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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 12:06

Christian Vélot, les lecteurs du Site Imposteurs connaissent. Maître de conférences à l’Université Paris Sud, c’est aussi une des figures du mouvement anti-OGM, et un des membres du conseil scientifique du CRIIGEN. Nous lui avions consacré un article en 2008 (1). Ses propos outranciers et certaines de ses formules absurdes sur les OGM lui ont valu de donner son nom à notre prix : Le Vélot d’or.

 

En Mai 2008, cité comme témoin par les faucheurs volontaires au procès de Toulouse, Christian Vélot fut interrogé par l’avocate d’un agriculteur sur ses compétences dans le domaine, il répondit en substance : « des OGM j’en fais tous les jours dans mon labo, alors croyez-moi, je sais de quoi je parle ».

 

Une lecture approfondie de ses propos permet de se faire une opinion aussi définitive que consternante sur cette prétention : une de ses interviews réalisée dans le cadre d’un mémoire de Master (2) démontre qu’il n’a qu’une connaissance -au mieux- superficielle du sujet, et qu’il n’a absolument pas saisi la problématique des OGM végétaux et de leur évaluation. C’est l’objet de la première partie de cet article.

 

Le deuxième document, que nous traiterons ultérieurement, est encore plus édifiant : il s’agit du débat avec Jean-Claude Jaillette (3) auquel il s’est pour une fois prêté lors de la parution de son livre (4). Christian Vélot est plus à l’aise sur une tribune en compagnie de Marie-Monique Robin face à une salle acquise d’avance que face à un journaliste intelligent. Ici, ce sont les interventions particulièrement pertinentes de deux forumeurs  biologistes (« XhoI » et « Ryuujin ») qui ont contraint Christian Vélot à battre en retraite, après l’avoir conduit à dévoiler son ignorance et la nature foncièrement irrationnelle et antiscientifique de ses raisonnements.

Anton Suwalki

 

1ère partie

 


 

 

« Une technique totalement aléatoire »

 


 

 

 Christian Vélot :

« En tant que généticien moléculaire, donc en tant qu’utilisateur de cette technologie comme outil au service de la recherche, je sais à quel point cette technique n’est pas chirurgicale, comme on essaye de nous le faire croire mais, au contraire, totalement aléatoire. C’est la raison pour laquelle je m’oppose catégoriquement à l’introduction des OGM dans les champs et dans les assiettes (…).

On entend souvent dire que c’est une technologie chirurgicale, c’est à dire qu’on la maîtrise totalement (..) Ca n’est pas une technologie chirurgicale. La manière dont on introduit un gène d’un organisme A dans un organisme B est d’ailleurs très brutale . On ne maîtrise rien. On ne maîtrise pas le nombre de gènes qui vont entrer dans les cellules de l’organisme receveur. On ne maîtrise pas, non plus, les endroits où ils vont aller s’insérer».

 

 Deux événements sont aléatoires et sur ces points CV a effectivement raison  :

·         C’est d’une part l’endroit où va aller se faire l’insertion. Il paraît assez évident que cette insertion puisse être totalement aléatoire avec la technique de biolistique (5). Cela semble être aussi le cas lorsqu’on utilise les agrobactéries mais on ne peut exclure actuellement qu’il existe peut-être des règles qui n’ont pas encore été mises en évidence !

·         C’est d’autre part le nombre d’insertions. L’expérience montre qu’il y a plus d’insertions de la construction génique avec la technique de biolistique qu’avec la technique de transfert utilisant les agrobactéries.

Cependant, fait extrêmement important, parmi toutes les plantes transformées, seules celles n’ayant qu’une seule insertion seront finalement retenues.

 

 

 

Mais alors et selon CV, on peut se demander pourquoi il utilise cette technologie dans ses recherches s’il ne maîtrise absolument rien. Comment tirer des enseignements d’un outil aussi aléatoire ? N’en déplaise à CV, si tout n’est pas entièrement maîtrisé, les techniques elles mêmes sont très précises.

 

Lorsque le gène d’intérêt est identifié et localisé, il peut être tronçonné de manière précise avec des enzymes dites de restriction. On est d’autre part capable d’associer au gène un promoteur ou un terminateur spécifiques, différents de ceux qui « encadrent »  naturellement le gène. N’est-ce pas ce qu’on appelle une technique « chirurgicale » ? Il est même possible de modifier une séquence sur une seule base si nécessaire. On peut, et cela se fait de plus en plus, synthétiser des gènes à façon, donc utiliser une séquence parfaitement déterminée.

