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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 11:44

Réédition : pour des raisons que j'ignore toujours, je rencontre ces derniers temps des problèmes d'édition le week-end. Nouvelle tentative, donc, ce Lundi. Avec mes excuses à l'auteur de cet excellent article.
Anton

 


 

Gilles-Éric Séralini - et le CRIIGEN - n'est pas notre tête de Turc.  Mais les séralinades sont un sujet d'étude quasi inépuisable.

 

Le billet d'Anton intitulé " Graves mesures de représailles du CRIIGEN à l'encontre d'Imposteurs " [1] a fort opportunément ressorti des oubliettes de la toile De la dinde à la farce par F. Lemarchand - Sociologue - Janv. 2010 [2], sous-titré "A propos d'un canular publié sur le blog XXXX " [3], XXXX n'étant pas un site quadruplement cochon, mais celui qui m'offre ses colonnes.  M. - Oups ! - le Dr Frederick Lemarchand, sociologue et maître de conférences à l'Université de Caen de son état, mais aussi membre du conseil scientifique du CRIIGEN, y écrivait :

 

" Or, il se trouve que le laboratoire du Pr Séralini (thèse Céline Gasnier, septembre 2009) ne teste pas des produits homéopathiques sur la détoxification hépatique, mais des extraits de plantes préparés par la société Sevene Pharma en effet, qui elle, commercialise aussi des produits homéopathiques avec la plus grande crédibilité.

" Les quelques messages interrogatifs et dubitatifs reçus au CRIIGEN suite à la mise en ligne du hoax auront en tout cas permis de mesurer que ni les journalistes , ni les associatifs, ne sont prêts à jouer les "dindons de la farce" et qu'une culture de l'épidémie, qu'il s'agisse de la propagation de rumeurs comme de la pollution génétique, fondée sur la prudence, la raison et une bonne connaissance des réseaux, tend à se développer au sein de la société civile. Comme les journalistes professionnels - et indépendants - les citoyens doivent apprendre à adopter une posture critique et prudente à l'égard de l'information scientifique, à croiser et à recouper les sources, à vérifier les faits, et plus largement à exiger que soient mis en œuvre, dans le même ordre d'esprit, des mécanismes d'expertise pluriels, contradictoires et transparents. "

 

De cette prose absconse et abstruse - le quasi-pléonasme est de rigueur - nous retiendrons que "  le laboratoire du Pr Séralini ne teste pas des produits homéopathiques " et que " les citoyens doivent apprendre à adopter une posture critique et prudente à l'égard de l'information [...], à croiser et à recouper les sources, à vérifier les faits [...] "

 

Croisons, recoupons et vérifions donc...

 

Le laboratoire de M. Séralini, et M. Séralini lui-même, a récemment publié deux études aux titres mystérieux : Dig1 protects against cell death provoked by glyphosate-based herbicides in human liver cell lines [4] et Defined plant extracts can protect human cells against combined xenobiotic effects [5].

 

Le mystère réside dans le " truc " dénommé Dig1 ainsi que dans " defined plant extracts " qui, justement, ne sont pas bien définis.  Nous nous intéresserons ci-après à la première publication ; la deuxième soulève les mêmes questions et constitue donc, en quelque sorte, une récidive.


Pas de tests de produits homéopathiques...

 

Selon la publication, Dig1 est un mélange d'extraits de plantes dilués obtenu par Sevene Pharma.  Le texte est - une fois de plus - chaotique [6].  Nous retiendrons qu'il s'agit d'un macérat de pissenlit (Taraxacum officinalis) dilué à 10-4, de grande bardane (Arctium lappa) également dilué à 10-4 et d'épine-vinette (Berberis vulgaris) dilué à 10-5.

 

Sur le site de Sevene Pharma on trouve un produit, dénommé 'Digeodren' et décrit comme :

" Médicament homéopathique traditionnellement utilisé comme traitement adjuvant pour faciliter la digestion. " [7]

 

" [L]es citoyens doivent apprendre à adopter une posture critique et prudente à l'égard de l'information " écrivait-il ? Bien ! Que signifie donc " traditionnellement " ici ? Sur le site de Sevene Pharma, " précurseur de la Pharm'écologie " ? Intéressant sujet que nous ne développerons pas.

 

Selon le site, le fameux médicament homéopathique se compose de : " Taraxacum officinalis / Pissenlit 4 DH ; Berberis vulgaris / Epine vinette 5 DH ; Lappa major / Bardane 4 DH ".

 

" [L]es citoyens doivent apprendre à [...] croiser et à recouper les sources " écrivait-il ? Dig1, c'est... 'Digeodren' (ou quelque chose d'approchant) !

 

Bien évidemment, l'article scientifique - pseudo-scientifique ? - ne révèle pas cette identité de produits.  Bravo la transparence...


Pas de conflits d'intérêts...

