Partager l'article ! Les technophobes veulent un « tribunal Russell contre les crimes du nucléaire civil » !: Que l’accident de Fukushima suscite des interrogati ...
Que l’accident de Fukushima suscite des interrogations sur la sécurité nucléaire en général et au-delà, sur les choix énergétiques, n’a rien de surprenant ni de choquant. Mais comment en débattre et avec qui ? Certainement pas avec les principaux anti-nucléaires qui donnent de la voix depuis quelques mois. Pour ceux-là, qui sont animés par une technophobie pure et simple parce qu’ils s’imaginent lutter contre le système en attaquant la technologie en général, il n’est pas question de débat rationnel, de peser et de relativiser les risques et les avantages d’une telle technologie. Il n’est même pas question de débat pour un Stéphane Lhomme, qui en bon démocrate qui se respecte, dénonce « le piège d’un référendum » (1).
La gestion de l’information autour de l’accident a fait beaucoup plus de dégâts que la gestion de l’intervention sur la centrale, où l’on ne déplore aucun mort y compris parmi les liquidateurs (2), ce qui permet aux anti de donner libre au cours aux pronostics les plus délirants. Les députés européens d’Europe Écologie s’étaient précipités pour exiger de « sortir de la folie nucléaire » (3), et ne reculant devant aucun lyrisme manipulateur, dénonçaient « la folie démiurgique d’un système économique et d’un mode de développement qui croit pouvoir s’exonérer de l’imprévisible, du risque et des équilibres naturels ». A l’heure des dévastations causées par le tsunami, ils préféraient terroriser les populations sur « une contamination catastrophique qui [pourrait] balayer l’archipel et le Pacifique ».
Serial Fakers
Fukushima, ce fut l’occasion pour tous les complotistes et les charlatans de sortir du bois. Pour la CRIIRAD, d’inventer un nouveau mensonge de l’IRSN, moyennant quelques manipulations statistiques (4). Dans l’escalade de l’apocalypse annoncée, Stéphane Lhomme annonçait que des millions de japonais vont développer un cancer. Et une activiste anti-nucléaire australienne, qui se fait passer pour une physicienne , de dénoncer en Fukushima une « catastrophe bien pire que Tchernobyl » (5). Rien que ça !
Les propos de cette bonimenteuse (6), permettent d’ailleurs de se rendre compte du fonctionnement de ce milieu : ainsi l’amalgame concernant l’uranium basé sur l’exemple de l’Irak, où l’armée américaine aurait utilisé des obus dont les têtes contenaient de l’uranium appauvri destiné à augmenter leur pouvoir perforant. « L'uranium est déjà très toxique, mais il peut se révéler encore plus dangereux une fois manipulé. Les Américains ont utilisé de l'uranium à Falloujah et Bagdad, en Irak. A Falloujah, 80% des bébés présentent de graves malformations: des bébés nés sans cerveau, d'autres avec un seul oeil, sans bras... Au point que les médecins recommandent aux femmes de ne plus faire de bébés!». Bien que sans le moindre rapport avec la situation au Japon, citer des chiffres délirants sur les conséquences de la guerre d’Irak (7) permet d’agiter l’épouvantail de la fin du monde. Par recoupements, on retrouve cette légende et ces chiffres abracadabrants dans la littérature du réseau Sortir du nucléaire , lequel affirme : «La fixation de l’UA sur le placenta provoque chez les nouveau-nés d’horribles malformations : hydrocéphalies, absence de tête, de membres ou d’organes, organes à l’extérieur du corps. Chez les bébés irakiens nés en 2002, l’incidence d’anophtalmie (absence d’yeux) a été 250.000 fois plus grande que l’occurrence moyenne. Les premières paroles d’une femme irakienne qui vient d’accoucher ne sont pas : « c’est une fille ou un garçon ? », mais « mon bébé est-il normal ? ». En outre, les anomalies génétiques s’aggravant d’une génération à l’autre, il faudra plusieurs décennies avant de mesurer l’atteinte du génome. ». On se contentera de noter que compte tenu de l’incidence estimée de l’anophtalmie (8), les affirmations de Sortir du nucléaire sont mathématiquement impossibles.
Le nucléaire civil, un « crime contre l’humanité » ?
Le plus effrayant n’est cependant pas dans ces inepties, mais dans le tournant que les technophobes voudraient faire prendre au « débat » sur le nucléaire civil : ainsi les décroissants de la revue Le Sarkophage ont lancé une pétition « Pour un tribunal Russell contre les crimes du nucléaire civil en 2012 ! » (9)
Dans un style d’une pauvreté consternante - « Les Tchernobyl et les Fukushima passent mais le nucléaire ne trépasse pas. »- les décroissants appellent donc à assimiler l’existence du nucléaire civil à un crime contre l’humanité. On peut imaginer la mascarade que représenterait un tribunal international (fût-il « alternatif ») jugeant de tels « crimes ». Pour commencer, qui serait jugé et pour quels faits ? La légitimité de tels tribunaux est déjà habituellement douteuse, tant la justice qu’elle rend ressemble au droit des vainqueurs, mais au moins l’acception admise de crimes contre l’humanité repose-t-elle sur des crimes de masse organisés dont personne ne songerait à nier la gravité extrême :
Ainsi, la liste des crimes contre l'humanité comprend :
"meurtre ; extermination ; réduction en esclavage ; déportation ou transfert forcé de population ; emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en violation des dispositions fondamentales du droit international ; torture ; viol, esclavage sexuel, prostitution forcée, grossesse forcée, stérilisation forcée ou toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable ; persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d’ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste (..) ou en fonction d’autres critères universellement reconnus comme inadmissibles en droit international, en corrélation avec tout acte visé dans le présent paragraphe ou tout crime relevant de la compétence de la Cour ; disparitions forcées de personnes ; crimes d’apartheid, autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale." (10)
Il va de soi qu’aucun acteur des centrales nucléaires, scientifique, décideur politique, ingénieur, opérateur industriel, fût-il responsable de graves négligences, ne pourrait-être tenu pour responsable de telles abominations. Pas même à Tchernobyl, le seul accident nucléaire ayant jamais entraîné une véritable catastrophe sanitaire.
L’outrance qui caractérise cette mouvance qui, dans sa folie, pourrait assimiler un Georges Charpak (un « expert mercenaire », dans la langue de plomb des décroissants) à des bourreaux nazis, revient finalement à banaliser ce que l’histoire récente de ce monde a produit de plus inhumain.
