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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 18:15

article onu

Version corrigée.. Désolé pour les nombreuses coquilles de la première

A.S

 


 

On peut se demander si cette drôle de multinationale qu’est l’ONU, fondée après la deuxième guerre mondiale, a une seule fois rempli le rôle théorique qui lui est assigné : quand a-t-elle assuré la « paix entre les nations » ou contribué à faire respecter les « doits de l’homme » ?  L’impuissance des diplomates ne les empêche de s’autosaisir d’une nouvelle mission aussi impossible que délirante: s’occuper des « droits de la terre ». Avec la folle idéologie qui s’impose ainsi, enrobée dans des proclamations gluantes d’amour et de convivialité universelle, le lyssenkisme enterré par Khrouchtchev en 1964 connaît une seconde naissance, et s’offre même le statut de doctrine officielle des nations unies.

 

Les Lyssenko de l’agro-écologie

         

Ce prosélytisme s’exprime notamment dans le récent rapport (1) d’Olivier de Schutter, rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation : selon lui, « l’agro-écologie surpasse l’agriculture industrielle » (sic). Parole d’agronome ? Pas du tout, l’ « expert » est un juriste et un « spécialiste en droits de l’homme ». Le rapport s’appuie sur des expériences menées au Kenya, au Malawi,etc.. censées démontrer une forte augmentation des rendements grâce à tout un tas de pratiques dont certes toutes ne sont pas dénuées d’intérêt… Mais il est tellement facile d’obtenir ces résultats biaisés : en apportant à des paysans dépourvus de toute formation un minimum de connaissances, on leur permet bien sûr d’augmenter leur rendement, mais il s’agit surtout de les empêcher d’accéder aux intrants les plus efficaces de l’agriculture moderne. La même styratégie est adoptée partout par les pères verts occidentaux qui tentent d’évangéliser le Burkina Faso, sillonnent les campagnes pour diaboliser le coton BT, et font de la propagande pour le « bio équitable » (2) .

 

Bilan des courses :

-Coton BT : 2 tonnes à l’hectare en moyenne

-          Coton conventionnel : 1,075 tonne

-          Coton Bio : 0,466 tonne….

  

 

Avant l’ONU, les militants écologistes avaient réussi une opération de propagande presque identique en organisant un colloque dans les locaux de la FAO, et rendant frauduleusement le même diagnostic que de Schutter (3), en allant même jusqu’à usurper le sigle de l’organisation ! 

 

On notera le comble qui consiste à propager, contre toute évidence, le mythe de rendements élevés de l’agriculture biologique , alors même que sa carte de visite officielle est le refus de l’ « agriculture productiviste » . Les vertus environnementales du bio relèvent elles-mêmes largement de la légende urbaine (4). Qui peut croire que l’objectif de ces lyssenkistes est véritablement de nourrir le monde ?

 

 

Gaïa

 

         Revenons maintenant au débat lunaire de l’Assemblée générale de l’oNU le 20 avril 2011 (5). Les délégués présents y ont paraît-il découvert « le lien entre les droits de l’homme et les droits de la planète ». Nouvelle manifestation du lyssenkisme, les prétendus experts qui nourrissent cette profonde réflexion. Celui qui est capable de dire « Des experts ont démontré aujourd’hui le lien entre droits de l’homme et droits de la planète, car  lorsqu’on surexploite l’eau et les sols, c’est au droit à l’alimentation qu’on touche » est expert en quoi, sinon en connerie ? 

 

En quoi l’idée banale qu’il faut gérer correctement des ressources , dont certaines non renouvelables, peut-il déboucher sur l’idée que les ressources possèdent des droits ? Si je ménage pas mon moteur, le nourris d’un carburant de piètre qualité, ma voiture me durera moins longtemps, et mettra en cause mon droit -ou plutôt mes possibilités- de déplacements. Quel imbécile se fera l’avocat du droit bafoué de ma voiture ? De la même façon, comment la planète pourrait-elle avoir des droits ? 

 

Cette idée saugrenue provient directement de James Lovelock, le fondateur de l’hypothèse Gaïa, selon laquelle la Terre serait un être vivant. L’un des « experts » présent à l’assemblée, Cormac Cullinan, ne fait pas mystère de son adhésion à ces thèses : « In the scientific world there has been more progress. It’s been almost forty years since James Lovelock first proposed the “Gaia hypothesis”: a theory that Earth regulates itself in a manner that keeps the composition of the atmosphere and average temperatures within a range conducive to life. Derided or dismissed by most people at the time, the Gaia hypothesis is now accepted by many as scientific theory.”(6)

Cette Terre bienveillante s’autorégulerait de manière à ce que la composition de l’atmosphère et la température moyenne restent dans des valeurs compatibles avec la vie. Celui-ci connaît bien l’histoire de la Terre et du climat, pour sûr…

L' "expert" Cornac Cullinan n’hésite pas à proclamer ces absurdités théorie scientifique, voire la théorie !

