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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 11:55

Être à la retraite et avoir fréquenté les allées des petits pouvoirs permet de chercher et de repérer (un peu) plus facilement les choses qui fâchent un citoyen averti et rationnel.  Voici donc un complément au récent billet de M. Suwalki [1].

 


C'est pas bath ! C'est Batho !


Mme Delphine Batho, pour s'exprimer sur l'étiquetage des poissons d'élevage, est sans nul doute aussi devenue Ministre de l'agriculture.  Et Ministre de la consommation...

Normal ! Quand on est Ministre de l'écologie, on se mêle de tout.  Et on « veut ».  Mais il serait mieux d'avoir quelques compétences.

On peut lire dans la presse que Mme Delphine « a déploré dimanche 17 février le feu vert de Bruxelles au retour des farines animales pour nourrir les poissons » [2]

Gros problème : ce n'est pas le retour des « farines animales », ci-devant produites avec tous les déchets, y compris d'équarrissage, mais l'autorisation d'utiliser des « protéines animales transformées » (PAT) de porc et de volailles (à l'exclusion de celles des ruminants).  Ces PAT sont, en bref, des déchets d'abattoir, des parties d'animaux consommés par l'homme, parties non utilisées en alimentation humaine.

Mme Batho a certes concédé que ce ne sont plus les mêmes farines animales (20 Minutes [3]),  mais c'était pour biaiser vers une considération stupide, celle que dénonçait justement M. Suwalki dans son billet : « C'est vrai que ce ne sont pas exactement les mêmes farines animales que dans le passé, là ce sont des farines animales faites avec des morceaux propres à la consommation (...) mais ce n'est pas dans le logique de la chaîne alimentaire que de donner de la viande à manger à des poissons ».

On est en droit d'attendre de nos politiques qu'ils fassent de la pédagogie, et non de la démagogie.

On notera incidemment que l'explication sur la nature du produit incriminé a été consciencieusement zappé par l'AFP [2].  C'est ce qu'on appelle une information de qualité...

Et petit problème (habituel) de démagogie : par « Bruxelles » il faut entendre « les États membres »...

Mme Batho l'admet du reste dans la suite (Challenges, Libération [2]) : « "J'en pense le plus grand mal, et d'ailleurs la France, au travers de Guillaume Garot et Stéphane Le Foll, s'est prononcée contre lors du processus de discussion interne à l'Union Européenne", a-t-elle ajouté... »

Le mal de l'anti-européanisme a toutefois été semé.  Madame la Ministre ne déroge pas à la pratique hautement contestable du bouc émissaire bruxellois en usage chez de nombreux politiques, à droite comme à gauche.

Mais... à moins d'avoir manqué quelque chose, nous n'avons trouvé aucune référence à des discussions au niveau ministériel (forcément...) dans lesquelles M. Garot (Ministre délégué à l'Agroalimentaire) ou M. Le Foll se seraient prononcés sur les farines animales ou les PAT.  M. Garot, du reste, n'a participé à aucun Conseil européen...

De fait, la dernière discussion sur les PAT au niveau politique a eu lieu au Conseil (Agriculture) du 21 février 2011, sur la base d'une demande de la Pologne [4].  La majorité des États membres s'était alors déclarée en faveur de l'utilisation des PAT pour l'alimentation des porcs et des volailles.

Mme Batho a donc, vraisemblablement, menti.  Que ce soit volontairement ou par esbroufe, le résultat est le même.

L'autorisation avait bien été votée par les États membres – mais pour la seule acquaculture : le 18 juillet 2012 par le comité permanent de la chaîne alimentaire de la Commission européenne [5].  Par 258 voix pour, 58 voix contre (l'Allemagne et la France) et 29 abstentions (le Royaume-Uni qui a fait inscrire au compte rendu qu'elle était pour la mesure mais qu'elle s'abstenait parce qu'il fallait garantir des contrôles efficaces et que la mesure serait mal acceptée par les consommateurs) [6].

Mme Delphine Batho a aussi fait étalage de sa très grande compétence et connaissance des dossiers : « "Je n'avais pas vu cette décision (d'autorisation des farines animales) qui datait du mois de janvier et qui a été rendue publique la semaine dernière par la Commission Européenne, et j'en pense le plus grand mal", a déclaré Delphine Batho lors de l'émission "Le Grand Entretien" de RCJ (Radio de la communauté juive). »

Elle... n'avait... pas vu...

