Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 16:36

Je vous conseille ce très bon papier de Laurent Berthod sur son blog. Il semble bien que les mesures de conservation adoptées en 2007 aient amélioré la situation et que les stocks de thon soient en voie de reconstitution même si celle-ci sera longue. Rien ne justifie dès lors l’interdiction de sa pêche, et la stigmatisation des japonais par les organisations vertes et les médias, japonais qui ont joué le jeu en appliquant les mesures conservatoires.

Comme le remarque Laurent «  les Japonais ne sont pas plus idiots que n'importe  et ils savent que leur intérêt bien compris de consommateurs n'est pas d'épuiser la ressource ».

 Anton

 


 

 

 

Thon Rouge, vous avez dit thon rouge ?

 

Récemment, Greenpeace a mené une intense campagne censée sauver le thon rouge de l'Atlantique, espèce prétendument en voie de disparition.

 

La principauté de Monaco, relayée par l'Union Européenne, a proposé d’inscrire le thon rouge de l'Atlantique dans la liste des espèces dont la commercialisation est interdite.

 

Cette position a été rejetée le jeudi 18 mars 2010, à Doha, par les parties prenantes à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites) parrainée par l'Onu.

 

La suite sur le blog de Laurent

 

http://laurent.berthod.over-blog.fr/article-thon-rouge-vous-avez-dit-thon-rouge-48577647.html

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Laurent Berthod 01/12/2010 01:30



Dernières nouvelles du thon rouge sur mon blog.


 


Cordialement à tous.



Astre Noir 07/11/2010 23:19



Une nouvelle que je viens de lire :


Les autorités française complices du marché noir
du thon


Je ne suis pas suffisamment au fait de la question pour me prononcer, mais je donne l'info pour les spécialistes



anton suwalki 23/10/2010 10:31



@juju, mùerci pour le lien, je vais aller voir. NB les derniers commentaires apparaissent bien dans cette nouvelle version



Juju 23/10/2010 06:45



Voila une interview de Jean-Marc Fromentin de l Ifremer suite a la derniere reunion de l ICCAT:


http://www.midilibre.com/articles/2010/10/17/A-LA-UNE-Les-scientifiques-sont-redevenus-optimistes-1422992.php5 


Bonne nouvelle.. pour le moins... 


Anton, il est dommage que les "derniers commentaires" ne soient plus mis en evidence sur votre blog. Si je me souviens bien, ils y figuraient sur une ancienne version. Cela avait l immense
avantage de pouvoir reactiver certains fils de discussion en fonction de l actu !



karg 07/05/2010 06:38



Toute à fait raison Juju, mais les états financent la pêche depuis des siècles, Smith le dénoncé déjà dans la Richesse des Nation (prime au tonneau de hareng, y compris vide). A chaque époque sa
"bonne" raison: avoir des matelots mobilisables en cas de guerre, se placer sur les stocks pour obtenir des antériorités, occuper les chômeurs de telle ou telle région.



juju 07/05/2010 00:18



@Laurent Berthod et Karg


Ce qui est sidérant dans l'affaire, c'est que (pour autant que je sache) cette flotte française (et sa surcapacité !) est en partie le produit de subventions publiques qui ont été accordées alors
qu'on avait déjà les données scientifiques qui laissaient entrevoir la surexploitation du stocks et la nécessité des quotas ! 


Que de betises ! Comment dans un tel contexte ne pas comprendre la colère des pêcheurs et le fait qu'ils se sentent trahis ?


 



karg 06/05/2010 07:37



D'autre espèces? du bar ou de la sardine avec des sennes de 500-600m? les autres pêcheurs doivent aussi supporter des quota faibles, ça sera pas possible, faite un tour sur les fiches espèces de
l'Ifremer, il n'y a pas grand chose d'exploitable.


Espèces marines



Laurent Berthod 05/05/2010 22:41



Ben oui, mais il faut savoir ce que l'on veut. D'ailleurs on essaye d'en mettre le moins possible à la casse en reconvertissant le plus possible de bâteaux pour la pêche d'autres espèces.



karg 05/05/2010 21:03



Ils sont de 13 500 tonnes pour 2010=> capacité de la flotte francaise. Mais faut partager avec
l'Italie, L'espagne, la Lybie, soit 2000t pour la France. On met à la casse 80% de la capacité de pêche.