 

Concernant la transgénèse à proprement dire, même la plus ancienne technique utilisée, qui utilise comme vecteur le plasmide de la bactérie Agrobacterium tumefaciens, est très bien maîtrisée : on excise du plasmide une séquence d’ADN (appelée ADN T) qui est transférée chez la plante infectée provoquant alors une maladie appelée « galle du collet » et on la remplace par le ou les gènes qu’on souhaite transférer.

 

Et si le point d’insertion du gène dans l’ADN de l’hôte n’est pas connu à  l’avance, il est non seulement localisable mais surtout localisé a postériori.

 

Un fait que CV est obligé de reconnaître dans une phrase qui, du coup, annule ses affirmations précédentes.

 

« C’est vrai qu’on a des possibilités techniques de le vérifier a postériori, mais…». 

 

-Dont acte !

Mais alors où est le problème ?

 

« …mais elles ne permettent pas de savoir si on a activé des gènes naturels de l’organisme qu’on cherche à modifier, ni si on a surexprimé des gènes naturels de cet organisme.[ les possibilités techniques] ne permettent pas non plus de connaître toutes les conséquences métaboliques de ces modifications (..) ».

 

Ce dont on peut être sûr, c’est que lors d’un croisement, de nombreux événements interviennent au sein d’un génome : additions, délétions, duplications, translocations mutations, chacun de ces événements pouvant être mineur comme par exemple une mutation ponctuelle mais peut être aussi très important pouvant aller jusqu’à la duplication d’un chromosome entier (trisomie) voire même du génome lui même (polyploidisation). Et chacune de ces modifications (quelle que soit son importance) peut générer un gradient de conséquences allant de : aucune à létale pour l’organisme.

 

L’insertion d’une construction génique (la transgénèse) correspond à un couper/coller : coupure du génome en un endroit donné et insertion de la construction au niveau de cette coupure. Mais c’est un événement que le génome connaît bien au cours de l’histoire cellulaire.

 

Et justement, comme on connaît le point d’insertion de la construction génique introduite dans le génome hôte, on connaît aussi les bordures de chaque côté de cette insertion.

On peut donc vérifier aisément que la construction génique ne s’est pas insérée dans un gène actif et que même si c’est le cas, cela n’entraîne pas alors de modifications qui deviennent alors prévisibles.

 

Notons que si de tels phénomènes existent ,les mêmes questions se posent lors des croisements classiquement réalisés pour améliorer les végétaux (ou animaux), questions que CV ne se pose pas. Pour quelles raisons les mêmes qui s’effraient des conséquences possibles de l’introduction d’un seul gène par une technique maîtrisée acceptent sans réserve le croisement « naturel »de deux génomes complets ?

 

Quoi qu’il en soit, on peut rétorquer à CV quil existe des moyens de vérifier a postériori d’éventuelles  conséquences métaboliques de ces modifications.

 

 Non, répond CV ! avec des arguments particulièrement faibles. et cela s’explique lorsqu’on s’aperçoit que ….

 


 

 

…Christian Vélot n’a pas compris le principe d’équivalence en substance !

 


 

 

Dans la foulée de toutes les incertitudes qu’il exprime sur les modifications apportées par la transgénèse, CV reprend l’accusation classique de « réductionnisme » à l’encontre des biologistes moléculaires, bêtes noires des anti-OGM, dénonçant :

 

« (..) une conception périmée, obsolète et mécanistique du fonctionnement du vivant qui voit les gènes comme des entités indépendantes et qui considère que, lorsqu’on rajoute un gène dans un organisme, on ne fait rien d’autre que rajouter un gène. »

 

Il est d’ailleurs des plus curieux de voir CV utiliser cet argument alors que ce sont ces mêmes biologistes moléculaires qui ont contribué largement à dépasser la notion initiale de : « 1 gène= 1 protéine » . En fait c’est ce dogme que CV aimerait voir exprimer par ceux qui travaillent sur les biotechnologies végétales.

 

Il n’en est rien, et la possibilité que les conséquences métaboliques de l’organisme dépassent la simple production d’une protéine additionnelle est bel et bien prise en compte dans le contrôle des OGM. Gros problème : CV n’a pas compris comment.

 

A moins d’être habité par la pensée magique, on est obligé de considérer que ces éventuelles modifications métaboliques se mesurent en aval en examinant la composition biochimique (détaillée) du végétal transformé. De la découle l’analyse en termes d’équivalence en substance.