Elle n'avait pas vu mais s'est fait une opinion – et quelle opinion ! – en une semaine.  Probablement toute seule, un matin, en se... (ah, non, ça, ce fut un ancien président...).

En fait, Mme Batho, qui s'est exprimée dans la deuxième semaine de février 2013 (a priori le 14, les premiers articles datant sauf erreur du 15), ment.  La décision est parue au Journal officiel n° L 021 du 24/01/2013 [7].

Le texte du Règlement est peut-être difficile à comprendre pour des politiques, mais son sens n'a pas échappé à la Fédération européenne des fabricants d'aliments composés (FEFAC) qui a produit un communiqué de presse le jour même de la publication du Règlement [8].

Mme Delphine Batho a ainsi estimé que « "ce n'est pas dans la logique de la chaîne alimentaire que de donner de la viande à manger à des poissons. C'est la même logique d'absurdité financière" que pour la viande de cheval. »  On aimerait bien qu'elle nous explique aussi cette haute pensée à propos de la viande chevaline qui, elle aussi (la pensée), vaut bien un deuxième Vélot d'or.

Et, tant qu'à faire, elle pourra aussi nous expliquer pourquoi il n'est pas dans la logique [...] de donner de la viande à des poissons, alors que c'était le cas avant l'interdiction des farines animales ; et pourquoi il est dans la logique [...] de donner des farines de poissons aux animaux de ferme.


Le grand écart de M. Le Foll


Un autre concurrent sérieux pour le Vélot d'or est M. Stéphane Le Foll.

Comme rappelé ci-dessus, la France avait voté contre le 18 juillet dernier.  On pourrait toutefois admettre que c'était dans l'intérêt de la continuité de l'État (ha ! Ha ! Ha !), puisque M. Bruno Le Maire était viscéralement contre [9].

Mais dans 20 Minutes du 15 février 2013 [10], M. Le Foll explique qu'il n'y a pas d'inquiétude à avoir (avec les poissons nourris aux farines animales), la décision ayant « été prise au niveau européen après une évaluation par l’Autorité européenne de sécurité des aliments »...  Il s'est même donné la peine d'expliquer, ce qui est tout à son crédit : « En l’occurrence, il ne s’agit pas des farines animales dont on parlait pendant la crise de l'ESB, l'encéphalopathie spongiforme bovine, mais de protéines animales provenant de porcs et de volailles propres à la consommation, non introduits dans la chaîne alimentaire pour des raisons commerciales et conditionnées de façon à pouvoir être consommées par les poissons ».

Mais cela ne l'empêche pas de participer à la manoeuvre.  Toujours selon 20 Minutes : « Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a abondé dans [le] sens [de Mme Batho]. "On va s'organiser", a-t-il assuré lors de l'émission Le Grand Jury sur RTL et LCI. "Sans remettre en cause la décision européenne, la France peut très bien faire en sorte avec un label qu'on n'utilise pas" les farines animales, a expliqué le ministre. »

Il a aussi justifié le vote du 18 juillet 2012 : « Nous avons émis un vote négatif non pour des raisons sanitaires mais compte-tenu des efforts faits par les opérateurs français pour garantir une alimentation uniquement à base de protéines de poisson. » Uniquement à base (joli tournure...) de protéines de poisson ? Pas de céréales ni de soja ?

Là aussi, on aimerait comprendre la mécanique intellectuelle, et la logique économique et écologique.

Surtout écologique.  Car, tout de même, la pêche minotière n'est pas anodine.

En définitive, c'est : « Courage, fuyons ! »

Ça mérite au moins qu'on le porte candidat au Vélot d'or.


Hors concours : l'ineffable José Bové


M. José Bové demande déjà, « aux consommateurs de se préparer à boycotter les poissons d’élevage dés [sic] le 1er juin 2013 », date d'entrée en vigueur de l'autorisation des PAT, dans l'hypothèse où « les instances européennes n’acceptent pas » de suspendre leur autorisation, selon sa pensée à la suite d'une demande du  gouvernement français que lui, José Bové, « interpelle » [11].

Les pisciculteurs français seront ravis !