Ce grand moment de « justice » ne se tiendra peut-être jamais, à moins que ça soit sous la forme de mascarade de « tribunal populaire » qu’affectionnent bien d’autres anti (11) . Les retombées médiatiques en seraient certainement limitées. On peut toutefois s’interroger sur l’état de confusion mentale qui a conduit certains intellectuels connus à apposer leur signature en bas d’un tel torchon (voir les signatures en bas du texte).
Anton Suwalki
Notes :
(2) A ce jour ,deux employés sont morts mais à cause du tsunami. certes, quelques travailleurs ont subi une dose statistiquement susceptible d’augmenter le risque d’avoir un cancer, un mal à comparer à des risques ordinaires que subissent bien des travailleurs dans leur vie professionnelle. Quant à la population civile, les mesures d’évacuation et de contrôle notamment des produits alimentaires ont permis jusqu’à présent d’éviter des expositions dangereuses.
(3) http://europeecologie.eu/Sortir-de-la-folie-nucleaire
(6) dont la fiche Wikipedia donne une idée de la compétence :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Helen_Caldicott
(7) Une étude controversée de la revue médicale The Lancet avait conclu en 2006 à plus de 600.000 morts violentes de civils en Irak entre 2003 et Juin 2006 :
http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140673606694919/fulltext
Le bilan sinistre de cette guerre n’autorise cependant pas à publier n’importe quel délire
(8) entre un cas sur 100.000 et un cas sur 10.000 , l’incidence n’a pu être multipliée par 250.000 !!! voir notamment :
http://www.em-consulte.com/article/111284
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=2718580
(9) http://www.tribunalrusselnucleaire.org/
(10) article 7 du Statut de la Cour pénale internationale
(11) ainsi,le 24 juillet à Thor (Vaucluse) , le maire vert Jacques Olivier et l’association Follavoine organisaient un « tribunal populaire » qui jugeait Monsanto pour crimes contre l’humanité. La soirée était consacrée à une information (sic !) sur les gaz de schiste ».
Mon cher Anton,
Vous avez écrit :
"La légitimité de tels tribunaux est déjà habituellement douteuse".
J'en suis bien d'accord, pas seulement parce que cela ressemble à une justice des vainqueurs, mais aussi pour beaucoup d'autres raisons.
Quoiqu'il en soit, quand je pense cela, je me sens bien seul. A compter d'aujourd'hui, grâce à vous, je me sentirai moins seul.
Bien à vous.
Je doute qu'un gouvernement sérieux, ou un parti politique non moins sérieux, aille chercher son inspiration du côté de ces fanatiques, quaucun argument n'est capable de dissuader. Ces sectes font partie des utopies "rétrogrades", situant l'âge d'or dans le passé le plus lointain possible. Comme pour toutes les autres outrances idéologiques, il vaut mieux ne pas avoir peur, laisser dire, et prévenir les passages à l'acte des activistes qui n'en peuvent plus d'attendre*. Comme on l'a fait déjà pour d'autres fanatismes, en toute discrétion.
*"On" ne l'a pas fait pour "les faucheurs volontaires", et on les a désarmés en interdisant l'introduction de pgm en France. C'était un choix politique, fondé sur l'estimation que cette technologie était superflue en France.
"L’outrance qui caractérise cette mouvance qui, dans sa folie, pourrait assimiler un Georges Charpak à des bourreaux nazis,"
Le conditionnel n'est pas de mise: ils l'ont déjà fait ! Je me souviens avoir été au domicile personnel de G. Charpak pour lui remettre l'étude que j'avais faite sur la CRIIRAD avant un débat télévisé. Je l'avais averti : Michèle Rivasi ne recule devant rien, elle est capable de vous traiter de nazi ! Il ne m'avait pas cru. Le lendemain soir, Rivasi (à l'époque directrice de la CRIIRAD) assimilait Charpak, un ancien résistant rescapé de Dachau, au nazisme ! Rien ne les arrête ces gens-là !
Bonjour Emmanuel, j'ignorais que la frontière de l'ignominie avait été franchie et que Rivasi avait ainsi insulté Charpak !!! Comme quoi avec ces gens là, la réalité dépasse toutes les caricatures que nous pourrions imaginer. Eventuellement, si vous pouviez donner la date et le lieu de l'émission des fois qu'on puisse retrouver ça dans les archives.
Cordialement à tous,
Anton (encore en vacances)
Le mensonge est l'essence même des mouvements antinucléaires depuis les années 80. Tchernobyl et Fukushima ont finalement eux moins de conséquence qu'une catastrophe chimique comme Bophal.
Concernant les enfants irakiens les munitions classiques, la malnutrition et la mauvaise hygiènes sont suffisante pour expliquer les malformations (en supposant que celà soit vrai, il s'agit sans doute d'un mensonge grossier comme le reste). Les mêmes phénomènes est dénoncés en Somalie, hors les milices locales n'ont pas sous la main ce genre de munitons.
Bonjour, si je souscris à plusieurs aspects de ce texte et en particulier au ridicule de la qualification de crime contre l'humanité du nucléaire civil, plusieurs de vos arguments me semblent particulièrement discutables. J'en profiterait évidemment pour ramener ma fraise sur l'idéologie ambiante, c'est plus fort que moi, sorry.
Si par exemple il vous parait inenvisageable de discuter nucléaire civil avec des technophobes, il serait naturel d'exclure également les technophiles dont le jugement semble également altéré. Bref, ne resteront que les "équilibrés", qu'il sera difficile de qualifier. Quoi qu'il en soit, il est heureux que l'idée de discussion sur les choix énergétiques ne vous choque pas. On rappelera que les choix actuels ont été faits en dehors de toute consultation populaire, comme d'ailleurs la plupart des choix de société dans lesquels on trouve à la fois de petits groupes d'experts et d'intérêts industriels. Forcément, cela ne dérange que les marginaux, que l'on caricaturera à loisir...
Reste à savoir comment peut s'organiser une société progressiste. Peut être les porteurs du projet en question devraient ils plutôt se focaliser sur la responsabilité des politiques qui abusent de leurs mandats pour imposer des choix ? Il est vrai qu'en matière de nucléaire, les décalages dans le temps des risques et des coûts permettent aisément de faire croire à la sécurité et à la rentabilité.
