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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 16:29

Le 22 mars, c'est la Journée mondiale de l'eau.  L'occasion pour des instances sérieuses et surtout des désinformateurs patentés de sortir, qui des rapports qu'en général personne ne lit, qui de la camelote que les médias répercutent à l'envi [1].  Dans un France qui se vautre dans la déprime, les mauvaises nouvelles ne peuvent être, pour les médias, que de bonnes nouvelles.

 

60 millions de consommateurs, en association avec la Fondation Danielle Mitterrand France Libertés, vient de faire un (relativement) gros coup.

 

 

60 millions nage en eau trouble !

 

La couverture de 60 millions de consommateurs d'avril 2013 est un patchwork.  Mais y figure en très gros : « Qualité de l'eau, à qui faire confiance ? », sous un bandeau « Nos analyses ».

 

À l'intérieur, deux articles : « Difficile d'échapper aux polluants » et « Il y a urgence, il faut sauver l'eau ».

 

Il serait laborieux d'analyser ces deux articles dans leur intégralité.  Comme d'habitude, on y recourt aux ficelles éprouvées du mélange entre le factuel et les suggestions et insinuations anxiogènes – par exemple : « sur un an, 96,8 % de la population a été alimentée avec une eau conforme en permanence aux normes de qualité » (c'est nous qui graissons), suivi peu après de : « [m]ais on peut s'interroger sur la validité des normes actuelles et ce qu'elles reflètent – ou pas – de l'état véritable de l'eau... » (les points de suspension de doute sont les leurs).

 

Donc, droit au but.

 

En partenariat avec la Fondation France Libertés – qui a trouvé dans l'eau (en France) un fond de commerce – 60 millions a fait réaliser des analyses ultrafines sur, notamment, 47 eaux en bouteille.  Côté positif, décrit sous le titre : « Des résultats satisfaisants du côté des perturbateurs endocriniens », pas de traces de bisphénol A, de phtalates (sept recherchés), ni (sauf pour une bonbonne) de retardateurs de flamme.  Côté négatif, il y aurait (c'est nous qui mettons le conditionnel) des traces de médicaments [2] et de pesticides [3] dans sept eaux en bouteille.

 

Premier problème.–  Nous avons droit au coup classique de la présentation fallacieuse des résultats : « Mais la grande surprise vient de nos eaux en bouteille : 10 % d'entre elles présentent, elles aussi, des résidus de tamoxifène. »  La partie précédente décrivait les tests en termes assez généraux et précisait que « deux résidus de médicament ont été retrouvés parmi nos dix prélèvements d'eau du robinet ».  D'où le « elles aussi ».

 

Notre problème, ici, est qu'il est peu honnête d'exprimer des résultats en pourcentages pour des effectifs aussi réduits [4].  C'est fait dans le texte, pas dans le résumé final ; mais il n'empêche.

 

Deuxième problème.–  Il est exposé en partie ci-dessus : est-il raisonnable de faire un article sur dix prélèvements d'eau du robinet ?  Est-il raisonnable de le faire aussi sur un échantillon (une bouteille) par marque d'eau en bouteille, avec une deuxième analyse de confirmation – sur la même bouteille – en cas de premier résultat positif ? Non.

 

Troisième problème.–  La liste des molécules recherchées a été donnée sur le site de 60 millions [5] ; c'est un bon point.  Dans la revue, il est dit qu'elle a été établie d'après un document de l'ANSES et une étude de référence (Birkett, 2003) ; les spécialistes reconnaîtront sans nul doute les sources, les autres non.  C'est gênant pour ceux qui veulent en savoir plus.

 

Les résidus de médicaments ne sont pas un problème anodin, s'agissant des eaux de rivière.  C'est un problème dont on parle peu dans une France surconsommatrice de médicaments, contrairement au Canada, par exemple [6].  Or on sait que la potabilisation de l'eau a quelques difficultés avec certains d'entre eux.  Selon une étude réalisée par l'ANSES sur l'équivalent des ressources en eau d'un quart de la population française, 25% des échantillons d'eau traitée étaient positifs, une à quatre molécules pouvant être présentes simultanément [7].

