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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 11:59

À propos d'une cochonnerie pseudo-scientifique,

la contribution de Wackes Seppi


C'est intitulé « A long-term toxicology study on pigs fed a combined genetically modified (GM) soy and GM maize diet » [1].  C'est d'une équipe – d'une association de fortune – australo-états-unienne dirigée par Mme Judy A. Carman.  Et c'est publié dans un obscur journal australo-néozélandais, le Journal of Organic Systems.

Et c'est (presque) aussi lamentable que le désormais illustrissime « Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize » de Gilles-Éric Séralini et al. [2] ; cet article publié dans Food & Chemical Toxicology en même temps que douze commentaires ou lettres à l'éditeur critiques, voire ravageuses pour la réputation scientifique et même personnelle des auteurs de l'article.

Mme Carman ne sera toutefois pas aussi célèbre que M. Séralini.  Le tapage médiatique n'a pas été aussi intense ; elle n'a pas bénéficié des relais qu'offrent en France des journaux complaisants, à la recherche de gros tirages, et des journalistes qui ont depuis longtemps jeté la déontologie aux orties au profit de la propagation de leur idéologie et de leurs fantasmes et phobies ; et elle évolue dans un milieu moins sensible (jusqu'à quand ?) à la désinformation des marchands de peur.

Mais il est intéressant d'examiner les étonnantes convergences.


L'escalade de la maltraitance : après les rats, les cochons


M. Séralini avait maintenu en vie des rats complètement déformés par des tumeurs, pour les besoins de sa campagne médiatique, suscitant des accusations de « manquements vis-à-vis des principes éthiques communément respectés en recherche animale » [3].

Dans l'étude Carman, les porcs ont été manifestement maltraités.  Deux groupes de porcs ont été élevés pendant 22,7 semaines (159 jours) aux États-Unis d'Amérique, dans une porcherie d'engraissement ; l'un a été nourri avec une ration de maïs et de soja OGM (le maïs contenant trois événements), et l'autre avec une ration non-OGM [4].  À la fin de l'étude, la mortalité a été de 14 % pour le témoin et de 13 % pour le traitement.  Les auteurs ont osé noter que cela correspondait aux normes de la production porcine aux États-Unis d'Amérique.  L'analyse post mortem a aussi montré que près de 60 % des porcs survivants des deux groupes souffraient de pneumonie.

Deux conclusions s'imposent : les animaux n'ont pas été bien traités ; et il est difficile de tirer des conclusions d'une expérience avec des animaux malades.


On ne fait pas mentir le dogme !


L'expérience a été affligée de malfaçons, comme chez...  Il manque d'importantes données, comme chez...  L'analyse statistique est contestée, comme chez [5]...

Avec toutefois une différence de degré, à l'avantage incontestable de Carman et al.  En fait, leur étude n'aurait pas été scrutée avec autant d'assiduité si elle avait été interprétée correctement et honnêtement.

         RAS !

Selon le résumé :

« Il n'y avait pas de différences entre les porcs ayant eu une alimentation GM ou non GM pour la consommation, le gain de poids, la mortalité et les analyses biochimiques de routine du sang.

Paraphrasons : RAS !

Précisons toutefois : une absence de preuve de nocivité – telle qu'elle ressort de la citation ci-dessus – ne vaut pas preuve de l'absence de nocivité.  Tout au plus indice.


            Une pêche aux (« bonnes ») différences significatives


Ah, mais il y a la suite !  Nous respecterons le charabia (sachant que l'inélégance du style est souvent le reflet de la confusion de la pensée) :

« L'alimentation GM était associée à des différences gastriques et utérines chez les porcs.  Les porcs nourris aux OGM avaient des utérus qui étaient 25 % plus lourds que les porcs nourris au non-OGM (p = 0,025).  Les porcs nourris aux OGM avaient un taux d'inflammation sévère de l'estomac plus élevé avec un taux de 32 % des porcs nourris aux OGM, à comparer à 12 % pour les porcs nourris au non-OGM (p = 0,004).  L'inflammation sévère de l'estomac était plus grave chez les mâles nourris aux OGM d'un facteur 2,2 par rapport aux mâles nourris au non-OGM (p = 0,041) et chez les femelles nourries aux OGM d'un facteur 4,0 par rapport aux femelles nourries au non-OGM (p = 0,034). »

Les auteurs ont analysés des dizaines de paramètres.  L'expérience n'avait en définitive pas pour but de vérifier une hypothèse, mais de trouver de quoi étayer une conclusion prédéfinie, à savoir « OGM = mauvais » ; car c'est sur ces deux paramètres que les auteurs se sont empressés de communiquer.