Mettre en perspective les victimes immédiates du séisme japonais avec les possibles visctimes d'irradiations, dont les sympômes sont diffus, différés et donc difficilement évalués revient à accorder du crédit à l'évidence simple au détriment de tout phénomène complexe. La méthode relève de la mauvaise foi et sert davantage une approche idéologique qu'une comparaison rationnelle.
Démonter une argumentation approximative concernant de supposés dommages causés par l'uranium appauvri est une chose, négliger toute hypothèse de conséquences sanitaires à son utilisation en est une autre. C'est fidèle à votre volonté d'ignorer tout phénomène qui n'aurait pas encore été scientifiquement démontré, qui valide ainsi tout système trop complexe pour que les liens de cause à effets soient mis en évidence de manière formelle.
Tiens, je serais heureux si vous aviez quelques éléments de compréhension concernant les taux de cancer autour de l'étang de Berre. J'imagine que tant qu'une hécatombe franche et massive avec traces évidentes de résidus divers n'aura pas été constatée, il se trouvera des scientifiques (j'éviterai scientiste pour ne pas fâcher) pour douter de la robustesse des études et des conclusions possibles.
Finalement, il en va des dommages industriels (nucléaires et autres) comme de la délinquance financière : La complexité des systèmes, le peu de moyens disponibles pour les étudier en dehors de tout parti pris, les délais de procédure, les ressources des acteurs offrent les mêmes garanties d'impunité et de poursuite des nuisances (supposées, on est sûr de rien, d'aileurs une étude fort bien faite remet en cause les derniers résultats...etc.). Et coïncidence, ce sont les mêmes qui s'en offusquent... ou s'en arrangent.
Le choix du nucléaire n'est pas technophile, c'est un choix rationnel. C'est l'énergie la moins polluante (3m3 de déchet pour 1000MW de puissance disponible 70 à 80% du temps) et la moins dangereuse (le charbon tue 100 000 personnes par an, le pétrole déchainent les guerres, les barrages sont aussi très dangereux). C'est aussi le plus disponible et celle qui a le meilleur potentiel à long terme (filière à neutron rapide, filière thorium, fusion).
Aucune société n'a fait de choix démocratique au sujet de sa politique énergétique ou de son développement, c'est simplement un passage obligé pour satisfaire le bien commun: tout le monde vu un boulot, un salaire et une vie confortable. Le rôle des politiques ne se limite pas à appliquer les désiderata de la majorité du moment, mais à faire les choix qui assurent une société plus prospère et heureuse.
Il cesser de mentir aux gens avec les énergies renouvelables, elles n'ont pas le potentiel pour remplacer les énergies fossiles. Sans nucléaire on retournera au Moyen Age. C'est une terrible réalité.
Le Japon a rallumé un premier réacteur aujourd'hui, le reste va suivre. La Chine a mis en marche un réacteur à neutron rapide il y a quelques semaines et finance un ambitieu programme pour développer une filière sel fond au thorium. Si l'Occident fait le choix de replis sur soit et du refus de la technologie, d'autre prendront notre place.
Le nucléaire un choix rationnel... peut être. Pris par un petit groupe "d'éclairés" en tous cas, en dehors de tout processus démocratique. La rationalisation des consommations a pris un peu de retard, elle. Le Japon a le même degré de dépendance que nous, il est naturel qu'ils redémarrent leurs réacteurs si les modèles de développement n'ont pas changé. La Chine devient une référence technologique, c'est inévitable, ils forment plus d'ingénieurs chaque année que l'Europe et ne se limitent pas avec de stupides lois prudentielles. Donc ça va très vite. Vous êtes partisan de ce genre de modèle ? Pour rester dans la course techno ? A mon avis, avec une telle population, de telles réserves de cash, un cadre législatif aussi peu contraignant, cette course là est déjà jouée. Think out of the box ! Quant à leur compétence démocratique ou leur respect du bien être des populations... pas sûr que ce soient les principes directeurs de leur programme énergétique. Le charbon tue, oui. Mais il me semble que des progrès considérables ont été faits pour en réduire les nuisance et que des marges de progrès existent. La modernisation du parc au meilleurs standards ne rendrait pas le charbon acceptable en termes de mortalité ? Avec des risques maîtrisés ? Mon problème avec le nucléaire, c'est l'hypocrisie sur les coûts (démantèlement, stockage) et l'opacité -ou l'absence de maîtrise- sur les risques. Vous n'avez pas eu peur, vous, avec Fukushima ? Si on ne sait pas démanteler (Brennilis) on fait quoi à part repousser les dates limites d'utilisation ?
L'affaire des couts du nucléaire est un mensonge total des antinucléaires. Le prix du nucléaire a été évalué en prennant en compte le démantellement et le stockage des déchets (200m3 par an). Cette évaluation publique est totalement transparente. Ce prix à 42 euro le MW est largement inférieur aux autres sources d'énergie. La disponibilité et la régularité du nucléaire le rende indispensable à tout système de production électrique sans pétrole ou charbon. Les énergies renouvelables sont des énergies d'opportunuités, leur potentiel est lié à des facteurs naturels que l'ont ne peut controler. Il faut les exploiter là où elles sont efficace, pas en planter partout pour ramasser des subventions sur le dos du contribuable.
Les mines de charbon seront toujours dangereuse, sa combustion toujour polluante, enfourner sous terre du CO2 après colmatage de faille géologique est illusoire et dangereux. De toute façon il reste 150 ans de charbon à tous casser, autant utiliser ce carbone pour faire des matériaux composites et de l'acier plutôt que de la gaspiller dans des chaudières.
Avec le stock de plutonium disponible en France (12T) on peut démarrer une filière RNR/EPR convertissant assez de thorium pour allumer plusieurs réacteurs à sels fondu par an. Une fois lancé le parc de RSF pourra augmenter de 5 à 10% par an, ce qui est largement suffisant pour soutenir une croissance de la consommation d'énergie.
La France à 30 000t de thorium en stock, soit 850 ans de production nucléaire à la vitesse actuelle... ça laisse une marge de temps importante pour maitriser la fusion.
"Cette évaluation publique est totalement transparente"
Sauf qu'à ce jour, c'est un voeu pieu, puisqu'aucun démantèlement n'a été effectué.
Le cout est estimé à 15% de l'investissement initial. Le parc EDF est très standardisé, les couts peuvent être facilement maitrisé. Un site en arrêt définitif n'est pas dangereux, il ne reste que des matériaux inerte faiblement à moyennement radioactif, ça ne pose pas de problème de sécurité pour le voisinage ni pour la prolifération.