 

        

Les droits de la Terre contre les droits de l’homme

 

Découlant de cette vision néo-animiste, il faut vénérer la Terre nourricière et veiller à respecter ces droits. On oublie simplement que la Terre rechigne spontanément à nous nourrir, et que sans exploiter celle-ci, par l’intervention du génie et du travail humain, la chasse et la cueillette ne permettraient pas la vie de plus de quelques millions d’hommes.

 

Tout naturellement, l’homme est vu dans cette mythologie comme le méchant perturbateur de ce système naturellement harmonieux qui attente aux droits de la Terre et de tous ses composants , animaux, végétaux, bactéries, mais aussi droits du monoxyde de dihydrogène, ou de n’importe quel minéral. Les défenseurs du nouvel ordre écologique (7) n’ont plus de limites, et entendent faire de chaque chose un sujet de droit, dont ils sont les avocats autoproclamés. Seul problème : Peut-on assigner en justice pour leurs actes, un champignon vénéneux, un serpent venimeux, une bactérie tueuse, un volcan dont l’éruption fait des milliers de victimes ? Comment gérer les droits respectifs du chat ou de la souris ? Dois-je mettre mon chat en prison pour souricide ?

 

         On peut parler gravement dans ce genre d’assemblée de développement durable (8), de justice et d’ égalité pour les hommes, certains intervenants ne font aucun mystère de leur volonté de réduire l’homme à travers la décroissance (Peter Brown), et de réduire ses droits au profit de tous les « composants » de Gaïa . Pour Cormac Cullinan déjà cité : 

« The day will come when the failure of our laws to recognize the right of a river to flow, to prohibit acts that destabilize Earth’s climate, or to impose a duty to respect the intrinsic value and right to exist of all life will be as reprehensible as allowing people to be bought and sold.

 

Refuser à un fleuve le droit de couler doit devenir aussi répréhensible que la traite des noirs ou des blanches, selon le système de valeurs défendu par cet « humaniste ». Est-il difficile d’imaginer la vision des droits de l’homme qui sous-tend ces propos ? 

 

La défense ouverte des croyances les plus obscurantistes

 

         En fait d’ « experts », si on s’en remet au compte-rendu de ces débats, beaucoup d’amis de Bové et autres idiots du village planétaire. Parmi eux, Vandana Shiva , qu’on présente comme physicienne, alors qu’elle considère que « la science moderne n'est ni plus ni moins que la science occidentale, c'est-à-dire (sic!)  une catégorie particulière d'ethno-science », (9). Tandis que la « science » védique, et de façon générale, toute croyance émanant des « peuples autochtones » sont synonymes de tellement plus de connaissances et de sagesse, bien sûr… Qui s’étonnera des propos du représentant de la Bolivie, dont le président voit dans les tremblements de Terre une punition de Gaïa en colère envers nos comportements non écologiquement corrects (10) ? Pour empêcher les sous-développés d’exploiter Gaïa, les forêts, les ressources naturelles, il faut préserver ou restaurer les croyances les plus obscurantistes :

 

« [le représentant du Bénin] a attiré l’attention sur le fait que, dans son pays, les forêts qui subsistent sont essentiellement des lieux sacrés.  « Elles sont les lieux de résidence des divinités et des ancêtres auxquels les populations assignent un rôle protecteur de leur communauté », a-t-il fait observer. »

 

En attendant, une grande messe de plus entre gens « civilisés » est annoncée : le deuxième Sommet de la Terre l’an prochain à Rio. Et l’inquisition contre les hérétiques, elle commence quand ?

