La permaculture, c’est perma-louche

Publié le par Anton Suwalki

Parmi les mouvements qui prétendent proposer des alternatives à « l’agriculture productiviste », avez-vous entendu parler de la permaculture ? 

 

http://permaculturefrancophone.org/principes-de-design/

http://www.permaculturefrance.org/

 

Laissons les permaculteurs ou permaculturistes (sic !) la présenter :

 

« La permaculture est une science de conception de cultures, de lieux de vie, et de systèmes agricoles humains utilisant des principes d'écologie et le savoir des sociétés traditionnelles pour reproduire la diversité, la stabilité et la résilience des écosystèmes naturels. »

 

Vaste programme pour une seule science ! Comme toujours, la science alternative prétend supplanter la science tout court en allant chercher dans le passé les « savoirs traditionnels ». On ne s ‘étonnera donc pas que ses enseignements soient dispensées loin des universités classiques, mais dans une « université populaire ».

 

Mouvement folklorique, ou sectaire ?

 

D’un côté, les élaborations agronomiques de la permaculture ne paraissent pas bien méchantes, juste quelques banalités consternantes déguisées en trouvailles géniales et rassemblées sous le terme fumeux de Design. On ne s’étonnera pas que comme pas mal de charlatans, les théoriciens de la permaculture croient nécessaires d’envelopper leurs recettes à deux balles dans un jargon savant :

 

« Il faut aussi comprendre que l’énergie se transforme, mais ne se perd vraiment jamais. L’énergie du soleil rentre dans les plantes grâce à la photosynthèse, et ensuite se transforme encore quand nous ingérons cette plante… Il est toujours mieux de capturer l’énergie le plus tôt possible. Suivant le second principe de thermodynamique, quand il y a transformation de l’énergie, il y a aussi augmentation de l’entropie, c’est à dire une dégradation de la qualité de celle-ci. En bref, à chaque fois que l’énergie se transforme, elle perd de sa qualité et de sa force. L’énergie du soleil est moins forte (moins utilisable) dans une feuille de laitue et encore moins dans des crottes de lapin ». Mais , je dirais même plus, davantage dans une crotte de cormoran !

 

Peut-on trouver beaucoup de candidats à un mode de production et de vie archaïques ? S’il s’agit de faire des expériences à la Bouvard et Pécuchet, utiliser les poules pour désherber son jardinet, pourquoi pas ? Mais s’il s’agit de vivre de sa production, c’est déjà plus aléatoire.

 

Or ces archaïsmes « permacoles » sont présentés dans un projet global de micro-communautés alternatives à qui le directeur de l’Université populaire de permaculture, un certain Steve Read, , visiblement un « sage omniscient », promet « une vie abondante, saine, sûre et en harmonie ». Louche !

 

D’où viendrait donc cette « vie abondante » ? On retrouve à ce sujet l’anthropomorphisme de l’écologie profonde qui consiste à prêter à la nature des intentions correspondant à ses propres désirs :

 

« Pour prendre soin de la terre nous travaillons avec la nature et pas

contre, pareil avec la nature humaine, travaillons avec ! Les systèmes que

nous voulons transformer seront guidés, pas forcés vers l'harmonie et

l'abondance. Le principe éthique de redistribuer nos surplus est vraiment

différent des systèmes actuels et même historiques, c'est le principe du

pommier qui chaque année donne des centaines de kilos de pommes, comme ça. Il y a juste les petits pépins à l'intérieur que l'arbre veut distribuer et quand ils pousseront, il y aura encore plus d'abondance. »

 

 

 

Notre économiste distingué propose également une version très personnelle du multiplicateur keynésien, à travers le projet d’une monnaie locale : « Dans l'économie telle que nous la connaissons, en faisant nos courses dans les grands magasins et centres commerciaux, l'énergie que nous dépensons à gagner de l'argent est tout de suite dispersée dans les flux d'argent planétaires alors que très peu restera sur place, si ce n'est la part des salaires des gens qui y travaillent. Mais comme eux font également leurs courses dans ces mêmes magasins, leur argent aussi partira. Les AMAP et les monnaies alternatives sont par définition locales et donc tout ce qui y est dépensé, continuera à circuler dans la région, en créant ce que les économistes appellent un « effet multiplicateur ». Chaque fois que de l'argent/de l'énergie passe de main en main à l'intérieur du système en échange de services ou de produits, c'est comme si la valeur d'un sou d'origine se multipliait à chaque fois. » .