 

 Sevene Pharma

 

Et le Journal of Occupational Medicine and Toxicology et son comité de lecture ont accepté l'article sans broncher.  Tout comme ils ont " avalé " la déclaration d'absence de conflit d'intérêts [8].

 

Pourtant, trois des huit auteurs sont des employés de Sevene Pharma. 

On rappellera à cet égard qu'un plaideur a prétendu devant la 17e Chambre correctionnelle (Chambre de la Presse) du Tribunal de grande instance de Paris, le 23 novembre 2010, que l'Association française des biotechnologies végétales (AFBV) ne pouvait être indépendante, certains de ses membres fondateurs ayant (eu) des emplois au sein de firmes semencières [9].  Et manque d'indépendance signifie à coup sûr conflit d'intérêts.  Mais, visiblement, ce raisonnement ne saurait s'appliquer ici.  C'est à n'en pas douter parce que, selon la deuxième phrase de la déclaration, Dig1 a été développé - souvenons-nous : c'est un " [m]édicament homéopathique traditionnellement utilisé [...] " - " complètement indépendamment de son évaluation ".

 

Belle lapalissade ! Ornée d'un curieux adverbe renforçant sans nécessité un autre adverbe...  Sauf que...

 

...Sauf que, dans la rubrique " contributions des auteurs ", il est indiqué que " CL - Claire Laurant - a participé à la conception de Dig1 et aux discussions ".  Mais peut-être y a-t-il une distinction subtile entre " développement " et " conception " qui échappe aux citoyens en quête de transparence...

 

...Sauf que Cécile Decroix-Laporte est la directrice générale de Sevene Pharma [10].  Et, selon la rubrique " contributions des auteurs ", elle a " dirigé " l'évaluation (" assessment ") de Dig1 pour Sevene Pharma.  Difficile donc de ne pas voir là un conflit d'intérêts !


 Université de Caen

 

Mais continuons de croiser, recouper et vérifier...  L'équipe de Caen est évidemment couverte par la déclaration générale : " Les auteurs déclarent qu'ils n'ont pas de conflits d'intérêts. " Pourtant, ils ont jugé utile d'ajouter :

 

 " Les chercheurs de l'Université de Caen en charge de l'évaluation des xénobiotiques ou des extraits de plantes ne déclarent aucun intérêt financier ou autre dans le développement de ces produits ".

Superbe phrase qui mérite une analyse.

 

En premier lieu, cette phrase reste vraie même s'il existe un intérêt ! Tout est dans " déclarent ".

 

En second lieu, qui sont ces chercheurs ? L'article ne nous l'apprend pas.  En effet, les cinq auteurs concernés se déclarent du laboratoire de biochimie EA2608 - du laboratoire " estrogènes et reproduction " - de l'Université de Caen, ainsi que, pour quatre d'entre eux, du CRIIGEN et du Pôle Risques de la Maison de la recherche en sciences humaines de l'Université de Caen (MRSH) [11].

 

En troisième lieu, que signifie " dans le développement [...] " ? Cette restriction suggère inévitablement qu'il peut y avoir des intérêts dans autre chose que le " développement ", par exemple la commercialisation, et plus généralement l'entreprise.

 

En quatrième lieu, que signifie " de ces produits " ? Quels produits ?

 

Et enfin, quel est le lien entre la déclaration générale d'absence de conflit d'intérêts et cette curieuse phrase ?

 

Ce n'est pas là du pinaillage.  Il faut tenir les auteurs - et en particulier le prolifique M. Séralini - pour des rédacteurs professionnels conscients de l'importance de chaque mot et de chaque tournure.  Idem pour le comité de lecture.  On peut certes mettre une incohérence sur le compte de la maladresse et du lapsus calami, mais pas cinq.

Or il est notoire, d'une part, que Sevene Pharma soutient les travaux de M. Séralini (et de son équipe) [12] et que, d'autre part, il y a des liens d'intérêts entre les deux [13].  Cette déclaration d'absence de conflits d'intérêt chantournée s'explique donc aisément.  On a affirmé dans un premier temps une absence de conflits - sésame indispensable à la publication - et on ajouté un gloubi boulga destiné à donner le change.


Passe-moi la rhubarbe...

 

Le conflit d'intérêts n'existe que si l'on se place dans le champ de la déontologie scientifique.  Dans la pratique quotidienne, il s'agit d'une convergence voire d'une communauté d'intérêts.  Croisons, recoupons et vérifions donc...