 

Il se trouve que la liste de 60 millions n'inclut pas la caféine, une assez bonne molécule sentinelle de l’activité humaine domestique.  Une absence de caféine et une présence de médicament ne prouve rien, mais suggère un faux positif.  Cette non-inclusion paraît donc tout à fait étonnante...

 

Quatrième problème.–  On a trouvé des médicaments, mais à quelle dose ?  60 millions reste très évasif dans la revue papier mais admet que « ces doses sont extrêmement faibles ».  Il ajoute tout de même : « au maximum 0,001 % de la dose habituelle pour un traitement en buvant 1,5 litre ».  C'est bien vague, et suggère que l'on est du côté de la limite de quantification, voire de détection.  Mais admettons qu'il s'agit d'une dose journalière, soit une ou deux pilules de 10 mg diluées dans... 150.000 litres d'eau.  Soit 150 mètres cubes.  Soit la consommation annuelle, bains et chasses d'eau compris, d'une famille de... quatre personnes.

 

Probablement gêné aux entournures, 60 millions a publié une foire aux questions sur son site le 27 mars 2013 [8].  La réponse est tout aussi gênée : « Les quantités sont de l’ordre du nanogramme par litre d’eau, c’est-à-dire du milliardième de gramme par litre. Il s’agit d’un ordre de grandeur. Donner des chiffres plus précis n’aurait pas de sens, étant donné la précision des instruments de mesure à ce niveau de détection. »  Déclaration étonnante et suspecte à la lumière de ce que nous a révélé Mont Roucous (voir ci-dessous)...

 

60 millionsprend certes la précaution de rappeler ici et là qu'il n'y a pas lieu de s'alarmer, mais il tire néanmoins la conclusion suivante de son constat : « C'est infime, mais suffisant pour que l'on s'interroge sur la "pureté originelle" imposée par la réglementation des eaux minérales. »

 

Cinquième problème.–  S'interroger sur la pureté originelle, c'est une bonne question, mais il y en a une autre, préalable : ne serait-on pas en présence de faux positifs ?

 

60 millionsse serait interrogé, aurait refait les analyses (sur les mêmes bouteilles...) et poussé les recherches.  « La seconde analyse a confirmé cette présence, sans que nous soyons en mesure d'en expliquer l'origine » lit-on dans la revue papier.

 

Cela donne : on a des questions sur ses propres résultats, mais basta ! On communique quand même... et sur quel mode !

 

Sixième problème.–  Le quasi-aveu est complété par ceci : « Malgré toutes les précautions prises, nous ne pouvons pas non plus exclure totalement l'hypothèse d'une contamination extérieure aux échantillons étudiés. »

 

Il se trouve que, par exemple, Mont Roucous a répondu sans tarder [9] : « Mont Roucous jaillit à 1 000 mètres d’altitude, sur sa propriété privée de 60 hectares de forêt originelle. Elle est située au coeur d’un territoire naturel et sauvage, dans le Parc Naturel du Haut Languedoc, à plus de 40 kms de toute concentration urbaine (Castres = 44 000 habitants, Albi = 46 000 habitants). »  Bien évidemment, Castres et Albi ne se situent pas à 1000 mètres d'altitude et, jusqu'à preuve du contraire, l'eau ne monte pas bien haut par capillarité...

 

Son eau a aussi été confiée au laboratoire du CNRS spécialisé dans la recherche de traces de ce type de molécules au sein de l’Université de Bordeaux, dirigé par le Dr Hélène Budzinski [10].  Verdict :  « aucune trace de cette molécule, avec un seuil de détection à 0.01 nanogramme par litre d’eau » alors que, selon Mont Roucous, 60 millions en aurait trouvé 138 ng/l.