 

Or une monnaie locale, forcément non convertible, ne garantit qu’une seule chose, que tous les échanges aient lieu au sein du système clos où elle est admise. Dans un système archaïque, elle ne permettra d’échanger au plus (sans thésaurisation) que ce que le potentiel de production peut produire, c’est-à-dire pas grand chose.

 

Pour le reste : autarcie, spiritualisme, contrôle social étroit (sous couvert de communautés suffisamment petite pour que tout le monde se connaisse et pour éradiquer le crime et la délinquance), restriction programmée des possibilités de déplacements individuels (plus que quelques véhicules possédées par la collectivité), description étonnement précise et normative de maints aspects de la vie sociale pour un système qui prétend n’avoir de limites que l’imagination de ses créateurs : les « Bio-régions » ,« Perma-lieux » , « Perma-tones », etc..  et autres entités pittoresques de la permaculture ne sont peut-être pas les lieux de convivialité et d’harmonie que promettent ses promoteurs. Si l’intention sectaire n’est pas établie au départ, le risque de dérive sectaire, lui, existe bien. 

Anton Suwalki

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Laurence Biberfeld 05/08/2020 12:31

Il est vrai que les quelques milliers de scientifiques à l'origine du dernier rapport de l'IPBS sont des clowns à genoux devant le moindre gourou, que la recherche scientifique a totalement délaissé les services systémiques rendus par les systèmes écologiques ainsi que leur fonctionnement, que la phytosociologie est un truc de baba déjanté, la biomasse terrestre (les petits machins qui rendent le sol vivant) n'est pas de 75% et d'ailleurs le sol n'a aucune différence avec des billes de polystyrène, donc hardi petit continuons avec l'agriculture de papa, trois parasites qui se collent sur les applications réelles d'une science réelle suffisent à la dévaluer surtout que tout ça n'est pas très rentable en fait : https://ipbes.net/glossary/conservation-agriculture

redding acute nursing 13/11/2019 15:12

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lilianb 10/03/2019 18:42

La permaculture ,c'est un système qui en est en réalité est déjà un constat d'échec.
Déjà l'étude laisse croire que l'on dégage un revenu de 55 000 euros sur 1000m2... alors sur un hectare on gagne un demi million d'euros par an ? En vendant des poireaux, des tomates ? En réalité les 1000m2 sont une portion d'un système de plusieurs hectares qui ne marcherait pas sans. Cette ferme embauche plusieurs personnes pour la faire tourner. Les revenus sont théoriques : valeur du légume produit uniquement, et au meilleurs prix.
Cela n'intègre pas le temps nécessaire pour écouler la vente !
De plus le système de production est intensif et repose sur des intrants massifs (compost de surface). La vie du sol n'est pas exploitée
On peut produire plus en travaillant moins sur plus de surface...
Le seul intéret pour moi de cette étude est de démontrer la précarité des maraichers et du prix trop bas des légumes en regard du travail que cela nécessite.
La seule rentabilité réelle de toutes ces fermes de permacultures (ex: Bec Helloin) c'est les formations qu'ils vendent à ceux qui croient pouvoir s'en sortir comme cela.
En réalité il faut beaucoup d'investissements en foncier, technique, abnégation (premières années non rentables), matériel (des serres etc) pour s'en sortir.
C'est simplement un choix de vie, il faut s'attendre à vivre avec moins, beaucoup moins. Et qui est pret à cette décroissance ? A jeter son smartphone tout puissant ?