 

Par exemple, voici ce qu'écrivait le magazine Mieux pour moi d'octobre 2009 sous le titre : J'apprends à me protéger de la pollution [14] (c'est M. Séralini qui parle) :

 

" "La bonne nouvelle est que nous avons découvert tout un ensemble de gènes éboueurs de nos cellules (plus de 480 familles) depuis le début du XXIème siècle, qui travaillent en permanence à épurer notre organisme... Mais nous avons aussi trouvé qu'ils étaient... débordés ! Il faut donc les aider, les stimuler. En laboratoire, nous avons travaillé sur des médicaments à base de mélanges savants de plantes biologiques qui savent protéger nos cellules des pesticides, par exemple. Ils ont été mis en pharmacie depuis 2008 par la Société Sevene Pharma. D'autres détoxifications sont possibles mais nous ne sommes qu'au Moyen Âge des connaissances à ce niveau," répond Gilles-Éric Séralini. "

 

Ce texte appelle une nouvelle exégèse sur l'origine de Dig1/'Digeodren' : est-ce un produit du laboratoire de M. Séralini comme suggéré ci-dessus ou de Sevene Pharma comme suggéré dans la publication (voir la note [6]).  Et dans le premier cas, comment et à quelles conditions s'est fait le transfert ?

 

Le site du CRIIGEN apporte une réponse dans un communiqué intitulé : Détoxification des cellules humaines - Avril 2011 et sous-titré en lettres capitales : " empêcher les effets de la pollution et détoxifier nos cellules: c'est possible ! [15] :

" L'équipe du Professeur Séralini à l'Université de Caen et du CRIIGEN (www.criigen.org) démontre les effets négatifs de polluants communs (les herbicides Roundup ou Atrazine, le plastifiant Bisphénol A) sur des cellules humaines. Des combinaisons d'extraits de plantes biologiques, mises au point par la Société Sevene Pharma et dosés de manière précise, ont été capables à la fois de prévenir et détoxifier au moins en partie dans des temps courts les effets cellulaires de ces polluants. Cela ouvre la porte à une nouvelle voie, l'écomédecine, qui n'évitera pas une réglementation moins permissive de l'utilisation des pesticides et de divers polluants. Pour tout contact : criigen@unicaen.fr ou contact@sevene.fr "

 

La perméabilité - l'osmose - entre les deux entités est illustrée ci-dessus par les deux adresses courriel pour tout contact.  N'est-ce pas étonnant de diriger les demandes d'information vers Sevene Pharma pour des travaux de l'équipe du Professeur Séralini à l'Université de Caen (et du CRIIGEN) ?

Sevene Pharma propose aussi un communiqué, annoncé sur sa page d'accueil comme Notre étude sur la prévention d'intoxication des cellules hépatiques [16].  Ce n'est pas là une tentative d'accaparement de l'étude, mais la marque d'un compagnonnage, d'une fusion d'intérêts, puisque l'annonce est faite sous le logo du CRIIGEN.

 

On ne peut du reste que sourire à la lecture du texte :

 

" L'intoxication de cellules hépatiques en lignées est provoquée par les résidus de l'herbicide majeur du monde, présents dans 53% des eaux de surfaces et la vaste majorité des OGM agricoles, le Roundup. La prévention est obtenue par une substance nommée Dig1 à base de plantes biologiques cultivées en France. Cette préparation a été élaborée dans un dosage précis par les laboratoires Sevene Pharma. "

 

Sevene Pharma a aussi une page " bibliographie " avec, en pole position, le Nous pouvons nous dépolluer ! de Gilles-Éric Séralini.  Mais nous n'aurons pas la mesquinerie de le considérer comme un indice de communauté d'intérêts - ou de conflit d'intérêts lorsque M. Séralini publie des articles scientifiques sur des produits de Sevene Pharma.  Quoique... Quand on voit l'énergie qu'il met à jouer les Père-la-pudeur en matière d'indépendance des experts et de fiabilité des études produites par les pétitionnaires en matière d'OGM...  Et sauf que...

 

...Sauf que M. Séralini fait dans cet ouvrage une publicité appuyée pour ses " amis de la Compagnie Sevene Pharma " qui " font pousser à Mazet dans le Gard, sans aucun pesticide, des plantes détoxifiantes et à propriétés médicinales variées du monde entier pour en faire tisanes, boissons légères non sucrées coupées aux fruits, d'une fraîcheur surprenante et très originale, et tout récemment médicaments. " Il ajoute : " Nous avons testé certains de ces extraits de plantes au laboratoire, ils semblent empêcher carrément les polluants de rentrer dans les cellules ! " [17]

 

Alors ? Le manque de clarté et de transparence est une conclusion qui s'impose.  Tout comme l'existence de liens d'intérêts qui dynamitent la déclaration d'absence de conflit faite dans la publication.


" Le CRIIGEN, l'association présidée par le concluant n'effectue pas de travaux de recherche "...

 

C'est ce qu'avait plaidé M. Séralini dans sa désormais célèbre action en diffamation contre le Pr Marc Fellous et l'AFBV, à l'appui de la thèse selon laquelle il a été diffamé en sa qualité de fonctionnaire (voir la note [9]).

 

Cela n'a pas empêché le CRIIGEN d'annoncer, comme on l'a vu plus haut, un magnifique résultat de " [L]'équipe du Professeur Séralini [...] du CRIIGEN ".

