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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 14:03

La réalisatrice du célèbre 3 hommes et un couffin vient de commettre un « documentaire » dont le titre sonne comme un programme politique : Solutions locales pour un  désordre global.

 

Les comédies de Coline Serreau ne donnant pas toujours dans la finesse, il ne fallait certes pas trop s’attendre à une réflexion sur la société particulièrement subtile (1). Elle qui s’étonne que du Maroc à Paris en passant par l’Inde, « nous aboutissions tous aux mêmes conclusions », ne mesure pas qu’elle ne fait qu’épouser les idées conformistes actuelles de son milieu : ça n’est pas sa faute si ce ne sont plus les lendemains qui chantent, mais plutôt les avant-hier !

 

La liste des intervenants qu’elle a sélectionnés ne laissait aucune place à la nuance et à une analyse rationnelle des désordres qui affligent ce pauvre monde . Citons entre autres : 

 

 -Vandana Shiva, militante anti-OGM pour qui « la science moderne n'est ni plus ni moins que la science occidentale, c'est-à-dire   une catégorie particulière d'ethnoscience » (citée dans Pseudosciences et post-modernisme de Sokal et Bricmont)

- Pierre Rabhi, apôtre de la « simplicité volontaire » - Serge Latouche, théoricien de la décroissance, qui dénonce l’ « ethnocentrisme du développement » et la faute de goût qui consiste à vouloir « construire des écoles, des centres de soins, des réseaux d’eau potable et retrouver une autonomie alimentaire » dans les pays en développement (Le Monde diplomatique, Novembre 2003).

-Les militants anti-pesticides Philippe Desbrosses , Lydia et Claude Bourguignon, ces derniers croyant à l’agriculture « biodynamique » !

-Dominique Guillet, gourou de l’association Kokopelli, dont nous avons décortiqué le discours hallucinogène dans un Vélot d’or (2).

 

Que d’audace et d’originalité !  Et Coline Serreau fait semblant de croire que ces idées sont des évidences partagées par le paysan indien ou marocain !

 

Dans l’interview de présentation de son film (3), Coline Serreau ne donne pas dans la dentelle. Son discours débité à la cadence d’une mitrailleuse évoque furieusement les logorrhées épuisantes de Marie-Monique Robin, et s’inspire de la méthode éprouvée de celle-ci : Une phrase = un mensonge ou une ineptie.

 

Mais de quel désordre global parle-t-elle au fait ? Des désordres financiers, de l’océan de dettes sur lesquelles tanguent les économies ? Pas ou très peu semble-t-il . Ses cibles sont la « globalisation » en soi, avec la dénonciation obsessionnelle de l’agriculture moderne et de l’industrie chimique .

 

Contre le désordre global ,« Il faut relocaliser, et en commençant par l’alimentation, aller jusqu’à l’autonomie totale (4)». Le patient souffre-t-il de troubles neurologiques qui rendent ses mouvement désordonnés ? Amputons-le de tous ses membres , prescrivent en chœur nos charlatans !

 

J’essaie d’imaginer les conséquences immédiates (pour ne parler que des moins catastrophiques) dans ma région de cette autonomie totale, synonyme selon Coline Serreau de « démocratie alimentaire » (sic): plus de bananes, d’agrumes, de poisson (ou alors une truite par mois, histoire de ne pas vider les rivières), de mouton… Heureusement, il nous resterait le vin pour oublier !

 

Et, puisqu’on voit mal pourquoi l’autonomie s’arrêterait à l’alimentation, à terme, plus de film de Coline Serreau projeté sur les écrans géants des quelques groupes qui monopolisent la diffusion cinématographique en France ? Chiche !

 

«  Il faut réparer la terre qui est morte, qui ne peut plus rien produire sans pesticides ou sans engrais chimique » .  Une terre « morte », qui dans les pays développés, produit dix fois plus qu’aux temps bénis où elle était « vivante et si généreuse !

 

Pour ce faire, revenir aux fondamentaux : « respecter la terre », « l’alimentation c’est le champ, la forêt, l’animal .. le champ, la forêt, l’animal.. le champ, la forêt, l’animal». Coline Serreau martèle trois fois ce slogan dépourvu de sens, espérant sans doute que ça suffira à le faire passer pour une idée lumineuse.