Qu'ils aient trouvé deux différences qui soient significatives dans ces conditions tient davantage du hasard que de l'effet de l'alimentation, d'autant plus que le lien de causalité n'est pas du tout évident.  Cette étude est un bel exemple de sophisme du tireur d'élite texan.


            Les utérus : moyennes et médianes – ou (0,12 – 0,10)/0,10 = 25 % ?


Selon le tableau 2, le poids de l'utérus était en moyenne de 0,10 % (non-GM) et 0,12 % (GM) du poids total.  La différence ne fait pas 25 % ! Sur les médianes (0,086 % et 0,105 % respectivement), c'est 22 %.  Alors, erreur ou volonté de tromper ? Ou cours de maths chez Ma & Pa Kettle [6] ?

Le réponse est dans le texte : les médianes sont devenues 0,084 et 0,105 % après élimination d'une valeur jugée extrême chez les coches témoins.  C'est peut-être acceptable sur le plan de la méthodologie statistique, mais on peut se demander si la valeur écartée (selon le tableau 2, ce doit être 0,31 %) est vraiment aberrante sur le plan biologique ; et quelle aurait été la signification statistique (qui, rappelons le, n'est pas forcément une signification biologique ni une preuve de relation cause-effet) sans cette correction.

La différence a, évidemment, été présentée comme une preuve de la nécessité de mener des recherches complémentaires parce que, selon les auteurs, une telle différence de poids pourrait être le reflet de toutes sortes de problèmes (hyperplasie endométriale ou carcinome, endométrite, endométriose, etc.).  Mais les auteurs n'ont pas cherché à en savoir plus par un examen plus approfondi... et pour cause ! Formuler des hypothèses anxiogènes – dans le cadre d'une industrie du doute – était plus utile à leur projet que de les analyser !

Les analyser et peut-être trouver que la différence n'avait aucune signification dans le cadre de l'expérience.  Car elle peut s'expliquer par d'autres facteurs que le caractère GM de l'alimentation, par exemple par la teneur en isoflavones des sojas (qui peut varier naturellement de 700 mg/kg à près de 10,000 mg/kg [4]), les mycotoxines, ou l'entrée en puberté [7] [8].


            Les estomacs : la couleur ne fait pas l'inflammation !


Il y a des photos, comme chez...  Elles sont  peu compréhensibles... comme chez...

Enfin... quand même plus compréhensibles et plus utiles que chez le maître en manipulation médiatique.  Ce sont des photos d'estomacs censées illustrer les quatre degrés d'inflammation, pas des photos de rats affligés de tumeurs énormes, dont la seule utilité a été de renforcer et de pérenniser l'impact médiatiques ; ici, les photos d'estomacs sont banales, et on a inclus des témoins (quoique le choix eût pu être fait différemment puisque les deux groupes sont affligés des mêmes inflammations ; ou que l'on eût pu présenter sans problème ces photos sans les attribuer à un groupe ou un autre).

Les auteurs ont procédé à une observation visuelle des estomacs et procédé à un classement en quatre groupes (inflammation absente, faible, modérée et sévère).  Les critiques ont porté sur la méthode, notamment le fait qu'il y a eu tri sélectif des résultats, les différences disparaissant si l'on ne fait que deux groupes, et sur l'exploitation statistique [9] [10].  En gros comme chez...  Encore que...  Chez celui-ci, il y a eu martèlement de résultats sans analyse statistique (il paraît du reste qu'on ne peut pas faire de statistiques sur des nombres entiers...).