 

Et cela n'a pas empêché M. Séralini et trois autres auteurs de se prévaloir du CRIIGEN dans la publication qui est à la base de ce billet.  Comme nous l'avons déjà noté par ailleurs [18], cela soulève une série de questions qui relèvent, au moins en partie, de la déontologie scientifique.  À notre humble avis, un chercheur qui publie ne saurait donner comme affiliation que l'institution au sein de laquelle les recherches ont été conduites.  Il ne saurait arborer, par complaisance, intérêt, militantisme, etc., un autre pavillon.


L'ambiguïté au service du CRIIGEN...

 

Les questions de déontologie se posent avec encore plus d'acuité lorsque l'on sait que l'affiliation litigieuse affichée pour quatre des cinq "caennais" porte sur le CRIIGEN et le Pôle Risques de la Maison de la recherche en sciences humaines de l'Université de Caen (MRSH), plus précisément, " CRIIGEN and Risk Pole MRSH, CNRS, University of Caen 14032, France ".  Autrement dit, sur la même ligne et dans cet ordre, sur une association de droit privé et des entités de droit public.  Le lecteur non averti est donc incité à croire que le CRIIGEN fait partie d'institutions aussi prestigieuses que le CNRS et l'Université [19].

 

Le joyeux mélange de genres continue avec les adresses électroniques, qui renvoient toutes au CRIIGEN (même pour Carine Travert qui ne relèverait que du seul Laboratoire de biochimie EA2608), et ce, à l'Université de Caen.  Il en résulte, au moins en apparence, que l'intérêt public est doublement lésé.  D'une part, l'Université de Caen apparaît indûment comme l'institution faîtière du CRIIGEN [20].  D'autre part, le bénéfice d'une recherche effectuée avec des moyens publics, est l'objet d'un détournement à des fins privées, organisé de toute évidence par un fonctionnaire investi d'un large pouvoir de décision sur les biens publics en jeu.

 

Ce n'est pas là non plus du pinaillage : les adresses électroniques ne font que révéler une forme de commensalisme, voire de parasitisme, à tout le moins critiquable ; et des entorses à la probité qui font d'autant plus tache que le CRIIGEN est bien vétilleux quand il s'agit des cibles de son militantisme.

" [...] les citoyens doivent apprendre à adopter une posture critique et prudente [...] " Certes le Dr (puisque visiblement il tient à son titre) Lemarchand limitait cette sage exhortation à l'information scientifique, mais elle trouve application ici s'agissant de l'usage qui est fait des deniers publics et du crédit (en termes de réputation) généralement accordé aux institutions de recherche publiques.


De bien curieux remerciements...

 

Les remerciements sont une figure imposée des publications scientifiques qui, dans le cas présent, nous réserve un dernier lot de surprises [21].

 

À la place d'honneur : Sevene Pharma, l'employeur de trois auteurs sur huit et le bénéficiaire quasi-exclusif de l'étude.  C'est que l'étude a été " supported " par elle et qu'elle " a fourni Dig1 "... Extraordinaire appui ! Un flacon de 'Digeodren', peut-être deux.  Mais le plus plaisant en l'occurrence est que la directrice générale de la Company se remercie elle-même...

 

Trois auteurs ont bénéficié de bourses du Conseil régional de Basse-Normandie (pour leurs études en général ou spécifiquement pour cette étude ?) et du CRIIGEN.  C'est là aussi une sorte d'autocongratulation.  Mais c'est aussi une manière de citer le CRIIGEN à bon compte.

 

Céline Gasnier a également bénéficié d'une bourse du Comité d'éthique du groupe Lea Nature/Jardin Bio.  Mais contrairement aux deux précédents, qui ne sont que mentionnés, celui-ci est chaleureusement remercié.  Tout comme sont remerciées la Fondation pour une terre humaine et la Fondation Denis Guichard pour un - mystérieux - appui structurel.  Au total, donc, à notre sens, une prose qui a l'apparence du renvoi d'ascenseur ou de l'appel du pied.

 

Et enfin : " We thank John Fagan for the English revision of the manuscript. " Moi pas comprendre " English revision "...


Quant au fond...

 

En août 2008, donc bien avant la publication de l'article à l'étude ici, Frank N. Dost a mis en ligne Peer review at a crossroads-a case study, un brûlot sur les insuffisances du contrôle par les pairs [22].  À l'évidence, la critique des comités de lecture indigents ne peut reposer que sur des articles eux-mêmes indigents.  Parmi ses exemples, un article de l'équipe de Gilles-Éric Séralini [23].  Une grande partie des commentaires de M. Dost - incendiaires - sur cet article s'appliquent à l'étude examinée ici.  Manifestement, ils ont laissé M. Séralini de marbre...  Errare humanum est, perseverare seralinum.  C'est en quelque sorte une marque de fabrique [24].