 

Tout ceci aboutira par bonheur « à la ruine des compagnies chimiques », qui produisent pesticides, engrais , semences, et même, comble du scandale pour Coline Serreau, des médicaments, dont nous dépendons quand nous tombons malades ! 

 

Celle-ci ne nous dit pas quel sort attend les millions (5) d’ouvriers, d’employés, de techniciens, d’ingénieurs , de chercheurs… qui collaborent à cette entreprise apparemment monstrueuse que l’avenir radieux promet à la ruine? Pourront-ils au moins se reconvertir en honnêtes moujiks cultivant leur 4 ou 5 ares de terre « vivante » ?

 

Nous aurions été déçus si la « dépossession des semences » n’avait pas été abordée par cette agronome hors pair :

 

Réflexe pavlovien oblige « les semences, c’est Monsanto, et deux autres compagnies » : Monsanto, le nom du diable est prononcé ! La situation de monopole est paradoxalement dénoncée dans un des rares domaines de l’économie où coexistent encore à côté d’ entreprises multinationales, des coopératives, des petites PME…

 

Selon Coline Serreau, « 95 % des semences inscrites [au catalogue des variétés végétales] sont des hybrides qui ne se reproduisent pas. » Nous l’avons maintes fois répété, ceci est totalement faux. Mais pire, selon elle, « [ces graines] donnent de la pourriture l’année d’après » . D’où ,sans doute, cette famine permanente que connaissent depuis 50 ans les grands pays industrialisés dont les agriculteurs sont totalement tributaires de ces semences maudites !

 

Le plus regrettable, c’est que cette bouffonnerie soit annoncée dans les médias comme un documentaire ! Un « documentaire », qu’au vu de la présentation qu’en fait sa réalisatrice, « on peut ne pas voir », pour reprendre l’expression du Canard Enchaîné.

 Anton Suwalki 

 


 

 

Notes :

 

(1)Coline Serreau avait déjà donné dans la bien-pensance en 1996 en produisant une fable intitulée La belle verte. Ci-dessous une critique féroce de ce film parue dans Télérama :

« La Belle Verte est une fable. L'héroïne, Mila, est l'envoyée spéciale d'une planète lointaine où tout n'est que concorde et félicité, macrobio et hymne à la nature : le genre pub pour eau minérale. Découvrant la Terre dans l'état qu'on sait en cette fin de siècle calamiteuse, elle s'efforce, la brave fille innocente (Coline Serreau s'est offert le rôle), de communiquer son message. Échantillons : c'est beau, l'innocence d'un bébé ; c'est moche, l'appât du gain. C'est beau, un arbre ; c'est dégueu, le fast-food. C'est beau, l'amitié ; c'est moche, l'agressivité. Coline Serreau en a plein, des idées de ce calibre-là, nées du fulgurant télescopage entre l'increvable bon sens populaire et la version intégriste d'un « babacoolisme » antédiluvien... Par ailleurs, La Belle Verte est une comédie. Son principal ressort est le pouvoir télépathique qu'a Mila de « déconnecter » n'importe qui de ses mauvaises habitudes, fausses valeurs et autres tares typiquement terriennes. L'effet est radical : le temps d'une convulsion, le cobaye est purgé, il arbore un sourire béat et se met, au choix, à embrasser les platanes, à jeter sa télé sur le trottoir, à offrir des fleurs à sa femme, ou, s'il est homme politique, à livrer, soudain, ses cyniques arrière-pensées en direct... Avec deux sketches et trois gags rigolos, Coline Serreau a inventé de quoi faire une bande-annonce alléchante. Le reste n'est qu'une litanie laborieuse de redites et lieux communs sur notre misérable existence. Rien que du poussivement gaguesque sur, en vrac, les crottes de chien, la carte de crédit, le rock'n'roll, la bagnole, on en passe et de tout aussi prévisibles au rayon des fléaux de la modernité. La fable aurait pu n'être que naïve. A la longue, elle apparaît pour ce qu'elle est : un brin réac. Qui a donc déconnecté Coline Serreau ?...

 Jean-Claude Loiseau »

http://www.telerama.fr/cinema/films/la-belle-verte,41691,critique.php

(2) http://imposteurs.over-blog.com/article-19611269.html

(3) http://www.dailymotion.com/video/xagd0x_entretien-avec-coline-serreau_news?start=1

(4) Les citations ne sont pas toutes textuelles , car recopiées à la hâte sur papier en écoutant la vidéo, mais je ne pense pas avoir déformé les propos. Je vérifierai très prochainement et remettrai  les citations exactes.

