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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 13:23

dilution dynamisationLa fête de la science est désormais une institution, y compris dans les iles. On ne peut que s’en réjouir ! La manifestation s’est déroulée sur 3 jours, du 17 au 20 Novembre, au Parc des expositions  et des congrès de Saint-Denis de la Réunion (1) . Témoignage enthousiaste d’un sceptique local, Jacques Poustis, de l’ Association réunionnaise pour l’information scientifique et l’éducation à l’esprit critique (2):

« Des dizaines de stands tous plus attrayants les uns que les autres, des milliers de visiteurs de tous âges, des dizaines de milliers de questions posées tous azimuts et tout autant de réponses de la part d’animateurs disponibles, compétents et remplis d’énergie renouvelable.

Coup de chapeau et grand merci à l’équipe organisatrice qui, comme chaque année, ne ménagea pas ses efforts pour rendre le plus agréable possible ces quatre journées de « bouillonnement de l’intelligence et du savoir ».

Que du bonheur ! (..) » .

 

Vous aurez néanmoins noté le « petit bémol » :

 

« que venaient faire, dans ce feu d’artifices de la rigueur intellectuelle, les Laboratoires Boiron, n°1 mondial des produits homéopathiques ? »

 

On peut en effet trouver incongrue la présence d’un stand des laboratoires Boiron dans une telle manifestation ! Le fabricant de grigris homéopathiques , implanté sur l’Ile depuis 2005, cherche à se développer et ambitionne de faire de sa petite filiale réunionnaise une « véritable plate-forme de la zone Océan Indien » (3) :il a évidemment tout à gagner à participer à une fête de la science . Mais qu’a à y gagner la science elle-même ? 

 

L’animation proposée par le stand Boiron : « Découverte de l’homéopathie avec présentation ludique du principe de dilution ».

 

Pourquoi pas une présentation « ludique », en effet, si elle avait été en même temps critique ! On aurait très bien pu imaginer faire manipuler des éprouvettes par les visiteurs, qu’ils procèdent à des dilutions hahnemanniennes successives, par exemple de 10 cl de Whisky dans de l’eau, pour leur faire constater que dès 2CH très probablement, ils ne distinguent plus le gout de l’alcool ni n’en ressentiront le moindre effet, même en utilisant la soi-disant « dynamisation ». On peut imaginer leur rappeler le nombre d’Avogadro, et leur faire calculer combien de chances sur 100 ils ont de trouver dans leur éprouvette une seule molécule de la substance diluée à 12 CH. Les visiteurs du stand Boiron auraient dans la foulée pu méditer sur l’efficacité de préparations à 15 CH, 30 CH, voire 200 CH de certains pseudo-remèdes fabriqués par celui-ci. Mais on imagine mal le leader mondial de l’homéopathie scier la branche sur laquelle il est assis…

 

Malgré cette petite ombre au tableau, cette fête de la science a été une réussite, semble-t-il.

 

Anton Suwalki

 


 

 

(1)                          http://www.marmailles.com/sciences-et-technologies/village-de-la-science-st-denis.html

(2)                          http://www.lequotidien.re/opinion/le-courrier-des-lecteurs/144350-fete-de-la-rigueur-intellectuelle.html

(3)                          http://reunion.orange.fr/news/reunion/le-laboratoire-boiron-en-pleine-croissance,577622.html


 

 

Lire également :

http://imposteurs.over-blog.com/article-13767675.html

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commentaires

powered website 21/07/2014 13:49

I was excited to know about the “Celebration of Science”. It is clear from the info that you have shared that the event went really well. The stalls would have had great things for the visitors of all ages. I loved the article. Thanks a lot.

Tyner 02/04/2011 11:26



Notez que pour un pédiatre, la distinction "obligatoire" ou "recommandé" n'a pas de valeur médicale en soi : sont fortement recommandés, hors contre-indications, tous
les vaccins du calendrier vaccinale français en cours. D'où sa réaction.



Mister Fred 01/04/2011 16:43



Bonjour,


Tous vos échanges sont très intéressants. Etant un peu entre les deux ça me permet de me forger une opinion.


Je suis moi même scientifique et travaille comme statisticien dans un centre de recherche en nutrition animale. Donc l'humain ce n'est pas mon domaine mais au moins j'arrive à être critique par
rapport aux infos que je reçois.


Concernant l'homéopathie je suis très sceptique. Ma femme moins du coup ça nous fait de bonnes discussions des familles. Je dois constater pourtant qu’il y a des choses qui fonctionnent.
Pourquoi, comment, aucune idée. Notamment avec les enfants mais bon passons.


Je pense qu’avant tout le succès des homéopathes c’est d’apporter une écoute et un respect à leurs patients que ne proposent pas ou peu la médecine traditionnelle.


Nous avons tous les deux un bac scientifique et une formation Bac +5. Et pourtant quand je discute avec mon médecin généraliste j’ai l’impression qu’il me prend pour un abruti. On a eu de bonnes
discussion (enfin ce fut bref parce que la consultation ça dépasse pas 10-15 minutes) sur la vaccination.


En effet comme tout bon parent j’ai voulu faire vacciner mes enfants. On entend pas mal de choses sur les vaccins. J’ai donc lu sur le sujet.


J’ai donc demandé à mon médecin pourquoi il voulait me prescrire du DTCoqPolio alors que la vaccination obligatoire portait sur le DTPolio. Et là j’ai senti que pour lui j’étais passé du côté
obscure de la force. Ceci dit de toute façon (même après l’avoir convaincu de me prescrire du DTPolio) celui-ci était en rupture à la pharmacie (alors que le tetra et pentacoq étaient dispo sans
problème). A-t-il fait un effort pour me convaincre par la discussion ? Non. Par contre me faire sentir que je n’étais pas un parent normal ? Oui.


Autre exemple. Sortie de la maternité après mon premier enfant. La pédiatre veut me prescrire de la vitamine D. Alors là ça touche à la nutrition, c’est quand même mon domaine. Je demande
pourquoi cette prescription alors que la vitamine D on la produit naturellement par la peau grâce à l’action des UV. Je me suis fait insulter et menacer d’avoir des enfants atteints de
rachitisme.


Et ça, ce sont quelques morceaux choisis. Je vous passe le généraliste qui essaie de dissuader ma femme d’allaiter car de toute façon le lait des femmes s’est appauvri car elles allaitent de
moins en moins (je résume mais en gros c’était ça). Il voulait lui prescrire des anti-dépresseurs, notre premier enfant souffrant d’une maladie génétique ça n’allait pas fort niveau moral. C’est
sûr que ça ne fait pas bon ménage avec l’allaitement mais bien sûr essayer de trouver une alternative ça prenait plus que le quart d’heure de consultation.


Bien sûr je suis lucide, j’ai connu aussi des médecins différents de ceux-ci. Seulement dans mon expérience personnelle ils ne sont pas la majorité. En général il est impossible de discuter.


Pourtant je prends de l’allopathie et j’emmène toujours mes enfants chez le même généraliste (celui des vaccins).


Tout ça pour dire qu’au-delà du débat entre homéopathie et allopathie il y a une attente des patients pour plus de respect, plus de transparence, plus de pédagogie. La médecine traditionnelle ne
répond pas ou peu à cela donc on se tourne vers les médecines alternative dont la qualité et l’intérêt sont très inégaux.