4 types de réacteurs à démanteler c'est standardisé ?
Coût estimé à 15% ? On en est à une évaluation de 500M€ pour Brennilis sans avoir abordé la phase la plus sensible. Combien a coûté la construction de Brennilis ? 3Mds€ pour 70MW ?
Coût facilement maîtrisé ? Alors qu'aucune opération n'a jamais été menée à bien ?
Pas de pb de sécurité ? Quid du vieillissement du site, dont le coeur a maintenant 50 ans ?
Comment avoir tant de certitudes avec si peu d'expérience ? Je veux bien me laisser convaincre par des analyses rationnelles... mais là, ça confine au religieux, sorry. Ce qui est transparent, c'est qu'on ne sait pas, car on ne l'a jamais fait.
Brénilis ou Super Phénix, de bien beaux exemples pour illustrer les décisions purement politiques de faire reculer le nucléaire ....
C'est assez drôle de voir du monde s'insurger contre la facture de "démantèlement" d'équipements qui n'ont que trop peu fonctionné pour l'un et pas du tout pour l'autre !
A la base il faudrait voir quel à été la mobilisation "populaire" contre ces deux constructions. Mobilisation bien orchestrée par les manipulateurs/escrocs/idéologues dont on parle ici ....
Pourquoi se poser la question d'un démantèlement d'un panneau photovoltaïque ?
Lorsque le panneau est en fin de vie, du moment qu'il est amorti autant le laisser produire.
Pourquoi ne pas en faire de même avec une centrale nucléaire ou une éolienne ?
Pourquoi vouloir mettre par terre une telle infrastructure ?
Il existe bien des solutions de "rénovation" des centrales actuelles, non ?
D’autre part proposer le charbon comme alternative au nucléaire …. C’est pas bien « soutenable » comme perspective ….
Mais je vous rejoins sur le fait que la Chine progresse à grands pas, qu’elle sera bientôt le nouveau « cœur d’activité du monde ». Le fait qu’elle est bien peu démocratique lui permet de faire des pas de géant, mais lui posera de plus en plus de problèmes de tensions sociale internes.
Pour ce qui est de la « consultation démocratique » dans les développements technologiques. Je crois pense qu’il n’en est que mieux ainsi !
Quel « débat » objectif pourrait-on espérer en France ? Il a d’ailleurs été plusieurs épisodes qui se sont imposés sans « consultation populaire » :
La généralisation du réseau ferré
L’abolition de la peine de mort
La légalisation de l’avortement
L’adoption des 35 heures
Tout cela nous a été « imposé », sans aucune adhésion populaire majoritaire ! C’est bien là toute la limite de nos démocraties !
De plus je suis content de voir le retour de "Bill". Que pensez-vous de ce bouquin :
http://blogs.mediapart.fr/blog/yann-kindo/270711/la-terre-les-monotheismes-et-la-science
Votre cher "équilibre didactique" y est-il respecté ?
La consultation populaire directe est une arme habituelle des dictateurs. Si le général de Gaulle en a usé avec modération, c'est que c'était un modéré qui n'avait aucune ambition de dictateur. Mais on serait bien inspiré de supprimer de notre Constitution tout recours au référendum, sauf peut-être pour approuver des modifications à ladite Constitution (et encore, je me le demande, le voe parlementaire ayant prouvé son efficacité). Une véritable démocratie ne peut être directe, elle ne peut être que représentative. A chaque fois que je vois des militants faire appel au referendum, je me dis : "Tiens encore des dictateurs en herbe".
Erratum : "La voie parlementaire..." bien sûr !
A propos de la décision d'instaurer une filière nucléaire en France Bill a écrit : "Pris[e] par un petit groupe "d'éclairés" en tous cas, en dehors de tout processus démocratique."
Un mensonge de plus propagé par les antinucléaires. C'est une décision qui a été prise par un gouvernement désigné selon un processus démocratique et confirmé par tous les gouvernements qui lui ont succédé, de quelque bord qu'ils aient été, tous désignés selon un processus démocratique et responsables devant un parlement élu démocratiquement.
Bill est prié d'arrêter sa propagande mensongère.
Lacoupeestpleine,
Je ne vois pas le rapport entre la transparence, la maîtrise des coûts de démantèlement et l'utilisation des dites centrales. De mon point de vue, il ne s'agit pas d'une étude de rentabilité mais d'évaluer la sincérité du discours pro nucléaire qui a façonné notre paysage depuis 50 ans. Je vois encore moins le rapport avec les mobilisations contre leur construction, si ce n'est l'occasion de conspuer vos adversaires. Si cela vous fait plaisir.
La question du démantèlement (moi je dis recyclage) des panneaux photo voltaïques est une vraie question, par contre. Mais je ne comprends pas votre phrase "en fin de vie, s'il est amorti, le laisser produire". S'il peut produire, il n'est donc pas en fin de vie. Et quel rapport entre amortissement et recyclage ou gestion des déchets ?
Et donc, vous proposez de laisser les centrales pourrir sur pied ? Décidément, je ne comprends rien à votre argumentation. La fatigue, peut être.
C'est vrai que le charbon n'est pas une alternative très enthousiasmante. Je m'interroge seulement sur l'argument de la mortalité qu'il provoque et sur la comparaison avec le nucléaire en termes de maîtrise des risques. De Charybde en Scylla...
Il est évident que les technophiles sont davantage favorables au despotisme éclairé qu'au processus démocratique pour valider les choix technos. J'y vois moi aussi certains avantages... mais tout dépend de qui "éclaire" et il est probable que nous ne tomberons pas d'accord la dessus. Je continue donc à privilégier le mode démocratique.
"Quel débat objectif espérer en France ?" Je doute que le débat soit plus facile ailleurs.
"plusieurs épisodes qui se sont imposés sans « consultation populaire"
L'abolition de la peine de mort et la légalisation de l'avortement ont fait l'objet de nombreux débats publics et de votes parlementaires, un processus démocratique a donc bien été respecté. Il me semble que ça a été le cas aussi pour les 35h. Pour le réseau ferré, je ne sais pas, à vérifier - quoique je sente pointer l'ironie derrière cet exemple.
