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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 19:05

Merci à Alexis Thomann, auteur de cette contribution. Alexis est biologiste, actuellement post-doctorant au ZMBP (Zentrum für Molekularbiologie der Pflanzen) de l'Université de Tübingen en Allemagne.

Anton

 


 

 

 

Lire la première partie :

http://imposteurs.over-blog.com/article-christian-velot-est-anti-ogm-tout-s-explique-1-46986030.html


 

 

 

 

Comme nous l’avons remarqué dans la première partie, les affirmations de Christian Vélot concernant les OGM sont fondées sur des connaissances pour le moins douteuses. Aux yeux de l’auditoire qui compose généralement son public, les propos de M. Vélot peuvent passer pour savants. Mais nous avons vu que dès lors qu’il est confronté à une discussion scientifique, il est obligé de battre courageusement en retraite (1). Ce qui ne l’empêche pas , dans un courrier publié par Inf’OGM (2) d’ironiser sur le manque de rigueur scientifique de l’AFBV, qui compte pourtant de nombreux directeurs de recherche, académiciens, etc…

Dans cette deuxième partie nous allons reprendre quelques unes des affirmations avancées par M. Vélot dans son courrier en nous intéressant principalement aux études scientifiques qu’il utilise pour étayer son argumentation.

 

, Lorsqu’on a aucune publication scientifique sur les biotechnologies végétales à son actif (3), est-il bien raisonnable d’écrire (les écrits de M. Vélot sont en bleu pour plus de clarté) : « Elle (l’AFBV) est notamment parrainée par Claude Allègre dont l’expertise et les compétences en matière d’OGM ne sont effectivement plus à démontrer… » ?

Claude Allègre est effectivement autant expert en matière d’OGM que M. Vélot. Cependant l’acte de parrainage ne requiert nullement d’être spécialiste. Zidane par exemple parraine l’association européenne contre les leucodystrophies (ELA) sans avoir publié le moindre papier sur le sujet.

 

« Le transgène qui va être introduit in fine dans le maïs n’est donc pas le gène naturel de bactérie, mais un gène modifié, une sorte de chimère génétique construite de toutes pièces et qui, bien que constituée pour l’essentiel du gène de bactérie initial, sera en quelque sorte une juxtaposition de séquences d’ADN (de petits morceaux de chromosomes) d’origines différentes. »

Le gène « naturel » tel qu’il existe dans le bacille n’aurait aucune chance de s’exprimer dans le maïs. Le fait que le gène original soit modifié pour permettre son expression dans la plante ne présente pas un risque en soi. En dehors de faire de la rhétorique on se demande bien ce que M. Vélot essaye de montrer par là. Quant à parler « de petits morceaux de chromosomes » je crois que M. Vélot devrait revoir la définition même de ce qu’est un chromosome, c’est un peu plus complexe qu’une « juxtaposition de séquences d’ADN ». Peut-être a-t-il oublié ce qu’est la chromatine ?

 

« Notons au passage que pour M. Fellous, il existe une faune inutile, conception très intéressante de la biodiversité, en particulier de la part d’un biologiste… »

Peut-être M. Vélot ne connaît pas la notion de faune nuisible ? Quoi qu’il en soit, il devrait éviter d’attribuer des propos à des gens alors qu’ils ne les ont pas tenu.

 

« Si M. Fellous parle effectivement de la protéine insecticide naturelle, c’est-à-dire de celle produite par la bactérie du sol Bt, il a entièrement raison : elle n’a pas d’autres effets connus que celui de tuer sa cible, la pyrale. »

 

Mais où M. Vélot va-t-il chercher ça ? La toxine Cry1Ab « naturelle » a au contraire de nombreuses cibles parmi les lépidoptères. Ostrinia nubilalis (la pyrale du maïs) n’est qu’une cible parmi d’autres. La toxine Cry1Ab du bacille est, en effet, aussi toxique pour Pieris brassicae (piéride du chou), Manduca sexta (sphinx du tabac), Heliothis virescens (noctuelle défoliatrice) ou encore Manestra brassicae (noctuelle du chou) (Höfte et al., 1989). Cette liste n’est pas exhaustive.

 

Ensuite M. Vélot cite quelques études montrant ou censées montrer des effets du maïs Bt qu’il n’a probablement pas lues ! Dès le titre il attaque fort !