L’homéopathie quoi qu’on pense de son intérêt d’un point de vue scientifique, de plus en plus de personnes y recourent. C’est bien que l’allopathie n’a pas été capable de les soigner ou du moins
de répondre à leurs attentes.



Tyner 03/03/2011 17:56



Notez, au passage, qu'il n'est nul besoin d'un hypothétique "retour du milieu sur le gène" pour considérer sereinement la part de l'environnement et de la génétique dans tel ou tel
phénotype. En ce sens, c'est plutôt vous qui faites ici du géno-centrisme...



Tyner 03/03/2011 16:39



Vous écrivez : " Par ailleurs Beljanski a démontré l'existence d'une transcriptase inverse chez des bactéries, puis Temins chez des virus. Ils ont été contestés un moment et 'est
actuellement admis par tous. Donc il existe bel et bien un mécanisme de retour du milieu vers le gène."


Votre enthousiasme est à tempérer : les activités connues de rétrotranscriptases  bactériennes ne concernent pas les gènes "standards" mais les rares rétrons ou encore des
introns du groupe II ; celles eucaryotes sont toujours associées à des phénomènes de rétrotransposition (très nombreuses séquences répétées LTR, SINE, LINE...) mais aussi aux
télomères, mais, là encore, non à des gènes "standards".


Le phénomène de rétrotransposition est d'importance comme moteur moléculaire de l'évolution (parmi d'autres et dans un contexte darwinien) mais on est très très loin du "retour du
milieu vers le gène" que vous voudriez y voir.



Jacques Lacaze 03/03/2011 16:00



Très très résumé:


En gros ce qu'on appelle le dogme central de la génétique moléculaire est le schéma ARN vers ADNm vers protéine. Un gène permet de faire une protéine . Et pas de retour de l'information de
l'extérieur vers l'ADN. On pourrait dire que Monod, est le principal auteur de ce dogme. Le schéma retenu par beaucoup de biologiste (Sonigo et Kupiec: "Ni dieu ni gène") est un gène code
plusieurs protéine et le choix de la protéine au sein de la cellule est de nature darwinienne. Par ailleurs Beljanski a démontré l'existence d'une transcriptase inverse chez des bactéries, puis
Temins chez des virus. Ils ont été contestés un moment et 'est actuellement admis par tous.


Donc il existe bel et bien un mécanisme de retour du milieu vers le gène. Au passage, il existe 6 définitions du gène, qui reste une construction théorique.


Autre idées le gène ne commande pas l'information, c'est en quelque sorte la cellule qui va chercher l'information auprès du gène.


Il est difficile de résumer de tels bouleversement en quelques lignes. La génétique moléculaire a beaucoup évolué, la bataille fait toujours rage. Mais il semble exclu de pouvoir accepter le
schéma un gène un caractère. Et bien sur l'épigénétique n'élime pas la génétique. Simplement, mais c'est énorme, on sait maintenant que le gène n'est pas immuable depuis la nuit des temps qu'il
accepte des informations et des modifications venant du milieu. Il semblerait même selon certains travaux que les mutations héréditaires ne soient me principal moteur de l'évolution.


A mon avis, il faut prendre tout ça avec calme et s'informer, c'est extrêmement passionnant. Et ça met à mal les théories qu'on voie encore comme le gène de la violence de la fidélité etc etc.
L'idéologie dominante est véhiculée par les médias et les spécialiste d'une véritable désinformation veut toujours nous faire croire que notre devenir est bien déterminé génétiquement. Alors on
peut dépister les dés la naissance le devenir, prévoir les risques de maladies par ce biais.  Les généticiens nous montrent que c'est faux et c'est quand même une très bonne nouvelle.


Les travaux actuels des neuro biologistes sur la plasticité de notre cerveau est aussi une très bonne nouvelle. Nous savons d'instinct que nous faisons notre cerveau. On sait comment ça se passe.
Et un pont commence à s'établir avec la théorie freudienne.


Bref de très bonnes nouvelles.



Tyner 03/03/2011 15:42



En filigrane de vos messages, semble apparaître la volonté de mettre en parallèle nazisme et science "orthodoxe". [Avec, au passage, une assez désagréable assertion pleine de sous-entendus au
sujet de ce blog.] Or, pour qui connait un peu les pseudo-sciences et les médecines "alternatives", il y a justement un point très frappant : les liens plus ou moins forts de bon nombre de
celles-ci avec des mouvements fort sombres.


Pas la peine de chercher bien loin : depuis votre page Wikipedia, on va voir Gernez bien sûr et là, bing, on tombe sur la "médaille de l’Union Mondiale pour la Protection de la Vie" fondée
par Günther Schwab! J'espère que vous lui avez fait jeter... 



Tyner 03/03/2011 14:38



A vous lire, en particulier le passage sur "la remise en question du dogme central de la génétique", on pourrait croire que la mise en évidence des phénomènes épigénétiques implique
que toute la génétique mendéleienne est à jeter aux orties. C'est archifaux bien entendu.


Plus encore, c'est dans le cadre de la génétique moléculaire la plus aboutie mais aussi la plus classique et admise, que l'épigénétique a pu être comprise puisque c'est bien
l'expression de gènes qui y est régulée in fine.



Jacques Lacaze 03/03/2011 12:54



Bonjour Monsieur.


Je vais êtres très occupé dans les jours qui viennent, aussi je réponds brièvement à quelques questions que vous posez. Si vous le permettez, bien sur, je répondrais plus à fond sur la question
qui me préoccupe le plus, celle de l'eugénisme. Je travailles à partir u livre de Pichot: "La société pure de Darwin à Hitler", et je commande les livres utiles. J'ai déjà reçu (vivre !nternet!)
le bouquin de Medvedev, celui de Muller: "Hors la nuit" et celui de Morgan "Embryologie et génétique". Bien sur, j'en ai quelques autres dans ma bibliothèque.


1) à propos de la page sur Wikipedia, je l'ai appris incidemment par un ami. Bien sur, compte tenu de ce que publie cette encyclopédie, je n'ai pas grand chose à faire dans ses pages. Mais je
n'ai pas encore réussi à savoir qui l'alimente. D'autant que des informations fausse y sont: je ne milite pas chez les juristes démocrates. J'ai signé un jour une pétition, mais j'en signe si
souvent, que d'ailleurs j'estime tout à fait inutile. Je ne suis jamais intervenu sur cette page, ni fais intervenir.


2) Je ne suis plus membre du PRCF depuis bientôt 2 ans. J'ai adhéré à cette mouvance en 95, puis très rapidement j'ai mesuré combien beaucoup de choses n'allaient pas, pour finir par partir.
C'est toujours une expérience douloureuse ... et répétitive. En effet, je suis tombé dans le PCF en naissant. Je suis allé chez les "maos" vers 1966 (j'ai créé la cellule UJCML à Lille, puis à la
Gauche Prolétarienne , puis au PCRML, puis plus rien quand j'ai finis par m'installer en médecine générale. Et j'ai constaté, que le même , strictement le même scénario se reproduisait:
dénonciation publique, par tracts et dans la presse (PCF) tentative d'isolement de sa famille, calomnie etc etc. C'est dire que je sais ce que sont des pratiques autoritaires et partisanes. On
vous colle une étiquette et tout est dit. Je n'ai pas plus que d'autre la vocation de finir par un coup de revolver dans la nuque et je n'ai jamais considéré la piolet comme une arme politique.