Christophe Lagrange 10/03/2019 17:31

La polémique du Bec d'Helloin est bien connue...
Un bon coup marketing sous couvert de "permaculture" pour obtenir de la visibilité à coup d'infos douteuses pour certaines, beaucoup de main d'oeuvre pas cher attirée...et le tour est joué, on vend du rêve et le rêve fait vendre.

De toute façon la permaculture est une philosophie, un mode vie, une manière d'habiter, de consommer, des rapports sociaux, l'autonomie alimentaire et donc le jardinage naturel n'étant que des pans de ce type de projet. 90% des gens qui parlent de permaculture ne font en fait que du jardinage naturel et c'est très bien!. Peu de gens peuvent réellement pratiquer la permaculture dans ses grandes lignes, il faut de l'espace, plus ou moins de moyen humain, financier, matériel (du bobo aux communautés junkies tout est possible), ni dans un lotissement ni dans un micro jardin de beau quartier, ni dans les jardin familiaux... la permaculture dans sa globalité!

Mais beaucoup de gourous, beaucoup d'incompétents, beaucoup de stages, beaucoup de surf sur ce terme hype....ca pullule sur le net, il faut bien vendre et se vendre.
Malheureusement il y a beaucoup de pigeons qui n'ont ni un minimum de formation et de connaissance de base , ni le recul pour ne pas tomber dans le panneau, leur rêves prennent réalité le temps d'un week end à 300 euros mais le retour à la réalité est surement cruel pour beaucoup d'entre eux qui aspirent à une vie meilleure quand il s'agit de vouloir s'installer en commençant par la question du foncier.

Le retour à la terre et à une vie plus sobre à un prix pour moi, mais ce n'est que celui de sa propre volonté, une question de choix, d'investissement et d'opportunités et surtout pas du blabla de certificat obtenu en une semaine, ça c'est du pipeau.
La permaculture n'est de toute façon pas vraiment adapté à un projet professionnel (ou dans de rares cas) sauf lorsqu'il s'agit d'en parler et on en revient au paragraphe précédent...

Quand au néojardinier du net et de facebouc pour se faire valoir, c'est du même ressort, ça parle plus qu'autre chose mais bon faut croire qu'ils arrivent à en vivre .

Ca me fait penser à un site connu de permaculture sur le net dont le créateur faisant dans les sites pornos jusqu'à il y a peu (et dans le dieudonnisme aussi)!! Quand on voit les 3 photos de son potager ça oscille clairement entre le cynisme et l'opportunisme de webmaster.
Mais tout le monde à le droit de changer hein..
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Carine Dubois 08/03/2019 18:08

Reflexion assez intéressante de l'auteur concernant un peu toutes les dérives de toutes ces nouvelles tendances là , à savoir toutes ces nouvelles pseudo(s) mode(s) agroécologiques ,permacultures et autres. Là, il est vrai où on pourrait commencer à s'interroger c'est lorsqu'on commence à voir de plus en plus tout ces vautours de cette nouvelle économie verte à vouloir créer leur ASBL ou entreprise un peu partout tout simplement par simple profit facile et demander des prix de ouf comme 1000 euros pour seulement 10 journées de formations en permaculture ! Et c'est là moi que je dis halte ! Là ça devient du vol même voir de l'escroquerie sachant que très clairement cette discipline n'a aucune fondation scientifique et reconnaissance de l'état . Faux pas déconner 1000 euros c'est le prix d'une année de minerval chez nous à l'unif en Belgique. Bientôt si cela continue il y aura plus de formateurs et de consultants que de pratiquants. Cherchez l'erreur.