J'ignore absolument pourquoi vous mettez la "consultation populaire" sur le tapis, comme le fait aussi L.Berthod. Pour lancer un nouveau débat ? Encore une fois, si ça vous fait plaisir. Mais à ce stade, c'est hors sujet. Fort heureusement il existe des outils démocratiques qui permettent le débat, l'information et le vote par des élus supposés éclairés sans recourir au mode référendaire. C'est la preuve que même des solutions techniques sujettes à réticences populaires peuvent être abordées démocratiquement (Mais il faut être à la fois courageux et démocrate). A ma connaissance, le choix nucléaire n'a jamais été validé (ni même débattu) à l'assemblée.
Le bouquin ? Je ne l'ai pas lu et je trouve que la mise en perspective de la polémique dans l'article de Médiapart est assez chiante. Ce qui m'a paru intéressant -et honnête - c'est que l'auteur différencie son travail de confrontation des mythes et des connaissances d'un travail historien/sociologue qui s'attacherait à expliquer de quelle manière la connaissance se forme dans un contexte donné. L'extrait suivant est édifiant d'honnêteté : « ...laisse largement de côté les contextes socio-historiques pour ne considérer "naïvement" que la logique des idées, comme si leur production n'était qu'un processus rationnel opposant de purs esprits, comme si ce processus allait inéluctablement du faux au vrai, sans passer par une phase buissonnante. »
Voilà qui est raffraichissant et j'espère que tout rationaliste que vous êtes, vous appréciez la "phase buissonnante". Je crains qu'en matière d'empreinte écologique, l'humanité moderne soit en phase très buissonnante, tiraillée entre ceux qui s'en moquent et ceux qui en font une religion, chaque camp ayant ses intégristes.
L.Berthod, vos sarcasmes rendent simplement pénibles à lire des posts déjà caractérisés par leur militantisme et leur intolérance. Vous n'apportez rien au débat, je vous suggère de m'oublier, j'en ferai autant.
Bill,
Soyez sans crainte, je n'oublierai pas vos racontars, vos calembredaines et autres mensonges.
Bill a écrit : "J'ignore absolument pourquoi vous mettez la "consultation populaire" sur le tapis, comme le fait aussi L.Berthod."
Pour ma part je n'ai pas mis cette question sur le tapis mais, comme elle y était déjà, j'ai dit ce que j'en pensais.
D'ailleurs les écoloescrocs n'arrêtent pas de demander des consultations populaires sur tout et n'importe quoi, en particulier le nucléaire. Il n'est donc pas injustifié que d'autres que moi aient mis cette question sur le tapis.
Mon cher Bill ce n'est pas votre mauvaise foi qui me convaincra de cesser mes sarcasmes (qui n'en sont pas, sauf à vos yeux). Dénoncer une propagande mensongère comme étant une propagande mensongère n'est pas un sarcasme, mais une idée. Si l'on n'est pas d'accord avec elle il ne faut pas la traiter de sarcasme mais la réfuter.
"Monsieur le Président,
Les rapports de l’Office ont ainsi contribué à conforter la place du Parlement dans le débat sur le développement de cette industrie, qui, il faut toujours le rappeler, avait été mise en place sans qu’aucune instance démocratique n’ait été consultée."
Lire la suite de la requête de JM Ayrault ici.
Libre à Monsieur Ayrault de considérer que le Conseil des ministres d'un gouvernement démocratique n'est pas une instance démocratique. Quoi qu'il en soit, sa requête indique clairement que la place du Parlement a été ultérieurement confortée dans le débat sur le nucléaire.
Une contestation, Monsieur Bill ?
"Il est évident que les technophiles sont davantage favorables au despotisme éclairé qu'au processus démocratique pour valider les choix technos. "
Non vous ne comprennez pas, les gouvernements ne peuvent pas satisfaire le peuple en tout et pour tout. Si on écoute la majorité, on rétablit la peine de mort, on expulse les immigrés, personne ne payent d'impôts et touche tous 4000 euro par mois pour rester à la maison.
La démocratie c'est choisir son gouvernement, pas gouverne en fonction des sondages. Les consultations doivent être utilisés avec précaution. Même Rousseau considéré l'ochlocratie (le pouvoir par la foule) comme une forme dégénéré de démocratie. Ca n'a rien à voir avec du despotisme éclairé, l'histoire est pleine de despote éclairés qui s'assombrissent rapidement.
Vos interventions partisanes ne m'intéressent pas. Au revoir.
VGE !!!!
Karg, mon précédent com ne s'adressait pas à vous, sorry. Je suis d'autant plus d'accord avec votre propos que l'organisation de notre république permet justement, au travers de l'assemblée, d'éviter le gouvernement par la foule. C'est grâce (ou à cause, selon votre point de vue) à ce système que la peine de mort a été supprimée et que les choix sont tranchés par des gens censés être éduqués. La manière dont le nucléaire a été introduit relève plutôt de la gouvernance par groupes d'experts uniquement légitimés par l'executif en place, sans débat ni publicité. On est très loin de l'esprit des lois de la 5e. La grande difficulté, lorsque des décisions majeures ont été prises sur ce mode, est de revenir à un processus transparent. On le voit bien en matière nucléaire, d'ailleurs, ou tout se passe par décrets, en l'absence de tout débat parlementaire et ou les groupes d'experts font loi. On peut revenir à la question de la maîtrise des coûts de démantèlement d'hier ? Dites moi en quoi je fais erreur -ou pas, svp.
Certaines questions tombent forcément dans le débat d'experts, je vois pas comment on peut faire autrement. Expliquer à des gens qui n'ont aucune références techniques est impossible.
Pour en revenir au démantelement le cout de Brennilis est totalement farfelus, le chantier n'est pas standar et il a été arrêté plusieurs fois, notamment à cause de antinucléaire..
Le USA estime le cout à 100M par réacteur, ce qui est sans doute très faible, mais ils ont prévus de démonter pendant la conception et de commencer les chantier 30 ans après la mise à l'arrêt.. alors que les anglais vont démonter les leur juste après l'arrêt, et avec des couts de stockage élevé compte tenu du prix du foncier pour stocker tout le béton et la ferraille irradié.
Comme tous procès industriel, les couts vont dépendre de l'organisation et de l'expérience. Arriver à 15% du chantier initial n'est pas délirant.
je n'ai jamais lu autant de conneries que dans ce blog !
