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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 18:00

Des chercheurs du CNRS ont transformé l'énergie chimique issue de la photosynthèse en énergie électrique. Ils proposent ainsi une nouvelle stratégie qui convertit l'énergie solaire en énergie électrique de manière écologique et renouvelable. Cette biopile pourrait aussi avoir des applications médicales. Ces travaux viennent d'être publiés dans la revue Analytical Chemistry.

La photosynthèse est le processus par lequel les plantes convertissent l'énergie solaire en énergie chimique. En présence de lumière visible, le dioxyde de carbone (CO2) et l'eau (H20) sont transformés en glucose et en dioxygène (O2) dans une série complexe de réactions chimiques. Les chercheurs du Centre de recherche Paul Pascal (CNRS) ont mis au point une biopile qui fonctionne à partir des produits de la photosynthèse : le glucose et l'O2, et qui est composée de deux électrodes modifiées avec des enzymes.
Cette pile est insérée dans une plante vivante, dans le cas présent un cactus.

Grâce à ces électrodes très sensibles à l'O2 et au glucose, une fois implantées dans le cactus, les chercheurs ont réussi à suivre l'évolution de la photosynthèse in vivo en temps réel. Ils ont pu observer l'augmentation du courant électrique lorsque qu'une lampe est allumée et une diminution lorsque celle-ci est éteinte. Par ces expériences, les chercheurs ont aussi pu observer pour la première fois l'évolution du glucose en temps réel lors de la photosynthèse. Cette méthode pourrait offrir de nouvelles pistes dans la compréhension des mécanismes de la photosynthèse.

D'autre part, les chercheurs ont montré qu'une biopile implantée dans un cactus pouvait générer une puissance de 9 μW par cm2.Le rendement étant proportionnel à l'intensité de l'éclairage, une illumination plus intense accélère la production de glucose et d'O2 (photosynthèse), il y a donc plus de combustible pour faire fonctionner la biopile. Dans un futur lointain, ce dispositif pourrait éventuellement offrir une nouvelle stratégie pour transformer l'énergie solaire en énergie électrique d'une façon écologique et renouvelable

Au-delà de ce résultat, l'objectif initial de ces travaux est la mise au point d'une biopile pour des applications médicales. Elle fonctionnerait alors sous la peau de façon autonome (in vivo) en puisant l'énergie chimique du couple oxygène-glucose naturellement présent dans les fluides physiologiques. Elle pourrait ainsi alimenter des dispositifs médicaux implantés, tels que, par exemple, des capteurs autonomes sous-cutanés mesurant le taux de glucose chez les patients diabétiques.

 


 

 

 

L’article d’origine sur le site du CNRS :


http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1797.htm

 

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commentaires

Araucan 02/03/2010 20:56


Si je comprends bien, il n'y a pas eu de biopile : juste suputation qu'il était possible de faire une biopile, en détournant le courant électrique de la photosynthèse (pas vraiment une nouvelle, ce
dernier) : la perf est sur l'anode plantée dans une cellule, pas sur l'annonce exagérée qu'une biopile est possible.


La coupe est pleine 25/02/2010 12:14


Intéressant en effet. Mais une production en crête de 0,000009 Watt par cm², comparée à un panneau photovoltaïque  SIT TE 2000 qui produit 0,01 Wc.(cm²)-1.
Il y a encore du chemin avant d'en faire une source abondante d'énergie !
Mais cela n'enlève rien à la performance du phénomène.

Pour faire des "centrale" Bio-photoélectriques,  il faudrait "drainer" l'energie par induction sur des réservoirs salins pour stocker l'énergie "proprement".

Maintenant si j'avais un maïs qui produirait de l'énergie dans des micro-charges réparties sur les feuilles. On disposerait potentiellement pour une plante adulte de 0,36W à raison de 4m² de
feuillage.
Donc admettons qu'un "faucheur volontaire" un peu nerveux, fauche 6 pieds par mouvement. Qu'il effectue 30 rotations par minute on a potentiellement 64,8W par minute !
Si l'on pouvait "chainer" les pieds pour avoir une intensité disponible plus importante. A partir quel point le faucheur est obligé de s'arrêter pour cause de brulure des mains ?
Ce serait pas si mal comme système !
Ouais, mais si le "faucheur" est trop "roots", il va avoir un manche en bois sur sa faux !
Bah ! ça vaut rien ce truc ! 


Sceptique 25/02/2010 08:57


Simplement passionnant!