 

« Effets toxiques de la plante Bt sur la flore »

Espérons que ce ne soit qu’un lapsus ! Je pense qu’un maître de conférence connaît la différence entre faune et flore !

 

« Etrangement, M. Fellous omet, en revanche, de citer tous les travaux scientifiques effectués à travers le monde par des laboratoires universitaires, et publiés (eux !) entre 2003 et 2008 dans des journaux internationaux à comité de lecture (c’est-à-dire avalisés par des pairs) et qui montrent des effets de la toxine Cry1Ab produite par le maïs Mon810 sur la faune non cible  sur le lombric (ver de terre) [2], sur le papillon monarque [3] [4], sur le papillon de nuit Spodoptera littoralis (un ravageur des plantations de coton) [5], sur des insectes qui sont eux-mêmes des ennemis naturels des insectes ravageurs des cultures, tels que la guêpe Cotesia marginiventris [6], et le coléoptère Poecilus copreus [7], sur des insectes aquatiques présents dans les ruisseaux et dans les fossés de drainage en bordure des champs [8], et sur la puce d’eau Daphnia magna [9] ».

 

Reprenons dans l’ordre :

 

« …sur le lombric (ver de terre) »

ZWAHLEN et al. 2003. Effects of transgenic Bt corn litter on the earthworm Lumbricus terrestris. Molecular Ecology, 12 : 1077-1086

 

D’après M. Vélot, Zwahlen et al. auraient montré que la Cry1Ab a des effets toxiques sur le lombric. C’est une affirmation pour le moins osée. Cette étude ne permet pas de conclure à un effet toxique de la Cry1Ab sur le lombric. Lors de ces travaux, deux expériences ont été conduites, une en laboratoire, l’autre en plein champ. Seule la croissance des vers est affectée et ce seulement après 160 jours pour l’étude réalisée en laboratoire. En plein champ aucune différence n’est observée. Les auteurs se gardent bien de conclure si c’est la Cry1Ab qui provoque c’est baisse de vitesse de croissance en fin d’expérience ou si d’autres paramètres (composition en lignine, activité microbiologique, reproduction des lombrics) influent sur les conditions en laboratoire. Ils l’écrivent d’ailleurs dans le résumé de l’étude : “Further studies are necessary to see whether or not this difference in relative weight was due to the Bt toxin or other factors discussed in the study. Mais M. Vélot a t-il lu ce seul résumé ? De plus, si M. Vélot mettait sa bibliographie à jour il aurait vu qu’une étude publiée on line le 20 Avril 2010 dernier montre que le suivi des populations de lombrics pendant 4 ans dans des champs Bt comparés à des champs de maïs conventionnels ne montrent pas d’effets négatifs significatifs sur les populations de lombric. La troisième auteure de cette étude étant Claudia Zwahlen, la première auteure de l’étude citée par Vélot pour l’article précédent.

http://dx.doi.org/10.1016/j.soilbio.2010.04.004

Ainsi, d’après M. Vélot la toxine Cry1Ab aurait donc des effets toxiques sur le lombric ?. Cela reste totalement à démontrer, l’étude qu’il cite ne permettant pas d’étayer ses affirmations et les études récentes vont même totalement à l’encontre de cette hypothèse.

 

« … sur le papillon monarque »

DIVELY G.P. et al. 2004. Effects on monarch butterfly larvae (Lepidoptera : Danaidae) after continuous exposure to Cry1Ab expressing corn during anthesis. Environmental Entomology, 33 : 1116-1125

Des effets négatifs de la toxine Cry1Ab sur les larves de papillons monarques peuvent être attendus puisqu’il s’agit d’un lépidoptère. Effectivement la publication de Dively et al. montre qu’in vitro une réduction de la croissance et une augmentation de la mortalité sont observées lorsque les chenilles sont nourries avec des feuilles saupoudrées de pollen de maïs Bt (Bt11 et MON810).

Ce que M. Vélot se garde bien de dire c’est que le risque de surmortalité est, d’après les auteurs, de l’ordre de 0,6% à 2,4% (worst-case scenario), soit beaucoup moins que ce qui est observé par les variations naturelles (hivers rudes par exemple). En effet, les distances de dissémination de pollen de maïs sont tellement courtes que seuls les quelques mètres entourant la parcelle présenteraient un risque pour ce type de papillon. C’est sûr qu’avec un tel « effet » les populations de monarque ont beaucoup à craindre du maïs Bt. Que concluent les auteurs ? Je cite : Considering that monarch butterflies can rebound from such events and produce historically average migratory populations despite high mortality during the breeding season (les auteurs évoquent des années où 80% de la population est décimée du fait des conditions météorologiques), it is likely that Bt corn will not affect the sustainability of monarch butterfly populations in North America.

