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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 12:15

La plainte en diffamation portée par Gilles-Éric Séralini contre Marc Fellous et l'AFBV a donné lieu à un intense tapage politico-médiatique sur fond d'incroyables bassesses.

 

Courtisés par une presse friande d'articles accrocheurs et vendeurs – de bons scandales, même et peut-être surtout fictifs, et d'une bonne dose d'anxiogènes – G.-É. Séralini et ses amis se sont épanchés.  Ainsi, sur 20 minutes , G.-É. Séralini a-t-il dénoncé la recherche « scienti'fric » sous le titre « La recherche scientifique se bat pour son indépendance » [1].  C'est l'hôpital qui se moque de la charité, l'activisme anti-OGM et les travaux de M. Séralini étant financés par de très généreux donateurs pas vraiment désintéressés : par exemple Greenpeace dont le fond de commerce en Europe (mais pas aux États-Unis où siègent de puissants semenciers producteurs d'OGM...) consiste à dénigrer les OGM, à attiser les peurs et à surfer sur elles ; par exemple Carrefour qui vient de lancer un étiquetage « nourri sans OGM » sur sa ligne de produits animaux.

 

Quoi de plus performant, dans la dénonciation de la recherche « scienti'fric » , que de pointer le doigt vers un chercheur qui aurait – le conditionnel est de rigueur ici – déposé un brevet ?

 

Mme Corinne Lepage, politicienne multicartes (écologiste à Paris, centriste à Bruxelles et Strasbourg ; ardente militante anti-OGM à Paris, rapporteur – donc censée doté d'une dose de neutralité pour rapprocher les points de vues des uns et des autres – d'un projet de directive sur les OGMs à Bruxelles et Strasbourg ; etc.), ne s'est pas retenue sur Mediapart [2] :

 

 « L’association qui dénigre le professeur Gilles-Eric Séralini est composée de personnes qui ont des liens avec l’agrosemence. Le conseil de Gilles-Eric Séralini a établi, preuves à l’appui, que 14 membres de cette association avaient déposé des brevets auprès des agrosemenciers et que 12 d’entre eux administraient ou étaient employés par une firme agrosemencière. Quant à Marc Fellous, il omet dans son CV de préciser qu’il a déposé 2 brevets pour la société YEDA qui est la partie commerciale de l’institut Weismann. »

 

Nous savons maintenant, grâce à Mme Marie-Monique Robin – très actif relai médiatique du consortium anti-OGM – que le CV incriminé est celui que M. Fellous a présenté au Tribunal [3]. 

 

Mme Robin nous confirme que le conseil de M. Séralini a fait (faire) une recherche pour tracer tous les brevets – utilisons ici un raccourci linguistique – des membres de l'AFBV et nous en livre quelques résultats.  Comme le montre le paragraphe relatif à M. Gérard Faure, pour lequel elle a oublié de supprimer la mention de la pièce (de la preuve écrite), elle a eu accès à la version électronique des conclusions de l'avocat...  Preuve éclatante de l'existence, à côté des chercheurs militants, de journalistes militants.  Les résultats de la recherche sont exprimés sous la forme suivante : « M. X est en relation d'affaires avec la firme Y. »

 

Ces gens ont tout faux.

 

Nous l'illustrerons par le cas de M. Fellous, puisque c'est lui l'accusé.  Il y a erreur déjà au niveau des fondamentaux.  Les demandes de brevet ont été déposées en Europe par les institutions ou les entreprises, par Yeda dans notre exemple ; les personnes mises en cause par la défense de M. Séralini et par ses supporters sont alors mentionnées pour ce qu'elles sont – comme inventeurs – conformément à la loi [4].  Aux États-Unis d'Amérique, la législation impose que les demandes soient déposées par les personnes physiques qui ont inventé l'objet à breveter, mais, dans ce cas, les demandes sont assignées à l'institution ou l'entreprise dès le dépôt de la demande [5].