3) ma position actuelle, très longuement mûrie consiste à dire qu'on ne peut pas se qualifier ou être qualifié de stalinien, de communiste de trotskyste de maoïste etc  etc, c'est réducteur
et faux. Par exemple, le qualificatif de militant communiste devient un label donné par l'appartenance à un parti reconnu etc et quand on est viré ou qu'on s'en va, on n'est plus communiste.
Stupide. Je pense que la bonne formule est militant pour le communisme. Je croie à l'utopie communiste.


4) A mon avis le communisme est en quelque sorte aussi vieux que l'humanité. Il a même présidé à sa naissance: pourrait il exister des société sans au départ la mise en commun des ressources pour
survivre? Puis avec l'accumulation des richesse, division en classes etc etc . Des expériences communistes de toute sorte ont émaillées l'histoire de l'humanité (Babeuf, la commune de Paris, les
pays se réclamant du socialisme ). Ils sont le bien de tout le monde et pas plus qu'il faut prendre partie pour tel ou tel dans l'histoire il faut continuer à faire perdurer des rivalités d'un
autre âge. L'exemple des médecines dite alternatives est assez démonstratif de ce fait.Par exemple certains "anti vaccinalistes" opposent Bécamp à pasteur et nient l'apport de Pasteur. ça n'a
vraiment aucun intérêt. Ils ont excité tout les deux, ils sont des chercheurs insérés dans une histoire sociale, scientifique. L'important est de comprendre ce qu'ils ont fait avancer et
comment,sous quelles influence etc. Bref la parole est aux historiens des sciences. Un vétérinaire avait commis un livre "En finir avec Pasteur" et m'a demandé de faire une préface. J'ai dit ce
que je viens d'écrire en développant bien sur: il a tronqué la préface, mais sans réussir à masquer l'essentiel. Pour moi, Staline Trosky, Boukarine l'histoire de l'Union Soviétique, du Parti
communiste français, et bien, c'est de l'histoire.


5) En me référant à Pichot je pense qu'en gros mon interprétation du problème de l'eugénisme est bonne. Mais bien sur, seule voir les choses de prêt me permettrons d'avancer. Et je n'ai aucun
état d'âme à reconnaître que je me trompe. Ce qui me conforte dans ma position, c'est quand même l'histoire de l'impérialisme:= colonisation, politique actuelle des USA et d'Israël .... Mais la
politique , même actuelle n'est pas l'histoire. Au passage, je ne soutiens pas Lyssenko: j'ai lu en son temps le bouquin de Dominique Lecourt. Il est parfaitement clair que ce qui a été fait à ce
moment là dans l'institution scientifique soviétique a été catastrophique. Je pense toujours que le fait de la part de "l'école" Lyssenko d'avoir critiqué l'eugénisme et le tout génétique était
juste. Je dirais, que s'il avait été un vrai savant et un authentique théoricien et chercheur, ce qu'étaient sans nul doute Vavilov et bien d'autres, les conditions auraient pu être créées pour
que la biologie fasse un pas en avant considérable. Mais la dialectique revue et corrigée par Staline était devenue une méthode scolastique étriquée et en tout les cas Lyssenko et ses épigones se
sont montré totalement incapable  de penser la génétique morganomendélienne avec ce qu'on appelle aujourd'hui l'épigénétique. Sans nul doute à mon avis, d'autres auraient pu le faire (en
URSS j'entends) Ils ont été exécutés virés etc jus qu'après Kroutchev. Je n'oublie pas non plus que des chercheurs soviétique ont su travailler dans les maladies bactériennes avec le
bactériophages; Et bien d'autres choses.


6) a propos du BCG. J'avais - c'était en 1973-14 - rassemblé une certaine documentation qui m'avais amené à faire la conclusion que j'ai mentionné antérieurement; Je n'ai pas pu faire cette
thèse, j'ai fais une thèse totalement mineure poussé par la nécessité de m'installer rapidement. Mais aussi, je n'avais plus du tout accès aux documents du centre de vaccination. Comme je ne
m'attendais absolument pas à cette réaction du Dr Ramon, je n'avais pas prévu le coup. A signaler entre parenthèse qu'une forte effervescence reigait à cette époque dans le centre, car l'arrêt de
la vaccination par le BCG était annoncée... Puis Pasteur production a gagné.


7) pour Benveniste, je vous communique dès que possible les références nécessaires.


8) j'ai participé en 1985 à une groupe de travail mis en place par Dufoix à la demande de Mitterrand sur l'évaluation des "médecines différentes". Le compte rendu a été publié à la Documentation
française. Je vais le publier aussi sur mon site. C'est surtout à cette époque que j'ai réfléchis sur l'expérimentation médicale. Bien sur, je considère Claude Bernard dont je possède beaucoup
d'ouvrages evec en plus celui de GRMEK sur ce très grand bonhomme, comme l'inventeur de la médecine moderne. Je regrette seulement que personne - du moins de mon temps - ne se donnait la peine
d'enseigner Claude Bernard , et quelques rudiment de l'histoire de la médecine.


9) Dernier point, je maintiens ma position, la méthode dite du "double aveugle" relève d'une forme de totalitarisme scientifique. Elle est fausse, dangereuse et au service du complexe médico
industriel, qui pilote très étroitement ce machin. Et elle n'a ien à voir avec Claude Bernard.


PS, Monsieur Jean-Michel Goux, qui est le traducteur de Losurdo en français et par ailleurs biologiste moléculaire, m'a fait le même type de reproches que vous; Je prépare une réponse, donc je
ferais coup double.


J'essaie donc à bientôt 70 ans d'être militant pour le communisme, de progresser dans la maîtrise de la dialectique.......



Yann Kindo 03/03/2011 09:40



Je n'ai toujours pas bien compris, M. Lacaze (je ne vous appelle pas "camarade", je n'ai pas grand goût pour le stalinisme maintenu, comme celui de votre PCRF - c'est votre tirade sur Lyssenko
qui m'a mis la puce à l'oreille. BTW : Muller s'est tiré d'URSS pour protester contre le répression dont étaient victimes les généticiens, alors qu'un congrès international de génétique qui
devait se tenir à Moscou avait été annulé pour que les savants soviétiques ne puissent pas être en contact avec leurs collègues étrangers. Vavilov, parmi bien d'autre,  est mort des
saloperies que vous semblez continuer à défendre d'une manière ou d'une autre)


Donc, je n'ai pas bien compris deux choses :


- avez vous soutenu votre thèse sur le BCG, finalement, ou pas ?


- avez vous une référence d'une publication scientifique ayant répété avec succès les expériences de Benveniste ?


Quant à l'utilisation du mot "totalitaire" pour désigner la méthode en double aveugle, ce serait juste absurde et ridicule si cela ne sortait pas de la bouche d'un militant néo-stalinien. A ce
sujet, je me demande un truc : vous avez une page Wikipédia qui vous concerne, sans que vous soyiez franchement une célébrité :


http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lacaze_(m%C3%A9decin)


avez vous la moindre idée de qui en est l'auteur ? Personnellement, j'ai un a priori sur le sujet...