M. Vélot cite aussi :

PRASIFKA P.L. et al. 2007. Effects of Cry1Ab-expressing corn anthers on the movement of monarch butterfly larvae. Environmental Entomology, 36 : 228-233

Or, cette étude ne présente qu’un intérêt théorique. Il s’agit d’une étude comportementale du papillon monarque exposé artificiellement à des anthères de MON810 et ne reflète en rien ce qui peut arriver au champ et souffre des mêmes limites que l’étude de Dively et al.

Une étude récente (J.N. Perry et al., 2010) publiée par des chercheurs de 5 pays européens en janvier 2010 montre par une approche mathématique que les populations européennes de papillons non-cibles n’ont pas grand chose à craindre des cultures de maïs Bt exprimant la Cry1Ab.

Je cite: Estimated environmental impact was low: in all regions, the calculated mortality rate for worst-case scenarios was less than one individual in every 1572 for the butterflies and one in 392 for the moth.

Cela fait maintenant 10 ans que les anti-OGM agitent le spectre de la disparition des papillons monarques alors que toutes les études récentes concluent que le monarque n’a pas grand chose à craindre des cultures de plantes Bt. Combien de temps vont-ils encore utiliser cet argument éculé ?

« … sur le papillon de nuit Spodoptera littoralis (un ravageur des plantations de coton) »

DUTTON A. et al. 2005. Effects of Bt maize expressing Cry1Ab and Bt spray on Spodoptera littoralis. Entomologia Expperimentalis et Applicata, 114 : 161-169

 

Comme l’indiquent les auteurs dès le début du résumé de l’étude ce papillon (appartenant à la même famille que la pyrale) est considéré comme un parasite dans la zone méditerranéenne de culture de maïs. C’est aussi un ravageur dans les zones de cultures tropicales et subtropicales (Salama et al, 1990). M. Vélot reconnaît lui-même que cet insecte est un « ravageur ». On devrait alors plutôt se féliciter si le maïs Bt a une action sur les parasites secondaires en plus de son action contre les ravageurs majeurs du maïs.

 

« … sur des insectes qui sont eux-mêmes des ennemis naturels des insectes ravageurs des cultures, tels que la guêpe Cotesia marginiventris »

VOJTECH E. et al. 2005. Effects of Bt maize on the herbivore Spodoptera littoralis (Lepidoptera : Noctuidae) and the parasitoid Cotesia marginiventris (Hymenoptera : Braconidae). Transgenic Research, 14 : 133-144

 

Il semble que M. Vélot ait bien du mal à distinguer entre un effet direct de la toxine Cry1Ab et un effet indirect. Les résultats obtenus par Vojtech et al. indiquent que le parasite Cotesia marginiventris est affecté du fait de la baisse de qualité de ses proies élevées sur le maïs Bt.

Les auteurs le disent eux-même dans le résumé de l’étude, je cite : « Our results suggest that the effects on C. marginiventris when developing in susceptible S. littoralis larvae are indirect (host mediated) ». Plus loin ils ajoutent : «  Thus direct effects cannot be excluded, although very unlikely : Cry proteins need  specific receptors in the target insect gut ephithelium and Cry1A(b) has been shown to be specific to Lepidoptera. » Les auteurs ne montrent nullement un effet toxique de la Cry1Ab sur Cotesia marginiventris  comme l’affirme M. Vélot, au contraire ils estiment cela comme très improbable.

 

Au fait, quels sont les effets observés et quelles seraient les conséquences au champ ?, je cite :

Cotesia marginiventris developing in Bt maize-fed S. littoralis needed not even half a day (about 5%) longer for their development than the control and their cocoons were less than 0.2 mg (8%) lighter.”

 

Ces résultats sont à mettre en parallèle avec ceux de Faria et al. (2007) qui montrent un effet positif sur la durée de vie et la capacité de parasitisme de Cotesia marginiventris en présence de pucerons élevés sur du maïs Bt. Je cite : "Indeed, Cotesia marginiventris, a parasitoid of lepidopteran pests, lived longer and parasitized more pest caterpillars in the presence of aphid-infested Bt maize than in the presence of aphid-infested isogenic maize.”