 

Dans le cas de M. Fellous et de Yeda, l'invention portait sur un clonage et expression d'une protéine, qui module la réponse cellulaire à l'interféron du type 1.  On est très loin des « agrosemenciers » de Mme Lepage (du reste, un curieux néologisme).

 

Les intrépides chercheurs de noise sont allés vite en besogne.  Le deuxième brevet en quelque sorte reproché à M. Fellous a été déposé pour l’INRA, l’Institut Pasteur et le CEA aux USA [6], l'Office européen des brevets en donnant quatre déposés par des institutions françaises avec M. Fellous comme co-inventeur [7].  Et rien sur les OGM, mais sur des sondes moléculaires et une séquence polynucléotidique.

 

Le plaignant et son conseil semblent aussi ignorer – ou font semblant – que les institutions de recherche déploient des politiques de propriété intellectuelle actives tendant à valoriser les inventions, soit en déposant des brevets pour leur propre compte ou au nom de leur bras commercial (Yeda dans le cas de l'Institut Weizmann), soit en cédant les droits à une entreprise mieux à même de procéder à cette valorisation.  C'est là une politique vigoureusement promue au niveau de l'Union européenne ainsi qu'en France.  Sauf accord d'entreprise plus favorable, ou accord particulier entre l'institution et le chercheur-inventeur, les droits de celui-ci sont régis en France par la partie du Code de la propriété intellectuelle relative aux inventions de salariés.

 

En conséquence – et sans compter le fait que toutes les demandes n'aboutissent pas à la délivrance d'un brevet – écrire que« M. X est en relation d'affaires avec la firme Y. » est extrêmement aventureux et, dans le contexte de la plainte, diffamatoire.  Quant à Mme Robin qui jette  complaisamment les noms en pâture sur le blog qu'Arte met à sa disposition grâce à l'argent public, c'est d'une indigence intellectuelle et morale certaine.

 

L'avocate Corinne Lepage se trouve dans la même situation d'ignorance, réelle ou feinte, et aggrave son cas par des déclarations abracadabrantesques ; en particulier, un brevet se dépose auprès d'un office, pas auprès « des agrosemenciers ».

 

Mais il y a mieux : la paille et la poutre...

 

Nous avons eu la curiosité d'interroger les bases de données.  Résultat : Une demande internationale de brevet a été déposée dans la cadre du Traité de coopération en matière de brevets (de l'OMPI) par la Yang Ji Chemical Company Ltd., de la Corée du Sud, pour tous les États désignés sauf les États-Unis d'Amérique, dans lesquels la demande était déposée par les inventeurs – dont M. Gilles-Éric Séralini – pour leur propre compte [8].  Selon Esp@cenet, les demandes française et européenne sont réputées retirées [9].  Aux États-Unis, la demande suit son cours [10].  De cette configuration a priori étonnante il ressort que M. Séralini peut se voir reprocher aussi bien les « relations d'affaires » avec une entreprise qu'une démarche de recherche « scienti'fric » dans son intérêt personnel !

 

Le plus étonnant dans cette affaire, c'est que M. Séralini évoque le dépôt d'un brevet dans la vidéo de la conférence de presse qu'il a tenue avant l'audience [11].

 

Le titre de l'invention était : Utilisation d'un composé de formule (i) inhibiteur de l'aromatase à des fins thérapeutiques et composés de formule (i) en tant que tels, le domaine médical étant « plus spécifiquement (...) la prévention et le traitement d'un cancer, particulièrement un cancer du sein, ou du psoriasis. »

 

Nous avons trouvé un article de février-mars 2010 intitulé Les OGM contre la biodiversité, dans lequel M. Séralini pontifiait sur les brevets de plantes et de médicaments en ces termes [12] :

 

« Par ailleurs, les industriels ont demandé des brevets sur ces plantes. Ils ont inventé paradoxalement des plantes suffisamment différentes pour être brevetées, mais pas suffisamment pour être étiquetées (a) ! Il faut se souvenir que dans certains pays du Sud, on ne peut pas se payer des médicaments contre la malaria ou le sida parce que ces mêmes industriels qui font des OGM et des médicaments ont empêché les pays du Sud de produire des génériques. De la même façon que les brevets sur les médicaments peuvent limiter l’accès aux médicaments dans les pays pauvres, les brevets sur les plantes limitent l’accès aux semences et induisent la famine. (b) »

 

Et donneur de leçons avec tout ça...