Cette mâle déclaration fait suite à un avis catégorique : « Les poissons, comme demain les porcs et les volailles doivent être étiquetés "NOURRIS AVEC OU SANS FARINES ANIMALES", pour que nous puissions choisir en connaissance de cause. Je doute que les consommateurs se bousculent pour acheter des poissons étiquetés "Nourris avec des farines d’origine animale". »

Résumons : déclaration 1 : il faut étiqueter ; déclaration 2 : il faut « suspendre l'autorisation » (en clair : l'annuler), ce qui prive la déclaration 1 de toute base objective.

Et pour l'étiquetage, difficile de faire mieux pour expliquer l'objet réel de la manoeuvre...

Bravo, M. Bové !

Le raisonnement de ce monsieur – sur fond de fraude à la viande de cheval, divine surprise pour les « antis » [12] – est imparable : « Rien n’empêche si on réintroduit les farines animales dans l’alimentation, qu’elles se retrouvent demain utilisées pour des animaux auxquels elles ne sont pas destinées. »  Il importe donc, selon ce monsieur, de prendre nos décisions en fonctions des fraudes éventuelles...

Exemple d'application : ne produisons plus de voitures car rien n'empêche les excès de vitesse.

Et pour l'écologie, il y a quelques leçons qui se sont perdues : « Si dans la mer, la chaine alimentaire voit les gros poissons manger les petits, on n’a par contre encore jamais vu des poissons s’attaquer à des porcs ou à des volailles. » Ah ? Que dans la mer ? Les porcs n'ont certes pas pour habitude de se baigner dans les rivières à piranhas, mais il arrive à bien des brochets de gober un caneton...

Et dire que ce monsieur est un des phares des écologistes...

Du reste, sa déclaration figure sur le site du groupe des Verts du Parlement européen.

Mais ce qui choque le plus chez ce monsieur, c'est sa méconnaissance des réalités économiques.  Appeler au boycott des poissons les moins chers du marché ? Ça se voit qu'il ne vit pas avec le SMIC...

Un Vélot d'or, vite !


Quasi-unanimité chez les membres français du Parlement européen


Dans son interpellation, M. Bové rappelle que : « Le 6 juillet 2011, une écrasante majorité des députés européens français avait voté à Strasbourg contre la réintroduction des farines d’origine animale (56 Contre, dont Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, 8 pour et 1 abstention). »

Ce n'est pas entièrement exact...

Ce 6 juillet 2011, le Parlement européen avait adopté – oui, adopté – une Résolution sur la législation de l'Union européenne sur les encéphalopathies spongiformes transmissibles et sur les contrôles des aliments pour animaux et des denrées alimentaires – mise en œuvre et perspectives [13] par 485 voix pour, 162 contre et 30 abstentions.  Résolution qui ne fait qu'exprimer un simple avis du Parlement.

Les députés français s'étaient illustrés par un rejet massif de la résolution (seuls les belges (8-13) et les britanniques (20-34) s'y étaient aussi opposés en majorité, sachant cependant que le Royaume-Uni a été le plus touché par la vache folle).

Mais que disait donc cette résolution pour susciter à ce point l'ire gauloise ?  Selon elle, le Parlement se disait « favorable – eu égard notamment au déficit actuel de l'Union en protéines - à la proposition de la Commission visant à lever l'interdiction de nourrir les non-ruminants avec des protéines animales transformées, sous réserve qu'elle s'applique uniquement aux non-herbivores », et ce, sous sept conditions draconiennes [14]

Cette quasi-unanimité gauloise a de quoi surprendre – sauf, bien évidemment, si l'on considère que notre représentation nationale a succombé collectivement à l'irrationalité.  Et ils ont été plutôt nombreux à vouloir justifier leur vote, quelque fois avec des arguments particulièrement pauvres [15]

Mais il y a pire encore : sur les huit qui ont voté pour, six ont rejoint les neinsager a postériori en faisant inscrire dans les minutes, selon le site Vote Watch, le fait qu'ils/elles avaient eu l'intention de voter contre, mais que la machine à voter était défectueuse [16].  Une telle démarche quasi collective est des plus inhabituelle.  N'est donc resté droit dans ses bottes que M. Joseph Daul, ainsi que M. Harlem Désir.

Alors, changement d'avis, remords, ou amicales pressions ? En tout cas, la représentation française au Parlement européen ne sort pas grandie de cette affaire.

À notre sens, elle mérite bien un Vélot d'or collectif.


Et pour conclure : l'hystérie...