 

 Or CV affirme :

 

« Il [le principe d’équivalence en substance(PES) ] consiste à dire qu’un OGM est équivalent en substance à l’organisme initial à partir duquel il a été fabriqué, c’est à dire de l’organisme de départ que par les gènes qu’on a mis dedans. »

 

Soit CV ne s’est pas documenté sur le PES, soit il n’y a rien compris ! Non , le PES ne consiste pas à dire, à postuler que les deux organismes sont identiques, il consiste à vérifier qu’ils sont équivalents en substance, c’est-à-dire qu’ils ne présentent pas de différences significatives dans leur composition biochimique. Un tel contresens est inexcusable de la part de quelqu’un prétendant avoir une autorité en matière d’OGM.

 

CV révèle aussi au passage qu’il ne connaît pas le principe de base de la toxicologie qui est appliqué aux OGM : l’évaluation se fait toujours au cas par cas !

 

« C’est aussi absurde de considérer qu’une voiture pilotée par un enfant de 10 ans ne présente pas de danger, au prétexte que la voiture a obtenu son contrôle technique et que l’enfant est équilibré, poli et travaille bien à l’école. C’est aussi stupide que ça».

 

En fait, c’est l’analogie de Christian Vélot qui est parfaitement stupide. Puisqu’on est dans l’automobile, risquons nous à une analogie beaucoup plus conforme à la réalité de l’approche du risque en matière d’OGM :

 

C’est la même démarche que celle qui consisterait à vérifier que la modification à la marge d’un organe d’une voiture (par exemple, assouplissement de ses suspensions pour un meilleur confort de ses passagers) n’a pas de conséquence néfaste sur le comportement routier du véhicule.


 

 

A Suivre…

 


Notes :

(1)http://imposteurs.over-blog.com/article-20688593.html

(2) http://www.infoguerre.fr/fichiers/conflit_ogm_france_2009.pdf .

(3)http://planete.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/05/27/ogm-controverse-de-long-en-large.html

(4) OGM, tout s’explique, Éditions Goutte de Sable 

(5) Cette technique consiste à projeter sur les cellules végétales des particules (d’or ou de tungstène) sur lesquelles sont fixées les séquences d’ADN que l’on veut introduire à l’aide de ce que l’on a appelé un canon à particules. Le néologisme « bioliostique » est une contraction de « biologie » et « balistique ».

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commentaires

backlinks 14/02/2017 11:51

What a blog post!! Very informative and also winder easy to understand. Looking for more such comments!!

pilou 12/02/2017 20:40

oui, tout s'explique - avec l'argent de Monsanto on trouve des blogs comme le votre où de pseudo scientifiques sont grassement payés (j'espère pour eux) pour donner libre cour à la mauvaise foi la plus cynique - "sad" comme dirait l'autre - honte à vous - comment ne pas voir de quel côté est l'imposture - vous vous moquez bien des conséquences humaines et sociales autant qu'environnementales tant que vous pensez ne pas être affectés - mais le jour où vos propres enfants ou amis mourront de cancers abominables, il sera trop tard pour regretter... en attendant, profitez bien de votre sale argent si mal gagné. Seule une recherche indépendante est (serait) crédible.

more information 22/04/2014 08:50

Christian Vélot the Lecturer at the University Paris Sud. Also remember that he is also one of the figures of the anti-GMO movement and a member of the Scientific Council of CRIIGEN. So give him some respect over matters like these…

m@nu 29/09/2012 16:51


Christina Velot fait juste chier la mafia transgénique, donc derrière on essai de le faire passer pour un militant anti-OGM alors qu'il est juste un scientifique informant le grand public sur ce
qu'il fait.


Les imposteurs sont bien plus côté pro-OGM comme l'a déjà révélé maintes fois le site wikileaks.

GFP 09/02/2012 00:11


bob,


Le développement de résistance au glyphosate est un problème agronomique, comme il y en a avec d'autres familles d'herbicides, et non un problème environnemental. Ceci dit vous avez raison, ce
n'est pas une conséquence de la transgénèse en tant que telle.

bob 08/02/2012 23:00


« on ne peut toujours pas lui attribuer le moindre début de
problème sanitaire ou environnemental.»

L'apparition de résistances au round up risque de poser problème (surtout quand la totalité des cultures d'une ratation seront RR). Toutefois, cette problématique n'a pas de rapport direct avec
la technique de transgénèse. 

GFP 08/02/2012 22:11


Dans le PES, si la composition chimique globale est identique, qu'est-ce qui me dit que l'organisation est la même ?
De quelle "organisation" parlez-vous ? Je ne vois pas. Le principe d'équivalence en substance permet de comparer la composition élémentaire de la plante GM avec son équivalent isogénique
non-modifié. Cela permet d'avoir une base pour les futures comparaisons. Certains OGM ne répondent pas au PES. Cela ne veut pas dire que l'OGM est toxique pour autant. Cela veut dire qu'il faut
évaluer si les différences observées peuvent avoir un effet sanitaire ou environnemental positif ou négatif. Par exemple, il existe désormais du soja enrichi en acides gras insaturés. Le PES ne
s'applique plus. Il faut alors déterminer si améliorer le profil des acides gras peut avoir une influence négative. C'est très improbable.