Stéphane Durateau 08/03/2019 17:12

La permaculture ça se discute ! Tout simplement la permaculture est à l'agronomie ce que l'osthéopatie ,l'acunpuncture ou l'homéopathie est la médecine ...une pseudo science technico-alternative ! Donc ,attention....à boire et à manger ! Encore une fois les adeptes de cette discipline ne doivent pas la considérer comme l'unique solution à terme , mais plutôt une technique alternative par moment et par endroit à notre mode d'agriculture dite conventionnelle et traditionnelle de notre société à moyen et long terme ! Un peu comme en medecine ,on soigne d'abord le fond avec la vrai science dite medecine conventionnelle et ensuite si on veut on augmente ses chances individuelles de guérisons avec du pseudo alternatif si on veut de son coté ! La permaculture c'est pareil , on cultive, pratique et nourrit d'abord tout le monde avec une agronomie dite conventionnelle ( le plus souvent le plus propre possible bien évidemment) et le particulier augmente ses chances de rendements individuelles avec de l'alternatif comme la permaculture dans son jardin après s'il le souhaite avoir plus . Attention encore une fois la permaculture n'est pas une science , juste une tradition ancestral (pour ne pas dire technique) agronomique revisitée et reformulée ni plus ni moins de nos ancêtres un peu partout dans le monde !

binVoyons 16/01/2019 21:04

Ah il y avait longtemps que je n'avais lu autant d'obscurantisme...
pour votre culture, la perma-culture a été le fruit de travaux de maraichers autour de grandes métropoles, elle n'a pas attendu le 21eme siècle pour exister. En effet il fallait nourrir beaucoup de mon dans peu d'espace autour de Paris par exemple. Bon je respecte que tu ais un avis différent mais au moins je me nourris auprès de perma-culteur pour mon grand bonheur. Excuses moi par avance si je ne lis pas ton édito sur la bio-dynamique.

justeunemisaupoint 03/12/2018 11:14

Aujourd'hui le système permaculture fonctionne très bien et même moi qui suis débutant j'ai bien compris que la permaculture c'est une philosophie pour ne pas dire spiritualité. Bein oui ! Une personne soucieuse de son impact sur l'environnement (celle qui à fait la démarche) et une personne qui consent qu'un monde fascinant et presque mystique l'entoure et qu'on se doit de le respecter. De plus, du ce que j'ai lu et vu dans les témoignages, la permaculture c'est un monde déshinibé de jugement. Il y a surtout beaucoup de sourire, de joie, d'entraide, de lucidité et de la science bien entendu .. Attention donc à ne pas dévier sur du "archaïque" car la dedans il y a beaucoup de nouveau... De plus, on ne peut pas dire que ce que tu appelles "science tout court " soit un bon exemple pour le confronter à la perma. Je dois dire que la science actuelle nous à emmener à ce carnage climatique et notamment dans l'agriculture. Bon hormis ca je respecte ton opinion infondé et rempli de critique sur la permaculture. ;) Un conseil... visites en une de ferme et tu verras l'amour qu'ont ces gens même pour toi !

Kropotkine 10/10/2017 17:38

Après il est vrai que dans la permaculture comme dans beaucoup de domaines "alter", il y a tout un tas de charlatans, voir de gourous qui profient de l'engouement du bobo pour faire du fric: vente de livres, DVD, stages avec main d'œuvre qui paye pour bosser, ...

Un exemple dans un domaine voisin de la permaculture, l'agroécologie, Terre & Humanisme, amis des Colibris, assoc de Pierre Rahbi (le médiatique gouru réac) : http://afis-ardeche.blogspot.fr/2012/09/humanisme-notre-visite-chez-des.html