 

En aucun cas une étude isolée ne permet de dire que des effets toxiques de la Cry1Ab ont été « montré » pour Cotesia marginiventris comme le prétend M. Vélot. Seule une étude au champ permettrait de déterminer si les cultures de maïs Bt ont un effet négatif sur les populations de C. marginiventris (mais paradoxalement les anti-OGM s’opposent aux essais au champ). Quoiqu’il en soit l’étude citée par M. Vélot ne « montre » pas d’effet toxique de la toxine Cry1Ab sur C. marginiventris comme il l’affirme.

 

« … et le coléoptère Poecilus copreus »

MEISSLE M. et al. 2005. Efftects of Bt maize-fed prey on the generalist predator Poecilus cupreus L. (Coleoptera : carabidae). Transgenic Research, 14 : 123-132

 

M. Vélot répète le même type d’erreur que dans la citation précédente. Les auteurs concluent, je cite: “The observed effects are most likely indirect effects due to further reduced nutritional prey quality. However, direct effects cannot be excluded.

Dans la discussion, ils ajoutent : “Thus although direct effects of the Cry1A(b) toxin on P. cupreus larvae cannot be excluded in this study, they are very unlikely. 

 

Les auteurs n’ont pas montré (comme le dit M. Vélot) d’effet toxique de la toxine Cry1Ab sur P. cupreus. Ils ne peuvent l’exclure mais ils estiment que des effets directs de la Cry1Ab sont très improbables (very unlikely).

 

 

« … sur des insectes aquatiques présents dans les ruisseaux et dans les fossés de drainage en bordure des champs »

ROSI-MARSHALL E.J. et al. 2007. Toxins in transgenic crop byproducts may affect headwater stream ecosystems. Proceedings of the National Academy of Sciences, USA 104 : 16204-16208

Il est consternant de voir les anti-OGM ressortir toujours les mêmes études quand bien même celles-ci ont été réfutées. Pour rappel, Rosi-Marshall et al. rapportent que les débris de maïs Bt exprimant la Cry1Ab réduiraient la croissance et augmenteraient la mortalité d’insectes non-cibles tels que les trichoptères. Cette étude a été sévèrement critiquée par Beachy, 2008 et Parrott, 2008. Aucune quantification des doses de Cry1Ab absorbées par les trichoptères n’est fournie ce qui ne permet pas d’établir de relation dose-effet avec la protéine Cry1Ab.

A cela s’ajoute qu’aucune information sur les doses de maïs absorbées n’est fournie ni sur l’identité du maïs Bt utilisé ni sur la lignée isogénique utilisée comme contrôle. De même aucune précision n’est fournie sur la reproductibilité des résultats. La seule chose que l’on peut conclure de cette étude c’est qu’un « danger potentiel » pour les trichoptères a été identifié lorsqu’ils sont exposés au maïs Bt en conditions de laboratoire mais en aucun cas cette étude ne « montre » un effet de la toxine Cry1Ab sur les organismes aquatiques comme l’affirme M. Vélot.

 

Il faut aussi rappeler que Rosi-Marshall et al. ont réalisé une étude en champ pour tester les résultats obtenus au laboratoire. Ils ont présenté leurs résultats à une conférence organisée par le NABS (North American Benthological Society) en juin 2007.

http://nabs.confex.com/nabs/2007/techprogram/P1519.HTM

En décembre 2009 Emma Rosi-Marshall et Jennifer Tank ont présenté des résultats complémentaires lors d’un symposium à Berlin.

http://www.gmo-safety.eu/news/652.maize-effects-organisms-water-detected-field-trials.html

Cette étude, qui devrait être publiée dans les prochains mois, n’indique pas que le maïs Bt soit une menace pour les trichoptères.

 

 

« … et sur la puce d’eau Daphnia magna »

BOHN T. et al. 2008. Reduced fitness of Daphnia magna fed a Bt-transgenic maize variety. Archives of Environmental Contamination and Toxicology, March 18

 

Cette étude comporte de nombreuses erreurs qu’il serait trop long de détailler ici. Une critique sévère de cette étude a été publiée par Ricroch et al. (2010) qui détaille toutes les faiblesses de l’approche expérimentale.