Ce qui est tout à fait ahurissant, c'est que cette affaire de farines animales ou de PAT soit une affaire franco-française.  La mèche semble bien avoir été allumée par Mme Batho, peut-être après qu'elle eut pris la température et « senti le vent ».  Et une AFP particulièrement active (comme sur d'autres sujets touchant à l'agriculture et à l'alimentation et à l'hypocondrie française) souffle dessus...

Les rares articles que nous avons trouvés sur des sites anglophones ou germanophones ou bien reprennent, ou bien décrivent l'agitation française.

Même M. Michel Barnier, Commissaire européen aux Services financiers et ex-ministre de l'Agriculture, s'y est mis lors de sa visite du Salon de l'Agriculture, le 26 février dernier [17]... Interrogé par l'AFP...  Fonction bruxelloise oblige, il a pris des pincettes :

« Ce que dit la Commission (européenne) c'est qu'au plan scientifique et de la sécurité, on peut utiliser des protéines animales transformées: ça peut se faire, ce n'est pas une obligation. A titre personnel je reste réservé ».  Et de souhaiter aussi un étiquetage.

Même M. Beulin, président de la FNSEA, emploie des circonvolutions : « Nous ne sommes pas favorables à un retour, comme ça, sans condition; il faudra vraiment expertiser de manière très, très précise ».  Moyennant quoi, Le Monde avec AFP titre : « La FNSEA contre le retour des farines animales sans précaution » [18].  D'autres ont titré « sans précaution » [19]...

Il est loin le temps où M; Beulin déclarait : « Nous avons besoin des farines animales car elles sont bon marché ! ».  C'était, apparemment, en juin 2011 sur RMC [20].

Chicken little Batho est passée par là...


Wackes Seppi



[1]  http://www.imposteurs.org/article-le-velot-d-or-a-delphine-batho-116247684.html

[2]  Par exemple :

  http://www.challenges.fr/economie/20130218.CHA6364/delphine-batho-veut-un-label-sans-farine-animale.html

http://www.liberation.fr/terre/2013/02/17/batho-souhaite-un-label-sans-farine-animale-pour-le-poisson_882420

[3]  http://www.20minutes.fr/planete/1102357-farines-animales-poissons-delphine-batho-pense-le-plus-grand-mal-decision-ue

[4]  http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/agricult/119436.pdf

[5]  http://www.actu-environnement.com/ae/news/farines-animales-pat-europe-poisson-16463.php4

(Du reste, excellente analyse de la problématique).

[6]  http://ec.europa.eu/food/committees/regulatory/scfcah/biosafety/sum_18072012_en.pdf

[7]  http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2013:021:0003:01:FR:HTML

[8]  http://www.fefac.eu/file.pdf?FileID=42891

[9]  http://agriculture.gouv.fr/Tant-que-je-serai-ministre-de-l

[10]  http://www.20minutes.fr/economie/1101789-stephane-foll-quil-dautres-triches-cest-fort-possible-generalise-ny-crois-pas

[11]  http://www.greens-efa.eu/farines-animales-9219.html

[12]  La Commission n'a pas été très futée pour le timing...

[13]  http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=TA&reference=P7-TA-2011-0328&format=XML&language=FR

[14]  «  –  que les protéines animales transformées proviennent uniquement d'espèces n'ayant aucun lien avec les EST,

–  que les méthodes de production et de stérilisation utilisées pour les protéines animales transformées respectent les normes de sécurité les plus élevées et les règles établies par le règlement sur les sous-produits animaux et utilisent la technologie la plus récente et la plus sûre qui existe,

–  que les interdictions existantes concernant le recyclage intra-espèce («cannibalisme») restent en place,

–  que les chaînes de production de protéines animales transformées à partir d'espèces différentes soient totalement séparées,

–  que cette séparation soit contrôlée par les autorités compétentes dans les États membres et fasse l'objet d'un audit par la Commission,

–  qu'avant la mise en œuvre de la levée de l'interdiction, une méthode fiable propre à chaque espèce soit adoptée pour identifier l'espèce d'origine des protéines contenues dans les farines animales contenant des protéines animales transformées de façon à pouvoir exclure le recyclage intra-espèce et la présence de protéines animales transformées provenant de ruminants,

–  que la production de protéines animales transformées à partir de matériels des catégories 1 et 2 soit interdite et que seuls les matériels de catégorie 3 propres à la consommation humaine soient utilisés pour la production de protéines animales transformées ».