Edifiant !! parfois je regrette qu'Internet permette à des charlots animés par des motivations obscures de diffuser autant de propagande délirante
Impliquer des experts ou shunter le parlement c'est pas pareil. Le coût de 500M€ estimé par la cour des comptes est délirant ? Difficile de savoir ce qui relève des complications crées par les anti, ce qui relève des coûts du chantier, effectivement... des maj de l'estimation depuis 2005 ? La page Wikipedia à ce sujet, même prise avec des pincettes, est accablante. Je n'ai pas trouvé le coût initial de Brennilis, mais ne peut on admettre que 15% reste une hypothèse... à confirmer ? En attendant on ne sait pas et le citoyen lambda a l'impression "qu'on lui cache tout".
Au sujet de l'établissement du chemin de fer, je ne vois aucune ironie derrière cet exemple. On pourrait en dire autant de la construction du réseau autoroutier (d'ailleurs vilipendé par certains - les mêmes qui...), de l'automobile en général, des aéroports et du transport aérien, et finalement, des mines de charbon et du choix de celui-ci comme source d'énergie généralisée, avec comme conséquence notable le fog londonien et ses dizaines de milliers de victimes, etc.
Mr. , j'ai lu avec attention votre article sur "Contrepoint" et je vous avoue que je n'ai pas pu le lire jusqu'à la fin. En effet, vous dites que l'accident de Fukushima est nettement moins grave que celui Tchenobyl, je crois qu'il est trop tôt pour le dire.
Permettez de moi aussi de rappeller quelques chiffres, selons un organisme de la santé américain dont j'ai oublié le nom, on est actuellement à environs un millions de victime dans le monde suite à Tchernobyl, sans compter tout ces cancers imputable ou non au nucléaire (?). Si vous êtes scientifique, vous savez trés bien que les effets d'un accident nucléaire se mesure dans la durée, ainsi, si le génôme humain est touché, il se peut que les enfants des enfants naissent malformés. De toute façon vous avez oublié de parler des déchets nucléaires qui fuient parfois et s'accumulent pour le plus grand plaisir des générations à venir.
C'est pourquoi, oui, je crois que le tribunal russel devrait juger comme criminels contre l'humanité (et à grande échelle) les gens qui promeuvent cette énergie mortifère. Je crois savoir que fessenheim n'est pas trés loin de chez vous? Imaginez un instant (un scientifique sait imaginer, non?) un accident de type tchernobyl ou Fukushima?
Est-ce de la science fiction? sortirez vous le champagne en criant youpie quand l'armée viendra vous voir pour quitter définitivement les lieux.
Je pense aussi qu'un tel tribunal devrait juger les négationnistes de votre espèce, sauf votre respect. Malheureusement l'histoire nous donnera raison.
Amitiès, Jérémie
1M de mort? n'importe quoi, cette projection repose sur un mensonge total. Les chiffres fiables sont ceux de l'OMS:
http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs303/en/index.html
L'exposition aux radiations est sans effet jusqu'à 100msV, et le seuil vraiment dangereux est au delà de 250msV. Pour obtenir ce chiffre délirant les écogistes utilisent une astuce statistique, l'effet linéaire sans seuil. Ils transforment une dose recu par une population en équivalent dose mortelle, c'est à dire comme si les effets se concentré sur certaines personnes. Ce genre d'extrapolation consiste à dire que si une bouteille de vodka cul sec tue 5% de ce qui la boivent, alors toute les 20 bouteilles de vodka vendu il y a forcément un mort.
Fukushima est moins grave au plan sanitaire et technique:
- le combustible n'a pas était propulsé en dehors du réacteur, seul des gaz et des liquide se sont échappés. Une centaine de kg de plutonium a été propulsé dans l'environnement suite à Tchernoyl, ce n'est absolument pas le cas à Fukushima
- les populations ont été évacués avant le rejet, et pas plusieurs jours après comme en 1986
- L'accident de Tchernobyl vient d'une erreur manifeste de pilotage et d'un problème de conception du réacteur (coefficiant de vide positif), qui était quasi neuf. Fukushima Daïchi, centrale concu dans les années 60, a subit un séisme et un tsunami d'ampleur millénaire (le dernier de ce type à Sendaï remonte à l'an 869), la centrale Daïni, un peu plus récente, n'a pas eu les problème de Daïchi. Si Tchernobyl a remis en cause l'ensemble de la filière russe au niveau de la conception (les RBKM ont été tous modifié depuis) et du pilotage de installation, Fukushima n'est que le résultat de la vestusté et du mauvais emplacement géographique de la centrale.
Au niveau économique Fukushima est plus problématique, le Japon n'a pas un grand territoire qu'il peut en partie abandonner. Ils vont devoir décontaminer la zone.
L'outil de recherche du site Internet de l'Assemblée nationale est assez compliqué d'utilisation pour les personnes qui, comme moi, n'en ont pas l'habitude. Cependant, en moins de dix minutes j'ai trouvé déjà deux références qui démentent la propagande mensongère des antinucléaires selon laquelle le Parlement français n'aurait jamais débattu du nucléiare civil.
Monsieur Bill contribue à propager cette rumeur infondée sans même avoir cherché à la vérifier. Un contestation Monsieur Bill ?
Les deux références :
PROJET DE LOI relatif à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire. SESSION ORDINAIRE DE 2005-2006
OFFICE PARLEMENTAIRE D'ÉVALUATION DES CHOIX SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES RAPPORTSUR LE CONTRÔLE DE LA SÛRETÉ ET DE LA SÉCURITÉ DES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES Deuxième partie : Le bilan et les perspectives de la politique de sûreté des installations nucléaires par M. Claude BIRRAUX, Député SESSION ORDINAIRE DE 1998-1999
NB Je reconnais qu'à part apporter des informations démentant des rumeurs mensongères, je n'apporte rien au débat.
Comme le dit Karg dans son commentaire , Tchernobyl était en attente de catastrophe, sa conception était totalement déficiente. La grande erreur dans le cas de Fukushima était la proximité avec la mer, évidemment, et une conception vétuste de certains réacteurs (et Karg rappelle ce que personne ne veut dire, c'est que les réacteurs plus récents peuvent encaisser un tel cataclysme). Quant au thorium... Pourquoi pas ?
Pour ce qui est des tribunaux dont l'infortuné Goldorak nous menace, nous les "négationnistes", je les attends de pied ferme. Ce sera plus rigolo encore qu'un sketch de Guy Bedos...