 

Au fait, le chapeau de cet article disait : « Le professeur Gilles-Éric Séralini est un farouche opposant aux OGM » Il n'y a pas eu de plainte en diffamation...

Wackes Seppi


 

 

Notes :

(a) argument très fallacieux de GES : le brevet pour une plante transgénique est déposé pour protéger le mode d’obtention d’un caractère donné, pas pour sanctionner une « différence » que représenteraient en soi les plantes transgéniques. La revendication de l’étiquetage des produits issus des OGM par Greenpeace, GES and co. vise à tromper le consommateur en lui faisant croire que les PGM sont intrinsèquement différentes des autres plantes.

(b) GES démontre ici une compassion très suspecte à l’égard des pays pauvres : il feint de déplorer que les brevets empêchent ceux-ci de produire des médicaments génériques, notamment contre le SIDA, mais dans le même temps il est membre du très louche réseau ACECOMED qui n’a de cesse que de dénoncer ces médicaments « chimiques ».

http://www.medecine-ecologique.info/

             

            De la même façon, dans le cas des « brevets sur les plantes [qui] limitent l’accès aux semences » , GES ne se bat pas pour le libre accès aux semences GM, mais toute son activité vise leur interdiction pure et simple.

 

Nous n’avons affaire ici qu’à des arguments strictement opportunistes.

Anton

 


 

Références :

[1]  http://www.20minutes.fr/article/627473/planete-la-recherche-scientifique-bat-independance

 

[2]  http://www.mediapart.fr/club/blog/corinne-lepage/231110/la-riposte-des-lanceurs-dalerte

 

[3]  http://robin.blog.arte.tv/2010/12/06/le-proces-seralini-fellous-et-les-conflits-dinteret-de-lafbv/

 

[4]  http://fr.espacenet.com/publicationDetails/biblio?KC=A1&date=19900523&NR=0369877A1&DB=fr.espacenet.com&locale=fr_FR&CC=EP&FT=D

 

[5]  http://patft.uspto.gov/netacgi/nph-Parser?Sect1=PTO2&Sect2=HITOFF&p=1&u=%2Fnetahtml%2FPTO%2Fsearch-bool.html&r=1&f=G&l=50&co1=AND&d=PTXT&s1=Marc.INNM.&s2=fellous.INNM.&OS=IN/Marc+AND+IN/fellous&RS=IN/Marc+AND+IN/fellous

 

[6]  http://patft.uspto.gov/netacgi/nph-Parser?Sect1=PTO2&Sect2=HITOFF&p=1&u=%2Fnetahtml%2FPTO%2Fsearch-bool.html&r=2&f=G&l=50&co1=AND&d=PTXT&s1=Marc.INNM.&s2=fellous.INNM.&OS=IN/Marc+AND+IN/fellous&RS=IN/Marc+AND+IN/fellous

 

[7]  http://fr.espacenet.com/searchResults?locale=fr_FR&query=txt+%3D+%22marc%22+and+txt+%3D+%22fellous%22&compact=false&DB=fr.espacenet.com

 

[8]  http://www.wipo.int/patentscope/search/en/detail.jsf?docId=WO2005033104&recNum=1&docAn=FR2004050471&queryString=FP:(Seralini)&maxRec=1

Ce texte a été scanné et comporte des erreurs de saisie.