Laurent Berthod 04/05/2010 20:22



Précision.


L'article de l'Ifremer cité par karg et d'où il tire ses citations date de novembre 2001. Nous sommes en 2010. Dans mon article les liens renvoient à des publications plus récentes.


Cordialement à tous.


 



Laurent Berthod 04/05/2010 20:04



Mon cher Karg,


Vous avez écrit :


Les quotas actuels? 22 000T pour 2009


Ils sont de 13 500 tonnes pour 2010.


Vous êtes d'accord avec moi sur l'essentiel puisque vous écrivez : Interdire le commerce international est par
contre une connerie absolu.


Merci pour vos autres précisions, malgré parfois quelques contradictions.


Bien à vous.



karg 04/05/2010 19:37



"Dans le N° 441, du présent mois de mai, de La Recherche un article
est intitulé Le thon rouge ne va
pas si mal."


http://www.ifremer.fr/francais/produits/poisson/thon/marin_thon_rouge_2001nov.pdf


Lisez la fiche Ifremer, qui est du genre édulcoloré (risque de carrière oblige):



La biomasse reproductrice présente une tendance décroissante quasi continue depuis 1975, avec une accentuation
de la pente depuis 1994. En 1997 elle représenterait le 1/3 de celle de 1975.


Je ne connais  aucune resource renouvellable qui peut subir une tel réduction de son
capital sans perdre du rendement. Le stock est clairement surexploité.


Cependant cette importante baisse ne semble pas encore avoir affecté le recrutement qui reste, sur le long
terme, au même niveau.


La ça devient technique, le thon est un poisson dont le recrutement (survie à t+1 ans) dépend énormément des
conditions du milieu (climat, courant). Cela est du au fait qu'ils produient énormément d'oeufs. Ce phénomène permet d'exploiter fortement un stock sans forcément observer de chute des captures
par effort de pêches en même temps. En gros c'est un piège: la biomasse réelle baisse, mais l'observation des stocks de juvénilles (= jeune thon actuellement principale victime de la pression de
pêche) ne le montre pas.


Sous-déclarations des captures, difficulté à quantifier l’évolution de l’effort de pêche et méconnaissance de
certains processus biologiques (mortalité naturelle et migration) font que les résultats de la dernière évaluation sont entachés d’une incertitude importante.


 


Ca confirme ce que je vous est dit précédement, que l'évalution de stock et de la pression de pêche ne permet pas
d'établir un plan de gestion scientifiquement solide.


 


Cependant, le fort développement despêcheries sur les adultes, l’augmentation constante des mortalités par pêche
et la forte décroissance de la biomasse des re roducteurs indiquent que ce stock est fortement exploité, voire surexploité.


Sous-déclarations des capture s, difficulté à quantifier l’évolution de l’effort de pêche et méconnaissance de
certains processus biologiques (mortalité naturelle et migration) font que les résultats de la dernière évaluation sont entachés d’une incertitude importante.


Voilà en terme diplomatique la vérité: le stock est surexploité.



L’évaluation menée en 1998 par la CICTA (Commission internationale pour la conservation des thonidés
atlantiques ; ICCAT en anglais) a conclu qu’il ne pouvait soutenir une capture annuelle supérieure à 25 000 tonnes, soit deux fois moins qu’au cours des années récentes. En conséquence, la CICTA
a réajusté les quotas à 33 000 tonnes en 1999 et 29 500 tonnes en 2000 et 2001.


Les quotas actuels? 22 000T pour 2009, sacrée descente, évidement les pêcheurs ne peuvent pas amortir leur bateau
concu pour des quotas de 50 000t.



Le manque d’application et de contrôle des mesures de gestion préconiséespar la CICTA fait qu’il pèse, à
l'heure actuelle, un réel danger sur ce stock. Et ce d’autant que les progrès technologiques diminuent chaque jours les aires non-exploitées et renforce les risques de
surexploitation.