(5) 250 000 salariés rien qu’en France dans les industries chimiques et pharmaceutiques.

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commentaires

Rémi Vandersmissen 19/03/2017 08:01

http://www.howworldcan.be
English: A total reconsideration of our society and way of life
Français : Une totale remise en question de notre société et mœurs de vie
Español: Un replanteamiento total de nuestra sociedad y forma de vida
Nederlands: Een totale herziening van onze maatschappij en levenswijze

Bonne lecture,
Rémi Vandersmissen

oo 05/09/2015 03:32

@Wackes Seppi

Bien sûr que si l'article affirme qu'il n'y a aucun problème, aucune remise en question à faire, puisque bouffer du médoc comme du beurre sur des tartines, c'est merveilleux, il n'existe aucun labo qui cherche à corrompre les médecins en appliquant des stratégies marketings fructueuses, tout cela c'est un délire de complotiste! Le sol n'a jamais été sain, plein de micro-organismes et de lombrics! Elle n'a jamais autant produit, et les pesticides sont sans danger, pourquoi passer au biodynamique (bio ! ) ou à tout autre forme de supercherie? Nous vivons dans le meilleur des mondes!
Pourquoi s'opposer à la privatisation du vivant, mais qu'est-ce qu'ils cons ceux-là, c'est complètement inutile! La terre continuera à produire encore et encore, même quand il n'y aura plus ni micro-organismes ni lombrics, c'est pas eux qui rendent le sol fertile, ce sont les engrais! Les bactéries ne servent à rien, les engrais font tout le boulot! Aucun souci à se faire sur l'analyse bactériologiques des sols!
Hou! les vilains vilains militants anti-pesticides! Bande de terroristes!

oo 05/09/2015 03:34

Correction: " Le sol n'a jamais été AUSSI sain; LA TERRE, elle n'a jamais autant produit...

oo 05/09/2015 03:21

L'âne illustre bien le propos de votre article effectivement, et surtout, son auteur.
Je n'aime pas particulièrement Coline Serreau, mais puisqu'elle fait des comédie, elle est donc incapable d'avoir une discussion sérieuse, c'est connu, un mauvais clown, quand il enlève son nez rouge, est incapable de saisir des concepts mathématiques ou philosophiques... puisque c'est un mauvais clown. Et à peu tout dans votre article a le manque de subtilité que vous reprochez aux autres.
Allez zou! Tout le monde dans le même panier.

L'âne a dit que la relocalisation c'était mal, écoutons-le! Il n'a à peu près aucun argument économique, écologique, ou autre, il a seulement peur de ne plus pouvoir manger sa compote de banane. Quelle argument économique en béton! Heureusement que ça s'appelle le blog des imposteurs, parce qu'on en tient un bon là!
La biodynamie, on peut y croire ou penser que c'est de la poudre de perlimpinpin, n'empêche qu'elle a le mérite d'être bio, mais je pense que vous avez un diplôme en médecine ou une agrégation de chimie, et vous allez nous expliquer que les pesticides ne sont pas de tout dangereux (soupir). Et Kokopeli, quel idiot de réclamer que les semences ne soient pas privatisées, ah oui, je suis vraiment choquée.

Du haut de votre bac +2 science (et je suis gentille), vous n'avez aucun argument, vous vous contentez de pouffer de rire comme un lycéen sur des concepts qui vous passent sans doute au-dessus de la tête, car pouffer, ça évite de se pencher sur un problème, de faire une véritable analyse, pour discriminer ce qui peut être bon, approximatif, ou faux dans un concept. Vous êtes une sorte de religieux: vous lisez un truc quelque part, mais c'est trop fatigant et inutile de se mettre à l'étude, et d'apprendre à ne pas penser d'une manière manichéenne. Restez dans votre suffisance et votre médiocrité, c'est bien plus confortable. Avez-vous idée de ce que certains chercheurs avaient dans la tête en parlant de sol "mort"?

Quel grand philosophe vous êtes! Tous les gens qui s'interrogent, et essayent de proposer des solutions alternatives (en se trompant souvent c'est inévitable) sont des charlots, mais quel grand savant en charentaise vous faites! Vous êtes allés en personne dans des cultures bio, ou raisonnées? Vous avez vu comment les gens travaillent? Posé des questions? Vous trouvez normal que les agriculteurs aient une prévalence aussi élevées de cancers? Il faut bien se sacrifier pour nous nourrir après tout.