Mais la critique la plus grave porte sur le manque de signification de l'observation visuelle, sur l'absence de corrélation entre couleur et inflammation [11] :

« le Dr Robert Friendship, un professeur du Département de médecine des populations au Collège vétérinaire de l'Ontario, Université de Guelph, et spécialiste de la gestion de la santé des porcs [...] a conclu qu'il "était incorrect pour les chercheurs de conclure qu'un groupe présentait plus d'inflammations de l'estomac que l'autre groupe parce que les chercheurs n'ont pas examiné l'inflammation des estomacs [...]". »

Le verdict est sans appel ! Et extraordinairement humiliant pour les auteurs.  Comme pour...

De plus, il n'y a pas d'indications sur des affections qui seraient liées, biologiquement parlant, à des inflammations stomacales sévères [12].

Comme dans le cas des utérus, il n'y a pas eu de vérification histologique[11].  Une erreur fatale... enfin à moins de considérer que l'objectif était l'alimentation de l'industrie du doute et de la peur.

Nous ajouterons pour notre part qu'il y a une différence non négligeable entre les sexes, relevée par les auteurs, sans qu'il y ait d'explication évidente.  Une différence selon les sexes – oups ! les « genres » ? Mais cela rappelle quelqu'un !

L'extraordinaire découverte de Carman et al. pourrait donc se réduire à une... histoire de couleur et une manipulation scientifique et médiatique comme celle dénoncée dans un dessin célèbre [13].  Et comme pour...

 

         Les différences qui gênent


Á regarder de plus près, l'essai pourrait très bien s'interpréter comme... une supériorité de la ration GM... comme chez...

Il suffit de consulter le tableau 3 qui résume la proportion d'animaux affectés par une pathologie.  Neuf organes étudiés, les poumons et l'estomac faisant l'objet d'un examen plus détaillé, ce qui donne 18 valeurs au total.  Aucune anomalie dans trois cas, y compris les reins dont l'illustre professeur-militant de Caen ne cesse de clamer qu'ils sont affectés par les OGM, et les intestins.  Davantage de problèmes chez les témoins dans quatre cas, y compris le foie, autre organe sensible, avec six anomalies contre trois ; et davantage de problèmes dans trois cas pour le traitement.

L'examen des estomacs a fait l'objet d'une classification pour les (prétendues) inflammations et les ulcères.  Il y moins d'estomacs sans inflammations dans le témoin que dans le traitement (8 contre 4), plus d'érosions (63 contre 58), et autant d'ulcères, pris ensemble (28), mais moins d'ulcères francs (15 contre 17) et hémorragiques (0 contre 2).

Certes les valeurs ne sont pas statistiquement significatives, mais cela n'interdit pas une analyse biologique des résultats au moins indicative.  Et l'indication, c'est à vue de nez l'absence de signe sérieux de problème lié à une alimentation GM.

 


Les petits gros plus


         Une étude en aveugle ?

La question a été posée, comme pour...

Dans les commentaires sur l'excellent Biofortified [4], M. Chris Preston a relevé une déclaration de l'un des auteurs de l'étude, M. Howard R. Vlieger (voir ci-après), sur le comportement des lots [14] qui laisse entendre que les éleveurs connaissaient l'identité des groupes.

Et, comme par hasard, les porcs nourris à l'OGM étaient, prétendument, plus irritables et plus agités que les témoins...  Et si nous interprétions : moins apathiques ?


         Une auteure « engagée »

L'auteur principal, Judy A. Carman, est une militante anti-OGM, comme...

Comme..., elle fait état dans son article de son affiliation à une officine de désinformation, en l'occurrence l'Institute of Health and Environmental Research [15].  Comme pour... c'est essentiellement une boîte aux lettres et un site internet sans personnel et, notamment, sans aucune capacité d'expérimentation [16].

Comme..., elle offre ses services à Greenpeace [16].  Comme..., elle est intervenue dans le « débat » sur l'aubergine Bt en Inde [17].