 
Le stock est bien en danger, la réduction de l'effort de pêche nécessaire est très importante,
notamment parce qu'elle implique d'abandonner les pêches à la senne, trop efficace. La pêche à la senne doit être fermé, et les captures limités aux engins à faible rendement. Interdire le commerce
international est par contre une connerie absolu, les japonnais payent cher, c'est à eux qu'il faudra vendre le thon de meilleur qualité capturé à la ligne. Plus on vend cher, moins on a besoin de
pêcher. 





























Antonin 04/05/2010 18:36



Un point de vue d'économiste sur le problème des quotas, qui explique en gros pourquoi ca marche mal, même si les acteurs sont rationnels.


http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2008/01/19/1146-jusqu-au-dernier-maquereau



Laurent Berthod 04/05/2010 18:01



Oui, merci.


Ma citation était un peu trop tronquée pour être parfaitement claire.


Elle ne s'est conformée à ces dernières que depuis 2009.


Elle, c'est L'Iccat. Ces dernières, ce sont les recommandation des
scientifiques.


Avec toutes mes excuses.



juju 04/05/2010 17:33



@Laurent Berthod


J'avais trouvé une réf quant aux positions respectives des diverses ONG sur le thon rouge, que j'ai malheureusement perdue. Pour autant que je m'en souviennes, il n'y a pas de consensus en tout
cas.


Vous ne serez pas surpris d'apprendre que Greenpeace et le WWF sont pour l'interdiction totale et l'inscription à l'annexe 1 de la CITES. Par contre, les Robins des Bois, pourtant en général
parmi les plus radicaux (si me souviens bien, il se sont au départ séparés de Greenpeace, les jugeant trop "mous" !), sont eux partisans de l'annexe 2 (commerce international autorisé, mais
réglementé)...


Cela dit, je ne sais réellement pas si l'annexe 2 est une position plus rationnelle que l'annexe 1 (que ce soit du point de vue biologique, ou du point de vue de l'efficacité des
structures/moyens mis en oeuvre)


Il est vraisemblable que d'autres ONG, plus raisonnables, n'aient demandé qu'un peu plus de fermeté à l'ICCAT avant de se ranger sur une position commune, au moins "de façade", avec les 3 ONG
meneuses mais je n'ai pas plus de faits à rapporter ici.


 


 



Laurent Berthod 04/05/2010 14:09



Dans le N° 441, du présent mois de mai, de La
Recherche un article est intitulé Le thon rouge ne va pas si mal. Il est signé O.D. Le journaliste a la même analyse que la mienne concernant l'interdiction de la pêche. Concernant le rôle des ONG il donne
d'un côté raison à Juju, d'un autre côté à moi-même.


 


  


Citation :


 


 


 Elle ne s'est
conformée à ces dernières que depuis 2009, après que des organisations non gouvernementales ont tiré le signal d'alarme.


 


 


Mais certaines de ces organisations ont voulu plus encore : l'interdiction du commerce international du thon rouge.


On aurait aimé savoir quelles ONG se rangeaient dans chacun des camps !


J'extrais aussi ce qui tient lieu de conclusion à cet article :


Pour reconstituer le stock, il faudrait laisser les jeunes poissons grandir et se reproduire pendant au moins une dizaine d'années. En septembre 2009, des chercheurs de l'Ifremer ont survolé
le golfe du Lion en Méditerranée. Ils ont observé une densité de thon deux fois supérieure à celle observée dans le même secteur entre 2000 et 2003. Mais selon eux, cette augmentation résulte de
l'interdiction de pêche des poissons de moins de 30 kilogrammes, entrée en vigueur en 2007. Il est donc encore bien trop tôt pour en déduire que le stock s'est reconstitué.


 


 


Cordialement à tous.



karg 03/05/2010 21:53



réponse à Anton, Berthod:


Ces mesures techniques ont de sérieuse limites: sur les pêches de grand large c'est quasi impossible d'estimer les quantités réellement pêché (transfert de thon vivant dans les fermes, rejet en
mer), c'est pour ça que des observateurs sont embarqués depuis peu. Les statistiques des captures avant l'arrivé des observateurs sont très douteuse. La taille, ça augmente les rejets, et sur le
fond il y a débat: certains halieuts considèrent que les très gros poissons sont de mauvais géniteurs. D'expérience dans l'aquaculture, un géniteur fait une première repro médiocre, 4-5 bonnes,
ensuites réforme. Chez l'albacore, les gros individus sont tous des mâles...