 

On peut continuer ainsi.  Les sources des eaux (prétendument) polluées par le tamoxifène présentent des profils très variés.  Ainsi, l'eau de Saint Amand provient d'une source artésienne captée à plus de 90 mètres de profondeur [11].  La présence de la même (et seule dans quatre cas) molécule dans ces eaux apparaît plutôt improbable.

 

L'eau de Volvic présenterait des traces d'atrazine...  Volvic n'est pourtant pas connu comme centre de production intensive de maïs ! Là aussi, le résultat pose question.

 

On observera aussi que, si on prend à la lettre la réponse donnée par 60 millions dans sa foire aux questions [8], le laboratoire de Bordeaux doit être cent fois plus précis que le laboratoire anonyme.

 

Septième problème.–  Non seulement 60 millions n'a pas été en mesure d'expliquer l'origine de ses trouvailles, et s'est interrogé sur elle (ce qui serait à son honneur), mais encore n'a-t-il tenu aucun compte des avertissements de la Chambre Syndicale des Eaux Minérales, qui s'est également prévalu des analyses du laboratoire de Bordeaux : pas de traces de médicaments [12].

 

Huitième problème.–  Le laboratoire d'analyse n'a pas été indiqué.  C'est pourtant important pour connaître le degré d'expertise et de fiabilité.

 

Il se trouve que des lecteurs ont posé la question sur le site de 60 millions [5], et qu'ils n'ont pas eu de réponse.  Enfin jusqu'au 29 mars 2013, date à laquelle ils ont été douchés : « ...nous n'avons pas pour habitude d'indiquer le nom des laboratoires avec qui nous travaillons. Nous ne le faisons jamais, pour aucun de nos essais comparatifs. Cela permet, notamment, au laboratoire de travailler en toute indépendance, à l'abri des pressions ».  Les pressions ont bon dos.

 

D'autres, qui tenaient à connaître les marques incriminées, ont en revanche été orientés vers la version papier ou électronique de la revue...

 

Dans la foire aux questions [8], on a la chance, en quelque sorte, d'apprendre que « [n]os mesures ont été réalisées par un laboratoire indépendant. »  Ah ! L'indépendance...

 

Et donc, neuvième problème.–  En résumé, 60 millions a communiqué sur le mode anxiogène sur la base d'une « enquête » minimaliste et de résultats d'analyse qui ont été contestés, contre-expertise à l'appui, et dont il n'est pas lui-même sûr de la force probante [13].

 

La simple logique condamne cette communication : il est tout de même extraordinaire de trouver du tamoxifène – et rien d'autre –  dans cinq bouteilles d'eaux minérales ou de source (donc non traitées) d'origines très différentes.  Alors que le tamoxifène n'est prescrit qu'aux femmes atteintes d'un cancer du sein, et encore pas à toutes. 

 

C'est d'autant plus grave que les marques sont citées, avec illustrations en page intérieure et, pour cinq d'entre elles, en couverture.

 

Pour nous, c'est de la malhonnêteté.

 

Et donc, dixième problème.–  60 millions s'en tire par une pirouette : « Pour lever toute incertitude, il faudrait que les professionnels et les pouvoirs publics mènent d'autres analyses, aussi fines que les nôtres. »

 

C'est se moquer du monde.  Les sources sont contrôlées tous les deux mois par les Agences Régionales de Santé et les producteurs procèdent – dans leur intérêt et dans celui de leurs clients – à des contrôles quotidiens.  Des contre-expertises ont aussi été produites...

 

On retrouve là un comportement que l'on a déjà dénoncé à propos d'une fameuse « étude » sur un OGM, le NK 603 : l'auteur, confronté à des critiques incontestables, et ses amis se sont retournés en prétendant qu'il faut faire de nouvelles études et que, même si l'étude a des défauts, elle a le mérite de soulever un problème...