Ce genre de pratique discrédite ceux qui bossent vraiment et qui en vivent sans s'en vanter.
Après la permaculture en elle-même n'a rien de nouveau, elle était intensivement utilisée au XIXe siècle autour de Paris par exemple (maraîchage) avec des rendements élevés.
Contrairement à ce qui est écrit dans l'article, il ne s'agit pas d'obscurantisme, d'anti-lumières, mais au contraire d'utiliser la science et des techniques raisonnées (low-tech) pour quantifier / améliorer la qualité et la productivité, et réduire l'impact sur l'environnement.
La permaculture semble bien pouvoir être "rentable" (dans un contexte capitaliste), il suffit de voir la situation de paysans surendettés, ne tirant même pas en SMIC malgré des subventions en agricultures productiviste, tout en dégradant leur environnement (à commencer par leur propre santé), ce sont les premières victimes du systèmes, les secondes étant les consommateurs bouffant de la merde, avec divers intermédiaires (banques, vendeurs d'engrais et pesticides, grossistes, grande distribution ...) accumulant le capital et captant la survaleur du travail de l'agriculteur, au détriment des acteurs réels (producteurs et consommateurs de la valeur d'usage).

Kropotkine 10/10/2017 16:42

Article réac et pitoyable, sans aucun fondement scientifique, dans la pure traditition du confusionnisme de la toile.

Pour la permaculture, lire l'étude de l'INRA citée dans un autre commentaire, qui montre que cela peut être très productif et assez rentable (en gros 50000 Euros de CA pour 1000m2 et un emploi), même dans un monde capitaliste... Et on ne peut pas vraiment taxer l'INRA d'anti-système...

Bref, une alternative crédible qui nécessiterait davantage d'investigations sur une plus grand échelle, par exemple sur le triangle de Gonesse au lieu du projet Europa City des multi-milliardaires Mulliez qui va engloutir 350 Millions d'argent public, tout ça pour bétonner, et cannibaliser les emplois d'autres centres commerciaux et parcs d'attractions, temples de la surconsommations déjà non rentables...

ossau 11/10/2018 22:18

50.000 euros de ca sur 1000m2 ? nan sérieux .......

Silouspu 27/08/2017 17:32

Quel est l interet de cet article debile...

binVoyons 16/01/2019 21:06

quel est l'intérêt de ce blog? ;-)

Andy 12/03/2017 02:18

Je doute que ces citadins aux désirs farfelus de vie rurale, auraient ces lubies de culture de la terre, si demain on leurs offrait 200 millions d'euros.. leur souci c'est simplement qu'ils en ont marre de faire un boulot de merde en ville, payé que dalle et coincés entre la tyrannie vulgaire de petits chefs imbus d'eux-mêmes et des métros qui puent l'excrément.. et je suis assez d'accord avec l'article mais pour d'autres raisons.. dans le sens où effectivement il y a une hérésie dans cette manière de vivre.. nous sommes au 21ème siècle.. pas au 19ème dans une communauté amish.. et encore que je respecte plus les amish que ces hippies psychotiques du 21ème.. car les amish sont bien plus cohérents dans leur projet de vie entre la terre et Dieu, et vivent réellement sans le recours de la civilisation c'est à dire sans électricité, sans gaz, sans téléphone, sans internet, sans compte en banque, sans CB, dans un entre-soi assez fascinant.. bref un réel art de vivre Autre.. enfin tout le monde n'a pas envie de vivre dans le trou du cul de la France à faire pousser des patates à profusion.. seuls les êtres trop faibles pour supporter la pression morale de cette société post moderne, fuient dans l'autisme, l'autarcie, tout en s'inventant des prétextes parfois très sophistiqués à leur fuite et à leur fragilité psychique.. la plupart fuit la dépression, le mal-être, et leur propre problématique qui les empêchent de s'épanouir en ville et d'être serein vis à vis de la vie citadine.. on peut vivre dans une forme de décroissance et développer sa spiritualité partout, pas besoin de s'enterrer au fin fond de la Creuse, ou de l'Auvergne, et faire la promotion d'une soi-disant meilleure façon de vivre en cultivant la terre.. les pro-permaculture vous êtes vraiment des paumés de l'existence à refuser le monde à ce point tout en voulant hypocritement profiter des bienfaits de la technologie, à savoir le smartphone, internet, énergie, voiture, essence etc.. quand je vois autant d'imbéciles, je me gausse de l'effondrement du monde, car oui le monde s'effondre et nous n'y pourrons rien.. absolument rien, ce n'est qu'une question de temps.. alors prenons plaisir à la vie où que nous soyons, où que nous vivions, et quoique nous fassions..