 

Sur un plan plus général, le travail de recherche sur Dig1/'Digeodren' souffre d'une importante limitation : l'expérimentation in vitro ne fournit pas nécessairement une image de la réalité in vivo.  Observer le sort de cellules hépatiques auxquelles on a fait faire trempette dans des milieux additionnés de Dig1/'Digeodren, de glyphosate pur et de formulations herbicides complètes ne nous avance guère si, dans l'organisme, ces produits ne parviennent pas au foie, ou n'y atteignent pas les concentrations utilisées dans leurs expériences.

 

L'équipe de M. Séralini aurait dû en convenir en citant une synthèse des évaluations du glyphosate produite par Gary M. Williams et al. [25], soulignant l'absence d'indices quant à des préoccupations pour la santé humaine.  Mais quand les faits ne s'accordent pas avec la théorie, on change les faits.  L'équipe a donc écrit que le glyphosate " est supposé ne pas être toxique, seul, chez les mammifères ". Elle a également pris soin de poser des conclusions relatives aux seules lignées de cellules.  Et même de conclure sa conclusion par le classique appel à la poursuite des études : " L'activité de Dig1 devrait maintenant être testée in vivo sur des animaux de laboratoire. "

 Mais 'Digeodren' est déjà en vente.  " [A]vec la plus grande crédibilité " selon le bon docteur Lemarchand.  Et son activité de détoxification vantée.  Par qui déjà ?

 

 
Wackes Seppi



Notes :

 

[1]  http://imposteurs.over-blog.com/article-graves-mesures-de-represailles-du-criigen-a-l-encontre-d-imposteurs-76080268.html

[2]  http://www.criigen.org/SiteFr//index.php?option=com_content&task=view&id=311&Itemid=91

[3]  http://imposteurs.over-blog.com/article-feu-sur-la-pintade--41979612.html

[4]  Dig1 protects against cell death provoked by glyphosate-based herbicides in human liver cell lines, Céline Gasnier1,2 , Nora Benachour1,2 , Emilie Clair1,2 , Carine Travert1 , Frédéric Langlois3 , Claire Laurant3 , Cécile Decroix-Laporte3 and Gilles-Eric Séralini1,2

1  Laboratory of Biochemistry EA2608, Institute of Biology, University of Caen, France
2  CRIIGEN and Risk Pole MRSH, CNRS, University of Caen 14032, France
3  Sevene Pharma, 30170 Monoblet, France

Journal of Occupational Medicine and Toxicology 2010, 5:29 (Published:  27 October 2010)

http://www.occup-med.com/content/5/1/29

[5]  Defined plant extracts can protect human cells against combined xenobiotic effects, Céline Gasnier1,2 , Claire Laurant3 , Cécile Decroix-Laporte3 , Robin Mesnage1,2 , Emilie Clair1,2 , Carine Travert1 and Gilles-Eric Séralini1,2

1  Laboratory of Biochemistry EA2608, Institute of Biology, University of Caen, France
2  CRIIGEN and Risk Pôle MRSH, CNRS, University of Caen 14032, France
3  Sevene Pharma, 30170 Monoblet, France

Journal of Occupational Medicine and Toxicology 2011, 6:3 (Published:  20 January 2011)

http://www.occup-med.com/content/6/1/3

[6] " D is a mixture of diluted plant extracts obtained by Sevene Pharma (Monoblet, France) from original independent macerates corresponding to 1/10 of dried plants in a water-alcohool solution of 45 to 55%. They are afterwards diluted in 70% alcohol with Taraxacum officinalis macerate at 10-4, Arctium lappa at 10-4 and Berberis vulgaris at 10-5. D is prepared in the medium at 2% of the mixture in positive controls. "

Une lecture rationnelle conduit à penser qu'un mélange d'extraits de plantes non identifiées - à l'identité tenue secrète - est ensuite dilué dans de l'alcool à 70 % contenant les trois macérats de pissenlit, etc.  Mais ce n'est pas le cas.  Trois macérats font l'objet d'un mélange et d'une dilution aux concentrations indiquées.  Comme on ne connait pas le temps de macération des teintures-mères, ni les caractéristiques des parties de plantes utilisées, les trois phrases citées sont du bluff.