 

C'est ce que fait 60 millions dans son deuxième article avec un titre qui fleure bon l'appel à la panique (« Il y a urgence, il faut sauver l'eau ») et, avec France Libertés, par un « manifeste pour l'eau potable ».

 

 

France Libertés... prend des libertés

 

France Libertés, co-producteur de l'« enquête », a choisi de communiquer sous la forme d'une tribune de son directeur, M. Emmanuel Poilâne, publiée sur le Huffington Post [14].  Avec un titre qui ne fait pas dans le détail : « Des traces de pesticides et de médicaments dans l’eau en bouteille ! »

 

Et toujours ces phrases artistiquement assemblées pour duper le lecteur : « Je vous invite à découvrir, dans le numéro d'avril de 60 millions de consommateurs, la liste des eaux en bouteille dans lesquelles 85 polluants ont été recherchés au cours de l'étude menée par 60 millions de consommateurs et France Libertés dans le cadre de l'opération transparence. »  Immanquablement, le lecteur peu attentif « flashera » sur « 85 polluants », alors qu'on n'en a (aurait) trouvé que six (cinq si on considère que l'hydroxyatrazine est un métabolite de l'atrazine).

 

Le Huffington Post a pris soin de préciser ce qui a été trouvé en fin d'article, mettant ainsi les déclarations grandiloquentes de M. Poilâne en perspective.  Mais on cherchera en vain cette liste sur le site de France Libertés [15]...

 

 

À l'AFP, c'est le professionnalisme qui est à l'état de traces !

 

L'information, c'est connu, c'est de l'instantané.

 

L'AFP a donc publié, le 25 mars 2013 au matin, une première dépêche qui reprend les thèses de 60 millions et de son rédacteur en chef, M. Thomas Laurenceau, « interrogé par l'AFP » [16].

 

Les marques sont citées – mises au pilori [17] –, avec les polluants, mais aucune n'a manifestement eu la possibilité de répondre.  C'est tout juste si on trouve une mention d'une « contestation de la part des embouteilleurs des premiers résultats et de la méthodologie employée accusée de produire de faux positifs » ; mais c'était une référence nécessaire pour expliquer la raison d'être des deuxièmes analyses.

 

L'AFP a ensuite dû publier une sorte de rectificatif [18] le même jour, en fin d'après-midi.

 

Une dépêche partielle et partiale publiée tôt le matin (donc rédigée au plus tard la veille, donc concoctée avec une seule des parties intéressées, à l'exclusion des autres), c'est de l'information.  Un complément publié en fin d'après-midi pour redresser le tir, c'est encore de l'information...  Enfin pour l'AFP (pour beaucoup de médias, il n'y a qu'une « information », car publier un démenti est une corvée).  Les affaires, mesurées à l'aune des statistiques de publication, sont donc excellentes...

 

Mais c'est un manque d'égards pour les clients et les lecteurs ; et un manquement flagrant à la déontologie journalistique.

 

 

La déontologie journalistique du Nouvel Observateur prend l'eau !

 

Le traitement journalistique de l'« information » a essentiellement varié en fonction de l'heure à laquelle les articles ont été écrits.  Parmi les médias qui ont pris leur temps, certains ont combiné les deux éléments – la version 60 millions et France Libertés et le démenti de la Chambre syndicale des eaux minérales – souvent sous un titre qui reflète la première et escamote le second.  La même situation se présente lorsque l'article mis en ligne a été révisé.  D'autres se sont contentés de reproduire le seul message anxiogène.

 

Le Mondea les deux types en ligne [19], ainsi qu'un très utile entretien avec un hydrogéologue [20].

 

Mais c'est, une fois de plus, le Nouvel Observateur qui s'est distingué [21].  Son premier article est la reprise de la première dépêche de l'AFP, sous un titre accrocheur, à la limite du mensonge, « Cristaline, Vittel... 20% des eaux en bouteille sont polluées ».  Le deuxième fait état du démenti ; mais sans l'indiquer dans le titre, toujours anxiogène (« Des micro-traces de polluants dans les eaux minérales ») ; et en noyant ce démenti dans des éléments anxiogènes.  C'est, en fait, la reprise d'une dépêche de Reuters [22], produite dans la soirée du 25 mars 2013, combinant donc les dires des uns et des autres.