Second point il existe une vrai culture de la fraude et du ratissage chez les pêcheurs (je suis un halieut, et j'ai fait un boulot d'observateur embarqué, avant de me reconvertir dans les
productions végétals) qu'ils faudraient faire évoluer. L'irrespect pour la ressource, pour le travail des autres (saccage du matériel d'autres métiers de pêches) et l'irresponsabilité scandée
face à toute dégration de l'état de la ressource (c'est toujours de la faute des étrangers, dans le dossier du thon rouge c'est les lybiens)


Dernier point, la pression politique des pêcheurs est extraordinaire, on appel ça la loi des 50%: les scientifiques veulent un quota de 10 000t, les politiques accordent 15 000. Forcément quand
on connais ce genre de tractation on ne croit pas une seconde à la pertinence des mesures annoncés, sachant qu'elles sont sans doute insuffisante et dans les fait non respectés. On m'a expliqué
durant un entretien au Muséum que s'opposer aux pêcheurs, c'est la mort assuré. J'ai pris acte, je suis chez un semencier maintenant...



Pourquoi interdire?


-Il faut restructurer en profondeur la flotte (qui doit avoir une capacité 5 à 6 fois supérieur à ce que le thon peut donner, même si on était à l'optimun biologique), ça prendra du temps.


- Permettre une correction de la dérive génétique: poisson plus petit, maturation plus précoce= risque de décrochage de la niche écologique


- Changer d'opérateur: le contrat moral n'a pas été respecté, aucune raison de continuer avec eux.


 



Laurent Berthod 03/05/2010 20:13



Luc,


 


Pour les militants je suis assez d'accord avec vous, mais pour les dirigeants, en tout cas ceux de Greenpeace, je pense avoir raison. Une référence : "L'imposture verte" de Pierre Kohler, un
grand journaliste scientifique, aux éditions Albin Michel (2002). Et, chez Greenpeace, ce ne sont pas les militants qui choisissent les objectifs des campagnes, mais les dirigeants.


 


Bien à vous.



Luc Marchauciel 03/05/2010 19:04



J'ai apprécié l'article de Laurent berthod et aussi les remarques de Juju, qui me font déciouvrir un sujet que je ne connaissais pas.


Je veux juste préciser que, dans la discussion intéressate qui se mène ici, un certian typd'argulent me smeble peu pertinent :


"si vous croyez que les objectifs affichés des campagnes de ces organisations sont choisis pour aboutir à des résultats tangibles en matière d'environnement, vous vous
trompez.  Ils sont choisis pour faire sonner les trompettes de la renommée à leur service, car elles en ont besoin pour survivre et payer leur bureaucratie. " [Laurent Berthod
dans le commentaire 9]


ça, c'est le pendant inverse et donc la même logique sur le fond que celle des anti-OGMs qui dénient aux partisans des OGMs le droit d'avoir une opinion et qui ne  peuvent à leru yeux se
positionner ainsi que parce que ils défendraient tel ou tel intérêt, ils sont forcément vendus à quelque chose, il y a forcément une forme de corruption là dessous. Arguments à bannir. C'est
le pendant inverse et la même logique que ceux qui ne pourraient pas imaginer autre chose que le fait que l'autorisation de la pêche au thon rouge ait une autre explication que les intérêts
économiques et la corruption. On tourne vite en rond, comme ça....


I vaut mieux postuler que les militants de Greenpeace ou du WWF croient sincèrement faire le bien, et qu'ils se trompent sans doute, parce que leur idéologie leur fait déformer (souvent par
exagération) les connaissances sicntifiques. Au point sur certains sujets de rendre ces connaissances méconnaissables.


 



juju 03/05/2010 17:06



@Daniel


Mon dernier paragraphe... cette histoire de stock... mérite une petite réf... C'est simplement la ref Ifremer citée dans l'article de Laurent Berthod