[7]  http://www.sevenepharma.com/nos-medicaments/sphere-digestive/digeodren.html

[8] " The authors declare that they have no competing interests. The development of Dig1 in Sevene Pharma was performed completely independently of its assessment. The scientists in the University of Caen in charge of the assessment of xenobiotics or plant extracts declare no financial or other interests in the development of these products. "

[9]  http://www.criigen.org/SiteFr/images/stories/conclusions-geseralini_2010.pdf

[10]  Voir par exemple la composition du jury de thèse de Cécile Gasnier - intéressante à d'autres titres encore ! - à :

http://www.unicaen.fr/ednbise/actualites/new_soutenances.html

L'indépendance est décidément mise à toutes les sauces.  Mme Cécile Decroix-Laporte a signé la pétition de soutien à M. Séralini (la liste réservée aux chercheurs, etc.) dans le cadre de la judiciarisation de la polémique scientifique aveBV et le Pr Marc Fellous en se prétendant " indépendant " :

http://sciencescitoyennes.org/IMG/pdf/Signatures_chercheurs_Seralini-1.pdf

[11]  Le Pôle est dirigé par Gilles-Eric Séralini et Frédérick Lemarchand.  Asinus asinum fricat !

http://www.unicaen.fr/recherche/mrsh/risques/equipe

[12]  Voir par exemple : Glyphosate-based herbicides are toxic and endocrine disruptors in human cell lines, Céline Gasnier, Coralie Dumont, Nora Benachour, Emilie Clair, Marie-Christine Chagnon, Gilles-Eric Séralini, Toxicology. 2009 Aug 21;262(3):184-91.  Texte en ligne à :

http://www.barnstablecounty.org/wp-content/uploads/2010/09/gasnier-toxicology-elsevier-262-184-191-glyphostae-ed-human-cell-lines2.pdf

[13]  Voir par exemple Séralini : Nous pouvons nous dépolluer ! :

http://alerte-environnement.fr/?p=1979

[14]  http://www.bionessence-presse.com/rp/200910/2009-10-19~1438@MIEUX_POUR_MOI.pdf

L'article a été repris par " Air naturel " dont les produits étaient décrits face à la partie de l'article consacrée à M. Séralini :

http://airnaturel.free.fr/on_en_parle/MIEUX_POUR_MOI.pdf

[15]  http://www.criigen.org/SiteFr//index.php?option=com_frontpage&Itemid=73

[16]  http://www.sevenepharma.com/actu-page.php?id=1

[17]  Cité par Alerte-environnement, op. cit., note [12].  Voir aussi :

" Aussi, les produits detoxifiants qui fonctionnent bien, à base de mélanges savants de plantes biologiques, et que nous testons (compagnie Sevene Pharma), agissent de concert pour stimuler ces gènes du système de défense détoxifiant sur les cellules des tout-petits et des adultes. " (Les italiques sont de nous.)

http://www.editions-tredaniel.com/upload/presse/sante-yoga-maiserallini

[18]  http://imposteurs.over-blog.com/article-seralini-c-fellous-la-science-politisee-la-justice-instrumentalisee-les-masques-tombent-5-par-wackes-76194721.html

[19]  On peut aussi s'interroger sur la mention du CNRS.  Selon le site du Pôle Risques (voir note [11] pour le lien), celui-ci " est associé au CNRS ainsi qu'à l'axe RITES (Risques Industriels et Techniques pour l'Environnement et la Santé) du CERReV " (les italiques sont de nous).

[20]  On peut aussi s'interroger sur le fait que, selon le site du CRIIGEN, le siège administratif de celui-ci soit " Université de Caen - CRIIGEN - Laboratoire de Biochimie - IBFA - Esplanade de la Paix " :

http://www.criigen.org/SiteFr//index.php?option=com_contact&Itemid=3

[21] " This study was supported by Sevene Pharma Company which provided Dig 1. C.G., N.B., E.C. held fellowships from the Conseil Regional de Basse-Normandie and the CRIIGEN (Committee for Independent Research and Information on Genetic Engineering). C.G. fellowship was also supported by the Ethic Committee of Léa Nature Group/Jardin Bio which is gratefully acknowledged here. Part of the work was accomplished in C.RIS Pharma Company (Cytochromes and GST study) and in IMOGERE (University of Caen) for experiments with radioactive compounds. We would like also to thank the Human Earth Foundation and the Denis Guichard Foundation for structural support. We thank John Fagan for the English revision of the manuscript. "