         Un auteur « intéressé »

Le second, Howard R. Vlieger, en plus d'être un militant très actif, est un co-fondateur de Verity Farms, un groupe qui « fait » dans le bio et le « naturel » [18] ; il en est (ou était) le président .  Ce n'est pas indiqué dans l'article, mais les porcs avaient été élevés dans une ferme de ce groupe, apparemment la sienne.  C'est comme chez... dans le cas de son étude sur les vertus magiques de détoxification de produits dont l'identification était transparente [19].

M. Mark Lynas, un militant anti-OGM qui a fait son chemin de Damas, a soulevé cette question [20].  La réponse de Mme Carman vaut le détour [21] : « Les auteurs ne sont pas des activistes [anti-]OGM ; ce sont des experts hautement compétents » !


         Un financement « philanthropique »


L'étude a été financée, selon l'article, par l'IHER (cette boutique australienne d'apparence criigénique) et Verity Farms, la participation de l'IHER ayant elle-même été financée par le Gouvernement de l'Australie occidentale et un particulier, M. George Kailis.  Enfin rien que des philanthropes, comme dans le cas de...

Réponse de Mme Carman [21] à M. Lynas [20] : « Le financement de l'étude a en fait été dérivé d'un supporter actuel de la technologie GM ».  Voilà une tentative de dissimulation qui rappelle...

Mme Carman a même l'audace d'écrire :

« Il est clairement indiqué dans l'article que le principal financier de la participation de l'IHER dans l'étude est le Gouvernement de l'Australie occidentale, et le gouvernement actuel est en faveur des cultures GM. »

Un énorme mensonge de plus !


         Un banditisme politique et financier

Il y a tout lieu de croire que ce financement public a été de AU$92.000 (à peu près autant en US$) ou du reliquat de cette somme.  La subvention avait été accordée par un ministre de l'agriculture violemment hostile aux OGM, aux méthodes peu banales [22], et au prix d'un véritable abus de pouvoir [16].  Et ce, en... novembre 2005 [23].  Les preuves ou les indices ? Il n'y a aucune étude d'alimentarité sur le site de l'IHER ou de Mme Carman avant celle examinée ici.  Et c'est confirmé par ailleurs.

L'emploi des fonds a été tenu secret après le changement de gouvernement, ce qui a provoqué quelques communiqués percutants du nouveau ministre, M. Terry Redman [24], et en réponse de Mme Carman, qui n'a pas hésité à se mettre en scène à la troisième personne avec des éloges dithyrambiques [25].  Tiens, un égo démesuré...


         Elle ment effrontément...


Il est clair que les  AU$92.000 sont une miette par rapport aux 168 porcs élevés au départ, ou aux 145 restant à l'arrivée du fait d'une mortalité anormale.  C'est donc un mensonge et une imposture d'écrire : « « Le financement de l'étude a en fait été dérivé d'un supporter actuel de la technologie GM ».  Car ledit financement, si tant est qu'il ait été utilisé pour l'expérience et non pour la recherche de partenaires, ou d'autres usages, ne peut qu'être accessoire.  Il est du reste significatif que les auteurs de l'article se sont gardés de préciser quand les porcs avaient été élevés.

Le gouvernement actuel de l'Australie occidentale est libéral-national.  Ce gouvernement est en faveur de la technologie GM.  Il est aussi sceptique au sujet des résultats de Mme Carman et de M. Vlieger et de leurs associés, et apparemment prêt à en découdre sur la question du détournement de fonds [26].

Tout cela ne permet donc pas à Mme Carman de répondre comme elle l'a fait, sans rictus facial (« with a straight face »)que l'étude a été financée par « un supporter actuel de la technologie GM » : des fonds lui avaient été alloués par un autre gouvernement, de surcroît de manière incontestablement illicite, en novembre 2005 ; elle n'a su qu'an faire et d'est donc réfugiée dans le mutisme sur l'emploi des fonds pendant quelques années, le temps qu'on lui présente un partenaire inespéré (voir ci-après).


         Pas de conflits d'intérêts

         « The authors declare that there are no conflicts of interest. »

À ce stade, tout commentaire devient superfétatoire.