Cette page ne mentionne pas la soutenance de votre thèse sur le BCG, ni sur aucun autre sujet. Est ce un oubli ?


Mais, au moins, on peut vous accorder le bénéfice de la cohérence : entre vos engaments poltiques et vos conceptions médicales, il y a en commun un rejet des critères de vérité communément admis.
Vychinski plutôt Claude Bernard, en quelque sorte.


Yann Kindo (militant trotskyste et rationaliste, donc doublement énervé par vos commentaires)



Jacques Lacaze 02/03/2011 14:56



Post- scriptum à Monsieur Luc Marchauciel et à l'ensemble des rédacteurs du blog.


1) il est totalement faux et même calomniateur de dire que personne n'a réussit à reproduire les expériences de Benveniste.


2) Vous écrivez: "adhérez vous aux acquis de la méthode scientifique depuis le début du XXe, à savoir en gros l'expérimentation en double aveugle". J'ai répondu clairement que nom et que même je
combat cette soit disante méthode qui en fait, est au service d'une  conception TOTALITAIRE  de la médecine et au service de l'industrie pharmaceutique, .... ce qui n'a pas empêché les
dizaines et les dizaines de scandales type médiator depuis des décennies.Avec un cortège de morts ... sans importance ????


3) Pour moi il n'est pas question de discuter avec qui que ce soit qui se présente avec une telle méthode totalitaire. A moins bien sur qu'on discute de la méthode même, ce que vous refusez à
priori et ce qui définit clairement le totalitarisme.


4) j'ai noté avec un très large sourie que votre blog s'attaque en priorité absolu au "stalinisme" et à Lyssenko. Et là il y a gros problème, très gros problème. Ce blog attaque au nom de l'anti
totalitarisme. Je veux bien l'entendre. Mais, je n'ai trouvé nulle part la mention du nazisme. Curieuse coïncidence, vraiment très curieuse. En effet ce régime comme chacun le sait a développé
une politique eugéniste, en supprimant les malades mentaux, les infirmes, les roms, ls homosexuels, PUIS (et oui, il y a un puis) il a mis en route l'effroyable politique
d'extermination des juifs. Ce régime mettait en oeuvre l'eugénisme. Seulement voila, cette idéologie était portée par les puissances européennes et par le États Unis d'Amérique. L'eugénisme était
largement pratiqué dans ce qu'on appelait les pays coloniaux, dans lesquels résidaient "des races inférieures" selon nos gouvernants et nos idéologues de l'époque les exemples ont tellement
nombreux, que je n'insiste pas. MAIS (il y a un mais) cette même idéologie - de l'eugénisme - s'est appliqué aux USA, dans des pays nordiques comme la Suède, et pour ce dernier
pays il n'y a pas si longtemps que ça !!! Stérilisation des malades mentaux etc.  Ces idéologues s'appuyaient sur des biologistes de renom, comme Morgan ou Muller, et nombreux d'entre eux,
outre les deux mentionnés était très favorables "pour des considérations "scientifiques" (faisaient-ils du double aveugle ??) à l'eugénisme. Là ou le bas blesse, c'est que le régime soviétique a
refusé cette façon de voir. Staline a prié Muller de quitter le pays. Se disant communiste ce Chercheur avait à plusieurs reprises proposé au gouvernement soviétique de pratiquer à grande échelle
des inséminations artificielles pour "améliorer la race russe" et aller plus vite au communisme. Ce même Muller propôsera et mettra en place dans les années 50 ou 60 (?) une banque de sperme de
prix Nobel (sans commentaire). Une bataille idéologique s'est ainsi déclenché contre les adeptes du Mendélo-Morganisme. Une autre tradition était né après la révolution, celle de parler de
sciences prolétarienne en opposition à la science bourgeoise. Le (tout petit) génie de Lyssenko est d'avoir surfé sur ces deux courants pour s'emparer dans les conditions que l'on sait de la
direction d'une partie de la recherche agronomique et génétique de l'Union Soviétique. Ce fut indiscutablement un désastre. Mais encore il faut ne pas tout lui mettre sur le dos, d'autres
problèmes sont intervenus: la gestion ultra centralisée de l'économie par exemple, et donc l'impossibilité de répondre aux problème du terrain..... Je vous invite à voir de très prêt cette
période décisive. Il me paraîtrait quand même grave pour un chercheur et/ou un iontellectuel de pouvoir être taxé de complice objectif de l'eugénisme. Ce que je ne fais en aucun cas au vu de ce
que j'ai lu sur ce blog: j'ai simplement noté un manque grave et une distortion très génante. Bien sur si le problème est abordé, je suis prêt à intervenir.


J'espère simplement que cette mise au point vous interpellera .... Mais vous avez strictement le droit de continuer à fonctionner avec le cerveau que vous vous êtes construit, et moi - comme
d'autre - avec le mien. La bataille idéologique sera rude.



Jacques Lacaze 02/03/2011 12:29



Cher Monsieur.


Effectivement toute discussion est impossible. Par exemple poser le double aveugle en alpha et oméga de la recherche en matière de médecine est totalement anti scientifique, dans le sens ou on
considère un être humain comme une bote noire avec d'un coté une entrée et de l'autre une sortie et on ne considère que ce qui entre et ce qui sort. Ce qui se passe à l'intérieur ...ce n'est plus
de la science. Ce que je ressent,ce n'est plus de la science. Merci bien. Et d'autant que d'autres voies sont possibles. Mais votre travail consiste à dire: très démocratiquement: ça n'existe pas
parce que moi et mes semblables nous avons la Science.Alors effectivement bonsoir, mais dans le sens où nous combattrons contre vos idées anti scientifiques, mais idées et lutte de caractère
entièrement politique, qui je le regrette  et je m'insurge ont pour principal effet (je ne dis pas objectif) de valider les pratiques scientifiques des grands trusts de la pharmacie de
l'agro almentaire etc qui bien sur sont de grands humanistes devant l'éternel.


Il n'y a pas sur le fond d'entente possible. La guerre est ouverte cher Monsieur.


Docter Jacques Lacaze


PS: en fait j'ai toujours apprécié la franchise du Professeur Alain Demaille. Il disait le vrai sous ses deux aspects: 1) intérêts économiques et 2 intérêts personnels: c'est quand même difficile
pour un capitaine qui se croit dans l'océan indien et qui est en réalité dans le Pacifique de faire l'aveu qu'il s'est trompé.


PS 2: le blog  imposteurs fait de très nombreux amalgames. Je le garde à la rubrique politique. Des infos intéressantes sont publiées, que je recoupe par ailleurs (vite internet) ou que je
connaissais d'autres manière. Mais le fond du blog,  à l'heure de la remise en question du dogme central de la génétique et des travaux et théories sur la plasticité du cerveau, est vraiment
totalement hors course.