woodall samuel 16/02/2017 19:49

je suis désolé de voir cette page apparaitre sur google search... ça pue la droite conservatrice, tu travail pas pour Monsanto pour dire des ânneries pareilles? Mon Jardin en permaculture me fournira sans travail intensif une multitude de fruits, plantes aromatiques, légumes, assés pour nourrire 4 personnes toute l'année ( c'est juste ce qu'il me faut, à qui bon faire plus) et sans une goute d'engrais merdique ou d'insecticide-fongicides... Perma power! essayez pour en parler

CG 18/12/2020 08:27

Puisque la permaculture te laisse beaucoup de temps, tu en profiteras pour réviser ton français.

Maguite 26/03/2016 18:37

Bla bla bla, bla bla bla, bla bla bla... A l'ombre des grands chênes on ne trouve que des glands !
A l'ombre des multi-nationales aussi... Inutile de disserter avec des glands financés par le lobby de l'agriculture industrielle (Monsanto et consort), messieurs Alexandre Cessateur, Wackes Seppi ou encore Anton Suwalki entre autres, "grands spécialistes du pseudo scientifique" qui blablatent sur le web, savent-ils faire autre chose !?

Permaculture 17/01/2016 12:42

La perma n'a pas vraiment de définition en soin, il y a autant de perceptions et définitions que de permaculteurs :-)

Love!

Permaculture 29/03/2016 15:46

Oups >> en soi*

Michael Karner 17/12/2015 10:04

Pitoyable article qui en fait qu'illustrer le fait qu'Anton, tu n'y as rien compris!

Tu devrais prendre le soleil et y passer un peu de temps, avec ces poules dans ton jardin. Cela te ferait le plus grand bien.

Salut!

Alex 24/11/2015 14:35

Bonjour.

Il y aura toujours des alters contre d'autres alters, question d'égo et de reconnaissance. Je gueule que la terre est plate et j'emmerde ce qui dise que celle-ci est ronde juste pour montrer que j'existe. Aucun problème avec ça. En finalité c'est drôle et ça crédibilise d'autant plus ce qui est critiqué.

La permaculture est une science jeune portée par des personnes hétéroclites avec une moyenne d'âge elle-aussi jeune cherchant des alternatives à un modèle qui s'essouffle sans le rejeter totalement. C'est aussi ça qui fait chier. C'est facile de juger et cracher sur du gourou ou de la secte mais quand ici le mouvement s'ancre dans une vision large et sociétaire, les arguments s'amenuisent et on cris à l'imposteur en espérant recevoir un échos pour ne pas se sentir seul.

Je n'utiliserais donc pas d'arguments théoriques pour défendre la permaculture mais mieux encore préférant l'acte à la parole, je vous fait par chers amis d'une invitation à venir chez moi voir concrètement la réalité de ce qu'est la permaculture et surtout ce qu'elle apporte à un projet et surtout sa viabilité qui en est un des principes essentiels. Cela ne fait que 3 ans que le projet est installé, ça aurait été mieux 10 bien sûr mais je me trouvais au collège à cette époque ...

Je lance donc cet appel à l'échange sans bien sûr vouloir convaincre à tout pris ou détruire la pensée d'autrui puisque sincèrement je m'en fou et je sais d'avance que nos auteurs préféreront rester dans leurs petits cocons hors sol et bien au chaud plutôt que de sortir dehors subir les joies de la vraie vie. Avez-vous au moins mis une fois votre main dans la terre et goûter les fruits de votre propre travail et de la nature ? J'en doute ...
A bon entendeur sans réel jugement puisque comme le dit si bien un groupe que j'aime, "de toute façon, vous n'êtes qu'une brique de plus dans le mur."