 

[9]  http://fr.espacenet.com/searchResults?locale=fr_FR&ST=quick&IA=S%C3%A9ralini&compact=false&DB=fr.espacenet.com

 

[10]  http://appft.uspto.gov/netacgi/nph-Parser?Sect1=PTO2&Sect2=HITOFF&p=1&u=%2Fnetahtml%2FPTO%2Fsearch-bool.html&r=1&f=G&l=50&co1=AND&d=PG01&s1=seralini.IN.&OS=IN/seralini&RS=IN/seralini

[11]  http://www.terre.tv/fr/1_biodiversite/8_ogm/3472_le-lanceur-dalerte-gilles-eric-slini-attaque-en-diffamation- (vers 6:30)

 

[12]  http://www.sosfaim.be/pdf/publications/defis_sud/93/ogm_seralini.pdf

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commentaires

monsieurL 21/12/2010 09:44



Et en ce qui concerne la morbidité ?


Parcequ'avec les restrictions budgétaires, cette donnée risque d'être bien plus intéréssante pour l'avenir.



Laurent Berthod 20/12/2010 22:24



Ah, oui, tiens, j'ai oublié, à propos de cancer, les dernières nouvelles en cliquant ici.



Laurent Berthod 20/12/2010 22:22



Les commentaires à propos du médicament anticancéreux de GES font penser que ce dernier manifeste les symptomes d'une paranoïa assez répandue, celle de l'incompris, qui tourne
assez rapidement à celle du persécuté. 


Une nouvelle facette, pour moi, de ce personnage de moins en moins ragoutant.



La Coupe Est Pleine 19/12/2010 20:00



Notez que les compositions herbicides n'emploient cette substance qu'à des fins de "transport" de la matière active.



La Coupe Est Pleine 19/12/2010 19:59



Merci à tous pour tous ces détails que vous avez pu collecter sur la "trouvaille" de GES.


@Wackes Seppi


Sinon moi aussi il me semblait avoir déjà vu sur une composition d'herbicide le nom de benzazolinones, mais ce composé est assez green en fait.


Apres de recherches rapides sur www.freepatentsonline, il se trouve que c'est un inhibiteur aromatique naturel du riz (entre autres plantes) l'un des dérivés sert de médiateur au maïs
pour dégrader l'atrazine.


De plus dans la fiche descriptive on parle bien de traitement de cancer et de psoriasis.


http://www.freepatentsonline.com/y2007/0054899.html


Mais c'est assez cocasse en effet de voir les "tests invivo" sur des souris immatures durant 4 jours ...


 


"


Example D


Study of the Activity In Vivo


The activity in vivo of aromatase inhibition by compounds of formula (I) according to the invention has been tested according to the model established by Bharnagar et al. (1990).


In general, immature female rats of the Sprague-Dawley line of a weight ranging from 40 to 50 g have been treated with a dose of androstenedione at 30 mg/kg for 4 days, in the
absence or in the presence of doses of various compounds of formula (I)."


C'est vrai que 4 jours de traitements (certains individus sont disséqués au bout de 4 heures), c'est
tout à fait pertinent.


Il est aussi question d'une propriété fongicide, qui est peu décrite.


Bah ! Au final Seralini a trouvé quelque chose lui. Contrairement à Vélot ...



wackes seppi 18/12/2010 22:50



 


Bonjour,


 


@ commentaire No 1 de La Coupe est pleine :


 


Pour l'invention alléguée, allez au lien de la note 8 pour du texte pur (sachant qu'il y a quelques coquilles dues au scanning). Pour l'original, avec les formules chimiques, cliquez sur l'onglet
« documents », puis allez à « Initial Publication with ISR (A1 15/2005) ». Vous l'avez aussi à :


 


http://fr.espacenet.com/searchResults?locale=fr_FR&ST=quick&IA=S%C3%A9ralini&compact=false&DB=fr.espacenet.com


 


Voici un extrait de la demande de brevet qui cerne mieux l'invention alléguée :


 


« La présente invention concerne la préparation de nouveaux dérivés azotés de diverses benzazolinones, (benzoxazolinone, benzothiazolinone, benzoselenazolinone, benzoxazinone,
benzothiazinone et indolinone), qui possèdent des propriétés inhibitrices de l'aromatase et sont doués de remarquables propriétés anticancéreuses et antipsoriasis. »


 


La chimie est encore présente dans mon cerveau, à l'état de traces fossiles d'une autre ère, mais il me semble que la famille de molécules revendiquées contient aussi des herbicides.*