Luc Marchauciel 02/03/2011 10:52



@ Jacques Lacaze


1) Finalement, avez vous mené à bien cette thèse sur le BCG ? Avez vous soutenu ? Parce que, vous admettrez que les anecdotes personnelles et invérifiabes du genre "j'ai voulu faire une thèse sur
ça et voici ce que m'a dit truc" [méthode que vous reprenez en fin de commentaire à propos des cancers... BCG, cancers... vous avez travaillé sur des très sujets variés, avec toujours une faculté
à faire le Galilée qui révolutionne la connaissance dans son domaine, si j'ai bien compris...], ce n'est pas un argument.


2) Vous dîtes :


" L'exemple du remède Apis décrié ci-dessus est très démonstratif, une rougeur brûlante pruriante avec oedème est résolu dans l'immense majorité des cas assez rapidement. Que chacun fasse
l'expérience honnêtement"


Pouvez vous définir quels sont les critères de l'expérience "honnête" ? Ou plutôt "rigoureuse" ? [l'honnêteté est une catégorie morale, autant adopter des catégories d'analyse scientifiques, si
vous voulez bien]


Je m'applique à moi-même le remède homéopathique et je m'introspecte, c'est ça votre méthode [celle d'Hanneman, donc] ? Ou alors adhérez vous aux acquis de la méthode sicntifique depuis le début
du XXe, à savoir en gros l'expérimentation en double aveugle ? Si votre truc ce n'est pas le double aveugle, ce n'est pas la peine de discuter plus loin. Si ça l'est, avez vous des références
d'études publiées et menées dans des condtions rigoureuses de ce type et ayant mis en lumière une efficacité d'un remère homéopathique supérieure à l'effet placebo ?


3) Personne n'a jamais réussi à répéter les expériences de Benvéniste, ça ne vous pose pas de problème ? Le groupe de vérification mis en place par Nature a conclu sans ambiguité à l'erreur de
manipulation [avec en plus tentative de tricherie lors des vérifications, comme le raconte l'illusioniste James Randi] comment expliquez vous ça ? Un complot de l'establishement scientifique
contre un génie incompris ?


Sur Montagnier, enfin, je vous renvoie à cet article qui démonte un par un tous les biais de publication à propos de ses denrières publications reprenant les géniales pistes de l'incompris
Benveniste. Vous verrez, c'est un catalogue assez complet de ce qu'est la junk science :


http://www.bacterioblog.com/2010/12/15/luc-montagnier-du-vih-a-la-memoire-de-leau/


En gros, Montagnier publie ses propores articles dans sa propre revue, on est bien dans le domaine de la science parrallèlle (en ce sens, vous avez raison de tracer des ponts avec la
psychanalyse, qui elle aussi fonctionne comme ça, en se cooptant entre soi sans être capable d'aller présenter ses travaux face à une assemblée de sceptiques)


LM



Jacques Lacaze 01/03/2011 23:27



Je suis toujours très surpris de retrouver au fil des décennies les mêmes critiques complètement éculées et sans intérêts concernant l'homéopathie.


Pour gagner un peu d'argent pour élever ma petite famille, alors que j'étais en fonction d'interne, j'ai accepté de vacciner par le BCG dans les élèves des écoles de  la région de Béthune,
et ceci sans la moindre arrière pensée: à la faculté on nous expliquait que c'était efficace et je n'avais aucune raison de ne pas le croire. Puis, au bout de 4 ans, j'ai demandé au médecin
pneumologue responsable de faire ma thèse sur le BCG. Il s'est mis en colère et me l'a formellement interdit au motif "que tout a été dit sur le BCG et qu'il n'y avait rien de nouveau à dire". Je
ne suis pas de caractère à accepter une telle agression. J'ai alors cherché et trouvé des documents sur le BCG qui est précisément né à Béthune et j'ai été effaré: ce vaccin est une escroquerie
scientifique et financière. Jamais son efficacité n'a été prouvée sérieusement. Je me suis alors dit, si on m'a raconté des bobards sur le BCG on m'a aussi raconté des bobard sur l'homéopathie et
toute sortess de pratiques comme l'ostéopathie.... Je me suis intéressé à l'homéopathie à la phytothérapie et quelques autres thérapeutiques disponibles en pharmacie mais pas  en cour - à
l'époque - à la Faculté.


J'ai vu de très bons résultats avec certains tremèdes, ils m'ont conduit à suivre des enseignements d'homéopathie donnés en particulier à la faculté de pharmacie et par des écoles privées. A
vrai  dire ces enseignements m'ont toujours paru assez dogmatiques. J'ai même entendu un confrère déclarer à un Congrès: "je suis président du syndicat des homéopathes, ce qui veut dire que
je n'ai jamais rien prescrit d'autre remèdes que des remèdes homéopathiques". Pour moi ce médecin était un imbécile ou du moins un sectaire dangereux, je le dis tout net.


Un remède homéopathique est un médicaments qui doit s'inscrire dans une stratégie thérapeutique, comme tous les médicaments, et ceci sur des bases cliniques physiopathologies claires et précises.
Relever les symptômes que présente une personne qui vient consulter est un vrai travail, et même assez compliqué. Il faut tout peser, y compris et surtout comment une personne reçoit un
diagnostic, une proposition thérapeutique en fonction  de son idéologie , de ses moyens etc etc.


Au passage, le credo de la médecine qui se prétend scientifique et qui est toujours dominant, à savoir un tableau clinique défini par des symptômes cliniques, biologiques d'imagerie médicale
renvoi à une maladie qui elle même renvoie à une thérapeutique est non seulement très dangereux mais faux. Aujourd'hui c'est assez clair pour beaucoup de praticiens, de téoriciens et de
chercheurs.


Bref l'homéopathie il suffit de l'essayer ça donne des résultats. L'exemple du remède Apis décrié ci-dessus est très démonstratif, une rougeur brûlante pruriante avec oedème est résolu dans
l'immense majorité des cas assez rapidement. Que chacun fasse l'expérience honnêtement. C'est d'ailleurs une des première chose qui m'a profondément ébranlé et surpris. Un spécialiste du Centre
anti cancéreux de la région m'a demandé un jour quels remèdes pouvaient aider à supporter les chimiothérapies.


Maintenant, il faut être quand même honnête, des travaux scientifiques sur l'homéopathie par des équipes universitaires existent, il suffit de les chercheur et avec internet c'est très facile. iI
est vrai que quand un chercheur de renom ou un universitaire sort des sentiers battus il est vite marginalisé, exclu, vilipendé. J'attends avec gourmandise que le Pr Montagnier soit traîné dans
la boue, ça ne saurait tarder: il s'intéresse aux travaux de Benveniste et les poursuit: l'horreur absolu!


