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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 00:05

Cet article de Marcel Kuntz apporte un éclairage très utile sur la question des produits d’origine animale « nourris sans OGM » annoncés à grands renforts de publicité par Carrefour et Greenpeace :

 

Des OGM dans les aliments d'origine animale ?

Sous cette forme, la question n'a aucun sens : un OGM est un organisme, et en l'occurrence une plante (PGM). Comme chacun sait, il n'y a pas de plante dans le lait ou dans la viande, même si l'animal qui les a produits a mangé des plantes.

 

La seule question pertinente pour le consommateur est : y a-t-il une différence pour la consommation humaine entre un aliment dérivé d'un animal nourri lui-même avec des aliments dérivés de PGM (soja, maïs ou colza) et un aliment équivalent dérivé d'un animal nourri avec des plantes conventionnelles ?  

 

La suite sur le blog de Marcel Kuntz

 

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commentaires

Stéphanie 06/11/2010 23:06



Merde alors ! Moi je viend mettre des com's ici et je n'ai toujours pas reçu mon matelas de biftons .... Faites gaffe les mecs ! je pourrais passer chez les écolos biobios ....



cdc 06/11/2010 22:17



Je commence à désespérer. J'ai évidemment lu Pas de quoi avoir peur, mais c'est d'un tel niveau de technique que ça ne convaincra que ceux qui le sont déjà, hélas... Et, hélas aussi, il
faudrait être aussi malhonnête - dans l'autre sens - que les anti ou les néo-Luddites du genre Pièces et main d'oeuvre, mais justement, la malhonnêteté intellectuelle est
justement ce que nous rejetons, non ? Bah, nous sommes payés par les pétroliers et Monsanto, donc nous pouvons nous retourner sur les matelas de billets de banque qu'ils nous fournissent...



Sceptique 06/11/2010 21:29



J'ai lu directement sur son blog les remarques de M. Kuntz sur la campagne de Carrefour pour ses produits "garantis sans OGM. Ses propos sont très clairs: nous ne gardons pas dans notre chair la
trace identifiable de ce que nous mangeons (l'humanité a commencé par le croire, et l'anthropophagie en fut la conséquence logique), et les animaux que nous mangeons, pas davantage. On est dans
la continuité du précédent billet et de ses commentaires. Ce n'est pas par scientificité que les distributeurs surfent sur ces questions, mais par opportunisme commercial. Les français sont
nombreux à être convertis à cette nouvelle religion, et c'est un créneau comme un autre (je me répète!).


 



wackes seppi 06/11/2010 18:55



 


Il me semble que M. Kuntz a tiré un peu court sur ce coup.


 


Il y a lieu de distinguer trois types d'OGMs utilisés en production animale :


 


1. Les variétés Bt : les produits sont généralement plus sains et, en particulier, moins contaminés par les
mycotoxines dont des résidus toxiques peuvent se retrouver dans les produits animaux destinés à la consommation humaine (lait, viande, abats). En conséquence, la nouvelle étiquette promue par le
géant de la distribution signale des produits susceptibles d'être de moindre qualité sanitaire.


 


Même conclusion s'agissant des résidus d'insecticides appliqués sur les variétés conventionnelles et dont on se
sera dispensé avec les variétés Bt (quand je pense au gâchis de l'aubergine Bt en Inde...).


 


2. Les variétés tolérantes à un herbicide : lorsqu'un herbicide a été appliqué sur la culture en
post-émergence, on peut retrouver, selon le cas, des résidus dans le produit. S'il y a résidu, il est vraisemblable que l'on retrouvera dans le produit GM un résidu bien moins nocif que ceux
issus des cocktails utilisés sur les plantes conventionnelles. Donc, même conclusion.


 


3. Les variétés, encore à créer, présentant une meilleure valeur alimentaire : la nouvelle étiquette risque
de priver les consommateurs qui se seront laissé abuser, des bienfaits de ces variétés.


 


Ce qui précède est bien sûr très théorique dans la mesure où les risques sont très faibles. Il faut néanmoins
faire valoir l'argument car c'est une réponse à la même hauteur que l'argument publicitaire et l'idéologie et la manipulation des esprits sous-jacentes d'un distributeur avide de profits
supplémentaires sur le dos des consommateurs et des producteurs. « Pas de quoi avoir peur » n'est pas la réponse appropriée à une panique irrationnelle. « Il y a pire, mon bon
Monsieur/ma bonne Dame » est (un peu) plus efficace.