Que ce soit 600 000, 700 000, 1 millions, 2 millions, que ce soit 20ans, 100ans, 40 000 ans (durée de vie du plutonium) c'est très grave, n'en déplaise à vos têtes d'oeufs. Et à la question "La bougie ou la mort lente", je réponds "La bougie sans hésiter" et sur ce, j'éteins l'ordinateur de ma copine pour aller me
changer les idées, écouter les dernières cigales de l'été, qui sont me semble-t-il plus censés que vous.Sinon le projet EPR est un gouffre financier qui s'alourdie d'année en année (je le sais je suis de la région PACA cong, et la pub ça y va, peuchère!) pour un résultat plus qu'incertain et risqué (l'EPR produira aussi des déchets), alors que le vent, les marées, le soleil.
Je pense à un proverbe natif américain qui disait en gros: "Quand l'homme blanc aura détruit la planète, il se rendra compte que l'argent ne ce mange pas!"
Continuez à discuter entre religieux du progrés
Et...vivement le procès Russel!
Bien à vous. Goldorak.
>
Mr Berthod, si vous lisiez sereinement les posts, vous auriez compris que la question porte sur les choix initiaux qui on façonné le paysage énergetique français depuis 50 ans. Les textes que vous rapportez datent de 1998 et 2005. Personne n'a jamais contesté qu'il y ait des tentatives de réappropriation du sujet par le parlement, c'est heureux. Le rapport de la cour des comptes avait lui aussi été signalé plus haut. Comme je l'avais précisé précédemment, cette démarche est d'autant plus difficile que l'ensemble de la filière s'est développée sur des bases discrétionnaires. Vraiment, vous ne voulez pas me lâcher ? Quelle affection !
@goldorak
L'ordinateur de votre copine marche à l'électricité? Pas possible!!!
J'espère que vous allez lui demander d'en changer.
C'est un problème, en effet, tout comme le sont les centres commerciaux allumés nuit et jour,le mattraquage publicitaire, tous ces appareils robots-électriques-épluches-légumes, le tout électricité pour le chauffage en france, l'idéologie de la "nouvelle voiture électrique" et j'en saute et des pires. Dèjà si, on réfléchis en terme d'éco-construction, d'économie d'énergie (enseignes allumées nuit et jours) combien de réacteurs nucléaires pourons nous fermer? en plus, il existe des fournisseurs électriques en grande partie issue du renouvelable, comme énercoop, auxquel j'essaie de convaincre ma copine d' adhérer.
L'avenir est à la production d'électricité locale en petite quantité et pour des besoins essentiels (moins de perditions, fin du quasi-monopole edf-areva et, on peut rêver fin du système spéculatif actuel), mais pour cela il faudrait une veritable révolution, cassant la course en avant capitaliste parceque nos dirigeants ne voient pas les choses de cette façon et les mentalités malheureusement ne vont pas communément dans ce sens. Tout comme les jardins partagés sont une solution pour produire sa nourriture de façon locale rationnel (pas de surplus) et conviviable.
Sinon, n'aillant ni voiture, ni lave-vaisselle,ni frigo, ni grand chose d'électrique, mon point faible reste internet, nouveau temple de la communication, difficile d'y échapper, heureusement 2 semaines de vacances sans écran me feront le plus grand bien...et vous?
L'affreux-écolo...Goldorak.
Profitez de votre accès à internet pour trouver une vue de satellite incluant la Corée de Nord. Une tache noire entre des pays rendus visibles, y compris la Chine, par leurs éclairages publics.
Votre sacrifice ne sera jamais partagé par une humanité normale.
Ben non, mon cher Goldorak, vous n'êtes pas un "affreux écolo", vous êtes un deep écolo, et vous êtes tout à fait libre de vous éclairer à la bougie, de vous déplacer à vélo (encore que... n'est-ce pas une technologie pernicieuse ? Vous avez déjà étudié la fabrication de ces machines, l'aluminium, le magnésium, la céramique, le plastique, tout ça ?...), disons plutôt à pied (à pieds nus, sans doute, parce que les chaussures biodégradables, ça ne dure évidemment pas longtemps). Mais de grâce soyez cohérent et abandonnez l'abominable internet, consommateur effroyable de ressources diverses ! Et ne prenez plus 2 semaines de vacance sans écran mais bien 52, ça vous fera le plus grand bien.
Par contre, vous laissez les autres vivre leur vie, non ? Et si vous désirez agiter votre menace de procès, faites-le si ça vous fait plaisir, mais ça, par contre, c'est un peu idiot.
Au XIX siècle y en avait qu'avaient inventé le socialisme utopique. Goldorak fait parti de ceux qui ont inventé l'écologisme utopique. Laissons tomber la critique, ça ne vaut pas le coup d'y consacrer du temps, c'est tellement absurde que ça ne circule que dans de minuscules cercles d'initiés.
Monsieur Bill, vous avez écrit :
"Personne n'a jamais contesté qu'il y ait des tentatives de réappropriation du sujet par le parlement, c'est heureux."
Je vais donc vous rappelez ce que vous avez vous même écrit précédemment :
"On le voit bien en matière nucléaire, d'ailleurs, ou tout se passe par décrets, en l'absence de tout débat parlementaire et ou les groupes d'experts font loi."
Commentaire n°24 posté par Bill aujourd'hui à 10h21
M Goldorak (qui fonctionne à l'énergie solaire le bougre de mécha?) vous ne répondez pas à ma contre analyse sur le nucléaire, mais vous répetez la propagande écogiste. Vous n'êtes qu'un mouton ou un idiot.
Vous êtes bien sévères envers M. Goldorak au pseudo assez paradoxal. Il me semble bien jeune, et n'étions-nous pas quelque peu idéalistes du temps de notre jeunesse folle ? Avec l'âge vient un peu de plomb dans la cervelle... Il en manque, même si le but ultime des procès-bidons ("Kangaroo Courts") à la Russell (un excellent mathématicien, bien sûr, mais quelque peu contaminé par le Sartre habituel) serait de mettre du plomb réel dans la cervelle des méchants - ce que Russell lui-même aurait écarté avec horreur. Rappelons-nous des exhortations de George Monbiot d'arracher les cadres des compagnies aériennes pour les noyer, et les éructations d'Al (Doigt-dans-l'oeil) Gore contre les affreux nazis négationnistes... ça, je le concède, c'est un peu trop...
Mais je finis par me dire que je trolle cet excellent post d'Imposteurs.
Monbiot est pro nucléaire, il a un clio diesel et prend parfois l'avion. Tout le monde peut changer. Sauf les idiots bien entendu.