Mais quand même je reste pantois de voir cette répétition servile des mêmes arguments depuios des décennies. Je n'arrive pas bien à comprendre. En tous les cas, j'en témoigne du moins à l'époque
ou j'étais en fac on n'enseignais pas la méthode scientifique le sens de la critique, et d'ailleurs il n'était pas question de contester aussi peu que ce soit la Parole du maître dont il fallait
répéter servilement les phrases dne son enseignement pour avoir son examen. Revoir ces présupposés dans un blog à la prétention critique de la science, ça surprend. Au passage, merci à Gilles
Questiaux;


Les travaux de neuro biologie connaissent une véritable et salutaire explosion. La théorie de la plasticité cérébrale se précise de jour en jour, faisant d'ailleurs quelque part un pont avec la
psychanalyse -mais chut ne le dite pas trop fort - et chacun s'est construit dans son milieu, ses marottes, ses envies etc son propre cerveau à nul autre identique. S'il a la faculté de le faire
évoluer il reste fortement structuré par un long apprentissage. Ce qui fait qu'un cerveau de philosophe, n'est pas le même que celui d'un mécanicien ou d'un trompettiste (voir "Que faire de notre
cerveau" de Cathertine Malabou en particulier , mais bien d'autres). Bien sur je ne suggère pas qu'il y a un rapport entre ces nouvelles conceptions du cerveau et certains comportements .Je
laisse tous ces commentateurs et l'auteur de l'article à leur cerveau, moi, je garde le mien. Mais après tout un cerveau en vaut bien un autre.


Mais quand même j'en rajoute une louche. En 83 le ministre de la santé de Maurois, Monsieur Jack Ralites a organisé une concertation sur le cancer. J'y ai participé au centre de Lille. Je me suis
trouvé face au Directeur du centre sur le thème des médecines dites alternatives qui faisaient partie de la concertation. Je passe sur les détails pourtant croustillants ... J'ai proposé au
Professeur d'effectuer selon la méthode la plus classique qu'il soit, l'essai de produits mis au point au lendemain de la première guerre mondiale et connus sous le non de Solutés de Venes (du
nom de son inventeur) avec lesquels j'avais eu des résultats prouvés assez surprenants - que j'entends publier un jour - . Je lui propose donc d'essayer dans un cancer précis une chimiothérapie
précise pour un groupe de malades et la même chimiothérapie avec en plus les médicaments de Vernes dans un autre groupe et bien sur de comparer. Il m'a immédiatement répondu,"nous ne le ferons
jamais". Devant mon exclamation "mais c'est anti-scientifique", il a dit "oui c'est anti-scientifique, mais nous institutionnels nous ne le ferons jamais et je vais vous dire pourquoi: il y a
trop d'intérêts matériels et personnels en jeu". Personne bien sur n'est obligé de me croire. Le Professeur aujourd'hui retraité comme moi s'appelle Alain Demaille.


Mais si ça intéresse j'en ai pas mal en réserve ....


 



Gaël 21/01/2011 19:01



Parce que l'homéopathie fonctionne. Si. Il m'est arrivé plusieurs fois de le constater sur ma personne, bien que non systématiquement.


C'est ce qui est reproché et ce qui fait spontanément penser à un effet placebo.


 


Je ne connais pas bien l'effet placebo, mais il me semble que sur des pathologies similaires, il devrait fonctionner à l'identique ; or il j'ai eu des maux de ventre façon gastro-entérite qui
se sont très bien résolus avec Veratrum Album, et d'autres d'aspect parfaitement similaire pour lesquels le même médicament n'a eu aucun effet.


Vous ne faites qu'indiquer qu'il s'agirait plutôt d'un placebo : l'effet placebo est un effet statistique (pas systématique). Un médicament, pour être valider, doit montrer de meilleurs résultats
que le placebo.


 


Petite explication donc sur ce qu'est l'effet placébo... On s'est rendu comptte que certaines décoctions (de grand-mère, homéopathique, etc.) donnaient de "bons" résultats. Je mets "bons" entre
guillemets car on ne faisait que constater le résultat. C'est une méthode tout à fait empirique.


Sauf qu'en fait, on ne reste pas malade toute sa vie à cause d'une grippe, il existe donc des cas de rémission spontanée (sans médicaments, décoctions, etc.). On s'est alors dit :"ok le glandu
est guéri. Mais était-ce de la rémission spontanée ? L'effet de la décoction ? Ou bien les deux ?".


Alors commencèrent les études cliniques : un groupe témoin ne prenait rien et un autre groupe prenait la décoction en question. Tous avaient les mêmes symptômes d'une même maladie. On s'est alors
rendu compte que quelque soit le produit que le second groupe ingérait, les résultats étaient assez bon comparativement aux gens qui n'avaient rien pris.


Le problème, c'est que s'il suffisait de manger pour guérir plus vite, alors pourquoi le groupe à qui on avait rien donné ne guérissait pas aussi vite ???


L'idée a alors été de donner les décoctions directement dans la nourriture, sans dire aux gens qu'ils prenaient quelque chose. Conclusion : rien.


On s'est alors dit que le simple fait de suggérer que ce qu'on allait donner allait faire de l'effet augmenterait la probabilité de guérison rapide. Quand on commença à donner du sucre au groupe
témoin et du sucre contenant des médicaments/décoctions au groupe test, on s'est rendu compte que de façon générale, la guérison était plus rapide dans les deux groupes, signe que le "médicament"
ne donnait pas plus d'effet que du sucre seul. En revanche, quand il a fallu tester ce qui se révélera être de "vrais" médicaments, l'amélioration dans le groupe test était bien plus élevé et
systématique que dans le groupe témoin.


 


On a décidé de nommer l'effet de suggestion décrit plus haut "effet placébo". Dans la médecine moderne, pour montrer qu'un médicament fait ses preuves, on ne compare plus à un groupe témoin qui
ne prend rien. En général, on dit à tout le monde qu'il prend un médicament, alors qu'en réalité, seuls 50% d'entre eux prennent réellement le médicament à tester.


Ne reste qu'à comparer le nombre de personnes soulagées.


 


L'homéopathie s'affranchit de cette comparaison (les "médicaments" homéopathiques ne sont pas traités comme les médicaments allopathiques par la loi. Entre autres différences, les préparations
homéopathiques n'ont pas à faire la preuve de leur efficacité). Alors il suffit à Boiron de dire qu'il obtient des résultats, si c'est au niveau du placebo, il s'en fiche.


 


 L'effet a néanmoins été aussi immédiat qu'incontestable. Et _à_partir_de_là_, oui, j'ai bien voulu y croire.


Sachant que l'assimilation de la granule prend au moins deux heures (digestion), cela renforce l'idée du placebo.


Je reconnais bien volontiers que nul ne peut expliquer comment ça fonctionne. (Sauf à faire appel à l'effet placebo ; mais comme indiqué plus haut, mon expérience personnelle m'amène à me
méfier de cette interprétation.)


Ben, c'est quand même un problème... D'autant que les études cliniques sérieuses (avec groupe témoin) ne donnent pas grand chose (réponse des homéopathes : c'est normal, le second principe
stipule que chaque patient est unique et doit recevoir un traitement adapté à son mal... et ce, pendant qu'on nous vend "en masse" de l'oscillocoxinum...)


 


Mais dans la pratique, l'absence d'explication n'invalide pas un résultat constaté.


Si seulement il y avait des résultats sérieux...


 


L'on ne peut pas exclure qu'il en aille de même pour Hahnemann et ses suivants, sur certains points : qu'ils aient eu raison en se basant sur des éléments erronés.


Sauf que comme l'astronomie a avancé depuis Platon, la chimie aussi...


 


On peut être moins extrême et rappeler que Newton a conçu une théorie de la gravitation que l'on sait fausse depuis la découverte de la relativité


Non, elle n'est pas fausse : on a fait qu'atteindre les limites de ce paradigme. Il ne fonctionne que dans certains cas, mais il fonctionne très bien (les résultats donnés ne sont pas
fantaisistes, loin de là : ils sont un cas particulier d'une théorie plus large). Tu le soulignes juste après...