 

Ce qui choque, lorsqu'on consulte la toile a posteriori, c'est la juxtaposition des deux dépêches (la première de l'AFP et celle de Reuters) sur le site du Nobs.  On est quasiment forcé d'interpréter la deuxième comme une tentative de minimisation du démenti, ce qui est tout le contraire de ce qu'a fait Reuters.

 

Il faut aussi rappeler que l'AFP [18] avait publié le démenti de la Chambre syndicale des eaux minérales, rédigé en termes bien plus directs, environ une heure avant Reuters.  Le Nobs a donc préféré ne pas le publier...  C'est de la manipulation.

 

Le Nobs gratifie aussi ses lecteurs d'un chef d'oeuvre de manipulation de M. Matthieu Sicard, « Eaux en bouteilles polluées par des pesticides et médicaments : êtes-vous inquiet ? ».  Le photomontage d'illustration en est le meilleur résumé : un grand panneau de signalisation « Danger ».

 

 

AFP, Reuters, le choc des civilisations

 

Osons le mot !

 

L'AFP nationale s'est fait le véhicule d'une opération médiatique de la joint venture entre 60 millions et France Libertés (dont les donateurs attendent certainement qu'elle déploie ses activités dans un autre domaine que l'eau en France...).  Une opération essentiellement anxiogène, négative ; aux bases factuelles douteuses, sinon inexistantes ; et susceptible d'affecter gravement l'image de marque de certaines eaux.  Pour rappel, la « crise du benzène » aurait coûté plus d'un milliard de francs à Perrier, et en tout cas des centaines d'emplois ainsi que son indépendance [23].  Et bien des médias français se sont précipités, tête baissée, dans le piège et ont créé le tapage médiatique délétère.

 

La Reuters plutôt anglo-saxonne n'a certes pas été conviée à contribuer à la machination, mais elle a pris les mesures nécessaires – ne serait-ce que la patience – pour présenter une version équilibrée des faits ; une version qui privilégie au final le démenti des industriels, et aussi les avertissements de 60 millions quant à la signification (ou plutôt l'absence de signification) de ses résultats.

 

Cette différence d'approche n'est-elle pas le reflet d'un des maux français : l'incapacité à « positiver », la tentation morbide de l'auto-destruction ?


Wackes Seppi


[1]  On peut aussi avoir les deux en même temps, le rapport donnant lieu à un communiqué de presse et des interventions dans la presse fort éloignés de la substance du rapport.  Ainsi, le contenu du rapport habituel, pas extraordinaire, sur l’état des eaux des bassins Rhône Méditerranée et Corse a été travesti dans un communiqué de presse alarmiste :

http://www.eaurmc.fr/fileadmin/actualites/documents/RapportEtatdesEaux-Situation2011-VF_01.pdf

http://www.eaurmc.fr/fileadmin/actualites/documents/CP-etat-eaux2013.pdf

 

[2]  Buflomédil dans Hepar ; naftidrofuryl dans Saint Amand ; tamoxifène dans Mont Roucous, Saint Amand, Carrefour Discount, La Salvetat et St Yorre.

 

[3]  Atrazine dans Volvic et Cora ; hydroxyatrazine dans Vittel ; oxadixyl dans Cristaline.

 

[4]  M. Séralini a fait mieux puisqu'il a exprimé des résultats en pourcentages pour des effectifs de dix...

 

[5]  http://www.60millions-mag.com/actualites/articles/qualite_de_l_eau_potable_nbsp_difficile_d_echapper_aux_polluants

 

[6]  Il y a eu un bon article dans le Huffington Post :

http://www.huffingtonpost.fr/patrice-halimi/journee-mondiale-eau_b_2923416.html

Six commentaires, alors que les articles sur les pesticides déclenchent des torrents de fiel...