 

Pour l’anecdote, le dernier auteur de Bøhn et al. est le fameux Terje Traavik, celui qui prétendait début 2004 avoir identifié des réactions allergiques à un maïs Bt aux Philippines et qui n’en a jamais fourni le moindre début de preuve. Cela ne l’avait pas empêché d’aller s’épandre dans les médias sur ce point et de créer un autre mythe anti-OGM qui perdure encore aujourd’hui.

http://www.agbioworld.org/biotech-info/pr/traavik.html

 

Il est tout de même étonnant que seules des études ne permettant pas de  conclure à une quelconque dangerosité des maïs Bt exprimant la Cry1Ab sur la faune non-cible soit utilisées par M. Vélot, exception faite de l’étude montrant une toxicité pour un ravageur secondaire, mais peut-être M. Vélot considère-t-il cet insecte comme faisant partie de la faune « non-inutile » à l’agriculture ?

 

Les affirmations de M. Vélot relèvent-elles du mensonge, de simples erreurs ou d’un manque de « rigueur scientifique » ?

 

Pour tenter de répondre à cette question nous analyserons plus en détail, dans la dernière partie consacrée à M. Vélot, ses affirmations sur la toxicité de la Cry1Ab pour la sésamie ainsi que sa façon très particulière qu’il a d’interpréter les travaux de ses pairs disponibles sur cette question.

 

Alexis Thomann

                                              

A Suivre…

 


 

 

 

 

Références :

 

R.N Beachy, N.V Fedoroff, R.B Goldberg, and A McHughen The burden of proof: A response to Rosi-Marshall et al PNAS 2008 105 (7) E9

 

CA Faria, FL Wäckers, J Pritchard, DA Barrett, TC Turlings (2007) High Susceptibility of Bt Maize to Aphids Enhances the Performance of Parasitoids of Lepidopteran Pests. PLoS ONE 2(7): e600

 

H Höfte, HR Whiteley. Insecticidal crystal proteins of Bacillus thuringiensis. Microbiol Rev. 1989;53:242–255.

 

Wayne Parrott Study of Bt impact on caddisflies overstates its conclusions: Response to Rosi-Marshall et al PNAS 2008 105 (7)

 

J. N. Perry, Y. Devos, S. Arpaia, D. Bartsch, A. Gathmann, R. S. Hails, J. Kiss, K. Lheureux, B. Manachini, S. Mestdagh, G. Neemann, F. Ortego, J. Schiemann and J. B. Sweet  A mathematical model of exposure of non-target Lepidoptera to Bt-maize pollen expressing Cry1Ab within EuropeProc. R. Soc. B May 7, 2010 277:1417-1425

 

A. Ricroch, J. B. Bergé, M. Kuntz Is the German suspension of MON810 maize cultivation scientifically justified? Transgenic Res (2010) 19:1–12

 

 

Notes :

 

(1) http://planete.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/05/27/ogm-controverse-de-long-en-large.html

 

(2) http://www.infogm.org/spip.php?article4449

(3) Les conférences anti-OGM de Christian Vélot, ou son livre grand public « OGM tout s’explique » ne font en aucun cas de lui un spécialiste. 

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commentaires

Virginie 04/08/2014 15:57

De belles images, des textes de qualité, continuez comme ça c'est parfait, merci

A.Thomann 31/01/2014 14:08


@ Agnes (com 18),
Comme l'ont déjà fait remarquer d'autres intervenants ci-dessus, je ne remets pas en cause le statut d'enseignant chercheur de C. Vélot. Par contre (et je pense l'avoir suffisamment démontré dans
cet article et dans le 3ème volet consacré aux "arguments" de C.Vélot) son honnêteté scientifique est pour le moins douteuse. Qu'il ne soit pas spécialisé dans le domaine du végétal ne l'autorise
pas à aligner autant d'inepties sur le sujet des PGM. Que la cause qu'il défend lui "semble juste" n'est pas non plus une raison suffisante pour raconter des mensonges. Tous les militants
défendent des causes qui leur semblent justes. Quant à lui faire part des corrections apportées dans ces articles, ne vous en faites pas, il en a pris connaissance mais il n'en tient pas compte
puisqu'il sort les mêmes âneries lors de ses derniers "shows". Autre preuve, s'il en était encore besoin, qu'il a troqué depuis longtemps sa casquette de chercheur pour celle du militant. Vous
trouvez mon article "irrespectueux" ? Et le manque de respect de C.Vélot pour le travail des chercheurs, vous en pensez quoi ? Le respect, ça se mérite.

Wackes Seppi 29/01/2014 19:25


Voici une réponse (commentaire No 21) qui me surprend à plus d'un titre.