[15]  http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+CRE+20110706+ITEM-007+DOC+XML+V0//FR

[16]  http://www.votewatch.eu/en/legislation-on-transmissible-spongiform-encephalopathies-tse-and-on-related-feed-and-food-controls-m-2.html#/

Il faut interroger la liste « Votes by member states », cliquer sur le chiffre 8 des « oui » pour la France, puis poser le curseur sur un pouce levé av ec l'astérisque.

[17]  http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/02/27/97002-20130227FILWWW00511-barnier-reserve-sur-les-farines-animales.php

[18]  http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/02/19/la-fnsea-contre-le-retour-des-farines-animales-sans-precaution_1834757_3234.html

[19]  http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Poissons-d-elevage.-La-FNSEA-hostile-aux-farines-animales_6346-2165518-fils-tous_filDMA.Htm

[20]  http://www.dailymotion.com/video/xj5m51_nous-avons-besoin-des-farines-animales-car-elles-sont-bon-marche-xavier-beulin_news

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Published by Anton Suwalki - dans Le Vélot d'or
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commentaires

Wackes Seppi 17/05/2013 23:00


Mais nous écrivons toujours, sur ce site, des articles intelligents AVEC parti pris.


 


Le parti pris « pour la science, contre tous les charlatanismes et toutes les impostures ».


 


Et avec une aversion particulière contre la bêtise et la veulerie.


 

m@nu 16/05/2013 20:28


et il est où le temps où vous écrirez des articles intelligents sans parti pris ?

Sceptique 16/05/2013 16:57


J'ajoute: l'écologisme est un extrémisme à part. Il ne s'attaque pas à une classe sociale particulière, mais à l'homme en tant que tel. Il trouve davantage d'appuis à gauche, et cultive son
amitié....jusqu'à un certain point. Ses leaders sont restés impavides face aux malheurs de l'industrie automobile. "Qui ne dit mot consent"!

Sceptique 16/05/2013 16:50


@Vincent


Ça ne leur a pas échappé! L'opposition acharnée à l'aéroport de Notre-Dame des Landes, c'est le début. Et les campagnes sur les résidus de médicaments dans les nappes phréatiques, c'est une
offensive indirecte pour obtenir des contraintes insupportables à l'encontre de l'industrie pharmaceutique et des prescripteurs.

Vincent 16/05/2013 15:03


On pourrait suivre la logique : est-ce dans la nature humaine de voler en avion ou de prendre des médicaments plutôt que de se laisser mourir?


C'est étonnant cette fascination des extrêmes (gauche et droite) pour la nature.

Sceptique 16/05/2013 11:55


"ce n'est pas dans la logique de la chaine alimentaire que de donner de la viande à manger à des poissons"(Delphine Batho)...et les pov'requins, alors? Heureusement, les australiens et les
réunionais se dévouent de temps en temps pour eux!


P.S.Peu férus d'histoire de l'homme, "ils" et "elle" ne semblent pas se rendre compte que l'homme ne possède aucune aptitude "naturelle" pour attraper du poisson ou du gibier. Il a du recourir à
des artifices: javelots, flèches, filet, hameçons....il n'y avait encore personne pour le lui interdire! 

RTP 16/05/2013 10:34


Je vote Batho.


D'autant qu'elle vient de faire une proposition qui devrait vous plaire :


Marie Monique Robin pour la légion d'honneur

JG2433 15/05/2013 16:23


«  Qui est Delphine Batho ?  »


« Née en  1973 d'un milieu modeste, c'est une apparatchik pur jus : 


Titulaire d'un seul et unique BAC (études rapidement arrêtées à Jussieu) elle n'a jamais réellement travaillé ! 


Militante dès le lycée, elle adhère à SOS Raciste en 1988 où elle est repérée par Julien Dray qui l'amène à adhérer au PS en 1994, ce qui lui permet de gagner sa vie comme "chargée
de mission" au Conseil Régional d'Île-de-France - c'est ainsi que le contribuable paye des militants et pas uniquement des gens pouvant se prévaloir d'une réelle expertise
professionnelle. 


Rien d'illégal, c'est une pratique parfaitement courante en politique (mais tout de même très discrète...)


Elle soutient Ségolène Royal en 2007 dont elle récupère la circonscription des Deux-Sèvres : un joli parachutage ! »