[22]  http://www.springerlink.com/content/v52t13g2w58413ru/fulltext.html

" Studies of human placental cells and activity of the enzyme aromatase in vitro (Richard et al. 2005) led to a conclusion that glyphosate and Roundup are reproductive intoxicants. This paper is an example of work with no understanding of the study chemical or the elements of toxicology and risk estimation. The description of the experiments and results is incoherent at best. They inform us that glyphosate at concentrations lower than those found in 'agricultural use' is toxic to human placental cells in the presence of 'serum' (undefined). Agricultural use, it turns out, is the concentration in the tank mix, and this is somehow conceived to be the concentration to which human, or fish or beetle reproductive cells are exposed. There are other interesting usages. I have never seen the notation 'LD50' used to describe in vitro cellular responses. For Figs. 3 and 4, we read, "It was obtained at non-toxic concentrations after 18 hr exposure". I wish I knew what 'it', or this sentence, means. The term 'adjuvants' was used frequently, conveying the sense that adjuvants are adjuvants; all are alike whatever the pesticide formulation. The authors learned that a surfactant was present in Roundup from an article in a lay magazine but there was no attempt to learn the nature or behavior of this essentially unknown substance (Richard et al. 2005). They cite a direct biomonitoring study of applicators (Acquavella et al. 2004), but seem to have missed the essential findings that indicated a maximum absorbed daily dose of glyphosate of about 0.004 mg/kg. Assuming uniform distribution and no excretion, the maximized theoretical residual in body fluids resulting from such exposure is about 0.0057 mg glyphosate and 0.002 mg surfactant/L. The zero-effect concentration of 0.05% Roundup was 35,000 times higher than any body fluid concentration that may result from field use of the herbicide (Richard et al. 2005). As to environmental levels, a typical 2 kg/ha application to still water 30 cm deep leads to a maximum concentration of glyphosate of about 0.7 ppm, about 300-fold lower than their no-effect level. Why was there no attempt to do usable time course studies at biologically relevant concentrations? In rationalizing their findings, the authors use a number of references that are unquestionably flawed; they did not take the trouble to critique pertinent reports and they paid little attention to reliable sources. With this paper, they and the reviewers have only made further contribution to the cascade of poor science. And, they have, unwittingly, contributed to the extensive database demonstrating the very limited adverse impact of glyphosate and the formulation Roundup. "

[23]   Differential effects of glyphosate and roundup on human placental cells and aromatase, Richard S, Moslemi S, Sipahutar H, Benachour N, Seralini G-E.  Environ Health Perspect 113:716-720 (2005) :

http://ehp03.niehs.nih.gov/article/info%3Adoi%2F10.1289%2Fehp.7728

[24]  Pour un autre exemple d'obstination dans l'erreur, voir FSANZ response to de Vendomois et al. (2009), A comparison of the Effects of Three GM Corn Varieties on Mammalian Health, Int. J. Biol. Sci. 5  (7): 706-726 :

http://www.foodstandards.gov.au/scienceandeducation/factsheets/factsheets2009/fsanzresponsetoseral4647.cfm

Minutes of the 55th plenary meeting of the Scientific Panel on Genetically Modified Organisms held on 27-28 January 2010 in Parma, Italy :

http://www.efsa.europa.eu/fr/events/event/gmo100127-m.pdf

Et : Les publications de l'équipe du Pr. Séralini démontrent un manquement à l'éthique scientifique, JB Bergé, Directeur de Recherche Honoraire de l'INRA :

" En 2007 l'équipe Séralini publie une analyse statistique des données de toxicologies obtenues par Monsanto sur le maïs Mon863. Cette analyse est réfutée par d'autres scientifiques (3). En 2009 cette équipe reprend ces mêmes analyses, y ajoute des analyses comparables sur Mon810 et NK603 et publie le tout sans tenir compte des critiques formulées sur la publication de 2007 (3), notamment quant au manque de significations toxicologiques des différences calculées. Cela est un manquement grave à l'éthique scientifique. "

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/39/38/37/Critiques-publications-Criigen.pdf

[25]  Safety Evaluation and Risk Assessment of the Herbicide Roundup and Its Active Ingredient, Glyphosate, for Humans :

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0273230099913715

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commentaires

Vanessa 28/05/2015 22:34

Si vous êtes à la recherche d'une opportunité de travail sur internet, que diriez-vous de recevoir un salaire chaque mois, à vie ?
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Bombay Velvet Box Office Collection 06/04/2015 19:06

Good One... Thanks..

anti snoring devices 20/02/2014 12:54

Thanks for the article here for the people to read and educate about the process and the reality that is happening in the world of medicine and development. I am happy to read the article here titled Scientific integrity in small doses, for Wackes Seppi and I will visit again.

ronron 12/07/2011 09:08



Sur les aspects scientifiques et déontologiques développé dans le papier, rein à signaler.


Simplement je suis aller sur le site Sevene Pharma et vérifier cette société sur le site societe.com


http://www.societe.com/bilan/sevene-pharma/414325456200912311.html


je ne comprend pas comment cette entreprise peut vivre sur le plan économique sauf à expertiser un ensemble de sociétes (environ une vingtaine) qui "gravitent" autour.



Stéphane 01/07/2011 08:57



Pas de problème, La coupe est pleine


Effet de perturbateurs endocriniens ??



La Coupe Est Pleine 30/06/2011 15:46



@Stéphane  


Désolé de vous avoir féminisé !


Mais il y a une Stéphanie qui poste souvent sur Imposteur !


Merci de m'excuser pour cette méprise !



Stéphane 30/06/2011 13:25



Merci La coupe est pleine.  J'ai trouvé les 2 articles de B. Ames (PNAS oct. 1990).  Eclairant en effet !


Stéphane (non Stéphanie )



La Coupe Est Pleine 30/06/2011 09:13



@Stéphanie


La liste est si facile à rallonger, qu'on arriverait à dépasser rapidement le catalogue de toutes les molécules de synthèse de la chimie actuelle !