Cool, voici ce que précise le contraire de ce que les idiots dans votre genre, au nom de leur incompréhension profonde, martèlent depuis des années. Mais non, les pesticides ne sont pas dangereux, c'est un complot des écologistes et de certains médecins borderlines!
http://www.larecherche.fr/evenement/prix-recherche/entre-pesticides-cancer-lien-est-etabli-01-12-2009-81219

Je n'aime pas le doc de Coline Serreau, il y a des choses auxquelles je n'adhère vraiment pas du tout, mais vos argumentaires vides (elle martèle 3 fois une phrase!) sont encore plus creux que le plus creux de ses documentaires.

Sébastien Krauer 15/10/2014 17:47

La belle verte: voilà un film qui a le mérite de faire sortir plusieurs espèces de loups du bois. Et aussi, un film qui se tire un obus dans le pied, ainsi qu'aux idées qu'il croit défendre. En effet, il permet aux contre-réactionnaires (qui sont donc aussi des réactionnaires), aux intégristes et aux manichéens de tout poil de laisser libre cours à leurs haines diverses, en leur montrant la voie: ce film (qui défend des idées que je partage absolument, pour ce que cela vaut) est une symphonie fantastique de la haine absolue, et engendre des commentaires du même tonneau: on tourne en rond. C'est une question de langage, partagé avec les pires intégristes assassins, qui donne l'occasion, comme on le voit ci-dessus, à une foule de contemporains d'en faire autant: de "la pollution, c'est mal" à "le progrès, c'est bien", on passe d'un lieu commun à un autre, en miroir, et ne reste qu'à sortir les fusils pour départager les belligérants. Langage, forme, tout dans La belle verte concourt à exacerber la savante idiotie franco-française consistant avant tout à avoir raison sur l'autre dans une enchère cacochyme. Avec succès.
Dommage. Les idées sont belles et leur énoncé, ahurissant de naïveté et d'incitations à l'émeute entre deux camps de pensée. A manichéisme, manichéisme et demi.
A cela, on pourrait proposer à un cinéaste intelligent de laisser quelque chose à penser au spectateur (car c'est cela qui fait vraiment de ce film un navet: une pensée prête à consommer, véritable hamburger industriel qui ne laisse aucun échappatoire à l'invention ni au droit de l'Autre), ouvrir des voies, laisser une ambiguïté, donner de l'air. Coline Serreau, l'air, certes, elle n'en manque pas, mais elle n'en concède pas un millimètre cube à ses spectateurs. Certains d'entre eux, étouffant de rage, se lancent alors dans des diatribes pour défendre le meilleur des mondes dans lequel nous vivons et qu'elle ose battre en brèche à coup de massue. Bien joué: et voilà le travail. De l'eau au moulin de Monsanto, de Nestlé et de tous leurs amis qui vont ainsi trouver des défenseurs inattendus.
De l'air, trouvons-en chez les poètes comme le cinéaste Riklis, qui dit peu et fait penser beaucoup. Et tant d'autres, qui hélas ne se nourrissent presque jamais de la Culture Française, basée aujourd'hui sur la Pensée Génétiquement Modifiée rendue obligatoire.
En attendant de sortir de ce carcan, je garde ma voiture en maugréant contre ma propre dépendance, je souris à des inconnus dans la rue (ça ne mange pas de pain), je troque mon parapluie contre un poireau et je collectionne les mots improbables pour un usage ultérieur: je laisse le temps faire son boulot de cadence sans essayer de forcer quiconque à me donner raison.
Coline Serreau a raison. Y compris dans ses "Solutions". Si elle ne faisait qu'en témoigner, raconter, ouvrir des portes, elle contribuerait peut-être à cette civilisation dont elle rêve, et dont je rêve aussi. Mais dans ces deux films, elle la coule dans le béton: c'est lourd.

Wackes Seppi 26/06/2013 23:53


Wikipedia, pourtant squatté par les contestataires de l'ordre et de la rationalité :


 


« Dans la méthode biodynamique, divers parasites ou ravageurs se combattent à l'aide d'incinérations. Les papillons ou les insectes se capturent avec des pièges, par aspiration ou par
secouage des végétaux ; pour les mammifères ou les oiseaux, il faut prendre un morceau de peau proche du cou, entre les omoplates.