Pour le Canada, par exemple :

https://www.ec.gc.ca/stl/default.asp?lang=Fr&n=27B606BD-1

 

[7]  Pour un résumé :

http://www.vedura.fr/actualite/6847-25-eau-potable-contient-residus-medicaments-anses

Document complet :

http://www.anses.fr/sites/default/files/documents/LABO-Ra-EtudeMedicamentsEaux.pdf

Résumé de l'ANSES :

http://www.anses.fr/fr/content/campagne-nationale-danalyse-des-r%C3%A9sidus-de-m%C3%A9dicaments-dans-leau-des-r%C3%A9sultats-conformes-aux

On relèvera ici – pour s'en plaindre – l'ergonomie déplorable du site de l'ANSES.

 

[8]  http://www.60millions-mag.com/actualites/articles/eau_potable_nbsp_les_questions_que_vous_vous_posez

 

[9]  http://www.mont-roucous.com/

 

[10]  http://www.mont-roucous.com/RAPPORT-D-ANALYSE%20MONT-ROUCOUS-tamoxifene.pdf

 

[11]  http://www.saint-amand.com/origine-qualite-eau/origine-parcours/fr

 

[12]  http://www.mont-roucous.com/CP-CSEM-25-mars-2013.pdf

 

[13]  Voici une explication sur la difficulté de la recherche de microtraces :

« Ces travaux ont permis de mettre en évidence un risque important de « faux positifs : si les conditions de manipulations ne sont pas suffisamment rigoureuses, il est possible de conclure à tort à la présence d’ultra-traces. L’exemple de l’analyse des traces de caféine illustre bien ce risque : une manipulation effectuée par un buveur de café révèle des traces à 250ng/L, celle réalisée par un non-buveur de café est à 30ng/L, tandis que celle réalisée par un non-buveur de café dans des conditions strictes est inférieure à 5ng/L ! D’où l’importance de prendre en compte ce risque de « faux positifs » dans les analyses d’eaux, et la nécessité de s’assurer d’une manipulation et d’une méthodologie d’analyse extrêmement précise. Par ailleurs, dans cette étude, aucune des 120 substances recherchées n’a été détectée dans les bouteilles d’eaux minérales naturelles analysées. »

http://www.volvic.fr/une_source_unique/purete_des_eaux_minerales__methodologies_danalyse/

 

[14]  http://www.huffingtonpost.fr/emmanuel-poilane/eau-pesticides-medicaments_b_2932549.html?utm_hp_ref=france

 

[15]  http://www.france-libertes.org/Des-traces-de-pesticides-et-de.html#.UVN-URdWySo

 

[16]  http://www.romandie.com/news/n/_Traces_de_medicaments_et_pesticides_dans_10_des_eaux_en_bouteille__RP_250320131157-14-337788.asp?

 

[17]  Europe1, par exemple a produit un article spécifique, littéralement infamant, même s'il écrit qu'il « n'y a toutefois pas lieu de s'inquiéter, les particules étant présentes en très faible quantité » :

http://www.europe1.fr/France/Polluants-dans-l-eau-les-marques-concernees-1459689/

 

[18]  http://www.romandie.com/news/n/_Pas_de_residu_de_medicaments_dans_les_eaux_minerales_13250320131740.asp?