Anton Suwalki

 

Notes et sources :

 

 

         (1)  http://athentransition.over-blog.org/article-olivier-de-schutter-pour-nourrir-le-monde-l-agro-ecologie-surpasse-l-agriculture-industrielle-a-grande-echelle-68039340.html

(2) http://imposteurs.over-blog.com/article-32570040.html

(3) http://www.agriculture-environnement.fr/spip.php?article318&decoupe_recherche=FAO

(4) http://www.nature.com/nature/journal/v410/n6827/full/410409a0.html

(5) http://www.un.org/News/fr-press/docs//2011/AG11075.doc.htm

(6) http://www.orionmagazine.org/index.php/articles/article/500

(7) Le Nouvel Ordre écologique - l'arbre, l'animal et l'homme, Luc Ferry, Livre de Poche

(8) Dans le document officiel issu de ce débat, on lit la perle suivante : «le produit intérieur brut n’est pas un indicateur approprié pour mesurer la dégradation de l’environnement résultant de l’activité humaine »

http://www.un.org/french/ga/search/view_doc.asp?symbol=A/RES/65/164

Effectivement : c’est comme dire que la radio des poumons n’est pas un outil pertinent pour repérer des verrues plantaires…

(9) Cité dans Sokal et Bricmont dans Impostures Intellectuelles,  Livre de Poche

 (10) http://imposteurs.over-blog.com/article-dieu-1---gaia-1-la-balle-au-centre-49072021.html

 

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commentaires

Ounichibou 02/10/2015 09:35

Salut Anton,

Je sais que cet article a déjà 4 ans, mais il est visible par beaucoup de monde.
j'ai beau cherché je ne trouve pas de source pour ces rendements, même pour le seul Burkinafaso :

-Coton BT : 2 tonnes à l’hectare en moyenne
- Coton conventionnel : 1,075 tonne
- Coton Bio : 0,466 tonne….

En lisant attentivement on voit qu'il s'agit du cas burkinabé, la mise en valeur de ces chiffres, laissant croire à une généralité, est donc trompeuse... Pourquoi utiliser les procédés dialectiques des anti-ogm ?

le T.Rex de Darwin 07/06/2011 16:29



@ Anton


très bonne la blague sur les mammouths! Elle m'a bien fait rire...



Laurent Berthod 31/05/2011 23:08



Tybert,


 


Merci pour cette merveilleuse citation de Voltaire.



Bill 31/05/2011 13:20



Merci Tyber, le poème est très beau, très drôle.


Utilisé dans le contexte des échanges sur Imposteurs, je lui trouve la faiblesse argumentaire habituelle : Il présuppose que celui qui émet des réserves sur certains points de développement est
contre le développement et forcément rétrograde.


C'est un raccourci systématique ici et un ressort intellectuellement malhonnête. Au moins cette fois ci, il est élégant, c'est bien agréable.



tybert 31/05/2011 10:12



pour Bill et autres chevaliers verts:


 http://www.lettres-et-arts.net/histoire_litteraire_17_18_emes_siecles/88-le_bonheur_chez_voltaire



Laurent Berthod 30/05/2011 23:31



Le concombre tueur
avance masqué !



anton 30/05/2011 20:34



à luc (commentaire) : le problème de l'IDH, c'est que s'il est relativement pertinent pour des pays pauvres ou à revenu intermédiaires, il est relativement frustre pour les pays les plus
développés



Laurent Berthod 29/05/2011 21:05



PS Mon cher Bill,


 


Vous avez écrit à mon propos, et à celui de tybert :


 


"Votre expression, ponctuée de qualificatifs plus ou moins méprisants mais toujours  insignifiants"


 


Bien entendu quand vous, vous traitez vos contradicteurs de scientistes, ce n'est ni méprisant ni insignifiant. Je suis certains qu'Anton et tybert apprécieront. Moi je suis au-dessus de vos
basses flatteries !



Laurent Berthod 29/05/2011 21:00



Bill, comme toujours vos suppositions sont exactes ! Du moins en ce qui me concerne, Je ne me prononcerai pas pour tybert. Dans mon enfance  j'ai été effectivement  fouetté aux orties,
c'est pourquoi je suis devenu sado-maso. Etant sado-maso je ne peux qu'idolâtrer la science et la technologie, inventions des plus diaboliques qui soient !  !



Bill 29/05/2011 19:17



tybert, berthod, vos messages sont une bénédiction. Je me demande ce qui nourrit votre théorie qui voudrait que si l'on émet une critique de la croyance en la technologie ou la science, on se
détourne forcément de toute forme de progrès technique. Je suppose que petits, vous avez été fouettés aux orties par des baby sitters qui triaient leurs déchets. Votre expression, ponctuée de
qualificatifs plus ou moins méprisants mais toujours  insignifiants, traduit un grand besoin d'écoute. Je reste pour vous.



Laurent Berthod 29/05/2011 13:12



Oui tybert, vous avez dit sous forme d'une parabole humoristique ce que je voulais dire de façon très théorique.


L'idée que la science et la technologie sont à la source d'immenses progrès matériels pour l'humanité - confort, bien-être, santé, longévité - ce n'est pas le scientisme, c'est le
progressisme. Evidemment, appeler cette idée "progressisme" écorcherait la bouche des vérdâtres. C'est pourquoi, pour tromper leur monde, ils l'appellent "scientisme".