Sur Biofortified [4], un commentateur note par ailleurs que les tests ADN ont été réalisés par Genetic ID, Fairfield, Iowa, US, une entreprise liée au mouvement anti-OGM, qui a donc un intérêt financier à convaincre les gens que les OGM sont dangereux.  Elle est dirigée par M. John Fagan [27].

Pas de conflits d'intérêts ? Comme pour...


        

  D'extraordinaires remerciements

Sur ce plan, il n'y a pas de comparaison.  Mme Carman et al. ont produit une liste de... 38 noms.

Dont M. Kim Chance, cet ancien ministre de l'agriculture du gouvernement de l'Australie occidentale qui a débloqué des fonds au mépris des règles applicables ; M. John Fagan, activiste anti-OGM lié au mouvement de la méditation transcendantale [26] [27] ; M. Jack Heinemann, un scientifique militant anti-OGM notoire ; M. Arpad Pusztai, qu'on ne présente plus ; M. Jeffrey Smith, autre anti-OGM notoire, anciennement professeur de danses de salon et adepte du vol yogique [28] [29].

M. Mark Lynas n'a pas manqué de relever les curiosités Fagan, Pusztai et Smith [20].  Réponse de Mme Carman [21] : deux d'entre eux sont (seraient) des scientifiques aux compétences reconnues ; on est mort de rire...

Quant à M. Smith, il a été remercié, en résumé, pour avoir établi le lien entre Mme Carman et M. Vlieger.  Ce qui pose d'intéressantes questions sur l'emploi des fonds alloués par M. Kim Chance sur la cassette du gouvernement de l'Australie occidentale et sur l'attitude hostile de Mme Carman face aux demandes d'explications du gouvernement suivant sur l'utilisation des fonds et l'avancement de l'étude que ces fonds étaient censés financer.

        

Une obscure publication

Comme pour... on aurait pu s'attendre à ce que les extraordinaires découvertes de Mme Carman et al. soient publiées dans une revue prestigieuse, Nature ou Science, par exemple.  Il n'en fut rien.  Le Journal of Organic Systems [30] est un obscur journal australo-néozélandais.

De plus sans références dans le domaine couvert par l'article de Mme Carman et al.

De plus sponsorisé par l'Organic Federation of Australia, la fédération australienne de l'agriculture biologique [31], ou l'Econation néozélandaise qui prône l'alimentation biologique [32].

          

Une formidable agressivité

Mme Carman est l'heureuse bénéficiaire d'un site [33] conçu selon le même principe que celui qui prétendument soutient un certain...  Prétendument car, dans les deux cas, les propriétaires du site ont toutes les caractéristiques de faux-nez.

Elle y est présente avec une extraordinaire agressivité et pratique l'ad hominem sans vergogne.  En témoigne par exemple sa réponse à M. Mark Lynas [21].  Nous avons déjà vu ça avec..., quoique sur d'autres sites...

Et il y a aussi une autre tactique commune : les menaces de plaintes en diffamation [34].

Wackes Seppi



[1]  http://www.organic-systems.org/journal/81/8106.pdf

[2]  http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0278691512005637

[3]  http://www.recherche-animale.org/methodologie-de-letude-de-g-e-seralini

[4]  Pour une discussion sur la ration : Lack of care when choosing grains invalidates pig feeding study :

http://www.biofortified.org/2013/06/pig-feeding-study-gmo/

[5]  On trouvera quelques critiques ici (avec liens) :

http://www.biotech-now.org/food-and-agriculture/2013/06/more-junk-science-is-the-carman-pig-study-seralini-2-0#

[6]  http://www.youtube.com/watch?v=Bfq5kju627c

[7]  http://www.forbes.com/sites/henrymiller/2013/07/17/you-can-put-lipstick-on-a-pig-study-but-it-still-stinks/

[8]  http://www.foodstandards.gov.au/consumer/gmfood/Pages/Response-to-Dr-Carman's-study.aspx

[9]  http://www.sciencemediacentre.org/expert-reaction-to-new-study-on-gm-pig-feed-and-stomach-inflammation/