 


Voici un autre extrait de la demande de brevet :


 


« Au cours des dix dernières années, une classe de composés azolés (imidazoles et triazoles) a montré une activité inhibitrice de l'aromatase ayant conduit à leur utilisation dans le
traitement de certains cancers du sein (KUIJPERS et al. 1998 ; SERALINI et al. 2001 ; BRODIE et al. 2002). »


 


Les spécialistes pointus de la chimie et « séralinistes » avertis pourront vérifier s'il n'y a pas de contradictions entre le Séralini premier âge, impliqué dans la recherche
pharmaceutique, et le Séralini deuxième âge, militant chercheur.


 


Voici en tout cas une déclaration intéressante du document de brevet (mais notez bien : c'est en priorité la prose de l'agent de brevet) :


 


« On a montré selon l'invention que les composés de formule (I) définis ci-dessus sont d'une grande innocuité, aussi bien in vitro qu'in vivo. Ainsi, on a montré que les composés de formule
(I) ne sont pas cytotoxiques in vitro. On a aussi montré qu'un composé de formule (I) ne présente aucun danger, même à forte dose, lorsqu'il est administré à l'individu. »


 


Les bras m'en tombent !


 


@ commentaire No 3 de Luc Marchauciel (et suivants) :


 


À mon sens, les « inventeurs » (ils sont six, ne personnalisons donc pas) n'ont rien mis au point. Ils ont constaté un effet et suspecté un effet thérapeutique potentiel, bricolé
quelques expériences pour le confirmer, et se sont précipités chez un agent de brevet (notez : française, alors que la société demanderesse et le premier inventeur sont coréens). C'est la
règle dans le monde de la pharmacie.


 


Le document nous livre du reste de précieux indices sur la philosophie de l'Archéoséralini (nous connaissons tous celle du Néoséralini). Par exemple pour l'étude de la toxicité aiguë :


 


« La toxicité aiguë a été appréciée après administration orale à des lots de 8 souris (26 g). Les animaux ont été observés à intervalles réguliers au cours de la première journée et
quotidiennement pendant les deux semaines suivant le traitement. »


 


Huit souris ? Deux semaines ? Vous voyez Monsanto débarquer avec ça ?


 


Des lecteurs ont relevé les lamentations séraliniennes sur le comportement (allégué) des entreprises. Dans le cas de cette demande de brevet – qui me semble avoir été déposée par une start-up en
Europe et dans de nombreux pays (sauf les USA) – le rapport préliminaire international sur la brevetabilité n'avait pas de quoi susciter l'enthousiasme.


 


_____________________


 


* Ceci répond à un commentaire sur un autre blog que je n'arrive plus à retrouver.



Sceptique 18/12/2010 09:31



Toutes les maladies graves se sont vu proposer des traitements miraculeux, fabriqués sur le coin de la cuisinière par des charlatans ou
des délirants, qui accusent leurs opposants de complot protectionniste. Il est triste de constater que GES, entraîné par sa passion, tombe dans cette ornière. La société le laissera tranquille
parce que le délire d'invention n'est pas considéré comme dangereux.



tybert 17/12/2010 16:12



Si je comprends bien GES a proposé son médicament aux grandes firmes qui produisent des OGM, et non à l'industrie pharmaceutique.


A l'asile GES !!!



Jorj X. McKie 17/12/2010 12:22



Désolé, je replace la citation illisible dans le post ci-dessus :


Citation de GE SERALINI  (6:40 à  7:11)


"J'ai mis au point un médicament contre le cancer du sein et nous avons eu un brevet pour ça. Et quand nous avons été voir les grandes firmes, elles nous ont
expliqué, les mêmes qui font les OGM aujourd'hui, que peut-être s'il était 15 % plus efficace que les médicaments aujourd'hui sur le marché. Et bien on le laisserait pour
l'instant au placard. Et bien on le laisserait pour l'instant au placard, mais qu'on allait nous racheter grassement le brevet, par ce qu'il y avait déjà les médicaments sur le marché qu'ils
commercialisaient et que de toute façon, le marché n'allait pas être plus grand par ce que nous commercialisera un nouveau médicament. "