coco 16/09/2015 19:46

Bonsoir, après nombreuses recherches et tentatives de m'envoyer suivre un "stage" en permaculture par interet financier par la personne qui insistait je me rends compte que la permaculture c'est surtout un moyen de faire de l'argent à travers des livres DVD et théories reveuses. J'ai quelques années de maraichage biologique je me lance à mon compte d'ici peu n'étant pas très convaincu par "l'abondance" "le rendement de folie" que l'on entend partout mais qu'on voit nul part je vais donc rester sur mes bases aquises et y rajouter quelques idées personnelles je compte en faire mon métier donc en vivre et faire découvrir le gout la diversitée. Pour ce qui est de la permaculture soyez prudent je trouve pas ca normal de devoir payer pour travailler et en plus comme je le vois souvent non seulement il faut payer pour une science dite plus humaine plus proche de la nature mais en plus à travers des noms douteux on se retrouve à fabriquer la maison des personnes chose que je trouve honteuse et pas logique du tout, à ce train la la permaculture deviendra vite très peu sérieuse ... trop de formateurs conseillers designers mais pas de "vrai" jardinier ?

Jean-le-Bon 30/08/2015 15:19

Quelques éléments de critiques repris d'un magazine britannique (the land magazine), du site smallfarmfuture.org.uk et de son fil de commentaires :

Tout d'abord, l'auteur de cette critique explique que sa publication a été faite bien trop tardivement, de peur des représailles possibles par ce qu'il appelle "les brigades d'éco-panglossiens", qui sont d'ailleurs bien représentées dans ce fil de commentaire.

" Les tendances et croyances du jeune "diplômé" en "permaculture" moyen :

- Croyance que le non-labour, le paillage, le verger multistrate, la polyculture, le pâturage en masse, la volaille en confinement mobile, les cultures pérennes, les thés de compost et diverses autres techniques doivent être pratiquées de préférence à toutes les autres techniques classiques sans aucune exception.

- Croyance que tout ce qu'ont pu raconter Bill Mollison ou David Holmgren ou une poignée d'autres auteurs divers et avariés est au-dessus de toute critique.

- De même, croyance que la manière de faire des "permaculturistes" les plus populaires ou les choses faites sur les implantations les plus populaires doivent être copiés-collés sur tous les sites.

- Croyance que la permaculture a résolu le problème du système faible-entrant et gros rendement. Alors que les méthodes alternatives utilisés sont des gouffres d'efforts et de temps pour des résultats passables -la raison pour laquelle elles sont alternatives.

- Croyance, par conséquent, que toute personne ayant des difficultés à vivre de l'agriculture est dans l'échec car elle ne suit par les bons principes.

- Sourire moqueur et hautain à la vue de la lutte contre les mauvaises herbes, à la vue des houes, des bêches, des tracteurs, etc.

- Croyance que voir l'anecdotique jardinet où sont entassé pêle-mêle le plus de plantes vivaces alimentaires possible prouve définitivement que la permaculture peut nourrir le monde.

- Croyance que la mise en parcelles d'essai scientifique et que l'analyse numérique sont réductionnistes et inutiles.

- Croyance que les personnes questionnant la théorie et la pratique derrière les principes de la permaculture sont des empêcheurs de tourner en rond et des rabat-joie malintentionnés.

- Et surtout, le plus important, admettre à qui veut l'entendre que la permaculture n'apporte pas de réponses techniques ou théoriques miracles universelles, mais juste un vague état d'esprit et une série de trucs et astuces, avant d'aller crier sur les toits tout juste l'inverse.

Autres tendances lourdes :

- Exagérer jusqu'au ridicule le rôle de petits trucs et astuces de conception paysagère amateur, et sous-estimer voire carrément omettre les bases de la production et de la compétence agricole.

- Tendance à porter aux nues les dernières anecdotes à la mode relayées par les gourous populaires incapables de vivre de l'agriculture, et tendance à snober totalement ce que les fermiers locaux et prospèrent réalisent ("qui font de la permaculture sans le savoir") en appliquant les pratiques rationnelles classiques.