Dans le cas qui nous intéresse, ses principes fondateurs vont à contre courant de la médecine et de la chimie. En soit, tu peux me dire que ces domaines ne sont pas parfaits. Je
dis "oui". Mais c'est un fait que malgré sa simplicité, ce qu'on prédit avec la mécanique newtonienne va dans le sens des résultats obtenus avec des équations plus générales. Or c'est un fait que
l'homéopathie va à contre sens de deux domaines aujourd'hui très performants. Ils pourront être complétés, changés, mais pas invalidés : d'autant qu'on le sache, ces modèles fonctionnent très
bien.

Je reste donc convaincu que si l'on constate une efficacité de l'homéopathie dans un domaine donné, l'attitude rationnelle consiste bien à reconnaître le fait (et éventuellement à vérifier ce
qu'il en est dans d'autres domaines) plutôt qu'à attendre une théorie valide.


Je ne me bloque pas à la théorie, mais je ne vois pas d'études valides (comparaison avec un groupe témoin, essais en double aveugle, etc.) donnant des résultats probants avec l'homéopathie. Tu
sais, jamais je n'attends de théoriser : l'observation est suffisante. Mais l'histoire des sciences et l'épistémologie nous apprennent que ces observations ne doivent pas se faire n'importe
comment.





Maintenant, s'il devait s'avérer que l'homéopathie n'est effectivement qu'un placebo (je n'exclus pas non plus complètement cette hypothèse en l'absence de preuves dans un sens ou dans
l'autre), elle resterait le placebo le moins cher du marché. (Vous m'en trouverez, d'autres placebos à moins de 2 € le tube longuement réutilisable.) Je ne vois donc pas là de quoi
l'interdire.


L'escroquerie et la publicité mensongère ne sont pas des délits pour rien...



Assez parlé en général, commentons maintenant. Pour commencer, l'expérience proposée avec le whisky par Anton Suwalki remonte à loin puisqu'elle avait déjà figuré dans une satire de Charles
Dickens (vous êtes en bonne compagnie). Sauf que si j'ai bien compris, les tenants de l'homéopathie affirment que le whisky dilué à 9 CH devrait plutôt dessaouler celui qui en prend, pas lui
faire ressentir l'effet traditionnellement associé. J'allais dire que c'était un détail, mais en fait il me semble bien que ce soit l'argument numéro un de l'article.


Je suis d'accord : assez de général, du concret !!! Pourquoi les tenants de l'homéopathie ne prennent-ils pas de l'eau de mer comme panacée (décoction capable de guérir n'importe quel mal) ?


Il y a tout ce qu'il faut dedans et les rivières s'occupent de la dynamisation. Quant aux quantités, suivant les constituants, on se retrouve dans du 1CH jusqu'à 100CH... Pourquoi cela n'est-il
pas utilisé ? C'est tellement bête ?!

 



jd 17/01/2011 01:27



Ça fait un bout de temps que je n'étais pas passé ; commençons donc par souhaiter une bonne année à tous, et une bonne santé puisque c'est le sujet du jour !


Venons-en donc au fait. Tout d'abord, je ne peux que vous recommander (et à Gaël en premier lieu) de respirer un grand coup avant de commenter les articles parlant d'homéopathie. Vindzou, à force
de vous énerver comme ça, vous allez vous faire mal quelque part. En l'absence de diagnostic précis, je recommanderais Chamomilla qui me semble indiqué pour les gros coups de colère, mais je peux
me tromper.


Parce que l'homéopathie fonctionne. Si. Il m'est arrivé plusieurs fois de le constater sur ma personne, bien que non systématiquement. Je ne connais pas bien l'effet placebo, mais il me semble
que sur des pathologies similaires, il devrait fonctionner à l'identique ; or il j'ai eu des maux de ventre façon gastro-entérite qui se sont très bien résolus avec Veratrum Album, et
d'autres d'aspect parfaitement similaire pour lesquels le même médicament n'a eu aucun effet.


Par ailleurs, la première fois que j'en ai pris en tant qu'adulte, c'était deux médicaments que ma femme m'avait conseillés et je les avais pris plus pour lui faire plaisir que pour autre chose,
ayant passé mon enfance à avaler des petites granules sucrées pour des tas de choses, sans toujours qu'elles soient efficaces (ce dont j'avais conclu qu'elles ne marchaient jamais, avec la
retenue caractéristique de mon âge d'alors). L'effet a néanmoins été aussi immédiat qu'incontestable. Et _à_partir_de_là_, oui, j'ai bien voulu y croire.


Je reconnais bien volontiers que nul ne peut expliquer comment ça fonctionne. (Sauf à faire appel à l'effet placebo ; mais comme indiqué plus haut, mon expérience personnelle m'amène à me
méfier de cette interprétation.) Et je veux bien admettre que les raisonnements de Hahnemann soient fumeux ; je ne les connais pas assez pour discuter ce point. Philosophiquement, c'est
peut-être très douteux. Mais dans la pratique, l'absence d'explication n'invalide pas un résultat constaté. Comme j'aime à le dire, la Terre n'a pas attendu Copernic et Kepler pour tourner autour
du soleil.


(Tant que j'y suis, Platon avait démontré que la Terre était ronde. Sa démonstration était fantaisiste puisque basée sur la "perfection" de la forme sphérique qui se devait donc d'être celle du
monde, et il avait tort d'un point de vue philosophique. D'un point de vue pratique, en revanche, il avait raison. L'on ne peut pas exclure qu'il en aille de même pour Hahnemann et ses suivants,
sur certains points : qu'ils aient eu raison en se basant sur des éléments erronés. Ça requiert de la chance, mais ça arrive. On peut être moins extrême et rappeler que Newton a conçu une
théorie de la gravitation que l'on sait fausse depuis la découverte de la relativité ; elle n'en reste pas moins valide en pratique dans un grand nombre de cas, et a même permis la
découverte de Neptune par le calcul.)


Je reste donc convaincu que si l'on constate une efficacité de l'homéopathie dans un domaine donné, l'attitude rationnelle consiste bien à reconnaître le fait (et éventuellement à vérifier ce
qu'il en est dans d'autres domaines) plutôt qu'à attendre une théorie valide.


Je m'empresse de préciser que je ne prétends pas que l'homéopathie soit efficace dans tous les cas. De même qu'aucun médicament allopathique ne fonctionne pour tout le monde. Simplement, il y a
des cas où ça marche. Effet placebo, charlatanisme ou réalité non encore soutenue par une théorie valide, ça reste à prouver.


L'embêtant, c'est que pour une raison qui m'échappe, c'est un sujet qui avive des réactions très passionnelles et rend difficile la réalisation d'une étude complètement convaincante sur le
sujet : il y aura toujours un soupçon sur l'objectivité des scientifiques l'ayant réalisée. (Un peu comme pour les effets du cannabis ou le caractère inné ou acquis de l'homosexualité,
histoire de pimenter encore un peu le débat.) D'où ma question : qu'est-ce qui motive la virulence de M. Suwalki ou de Gaël ?