 


Pensez-vous vraiment pouvoir vous renseigner auprès de Greenpeace ? Dans le cadre d'une formation, certes rapide, pour laquelle vous mettez des guillemets de doute ou d'ironie ?


 


Quelle est la logique de la deuxième phrase ? La cause serait elle invalide parce que les propos d'un (seul) scientifique seraient (le mot « sembler » relève de la litote)
controversés ? Même question réduite aux propos « scientifiques » ?


 


La réponse théorique est bien sûr négative : une cause peut être parfaitement valable quand bien même elle est défendue par des indigents intellectuels. Pour cette cause, toutefois, il faut
des arguments sérieux. Or, ni M. Vélot, ni d'autres anti-OGM notoires, n'en apportent.


 


Sous « renier la cause qu'il défend », j'entrevois un doute – salutaire – qui vous habite, vous personnellement. Si vous avez suivi (et apprécié) les cours de M. Vélot, ne
pensez-vous pas disposer d'une formation d'un niveau suffisant pour faire vous-même l'état des lieux ?


 


Une question simple : pensez-vous que le discours anti-OGM (contre toutes les PGM, sans distinction, fondé sur le simple fait que ce sont des plantes issues de transgénèse) est encore
crédible quand il s'en cultive 170 millions d'hectares dans le monde, par plus de 17 millions d'agriculteurs, avec un recul maintenant conséquent ? Quand l'Espagne cultive plus de 100.000
hectares de MON 810 à nos frontières ? Quand une Europe sur la défensive pour cause de pusillanimité politique en importe par cargos entiers pour l'alimentation animale ?


 


 


Pensez-vous que la lumière viendra de Greenpeace ? Une organisation qui fait dans l'anti-ogmisme en Europe et en Asie, mais pas aux États-Unis d'Amérique (à part pour la petite déclaration
alibi) ? Qui a milité directement ou en sous-main pour que les Africains de l'Est frappés de disette ou de famine ne soient pas secourus avec du maïs susceptible de contenir des OGM ?
Qui milite contre le riz doré pour la simple raison que l'admettre, ou même le tolérer, c'est ouvrir la porte à un examen différencié des diverses PGM et fermer celle du discours
monolithique ?

Zdravo 27/01/2014 15:53


c'était en réponse de "est-ce suffisant pour renier la cause qu'il défend ?"


 


On ne peut pas juger/rétorquer l'idéologie en étant sur le plan scientifique. On peut essayer mais on se retrouve face à un mur. Vélot se sert de son background scientifique (et son statut
d'universitaire) à des fins "politique" (idéologique), en n'hésitant pas à mentir par omission (car il ne peut ignorer les arguments et la démonstration -un cas d'école- du HCB, par exemple, sur
l'affaire Séralini). C'est un militant.


 


Je ne pense pas que les personnes, ici sur ce blog, renient ce que Vélot défend. D'ailleurs il est assez difficile de vraiment savoir ce qu'il pense/veut.

Agnes 23/01/2014 16:55


Je ne vois pas où vous voulez en venir... ?

Zdravo 22/01/2014 23:14


Dès lors que l'on rentre dans le domaine de l'idéologie (assez proche de "la foi"), on ne peut plus vraiment agir.


 


C'est pour cela qu'en matière de PGM, il faut situer le débat et placer le domaine. Parle-t-on de politique ? d'économie ? d'éthique ? de sciences ?


Vélot est sur le domaine politique en se servant de son étiquette "Enseignant-Chercheur" (en guise d'argument d'autorité...).

Agnes 22/01/2014 19:38


Merci pour vos précisions. Je me renseigne dans le cadre d'une future "formation" rapide après de Greepeace dont pas mal de membres apprécient ce que fait M. Vélot. Étant donné que ses propos
scientifiques semblent controversés, est-ce suffisant pour renier la cause qu'il défend ?

Wackes Seppi 22/01/2014 18:01


On peut apprécier l'enseignant ; et on peut critiquer le militant.


 


« Il ne faut pas oublier – écrivez-vous – qu'il s'adresse lors de ses conférences à des personnes qui n'ont aucune notion en biologie » ? Cela fait partie du problème. Car il se
permet, dans ses livres, ses conférences et ses interviews, des facilités qui sont précisément des paris sur l'absence de connaissance de son public.