 

[19]  Un article non révisé pour inclure le démenti :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/03/25/l-eau-minerale-n-est-plus-epargnee-par-la-pollution_1853686_3244.html

Un article révisé :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/03/25/des-traces-de-pesticides-et-de-medicaments-retrouvees-dans-des-eaux-en-bouteille_1853519_3244.html

 

[20]  http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/03/25/la-forte-demande-d-eau-en-bouteille-peut-entrainer-sa-contamination_1853763_3244.html

 

[21]  http://tempsreel.nouvelobs.com/planete/20130325.OBS2901/cristaline-vittel-10-des-eaux-en-bouteille-sont-polluees.html

http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20130325.REU0464/des-micro-traces-de-polluants-dans-les-eaux-minerales.html

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/805357-eaux-en-bouteilles-polluees-de-pesticides-et-medicaments-etes-vous-inquiet.html

 

[22]  http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE92O05G20130325

 

[23]  http://fr.wikipedia.org/wiki/Perrier_(eau_min%C3%A9rale)

http://www.lactualitechimique.org/larevue_article.php?cle=2347

 

 


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commentaires

magnetic balls 12/08/2014 14:41

We had celebrated the World Water Day this year. I do not know that March 22 was the day for this. This time we planned every year we are going to donate a well or a mechanical water purifier for the needy one.

Wackes Seppi 11/03/2014 12:10

Petit articulet sur le 60 millions de mars 2014 : « Eau : la contre-analyse des embouteilleurs », avec pour surtitre : Restons vigilants ».

Ce n'est pas un mea culpa, ni des regrets. « Les embouteilleurs viennent de livrer les résultats de leur contre-analyse : ils n'ont trouvé aucune trace médicamenteuse. C'est une bonne nouvelle, même si cela ne prouve pas que nos analyses étaient erronées. »

Et de biaiser sur les boues des stations d'épuration...

Wackes Seppi 06/08/2013 12:49


60 millions a publié dans son numéro de juillet-août 2013 un droit de réponse portant sur l'eau gazéifiée de la source CÉLINE.


 


Il faut bien rechercher dans la publication d'origine pour s'apercevoir qu'il s'agit d'une eau vendue par Carrefour Discount... L'eau est transparente... les droits de réponse le sont moins.


 


60 millions avait trouvé (ou prétend avoir trouvé) du tamoxifène dans cette eau (28ng par litre d'eau – 2,8 g, soit l'équivalent d'un demi-morceau de sucre, dans 100.000 mètres cubes
d'eau). Elle n'avait trouvé aucune trace de polluant dans l'eau plate correspondante.


 


La Compagnie générale d'eaux de source répond que le laboratoire du CNRS de Bordeaux a confirmé l'absence de tout résidu médicamenteux dans l'eau de source Céline.


 


60 millions répond sans surprise qu'ils se sont adressés à un laboratoire compétent. Et que la différence de résultats « peut surprendre ». En effet !
« Il peut s'agir d'une hétérogénéité de la contamination, d'une conséquence du processus de gazéification lui-même ou d'une autre cause... » (les points de suspension sont les
leurs).


 


Si nous écrivons « ou d'une autre cause... », nos points de suspension signifieront à l'évidence une cause liée à l'analyse faite pour le compte de 60 millions.


 


 

pourfendeur 01/05/2013 14:47


 


Quoi Wackes Seppi est un malhonnête ?

pourfendeur 27/04/2013 12:02


L'auteur y trouve pleins de problémes; mais en réalité une seule solution éxiste!

Sceptique 27/04/2013 10:30


Vous avez raison, mais sans aides de l'État, nous n'aurions pas de presse écrite du tout. La faute à qui? Réponse censurée.

La Coupe Est Pleine 27/04/2013 08:54


Ne pas "acheter et ne pas lire", le pire de ce que produit la "Presse Française", ne suffit pas !


Quand on sait que la grande majorité des titres de presse de ce pays vit des subventions de l'état .....


Même la presse on-line va à la soupe : Rue89 reçoit un contribution annuelle de 250 K€ de la part de l'Etat ....


Et dire que cette presse militante veut donner des leçons d'indépendances à tout le monde !


 


Longue vie aux parasites !

Sceptique 23/04/2013 07:04


Pour éviter la déshydratation, la cachexie, et la claustration, toutes dangereuses pour la santé, et déprimantes, éviter de lire "60 millions de cons somateurs"!