- Tendance à la pensée quasi-religieuse, dans laquelle les rudiments de la rigueur scientifique sont rejetés en tant que "positivisme" ou "réductionnisme", et sont remplacé par une foi aveugle en la jactance du gourou.

- Dédain total vis à vis des agriculteurs passés et présents, et la conviction que ce qu'ils ont réalisé est mauvais.

- Compréhension superficielle voire fictionnelle du fonctionnement des agroécosystèmes.


La "permaculture" a été récupéré pour faire tourner des business familiaux, centré autour d'un culte du leader, le tout alimenté par une usine à pseudo-cursus pseudo-diplômants et à travailleurs volontaires en coup de vent.

Il n'y a quasiment aucun travail de recherche réel et crédible effectué. Le business tourne autour la vente de livres, de dvd et de "diplômes" en ligne.

Le fossé entre la face internet commerciale tenue par deux trois geeks et conseillers marketing, et la face monde réel, se creuse de plus en plus. Le mouvement ne tient plus que par un culte de la personnalité, en fait, la permaculture est devenu une sorte de virus internet, tout comme les principaux acteurs du mouvements (les "cerveaux" de l'affaire).

Personne n'est sérieux à propos de la permaculture en tant que réelle science de la conception. Une communauté de praticiens un poil sérieux tenterait de s'appuyer sur des données et études revues par des pairs, et non pas sur le dernier blabla en date de celui qui a le meilleur bagou sur youtube ou show dvd. A l'inverse le discours tend même à snober ce genre d'études, prétextant que méthode scientifique et la révision par les pairs sont du réductionnisme, du corporationisme, etc.

Donc ça fini par donner des "projets" qui finissent comme ça :
http://www.flickr.com/photos/2326/
Il s'agit de l'institut de permaculture de Jordanie... Qui continue sa petite vie en ligne.

La permaculture est dans la situation de la médecine alternative, dominée par des entrepreneurs escrocs et des apprentis-gourous de secte. "

Fin de citation.

Jean Pierre 08/03/2019 14:56

Je partage à 100 %

Gislain 08/08/2015 16:03

C'est tout de même malheureux que ce lien vienne en 5eme position de Google lorsque l'on fait une recherche sur la permaculture. C'est presque étrange. Surtout au vu de la bêtise intellectuelle du dit article qui traduit une méconnaissance et un travail de recherche quasi inexistant. Inquiétant qu'une personne prétendant relever l'imposture du net présente un protocole de recherche aussi peu scientifique. En sommes au même titre que beaucoup le font sur le net, il prétend nous révéler la vérité, avec une attitude dépourvu d'objectivité, vous êtes imposteur Monsieur. Même Wikipédia présente une analyse de la permaculture plus pondéré et rigoureuse. Juste lamentable.

Lutger Dujardin 08/03/2019 15:00

Phil : 100 % d'accord !

Tonio 21/08/2015 01:06

@phil
"Sur une année, de septembre 2013 à août 2014, et sur 1000m2 cultivés,
la valeur récoltée est de 50800 €, pour une charge de travail sur les parcelles de 2000 heures."
"Toute personne qui intervient sur une parcelle de l’étude note la nature et le temps de l’opération,et ce quel que soit son
statut : permanent de la ferme, stagiaire,…"
Source
http://www.fermedubec.com/Institut%20Sylva%20-%20Rapport%20interm%C3%A9diaire%20n%C2%B04%20-%20d%C3%A9cembre%202014.pdf

phil 10/08/2015 19:14

Ben quand on fait des recherche on trouve surtout du blabla et peu de résultat probnt concret et mesuré. Il y a les diseurs de verités qui ont réponse à toutes les questions mais qui souvent n'ont pas grand chose à montrer dans leur potager et les grosses fermes de permaculture qui vivent surtout du travail et du financement produits par les stagiaires...rien de bien probant à part le discours esotérique décrit dans l'article...