 


Votre éloge de M. Vélot est du reste contradictoire puisque vous avancez les excuses de sa spécialisation qui n'est pas la biologie végétale, de l'honnêteté (alléguée) de son travail et de
sa bonne foi dans la défense d'une cause.


 


Aucune de ces excuses n'est recevable. M. Thomann en fait la démonstration ci-dessus, même si tout n'est pas dit explicitement.


 


M. Suwalki a remis une couche ici :


 


http://www.imposteurs.org/article-christian-velot-l-ethique-de-toc-du-lanceur-d-alerte-120501304.html


 


Et encore n'a-t-il pas recensé tous les points critiquables.


 


Il est d'ailleurs cocasse d'y lire – en regard de votre excuse d'incompétence – à propos de son conflit avec l'Université d'Orsay, et repris de son interviw avec Bastamag : « Ce conflit
est né de mes prises de position publiques sur les OGM. C’est mon rôle en tant que scientifique et citoyen d’alerter sur des risques potentiels liés à une technologie. Pour justifier de ma
compétence sur ce sujet, j’apparaissais dans les médias en tant que membre de l’Institut de génétique et de microbiologie, ce qui m’a été reproché. » (Les italiques sont les miens.)


 


 

Zdravo 22/01/2014 14:33


@Agnes : Je ne pense pas qu'une personne, ici, est critiqué sa qualité d'enseignant-chercheur. Par contre, Vélot lui-même s'est autoproclamé "expert" sur les PGM alors que son domaine d'étude est
la mycologie.


Il a profité du vide médiatique pour y faire sa place. Au fil des années, ses propos se sont radicalisés (idem pour Séralini). Le Vélot de 2004 n'est pas le même que celui de 2014. Aujourd'hui
c'est avant tout un militant qui profite de ses avantages d'EC. Je vous met au défis d'aller dans l'une de ses "conférences" (un gourou devant ses fidèles serait plus juste ?) : Oui il est
"ouvert" au débat mais dès qu'il se sent acculé quand le débat vire sur le plan scientifique... et bien il met l'auditoire contre vous et vous coupes tout moyen de vous exprimer. A moins d'en
venir aux mains, tu es presque obligé de sortir.


 


Pourquoi Vélot ne débat-il plus dans les amphi' des universités ?

De plus, il faut voir le bordel qu'il a mis à Paris Sud ! Cf les CR des Conseil Scientifique... Ce n'est pas innocent s'il a migré sur Caen (et se rapprocher de Séralini).

Agnes 22/01/2014 11:37


Ayant eu M. Velot comme professeur à l'Université Paris Sud, je peux attester de sa franchise et de son honnêteté. Son statut d'enseignant-chercheur est amplement mérité. Il ne faut pas oublier
qu'il s'adresse lors de ses conférences à des personnes qui n'ont aucune notion en biologie. De plus, M. Velot n'est pas spécialisé dans les domaines de la biologie végétale, il est donc normal
qu'il ait certaines lacunes sur certains sujets très précis. Il me semble assez irrespectueux de parler de lui comme vous le faites ici, dans la mesure où il fait un travail honnête et qu'il se
dévoue pour une cause qui lui semble juste.


Pourquoi ne pas lui faire part directement de vos corrections ?

bob 17/06/2012 19:08


@Zeugme:


En fait l'avis pseudo-scientifique de C. Vélot importe peu. La science progresse sans lui partout où les OGM sont autorisés. S’il avait quitté son labo pour marcher dans les champs, il aurait
compris l'importance des OGM en agriculture. Facile pour lui de critiquer une technologie dont les agriculteurs français ont été privés, il ne rencontre ainsi aucune résistance de la part des
professionnels. Heureusement cela ne pourra pas durer éternellement. Les semenciers préparent déjà des céréales OGM et des recherches se font sur l'utilisation des biotechnologies pour supprimer
les gènes de sensibilités aux maladies (http://www.biofortified.org/2012/05/next-gen-disease-resistance/); la pression des agriculteurs pour de telles variétés sera de plus en plus forte. Bref,
ce sera bientôt la fin du show de Vélot en France!

Zeugme 03/11/2011 22:56



(*) cfr conférence de Christian Vélot sur les OGM faite à Toulouse le 10 novembre 2005 (disponible sur google video). Les propos tenus par Christian Vélot à la 57e minute vont, me
semble-t-il, dans le sens d'une ouverture d'esprit et d'un esprit critique



Zeugme 03/11/2011 20:16



Bonjour,


pris par une émotion (peut-être injustifiée), je me sens obligé de réagir à certaines choses qui ont été dites dans votre article ...