Je ne m'appel pas Goldorak mais Jérémie et j'ai 33 ans, c'est la première fois que je participe à ce genre de forum. Au départ je voulais m'adresser à ce courageux Anton Suwalki qui écrit sur internet des articles négationnistes concernant le nucléaire et ces effets et je n'ai pas réussi à communiquer avec ce sympathique monsieur, j'ai été dirigé sur ce site. Voilà, j'aime pas le mépris pour ce qui n'est pas dans la ligne bienpensante, la ligne bien pensante et malfaisante (FAITES UN GESTE ECOLOGISTE, ACHETTEZ UNE VOITURE HYBRIDE!!)
Effectivement j'ai un côté impulsif, on me taxe d'idéaliste, si c'est pas de fou ou de simple d'esprit . mais les pronostics sur l'avenir de l'humanité en continuant au rythme de croisière dans lequel nous sommes m'effraie!!!
Taxez moi d'idiot, ça m'amuse, la décroissance n'est pas une religion, c'est juste une façon rationnel de remettre l'être humain à sa juste place.Et puis, bien sûr les choses ne sont pas si simples (les gentils indiens contre les méchants cow-boys...ou le contraire), cependant un seul d'entre vous pourra me dire que le nucléaire ne fût pas jadis imposé, dans les années 70 (lorsque Pompidou était mourrant) sans concertation aucune et ça c'est un vrai problème, comme disait plus haut un camarade.
Mais bon je vais pas vous parler de décroissance par internet, ce serait contradictoire.
Voyez simplement ce qui se passe en ce moment, les gens qui choisissent de vivre autrement, dans des yourtes par exemple, sur des terrains tout ce qu'il y a deplus légale tombent sous le coup de la loi (LOPPSI2) et risque à tout moment l'expulsion, alors que leur mode de vie est souvent largement dans une démarche dévlopment-du-râble la plupart du temps (jardin potagers, etc.).Donc on ce rapporche des porductions autogérés d'électricité. C'est pourquoi à un moment donné il faudra un mouvement révolutionnaire, mais nous sommes beaucoup trop minoritaires.
Enfin taxez moi d'idéaliste, ça me fait rire et le rire c'est bon pour la santé et...bon cancer!!
Enfin, je crois que je ne peux que conseiller la psychanalyse à ce bon Mr. Anton Suwlki comme à beaucoup de son espèce, une telle négation de la réalité et un telle véhémence ça se soigne, moi ça me fait beaucoup de bien.
Sinon, je propose un billet d'avion (pas cher!) pour deux pour passer quinze jours dans un splendide camping trois étoiles, au Japon, avec vu sur les carcasses de Fukushima, ça tente quelqu'un? c'est sans dangers, non???
Bonne bourre.
aucun soucis pour moi, je compte aller à Tchernobyl dès que j'en aurai le temps et les moyens. Vous êtes totalement incapable d'admettre que le nucléaire est beaucoup moins dangereux que d'autre activité industrielle, à commencé par les barrages hydroélectriques qui posent les mêmes problèmes: évacuation de population, pollution quasi irrémédiable de la zone innondé (accumulation de métaux lourd et de sédiment), accidents très grave possible, y compris en l'absence de rupture du barrage (catastrophe de Vajont).
Je vous conseil fortement de vous informez de façon sérieuse sur la plupart des sujets matraqué par les écogistes, vous arriverez peu être à entrevoir l'entendu du mensonge. La religion écogiste est comme toute les religions, erreurs, mensonges, illusions et impostures.
Cher Bebert, Vous avez raison, cette formulation était abusive. Il n'empèche que sur le fond, l'opacité des décisions d'orientation et de l'administration du parc est incontestable. Sodomisez les diptères plutôt que le reconnaitre. Par ailleurs, au sujet de l'utopie socialiste, tenez vous au courant : Cette utopie fut une tentative de réforme d'un système dont l'analyse par Marx, au regard de la situation économique actuelle, s'avère fort juste, ainsi que même les chicago boys le reconnaissent aujourd'hui. La prudence devrait donc s'imposer à votre jugement en matière d'utopies... dont vous semblez cruellement manquer.
Je remarque par ailleurs la condescendance avec laquelle Goldorak est acceuilli. Si son style et sa fraîcheur méritent d'être tempérés, il est bien ici pour partager son inquiétude, dont vous vous moquez, alors que certaines sont faciles à admettre et que de nombreux terrains d'entente peuvent être proposés. Ne vous étonnez donc pas de la radicalisation des positions.
Fidèles à leur idéologie, les afficionados d'Imposteurs qualifient d'arriéré quiconque met en cause le modèle de développement techno imposé depuis plusieurs décénies et qui montre aujourd'hui ses limites. Votre passéisme est édifiant. De nombreux écrits détaillent les difficultés actuelles à faire évoluer la société, qui s'amplifieront encore pendant une 10e d'années, directement causées par la surreprésentation démographique et économique des papy boomers dans la société, caractérisés par leur incapacité à douter des modèles qui ont fait leur fortune au détriment des générations futures. Arc-boutés sur leurs convictions datées en matières économiques, politiques, technologiques, sociologiques, ces enfants gâtés sont une source d'inertie qui coutera cher à l'occident. Putain, 10 ans, ça va être long. Et ça risque de se finir par une chasse au vieux, malheureusement.
Goldorak, votre jeunesse vous garantit un "après", souhaitant que les papy boomers n'aient pas tout saccagé d'ici là. Continuez à remettre en question les modèles obsolètes, vous n'êtes pas seul.
Et repassez chez Imposteurs, il n'y a pas que de la religion techno ou de l'anti écolo primaire ici, on trouve aussi (parfois) de l'info utile. Hasta luego !
"Chasse aux vieux" ? Attention, je suis un tireur d'élite...
Les papyboomers, je ne sais pas si vous savez, les petits jeunes, mais c'est la première génération qui a été éjectée de façon aussi massive des circuits de production et de travail avant l'âge normal de la retraite. Pour faire place aux jeunes, qu'on dit ! Ah ! Ah ! Ah ! Alors, s'ils prennnent leur revanche avec leur bulletin de vote, tant mieux.
Et tant mieux qu'ils soient là pour freiner les conneries de la jeunesse.
Les limites au modèle de développement techno il n'y a que les myopes pour les voir. Ils on acheté des lunettes qui permettent de voir sous les jupes à des charlatans, et ils y croient !