Le scientisme c'est croire que la science donne - ou dans une forme plus modérée, donnera un jour - la réponse à toutes les questions que l'homme se pose, notamment morales et métaphysiques.



tybert 29/05/2011 12:02



quelque temps après la conversation entre deux cro-magnons rapportée par Anton deux sapiens se promènent. Le premier dit " On vit une époque formidable, pas de pollution dans l'air, pas de
pesticides ni d'OGM dans nos champs , pas de GES, pas de scientistes pour nous pourrir  l'environnement..." et l'autre renchérit "Et on a une espérance de vie de trente ans...."



Laurent Berthod 28/05/2011 20:21



Bill est toujours aussi inculte et ignore toujours le sens du mot scientiste.



Bill 28/05/2011 11:03



Merci Anton, Entre votre blague sur les mamouths et votre déclaration "les lois de la physique fixent des limites aux ressources disponibles à moment donné, mais la technologie permet de
repousser constamment ces limites", vous me démontrez fermement votre attitude définitivement pugiliste et votre ferme dogmatisme scientiste. Je n'ai maintenant plus le moindre doute sur
Imposteurs et poursuis ma recherche d'analyses équilibrées... et tempérées.


Nb : Je vous fais grâce des corrections en rouge, moqueries peu fair play à l'endroit de Gérard... à l'image de votre attitude habituelle.



Luc Marchauciel 27/05/2011 20:14



Juste pour m'étonner que dans la discussion sur les indicateurs servant à mesurer la "qualité de la vie" à un endroit donné, personne n'ait évoqué l'IDH, Indice de Développement Humain, très
utilisé en géographie :


http://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_d%C3%A9veloppement_humain


 


Les Etats-Unis et le Danbemark sont dans ce clasemnt très proches (les Etats-Unis sont au 13e rang mondial en 2007, et le Danemark 17e)


http://www.populationdata.net/index2.php?option=palmares&rid=1&nom=idh


Si le PIB ne fiat pas le bonheur, on constate quand même que en gros les pays à PIB/hab élevé sont tous en tête en ce qui concerne l'IDH, et que les pays à PIB/hab faible sont en queue de peloton
(oh la grosse surprise !)


Avec quelques particularités ponctuelles comme le fait que Cuba (57e) arrive devant des pays dits émergents comme le Brésil (81e) et la Turquie (85e), et même devant la Russie (77e). Ou que la
France soit devant les Etats-Unis...


 



Anton Suwalki 27/05/2011 17:54



"L'épuisement des ressources, à long terme, pour l'humanité et même, dans une certaine mesure, pour une nation, est un concept vide. Voir À la faute, morale, les
écologistes ajoutent la faute intellectuelle"

Pour illustrer le propos de Laurent, rappelons cette bonne blague :


Ca se passe il y a environ 20.000 ans : deux Cro Magnons reviennent de la chasse. L'un est
militant écolo.


-Tu sais, il parait qu'un jour il y aura plus de 6 mmilliards d'être humains sur
Terre


- Tu es fou,répond l'écolo, il n'y aura jamais assez de mammouths pour nourrir tout le
monde


 



Laurent Berthod 27/05/2011 17:44



1° Bon, sur l'espérance de vie je me suis mal exprimé. Je voulais dire qu'à PIB par habitant égal, l'espérance de vie est l'indice synthétique le plus appropprié du confort de vie et du
"développement humain". Les indices du développement humain façon ONU ou Stiglitz c'est vraiment nul : dites moi le pays ayant le meilleur développement humain de celui qui a
beaucoup de gens en prison (pour reprendre votre exemple) et une durée moyenne d'étude très longue de celui qui, à l'inverse, a peu de prisonniers mais dont les habitants sortent beaucoup
plus jeunes de l'école. Impossible. Mettre des coefficients à ces indices pour faire un indice synthétique, c'est ce que j'appelle faire une moyenne avec des poireaux et des carottes, ça n'a pas
de sens. (Ce qui ne veut pas dire qu'il n'est pas intéresant de se préoccuper du taux d'incarcération ou du niveau d'étude dans un pays).


 


2° Les déficits publiques, la dette, le déficit de la balance commerciale, tout ça est très important en économie, on est bien d'accord. Mais ils ne prennent de sens que rapportés à la richesse
produite dans le pays. Le dénominateur pour juger de leur niveau est toujours le PIB ! Vous n'en sortirez pas, le PIB c'est la richesse produite par une nation, que l'on peut consacrer à la
consommation, à l'investissement, à l'épargne, au remboursement de la dette, etc.  On peut l'utiliser plus ou moins bien, plus ou moins égalitairement ou inégalitairement, etc. On
peut aussi désépargner ou s'endetter, lorsqu'on consomme plus que ce qu'on produit.