Maintenant, s'il devait s'avérer que l'homéopathie n'est effectivement qu'un placebo (je n'exclus pas non plus complètement cette hypothèse en l'absence de preuves dans un sens ou dans l'autre),
elle resterait le placebo le moins cher du marché. (Vous m'en trouverez, d'autres placebos à moins de 2 € le tube longuement réutilisable.) Je ne vois donc pas là de quoi l'interdire.


Assez parlé en général, commentons maintenant. Pour commencer, l'expérience proposée avec le whisky par Anton Suwalki remonte à loin puisqu'elle avait déjà figuré dans une satire de Charles
Dickens (vous êtes en bonne compagnie). Sauf que si j'ai bien compris, les tenants de l'homéopathie affirment que le whisky dilué à 9 CH devrait plutôt dessaouler celui qui en prend, pas lui
faire ressentir l'effet traditionnellement associé. J'allais dire que c'était un détail, mais en fait il me semble bien que ce soit l'argument numéro un de l'article.


(Mais effectivement, l'homéopathie semble choquer le sens commun. De même que l'effet tunnel, qui est pourtant bien réel.)


La Coupe Est Pleine, je reconnais bien volontiers qu'il y a une proportion non négligeable d'imbéciles irrationnels parmi les usagers de l'homéopathie, et je vous prie d'accepter ma sympathie de
devoir en supporter deux à chaque réunion de famille. De même qu'il y a une proportion non négligeable de brutes racistes parmi les supporters de foot. La plupart des gens que je connais qui
aiment le foot ne sont néanmoins pas des brutes racistes. (Et c'est la même chose avec les usagers de l'homéopathie que je connais.)


Sceptique : non, les malades que vous décrivez ne représentent pas 100% de la clientèle des homéopathes puisque je ne suis pas dans ce cas. (J'ai pris un médicament allopathique parce que je
suis tombé gravement malade au moment où mon homéopathe compétent n'était pas disponible, j'ai constaté la présence d'une foultitude d'effets secondaires indésirables possibles, et - coup de bol
- je n'en ai présenté aucun.) Et même si c'était 99%, faudrait le prouver avant d'affirmer comme ça. Je crois comprendre que ce blog est destiné aux démarches sérieuses.


Luc Marchauciel : pourquoi serait-ce la cata si les gens se mettaient à croire vraiment à l'homéopathie ? Parce qu'Arnica les empoisonnerait au lieu de soigner leurs hématomes ?


Enfin, Gaël : un certain nombre de vos arguments ont déjà été traités plus haut, je n'y reviendrai donc que si on le souhaite. En fait, je vais me contenter de votre dernier commentaire
comparant le Mediator au tabac et à l'alcool. Déjà, évacuer la question des effets secondaires en affirmant péremptoirement qu'ils sont forcément associés au "mode d'action" (je suis tout sauf
médecin : que signifie "mode d'action" au juste ?) me paraît un peu court. Parce que tout de même, c'est justement la limitation de ces effets qui occupe une grande partie des
recherches en médecine, sauf erreur de ma part. Et si Servier avait traité les alertes d'Irène Frachon en privilégiant le point de vue du médecin à celui du comptable (profession par ailleurs
parfaitement respectable), de nombreuses morts auraient pu être évitées.


Et la comparaison entre Servier et les industries du tabac et de l'alcool souffre d'un grave défaut : lesdites industries ne prétendent rien guérir, et n'exigent aucun remboursement de la
Sécurité Sociale. (Manquerait plus que ça, du reste.) Au contraire, Servier a proposé un produit sans intérêt thérapeutique (comme l'ont dit les spécialistes à au moins deux ministres) et qui en
plus s'est avéré dangereux. Et Servier pouvait difficilement ne pas être au courant, dans la mesure où (cf. le Canard Enchaîné) deux des membres du cabinet de Xavier Bertrand travaillaient aussi
pour ce laboratoire. J'imagine mal qu'ils n'aient pas mis leur employeur partiel au courant de ce qui s'était dit. D'autant que dès 2003 (
http://www.lefigaro.fr/sante/2010/11/22/01004-20101122ARTFIG00653-en-2003-l-espagne-le-retire-le-mediator-du-marche.php ), celui-ci avait retiré le produit du marché espagnol.


Mais bon, une fois Servier décroché du pilori, je ne vois pas d'inconvénient à ce que l'on y cloue les industrie



Gaël 15/01/2011 13:03



Bonjour,


 


Pour ma part, je préfère des médicaments qui fonctionnent. Or, qui dit mode d'action, dit effets secondaires. C'est aussi simple que ça.


 


Concernant le médiator, la toxicité du médicament n'est pas ce pourquoi Servier a à rendre des comptes... Si on considère les utilisateurs chroniques du médicament, on donne des chiffres de
surmortalité de 0.05%... Cela fait 500 personnes sur 1 million.


Faisons la même chose avec le tabac : 73 personnes sur 100000 meurent chaque année en France à cause du tabac. Cela fait 0.073%


Faisons la même chose avec l'alcool : 45000 personnes meurent chaque année de l'alcool. Sur 60 million, cela fait 0.075% (et encore, si on veut être juste, il faudrait voir combien de personnes
consomment réellement de l'alcool, et en quelles quantités).


 


Conclusion, c'est toute l'industrie du tabac et de l'alcool qu'il faut mettre au pilori !


 


On ne reprocherait à Servier qu'une seule chose (déjà grave) : bien que son médicament n'offrait que peu de bénéfices sur le diabète par rapport à d'autres médicaments, on se demande comment le
médiator a pu être accepté. Le reste, Servier ne pouvait pas être au courant.



aconit 13/01/2011 10:07



On préfère les médicaments qui ont de l'effet comme le médiator ?


Est ce que quelqu'un a été vérifié que le laboratoire Servier participe à la fête de la science ? Et quelqu'un s'est il intéressé aux notions statistiques de ses chercheurs émérites ?


 



Sceptique 24/12/2010 10:36



@Luc Marchauciel


D'accord avec vous: l'effet placebo repose sur une réalité neuro-physiologique, la sécrétion d'endorphines. Il peut donc se produire en dehors de toute croyance irrationnelle. Ceux qui ne croient
pas aux effets des médecines parallèles, baptisées "douces" dans les années 80, ne tomberont pas dans le panneau. Et ceux qui veulent y croire n'en démordront pas. Mais, comme vous le remarquez,
en cas de menace sérieuse, la raison peut l'emporter. En France, il semble bien que le choix des médecines "douces" ne sera jamais majoritaire: les français ont une préférence manifeste pour les
médicaments qui "font de l'effet". Ce n'est pas exempt d'inconvénients, et ça a un coût.


 



Luc Marchauciel 24/12/2010 10:08



J'ai quand même du mal à admettre les vertus (même purement placaébiques) d'une croyance qui ne peut rester vertueuse que pour autant... que l'on y croit pas vraiment.


Parce que si les gens se mettaient vraiment à y croire à fond, ce serait la cata.


D'autant plus que le bénéfice de l'effet placebo peu très bien exister en l'absence de croyance irrationnelle. D'habitude, quand je suis malade,  le seul fait d'appeler le médecin me fait me
sentir déja meiux...