L'incinération est pratiquée à l'aide d'un petit brasero chauffé par du bois, de préférence dans la parcelle concernée. Les cendres sont alors épandues, généralement après une dilution
isopathique et agitation rythmique jusqu'au niveau de la 8e décimale hahnemannienne (dilution dite « D8 ») N 10. Le volume de cendres effectivement épandu est donc dans ce cas 0,000001 % du
volume initial, soit une dose homéopathique. C'est un des aspects controversés de la biodynamie6.


Selon les indications de R.Steiner, on choisira le jour de la pleine Lune pour les incinérations des plantes adventices et il ne semble pas nécessaire de se référer au zodiaque lorsqu'il s'agit
de plantes11. Pour se débarrasser des mulots, Steiner explique17 qu'il faut prendre la peau d'un mulot et la brûler au moment où Vénus est devant la constellation du Scorpion, les cendres
contiennent alors « la force négative qui s'oppose à la force de reproduction du mulot ». Il suffit ensuite de répandre la poudre sur les champs pour écarter les mulots, il n'est pas nécessaire
d'en avoir beaucoup (dose homéopathique). »


 


 

loup garou 26/06/2013 13:05


jaja a écrit :


 


"Pouvez-vous nous expliquer pourquoi cela vous choque de croire en la biodynamie par exmple ?"


 


===> la réponse est en partie dans votre question : tout simplement parce qu'il ne s'agit que d'une croyance !... et qu'ici nous sommes "Pour la science, contre tous les charlatanismes et
toutes les impostures" !


 


quelques autres explications dans cet article :


 


http://www.imposteurs.org/article-agriculture-biologique-un-fibl-bien-faible-par-wackes-seppi-96151754.html

jaja 26/06/2013 09:54


Votre article manque cruellement d'arguments... Pouvez-vous nous (nous, je suis optimiste, avez-vous des lecteurs ?) expliquer pourquoi cela vous choque de croire en la biodynamie par exmple ? Un
"point d'exclamation" n'est pas un argument....

bob 21/09/2012 18:53


@Tony


 


«Quel est votre intérêt à ne pas chercher ce qui est critiquable dans le système agricole actuel ?»


 


Oh, il y a plein de choses qui posent question et qui demandent des améliorations. Les chercheurs ne vont pas manquer de travail. En vrac:


 


Lutte raisonnée contre les mauvaises herbes (http://www.bioone.org/doi/full/10.1614/WS-D-11-00177.1), lutte biologique contre les ravageurs, amélioration des pratiques de semis direct, gestion
environnentale des fumiers/lisiers pour limiter la pollution de l'eau, génie génétique pour supprimer les gènes de sensiblité aux maladies, arriver à utliser les mécanismes internes de défense
des plantes, capteurs photo high-tech pour cartographie les mauvaises herbes…


 


Mais, vois-tu, les réalisateurs écolos, ne parlent jamais de ces sujets.

Wackes Seppi 21/09/2012 18:33


 Non! Pas bien!


 


On ne joue pas à « L'aveu ».


 


Si vous avez des problèmes avec « l'article en haut de cette page », vous les énoncez et les explicitez. Avec suffisamment de détails pour qu'il ne soit pas nécessaire de faire du
« second guessing ».


 

tony garcia 20/09/2012 20:51


Bien.


Je vous propose de relire l'article en haut de cette page, puis à vous demander où est (je vous cite) : "l'argumentation [qui doit être] nuancée", et qui déploie "la critique sommaire et
injustifiée".


 


Vous tomberez d'accord que vos arguments ne peuvent tenir en ce qui concerne cet article.

Wackes Seppi 20/09/2012 16:47


 Si je peux oser une réponse en nom collectif pour le titulaire de ce blog et les commentateurs fidèles, nous ne critiquons pas « cette nécessaire remise en question », mais les
arguments qui sont avancés à l'appui de cette remise en question et qui méritent d'être combattus et, dans certains cas les motivations (car il y a malhonnêteté).


 


Pour ce faire, nous avons tout intérêt – contrairement à ce que vous semblez croire – à « chercher ce qui est critiquable dans le système agricole actuel ». Précisément pour ne pas
critiquer les arguments qui sont fondés.