Ainsi Bruce Ames dans les années 1990 à Berkeley avait démontré que l'on consomme 10 000 fois plus de pesticides naturels que de synthèse dans une vie d'occidental classique !



Stéphane 29/06/2011 11:20



@ Tyner et La coupe est pleine :


n'oublions pas l'amanite phalloïde et la toxine botulinique, naturelles aussi. 


Liste facile à rallonger ...



Wackes Seppi 28/06/2011 22:20



Je ne me suis pas particulièrement investi dans l'étude détaillée de la publication, qui n'est pas un modèle de transparence. Mais j'ai relevé ceci : « First, we demonstrated that D
alone was not toxic, at 2% for as long as 72 h, nor was it able to inhibit mitochondrial metabolism (data not shown). »


Pourquoi n'ont-ils pas fourni les données ?



Tyner 28/06/2011 18:19



La Coupe est Pleine, je me permets d'ajouter l'amiante à votre liste, elle aussi parfaitement naturelle.



karg 28/06/2011 09:52



Monsanto? 



La Coupe Est Pleine 28/06/2011 09:37



@Karg


C'est en effet une bonne idée d'appliquer la "méthode" GES sur les produits "naturels" de GES.


L'idée est bonne maintenant qui voudra la financer ?


Le WWF ?



La Coupe Est Pleine 28/06/2011 09:36



"Il est surprenant que Séralini ne réclame pas un test toxicologique ("indépendant" bien sûr) de la
Dig1 sur deux ans sur des rats et un autre animal."


 


Mais pourquoi le feraient-ils ?


Puisqu'il vous dit que ce sont des dilutions d'extraits de plantes .... C'est que du naturel, donc
sans danger !


Sans danger comme :


la Roténone


le Pyrèthre


la Nicotine


la Caféine


l'huile de Neem


les graines germées


....


 


Les AMM, les DJA, les LMR, c'est uniquement pour le
"chimik-qui-nous-tue-un-peu-plus-chaque-jours". En plus ça sert à rien MMR nous a bien dit (pas démontré juste dit) que c'était fondé sur du vent.


(je me demande d'ailleurs pourquoi il faudrait plus de tests toxico sur les plantes
GM, puisque selon MMR tout ça n'est que foutaise)



karg 28/06/2011 09:22



C'est vous qui proposez implicitement de faire des test toxico sur la Dig1, et je propose d'utiliser le protocole de GES. 



GFP 27/06/2011 23:39



@ karg,


Il doit y avoir un malentendu parce que je ne parlais pas de reproduire les manips de séralini. Ce serait sans intérêt.



karg 27/06/2011 15:32



@GFP: ça serait effectivement très drôle, et je pense qu'on devrait le faire.  Il y a bien quelques personnes dans les habitués de ce blog qui ont accès à un laboratoire? En reprennant le
protocole de Séralini (24h dans solution sans physio et à pH non tamponné) on devrait observé les même effets cancéreux et diabétogène. Qui est partant? 



GFP 27/06/2011 15:02



Excellent article !


On appréciera aussi le niveau de l'éthique scientifique de Séralini qui réutilise dans sa dernière publication des résultats déjà publiés. Ainsi la figure 2 de son dernier papier est la même que
la figure 1B publiée dans Gasnier et al. (2009).
La paraphrase devient un art, par exemple:


En 2009 il écrit (ou se fait écrire, après "revisionnage")…


Mortality is dose-dependent for all R in formulations, but there is no dose-dependency to G concentration.


… Ce qui devient en 2010…


In both cell lines, mortality increases with G concentrations and time of exposure to all 4 R formulations, however the increase is not proportional to G concentration (insert Figure 2)


Joli tour de passe-passe n’est-ce pas ? Visiblement le comité de lecture ne s'est pas trop foulé pour relire ce papier.


Il est surprenant que Séralini ne réclame pas un test toxicologique ("indépendant" bien sûr) de la Dig1 sur deux ans sur des rats et un autre animal.


Son fan club est totalement aveugle.



Anton Suwalki 27/06/2011 13:04



Commentaires ironiques récupérés de
la première édition défaillante.


 



Je rencontre un problème avec l'ouverture du
texte.


Commentaire n°1 posté par Sceptique avant-hier à
06h45



 



Oui, quand on clique sur le titre, l'article ne s'ouvre
pas.


Commentaire n°2 posté par Laurent Berthod avant-hier à
09h55



 



C'est vraiment de l'homéopathie, cet article : il n'y a en effet rien
quand on clique sur le lien.


Commentaire n°3 posté par Luc Marchauciel avant-hier à
13h34



 



Splendide : la preuve par l'exemple avec un authentique article
homéopathique 35 CH !


Commentaire n°4 posté par qqvvdb avant-hier à
14h08



 



Excellente démonstration de Wackes Seppi: aucune prise, contradiction
impossible!


Commentaire n°5 posté par Cultilandes hier à
22h32