 


3° L'épuisement des ressources, à long terme, pour l'humanité et même, dans une certaine mesure, pour une nation, est un concept vide. Voir À la faute, morale, les écologistes ajoutent la faute intellectuelle



Anton Suwalki 27/05/2011 14:42



Gerard Cachier « Une question à ce sujet comment se fait-il que
la réduction
de la consommation des automobiles aux
100 km diminue très peu depuis 25 an? Est ce une limite technologique ou une volonté des "philanthropes pétroliers"? « 


La consommation des automobiles n’a apparemment pas baissé
énormément au cours de cette période. Pour les limites technologiques, il faudrait demander à des ingénieurs auto, mais ce qu’il semble limliter la baisse de la consommation c’est avant- tout si
on en croit l’ADME l’augermentation de la puissance des véhicules (+38% 1984-2005), ou du poids des véhicules malgré, les équipements supplémentaires compensant l’allègement des matériaux
utilisés. Bon , après, vous pouvez toujours imaginer qu’il y a l’industrie pétrolière derrière (comme si les constructeurs auto n’avaient pas des intérêts propres et éventuellement
contradictoires avec les pétroliers…), l’hypothèse de la montée en gamme ralentissant la baisse de la consommation me paraît infiniment plus simple.



Gerrd Cachier 27/05/2011 07:54



Anton "bien sûr les lois de la physique fixent des limites aux ressources disponibles à moment donné, mais la technologie permet de
repousser constamment ces limites : par exemple,il ya plus de ressources pétrolières exploitables aujourd’hui  qu’en 1970 dont les mêmes prophètes de l’apocalypse
prédisaient l’épuisement dans les années 2000."


remarque intéressante, bien que les limites ne peuvent pas être repoussées indéfiniment et que le coût d'exploitation augmente
(forages offshores, gisements plus petits...).


Il faut tenir compte aussi de l'amélioration de l'efficacité enérgétique (isolation, amélioration du rendement des moteurs, autres
économies d'énergies...) responsable d'un ralentissement important de la croissance de la  consommation d'énergie, phénomène sans lequel la situation actuelle serait plus
préoccupante.


Une question à ce sujet comment se fait-il que la réduction de la consommation des automobiles aux 100 km diminue très peu depuis 25
an? Est ce une limite technologique ou une volonté des "philantropes pétroliers"?



Gerard Cachier 27/05/2011 07:45



Laurent Berthod "Les deux données essentielles pour évaluer "le niveau de vie" d'une population, c'est le PIB/habitant et l'espérance de vie. Le PIB par habitant évalue, imparfaitement,
mais on ne connaît pas de meilleur indicateur, la richesse produite pendant une année par les habitants d'un pays, richesse qu'ils peuvent donc se répartir. L'espérance de vie est le
seul indicateur synthétique intellectuellement satisfaisant du "niveau de vie", intégrant les aspects santé, bien-être, confort. Donc les "Je ne sais pas mais ça n'empêche pas de
réfléchir" et les indicateurs de développement humain à la mode ONU ou Stiglitz, qui sont des moyennes entre des choux et des carottes : à la casserole, c'est des sottises sans nom."


Si je suis votre raisonnement:


France espérance de vie :81 ans


Cuba espérance de vie : 79 ans


Etats unis et Danemark espérance de vie: 78 ans,


les Cubains auraient un meilleur niveau de vie que les Danois ne faudrait t-il pas prendre en compte d'autre paramètres comme la pénibilité du travail, les libertés, l'éducation...


Au sujet de l'efficacité économique il n'y a pas photo entre les Etats Unis et le Danemark si l'on tient compte del'évolution au cours des 10 dernières années de


la balance du commerce extérieur (excédentaire au Danemark, fortement déficitaire aux Etats Unis)


la destruction des ressources


la dette publique (Danemark - de 50% du PIB, Etats Unis 88%)


aussi il me semble que considérer uniquement le PIB par habitant et l'espérance de vie comme données essentielles est approximatif.


PS Je ne considère pas le modèle dnois comme parfait, il a aussi ses défauts (sectarisme...) mais au niveau de la qualité de vie et performances économiques, il me parait plus intéressant que les
modèles  cubain (je ne parle pas des libertés) et américain (taux d'incarcération équivalent à celui de l'URSS de brejnev).