 


Quant à étaler sur la place publique nos critiques, d'une part, ce n'est pas notre fond de commerce ; d'autre part, l'argumentation doit être nuancée, ce qui représente un défi majeur ;
enfin, nous estimons que ce n'est pas la meilleure manière de faire avancer le débat dans une société qui est matraquée, assommée, mitraillée, bombardée par une critique sommaire et injustifiée.


 


Vous êtes vraiment convaincu que les intervenants du « documentaire » de Coline Serreau ont des motivations philanthropiques. Vous vous trompez ! Pour certains, leur discours
jusqu'au-boutiste est le complément indispensable de leur activité commerciale.


 


Je vous citerai à cet égard Vandana Shiva qui aura le double avantage de nous éviter une critique de situations en France et d'être caricaturale. Sa « philanthropie » sert à faire
tourner une « fondation » dont elle est la fondatrice et la directrice – autant dire son gagne-pain. Dans le monde impitoyable des « ONG » dont le fond de commerce est la
contestation, elle doit, pour surnager, cultiver l'extrémisme. Son positionnement sur de nombreux sujets est purement opportuniste. Ce qui importe, ce n'est pas ce qui est bon pour les gens
qu'elle prétend défendre et au nom de qui elle prétend s'exprimer, mais ce qui rapporte médiatiquement et financièrement.


 


Ce qui importe, ce n'est pas ce qui est vrai, mais ce qui lui permet d'avoir l'écoute des gogos. Il faut le voir et l'entendre pour le croire. Je l'ai vue et entendue avancer son argument favori
des suicides des agriculteurs pour s'opposer à un régime juridique qui n'avait pas encore été mis en vigueur en Inde. En quelque sorte, il était la cause de suicides par anticipation.


 


 


 

tony garcia 19/09/2012 20:58


Je ne pose pas le problème de forme (il est facile de critiquer quel que soit "le camp") mais de fond :


Les avancées technologiques restent perfectibles. Il est aussi facile de critiquer la révolution verte que l'exploitation du charbon. L'un comme l'autre ont permis de grandes avancées, il
n'empêche qu'il y a (eu) de grandes améliorations à y apporter.


La méthode est parfois critiquable, mais l'intention est là : Pointer du doigt ce qui est améliorable et chercher des solutions.


Je laisse sur ce point les chercheurs (malheureusement en mal de financements "impartiaux") faire leur travail.


 


Mais je ne comprends pas pourquoi vous critiquez cette nécessaire remise en question :


Les gens dans ce film n'ont aucun intérêt personnel à chercher à mieux, leur démarche est, sinon maladroite, au moins philanthropique.


Quel est votre intérêt à ne pas chercher ce qui est critiquable dans le système agricole actuel ?


Vous le défendez comme s'il était parfait, sans même chercher à reconnaître un point défendable dans leur opinion ? Sans un compromis ? Vous rejetez tout celà en bloc ?


 


Merci de bien vouloir m'éclairer, et bonne journée.

Wackes Seppi 16/09/2012 16:09


Cher Monsieur,


 


Vous posez une question à laquelle il est quasiment impossible de répondre.


 


Il y a d'un côté un film (que je n'ai pas vu) et un livre (que j'ai lu), et de l'autre, un commentaire critique fait par un esprit rationnel.


 


Il y a d'un côté des « intervenants » dont certains sont peu honorables sur le plan éthique, moral et intellectuel, et de l'autre une brochette de commentateurs qui connaissent
l'agriculture pour la pratiquer ou l'avoir pratiquée et sont capables de porter un jugement objectif sur les thèses véhiculées par Mme Serreau et ses « solutions locales ».


 


Si ces « solutions locales » étaient vraiment des « solutions », ça se saurait depuis longtemps. Mais, tenez, essayez de les appliquer dans une mégapole ! Ce qui ne veut
pas dire que c'est une mauvaise idée que de faire pousser trois pieds de tomates sur un balcon ou – voisins bobos et non bobos étant suffisamment tolérants – y élever trois poules.