JxM



Jorj X. McKie 17/12/2010 12:19



Citation de GE SERALINI  (6:40 à  7:11)


"J'ai mis au point un médicament contre le cancer du sein et nous avons eu un brevet
pour ça. Et quand nous avons été voir les grandes firmes, elles nous ont expliqué, les mêmes qui font les OGM aujourd'hui, que peut-être s'il était 15 % plus efficace que les
médicaments aujourd'hui sur le marché. Et bien on le laisserait pour l'instant au placard. Et bien on le laisserait pour l'instant au placard, mais qu'on allait nous racheter grassement le
brevet, par ce qu'il y avait déjà les médicaments sur le marché qu'ils commercialisaient et que de toute façon, le marché n'allait pas être plus grand par ce que nous commercialisera un nouveau
médicament. "


 


Arretez moi si je me trompe ; GES allègue d'avoir à mis au point un médicament [1] donc avec des etudes en phase 1 [2] . Qu'il est 15 % plus efficace que ceux existant, donc à minima études de phase 2.


Dans Pub Med la recherche sur Seralini donne 43 articles mais pas un sur une étude clinique sur un médicament [3]. Outre la phrase alambiqué de
GES, on pourrait comprendre qu'il n'a rien testé, et que les labos ne voudraient pas de son médicament même s'il était 15% plus efficace. Il n'en reste pas moins que M. Seralini pousse un peu
loin le bouchon, surtout quand on se fait porte parole d'une recherche étique.


Où alors je suis une truffe et Pub med une bien mauvaise base de données et je veux bien les ref des études de GES sur son "médicament".


 


JxM


 


 [1] Article
L5111-1 On entend par médicament toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l'égard des maladies humaines ou animales, ainsi que toute
substance ou composition pouvant être utilisée chez l'homme ou chez l'animal ou pouvant leur être administrée, en vue d'établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs
fonctions physiologiques en exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métabolique.


[2] Essai clinique Phase


[3] Seralini dans Pub
Med 



Luc Marchauciel 17/12/2010 09:03



Vidéo de propagande édifiante !


Un peu avant 4 mn, GES explique que la grande majorité des OGM dans le monde contiennent un pesticide. Sauf qu'il ne pense pas au Bt, mais au Round Up... les OGM produiraient  donc du
Round Up ???? Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'est pas très clair.


A 4.20, en toute sobriété, GES dit "On a pris les corps de nos bébés pour des poubelles"


 


Effectivement, à 6.20, on commence à comprendre la psychologie du personnage : il a mis au point un médicament contre le cancer du sein (pour lequel il a déposé un brevet, dit-il sans se rendre
compte de la contradicition avec ses attaques contre Fellous), mais que l'industrie phamaceutique n'en a pas voulu, bien qu'il soit selon lui 15% plus efficace que les autres traitements. Encore
un génie incompris... comme Benvéniste ? Parce que GES ne dit pas si son médicament injustement rejeté par une industrie qui bizarrement n'avait pas envie de se faire un max de blé en
commerrcialisant un médicament plus efficace contre une maladie qui touche des millions de patientes solvables dans les pays riches, est un mdéicament homéopathique comme il les aime, ou pas.



Jorj X. McKie 16/12/2010 20:53



Dans la conférence de presse avant le procès GES/Fellous, il en parle ici. Cela commence à 6:40 si vous n'avez pas envie de
vous taper les pleurnicheries de bon aloi. Mais comme il n'y rien à la TV... c'est assez savoureux.


JxM



La Coupe Est Pleine 16/12/2010 14:32



Donc SERALINI a déposé un brevet pour "Yang Ji Chemical Company Ltd", pour quel genre de
trouvaille ?


Si quelqu'un en sait plus sur la nature du brevet en question ?


Vu la que YJC est une boite pharma on peut supposer qu'il s'agisse de médicament mais contre quoi ?