[10]  http://weedcontrolfreaks.com/2013/06/gmo-pig/

[11]  http://tdaynard.com/2013/06/14/full-statement-by-professor-robert-friendship-university-of-guelph-on-study-by-carman-et-al-on-feeding-of-genetically-modified-corn-and-soybeans-to-pigs/

[12]  http://sleuth4health.wordpress.com/2013/06/13/the-new-pig-study-gets-an-f-in-science/

[13]  http://xkcd.com/882/

[14]  http://www.foodsafetynews.com/2013/06/study-says-gmo-feed-may-harm-pigs/#.Ue1gY9K-2dk

[15]  http://www.iher.org.au/

[16]  http://www.onlineopinion.com.au/view.asp?article=6042

[17]  Notamment :

http://www.iher.org.au/Image/Docs/2ndSubmissionGMbrinjal.pdf

[18]    http://oneradionetwork.com/health/howard-vlieger-gmos-and-glyphosate-residue-in-crops-are-proven-to-disrupt-digestion-in-the-entire-food-chain-including-us-november-6-2012/

Sinon, une simple recherche sur la toile dévoile les « capacités » de ce personnage.

[19]  http://www.imposteurs.org/article-la-probite-scientifique-a-dose-homeopathique-par-wackes-seppi-77922370.html

[20]  http://www.marklynas.org/2013/06/gmo-pigs-study-more-junk-science/

[21]  http://gmojudycarman.org/a-specific-reply-to-mark-lynas/

[22]  http://gmopundit.blogspot.fr/2007/10/kim-chance-in-wa-accused-of-misleading.html

[23]  http://gmojudycarman.org/western-australia-unprecedented-political-attack-on-gm-scientist/

[24]  http://www.farmweekly.com.au/news/agriculture/cropping/general-news/wa-rejects-gm-study/1668291.aspx

[25]  http://gmojudycarman.org/western-australia-unprecedented-political-attack-on-gm-scientist/

[26]  http://www.northqueenslandregister.com.au/news/agriculture/cropping/general-news/new-gm-study-questioned/2659892.aspx?storypage=0

[27]  http://www.veda.fr/Fagan.html

[28]  http://en.wikipedia.org/wiki/Jeffrey_M._Smith

[29]  http://academicsreview.org/reviewed-individuals/jeffrey-smith/

[30]  http://www.organic-systems.org/

[31]  http://www.ofa.org.au/

[32]  http://www.econation.co.nz/index.html#.UfQBJNK-2dk

[33]  http://gmojudycarman.org/about-us/

[34]  http://www.farmweekly.com.au/news/agriculture/cropping/general-news/threats-prompt-gm-rethink/2638189.aspx?storypage=0

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commentaires

bob 10/09/2013 23:07


Un commentaire du prof de U. Guelph que vous auriez vu citer:

«They did not suggest that the heavier
uterine weight might be a result of some of the pigs in one pen of 42 pigs reaching puberty, which would be a reasonable possibility or that there may be estrogen-like substances in the feed at
low levels. The testing that was performed for mycotoxins which are capable of producing estrogen-like compounds and are common was completely inadequate to rule-out this possibility.»
Enfin, j'attend toujours qu'on m'explique comment des transgènes (RR, BT, LibertyLink etc) transformés en bouffe, puis soumis à la digestion d'un porc peuvent avoir une influence sur
la santé animale. 


Le titre de l'étude est aussi étrange. Pourquoi parler d'étude à long terme alors qu'un porc peut vivre 10 ans? Les 4 mois d'élevage ne représentent donc qu'une petite partie de la vie du
cochon. 

schangi 10/09/2013 16:35


Pour écarter toute ambiguïté entre le français et l'anglais, il faut rappeler que "organic" ne se traduit pas, dans le contexte de l'article, par "organique", mais par "bio". Aucun rapport donc
avec par ex. la chimie organique


Le "Journal of organic systems" n'est donc que le "Journal des bidules bios", ce qui à mon avis, par son seul titre dévalue complètement sa valeur scientifique.