des produits alimentaires :

http://www.food.dtu.dk/upload/institutter/food/publikationer/2012/vurdering_gmostudieseralini_okt12.pdf

[5]  http://science-take-away.blogspot.fr/2012/09/transparence.html

http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Des-clics-et-des-claques/Sons/Des-clics-et-des-claques-27-09-12-1255003/

[6]  L'affaire Darwinius, un fossile présenté comme le chaînon manquant.  Voir par exemple :

http://www.sciencepresse.qc.ca/blogue/2012/09/22/letude-anti-ogm-comment-sassurer-medias-favorables

http://blogs.discovermagazine.com/loom/2009/05/21/science-held-hostage/

http://blogs.discovermagazine.com/loom/2012/09/21/from-darwinius-to-gmos-journalists-should-not-let-themselves-be-played/#comment-91973

[7]  Plutôt que de citer des exemples, on renverra ici à M. Yann Kindo, aux analyses toujours pertinentes :

http://blogs.mediapart.fr/blog/yann-kindo/220912/gilles-eric-seralini-ou-le-cirque-publicitaire

[8]  http://www.nature.com/news/hyped-gm-maize-study-faces-growing-scrutiny-1.11566

[9]  http://tempsreel.nouvelobs.com/ogm-le-scandale/

[10]  Il y a plusieurs autres pages qui corroborent la date et l'heure.  Voir par exemple :

http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/ogm-jos-bov-demande-suspension-des-autorisations-culture-313433

C'est daté du 19 septembre 2012 à 12 h 03.

[11]  http://www.lemonde.fr/web/recherche_breve/1,13-0,37-1209428,0.html?xtmc=seralini&xtcr=16

[12]  http://www.criigen.org/SiteFr//index.php?option=com_content&task=view&id=403&Itemid=129

[13]  http://planete.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/09/24/ogm-vive-les-controverses.html

[14]  http://leplus.nouvelobs.com/contribution/628838-ogm-une-etude-inquiete-faut-il-interdire-les-ogm.html

[15]  http://leplus.nouvelobs.com/contribution/628025-ogm-monsanto-roundup-co-comment-notre-societe-produit-des-malades.html

[16]  http://leplus.nouvelobs.com/contribution/632900-seralini-et-ogm-temoins-suspects-et-lettre-volee.html

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/633981-danger-des-ogm-l-etude-qui-invalide-l-article-de-seralini.html

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/636138-ogm-le-premier-scandale-c-est-leur-mode-d-autorisation-par-l-ue.html

[17]  http://leplus.nouvelobs.com/contribution/631100-etude-de-seralini-sur-les-ogm-quand-va-t-on-retrouver-la-deontologie-scientifique.html

[18]  http://www.snj.fr/spip.php?article4471

[19]  http://www.ajspi.com/actualites/declaration-de-l-ajspi-embargo-et-confidentialite

[20]  http://www.eusja.org/eusja-statement-on-embargoes-and-manipulation/

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commentaires

Wackes Seppi 24/05/2013 23:19


Un excellent article :


 


http://lecercle.lesechos.fr/entreprises-marches/high-tech-medias/journalisme/221171359/dsk-a-cahuzac-scandale-vend-bien


 


Extrait :


 


 


« Le Nouvel Observateur, réputé indépendant, ouvre la voie à ce journalisme de la "société du spectacle" : l’affaire Seralini et plus encore l’affaire Iacub témoignent de ce dangereux
basculement sur des pratiques qui tiennent plus de l’influence que de l’information. Le dossier sur les OGM était un montage soigneusement préparé pour faire un coup médiatique, au mépris de
toute analyse critique ; le dossier sur DSK et Iacub franchissait un cap dans l’entreprise de fabrication pure et simple du buzz médiatique, élaboré sur commande au mépris du respect de la vie
privée et de la dignité humaine. Ainsi, entre deux marronniers, Le Nouvel Observateur fabrique des dossiers à scandale en jouant des deux ressorts les plus puissants du buzz : la peur et le sexe.
On est loin de la mission d’information du journalisme ! »

Ailanthus 07/11/2012 14:36


"Our data show that, as is often the case for hormonal diseases,
most observed effects in this study were not proportional to the
dose of the treatment"


Comment croire quoique ce soit d'un gogo qui écrit ça?

Anton Suwalki 21/10/2012 09:44


"hypothèses grossières et surtout grosse triche sur les valeurs présentées (il prouve une chose
avec un groupe et pas avec un autre etc.) bref il montre se qu'il veut d'une manière tout sauf scientifique." Très  amusant, j'ai cru en lisant ça que monsieur parlait de l'étude de
GES, et bien pas du tout il parle de ses critiques ! un troller "scientifique" ?

Mattheu 20/10/2012 23:03


Je trouve les articles de Stoop justement très mauvais ! Racourcis, hypothèses grossières et surtout grosse triche sur les
valeurs présentées (il prouve une chose avec un groupe et pas avec un autre etc.) bref il montre se qu'il veut d'une manière tout sauf scientifique. C'est de la très très très mauvaise science.
Donc si ça c'est un "xpert" franchement j'ai peur. En gros les "pro" reprochent aux "anti" tous se qu'ils font eux-même. Bref pas mal de blabla par des spécialistes auto-proclammés ou les "pro" habituels. A croire que les rewiewers n'ont rien demandés, rien
vu et surtout seraient moins bon que 3 tartanfions sur le web.

François Saint Pierre 19/10/2012 20:26


Si le journalistes sont scandalisés par l'attitude de Séralini, il n'en est pas de même du milieu des statisticiens dont je fais partie. Je trouve l'emballement médiatique anti-Séralini plus que
douteux.

Proteos 19/10/2012 19:41


Ce que vous décrivez n'est pas une surprise: pourquoi le Nouvel Observateur ferait de la pub aux article allant en sens inverse de ce qu'il a d'abord publié, dans les conditions qu'on sait? Pour
accepter un NDA comme celui de Séralini, il faut bien être convaincu d'emblée par sa conclusion... On peut supposer que l'opinion de M. Séralini et de Mme Lepage est largement partagée au sein de
la rédaction, et pas seulement celle de l'Obs. Cette partialité est ce qui fait mal à la presse française: c'est peu valorisant de s'apercevoir qu'un journal dit n'importe quoi et de pouvoir le
vérifier rapidement! Mais ça marche tant qu'on écrit ce que la plupart des lecteurs veut lire ... jusqu'à ce que ces lecteurs s'aperçoivent que sur une de leurs marottes, on leur raconte
n'importe quoi.