 


S'agissant des arguments « humanistes », ce serait bien d'y regarder par deux fois. Quand Dominique Guillet affirme que « la couleur verte de la Révolution verte n'a été verte que
par la couleur du dollar », de qui se moque-t-il ? Des milliards de gens qui lui doivent la vie. Quand Vandana Shiva utilise à tout va l'argument des suicides des agriculteurs en
accusant des lois qui n'ont pas encore été appliquées d'en être la cause, de qui se moque-t-elle ? Et quand elle les utilise pour s'opposer à la mise en place d'une loi sur les semences qui
mettrait fin à toutes les malversations des margoulins qui font tant de tort aux agriculteurs indiens ? Des millions de paysans indiens.


 

bob 15/09/2012 20:28


@tony


 


«J'aimerais savoir ce qui est critiquable là-dedans, et quels sont les valeurs humaines mises en avant par le camp "d'en face" ?»


 


 


 


Il n'y a rien de critiquable dans l'idée de vouloir se nourrir de son potager. L'autonomie de l'individu est une très bonne chose. Toutefois un potager n'est pas gratuit. Il faut y travailler ce
qui demande du temps et de l'énergie pour un résultat qui n'est pas assuré. Ainsi il n'est pas étonnant que la majorité des gens préfèrent le supermarché. Simple rapport coût/bénéfice. Ce qui est
dérangeant dans le film de C. Serreau, c'est qu'elle n'a rien compris à l'histoire de l'agriculture. Elle fait la morale comme une baby boomeuse ingrate qui n'a connu ni la faim, ni les épidémies
et encore moins le travail au champ.

Tony garcia 14/09/2012 01:17


Bonjour,


Vous faites partie des gens dont j'aimerais un avis par rapport à ma question.


Puis-je me permettre de vous le demander ?


Merci.


Tout le monde y est convié également.

Laurent Berthod 14/09/2012 00:44


- Les agriculteurs sont-ils autorisés à acheter des graines, hybrides ou non, avec rendemment F1 = rendemment F2 ?





La question n'est pas que les agriculteurs soient autorisés ou non à en acheter. Personne n'en vend, car personne ne les achèterait.


 


Par contre un agriculteur a le droit de resemer sa récote F2. Pourquoi croyez-vous qu'aucun ne le fait ?


 

Tony garcia 14/09/2012 00:35


Bonjour,


Je viens d'arriver sur ce blog, et je cherche à me faire une idée d'où je suis tombé.


 


Je constate que pour l'instant, lesarguments humanistes évoqués ci-dessus sont soit ignorés, soit réfutés. (voir "le platane" et "l'empêcheuse" ci-dessus)


Ces mêmes gens expriment une méfiance vis-à-vis de l'industrie (notamment de la transformation des espaces arables en terrains à haute productivité, au détriment de l'équilibre naturel des
microorganismes symbiotiques) :


Cette démarche m'a l'air d'être de la simple prudence, (car il est déjà arrivé que pour des interêts économiques, des sociétés ruinent des écosystèmes sans trop de scrupules), pourtant, cette
prudence semble ici dénigrée avec une confiance rare et peu d'arguments en retour.


 


Bref, j'ai d'un côté des gens qui souhaitent simplement que tout le monde puisse manger gratuitement les fruits (et légumes) de sa parcelle comme cela se fait depuis quelques siècles. Qu'ils
soient des hurluberlus ou des hippies mangeurs de fleurs n'est pas la question.


J'aimerais savoir ce qui est critiquable là-dedans, et quels sont les valeurs humaines mises en avant par le camp "d'en face" ?


 


Merci de vos réponses mesurées, et bonne journée à tous.

Laurent Berthod 06/07/2012 22:53


"On peut frémir en pensant à l'avenir radieux que cet olibrius promet à ses enfants."


Si ce genre d'olibrius et ses copains d'idéologie arrivent un jour au pouvoir, nous sommes condamnés à devenir tous des zeks, et leurs enfants aussi !

Anton Suwalki 06/07/2012 15:39


"La jeunesse l'emportera sur les vieux dinosaures que vous êtes, et nous vous enterrerons sans trop de regrets".


Et c'est lui qui nous traite de facho, cherchez l'erreur. On peut frémir en pensant à l'avenir radieux que cet olibrius promet à ses enfants.

bendaz 06/07/2012 15:32


Tiens, un repére de fachos spotted :))))
La jeunesse l'emportera sur les vieux dinosaures que vous êtes, et nous vous enterrerons sans trop de regrets, car ce n'est point avec vous que nous pourrions créer un avenir meilleurs pour vos
et nos enfants.
"sort le pop-corn"



@vous messieurs zé mesdames