Durant ses conférences, Christian Vélot répète à qui veut l’entendre qu’il est absurde de dire qu’on est pour ou contre "les OGM". Il insiste sur la nécessité de considérer les OGM selon leur
domaine d’utilisation. Comme tous les biologistes moléculaires, Christian Vélot fait "tous les jours" des OGM (bactériens ou fongiques) en laboratoire. Il ne le nie pas et en souligne le
caractère indispensable. Il souligne également, ne nous méprenons pas, la contribution capitale des OGM dans la production en grande quantité de protéines d’intérêt thérapeutique (vaccins,
insuline, ...). Mais là où les pratiques que je viens de citer se font en laboratoire (en milieu parfaitement clos et contrôlé), il n’en est pas de même de bon nombre d’autres pratiques (cfr les
essais en plein champ). Ce sont ces pratiques, lorsqu’il ne les juge pas nécessaires (peut-être à tort ...), que Christian Vélot dénonce.


Que Christian Vélot simplifie ses propos pour être compris de son auditoire, on ne peut le nier (il ne le nie pas lui-même) mais bien qu’il ne cache pas son penchant pour les faucheurs de
plantations OGM, il encourage également son public à se forger une opinion en allant écouter d’autres scientifiques qui ne partagent pas forcément son avis (*). On ne peut donc pas dire qu’il
fasse de la propagande en vue de former de bons petits soldats dotés d’une parfaite mauvaise foi.


 



durvie 24/09/2011 22:22



L'incompétence qui se manisfeste dans certains commentaires, la mauvaise foi qui saute aux yeux dans les autres me démontre que l'austilité de l'immense majorité des français démontre que la
sagesse populaire demeure malgrés les multiples tentatives d'intoxications.



Laurent Berthod 10/12/2010 10:43



Je m'étais laissé dire que parmi les règles de Wikipedia il y avait celle qu'on n'avait pas le droit d'écrire sur soi-même. Apparemment ils n'ont pas les moyens de faire respecter leur règlement.


Wikipedia une encyclopédie ? Une auberge espagnole, bourrée d'idéologie oui. Poubelle...



Luc Marchauciel 07/12/2010 15:00



Amusant indeed.



anton suwalki 07/12/2010 14:20



Pour l'anecdote, sur la page Wikipedia de Vélot, quelqu’un avait mis un lien vers cet article avec le
commentaire : « Son argumentaire contre les OGM a été analysé de manière
critique sur la base de données scientifiques publiées » 


l’historique des modifications indique que le 8 Octobre un certain Vélot supprime la
phrase et le lien vers cet article :


http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Christian_V%C3%A9lot&action=historysubmit&diff=57865766&oldid=57865740


Puis «Docteur  Cosmos » remet la phrase et le lien avec pour justification « aucune raison de passer sous silences les éventuelles critiques » .


Formidable ! Quelques plus tard, Vélot supprime de nouveau le lien et transforme ainsi
le commentaire : « Son argumentaire contre les OGM
suscite de nombreuses réactions épidermiques de la part d'une frange de la communauté scientifique plus apte à le dénigrer sur internet qu'à venir débattre avec lui
publiquement » .


C’est finalement Docteur Cosmos qui aura le dernier mot. !


Amusant, non ?



anton suwalki 27/07/2010 17:44



@Zdravo : bonjour, je pense que nous publierons le 3ème volet à la rentrée



Zdravo 27/07/2010 17:41



M. Vélot arrive-t-il à persuader des collègues ?


Quant est-il de ses étudiants ?...


M. Vélot jouit maintenant d'une médiatisation qui lui permet d'être l'invité d'honneur sur bien des médias. Comme quoi, au niveau Vulgarisation et Diffusion de l'information scientifique, il est
très doué (même si le fond est lui, complétement bancal).


Sinon j'ai hâte de lire le 3ième volet. C'est pour quand ? :)


 


@27kDa (GFP) : C'est encore plus triste. Il s'enferme dans ses propos/voir son image (qui a dépassé ses idées ?), victime de son propre jeu ?



GFP 13/07/2010 19:40



Vélot nous ressort les poncifs habituels.


http://fr.euronews.net/2010/07/13/ogm-le-debat/


On peut noter qu'ils se radicalise un peu plus dans son discours.