Et si l'organisation n'est pas la même, quelles conséquences?
Même remarque.


De plus cette équivalence en substance est-elle contrôlée au moment de la récolte de la plante?
Forcément. L'analyse de la composition se fait sur le produit de la récolte.

Sait-on de combien est la production moyenne de pesticide par les plantes pour un champ par exemple de maïs BT, et la pulvérisation moyenne de pesticide pour un champ conventionnel?
Je ne vois pas trop l'intérêt de connaitre cette information. Que voulez-vous comparer, les doses d'insecticides pulvérisées et ceux produits par la plante ? L'usage du Bt en pulvérisation est
loin d'être la norme sur le maïs ou le cotonnier. Les agriculteurs utiliseront plutôt des insecticides chimiques et dans ce cas toute comparison est inutile. On pourra par contre calculer la
quantitié d'insecticide chimique économisée sur du maïs ou du cotonnier Bt par rapport à une culture conventionnelle.

Vérifier l'emplacement de l'insertion d'un gène, est-ce suffisant pour en connaître les conséquences?
Là encore il faudrait définir "les conséquences" que vous évoquez. Connaitre le site d'insertion n'apporte pas grand chose en terme de sécurité sanitaire ou environnementale. Cela permet
éventuellement de déterminer si d'autres transcrits sont produits par le transgène des suites de l'insertion et aussi de mettre au point des méthodes de détection du transgène par PCR qui
permettent de déterminer si la plante qui le porte est hétérozygote ou homozygote pour ledit transgène. Mouais, pourquoi pas mais des fragments qui s'insèrent dans le génome ne sont pas une
spécificité de la transgénèse. Le génome du maïs (entre autres) possède des transposons, des éléments d'ADN qui se "promènent" et qui s'insèrent plus ou moins au hasard et personne ne s'en
soucie.

Serions-nous identique en prenant tous nos gènes, et en modifiant leur place respective dans le génome?
Non, certaines zone de nos chromosomes sont plus ou moins sujettes à des phénomènes de méthylation qui influencent le niveau d'expression des gènes. Quand on crée une plante transgénique on
analyse toujours plusieurs transformants primaires (=ceux obtenus après la transformation) de façon à sélectionner ceux qui ont un niveau d'expression qui correspond à ce qui est recherché.

 Il me semble que la place a une importance. Ou au pire dans le doute, je préfère vérifier toutes les conséquences, les différences observables. Est-ce fait systématiquement ?
Ce qui est important pour un transgène est de connaitre son niveau d'expression. Pour cela on dispose de nombreuses techniques de quantification, que ce soit au niveau de l'ARNm ou de la
protéine.  Si vous insérez un gène codant une protéine Bt c'est pour que son expression soit suffisante pour tuer les ravageurs qui attaquent vos récoltes. Vous sélectionnez donc des
transformants qui ont un niveau d'expression suffisant et qui ne sont pas affectés dans leurs paramètres agronomiques. Le reste importe peu.

Sur les 3 mois d'expérimentation sur les animaux. En admettant vos règles de 3 (qui est par ailleurs contestable) et qui conduit à 10 années humaine. Ça fait quand même toujours court
non?
Suivant le type d'OGM les essais à trois mois se justifient ou non. Si ce sujet vous intéresse je vous recommande lecture de cet article:
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18328408
Si vous n'y avez pas accès je peux le fournir à Anton en pdf qui pourra peut-être faire suivre ou alors pourra vous fournir mon email pour que je m'en occupe.

C'est combien d'année l'apparition de cancer après l'exposition à l'amiante? 15? 20?
Je ne vois pas le rapport. Les protéines Bt ne sont pas cancérigènes.

Enfin en toute bonne fois, qu'est-ce que ça coûterait de prolonger les observations sur la durée de vie de l'animal?
Plusieurs millions d'euros... qui seraient foutus par la fenêtre car prolonger les durées des tests ne se justifient que si des effets toxiques s'observent à trois mois ou si les données sur la
protéine exprimée par le transgène (ou les molécules synthétisées par l'activité de la protéine codée par le transgène) permettent d'envisager un effet cancérigène ou mutagène. En général de tels
effets sont déjà détectés à court terme. Tout cela est expliqué dans l'article cité au-dessus.

Et puis également dans les périodes de gestation, est-ce que ça donne des différences à la naissance?
Si des effets étaient observés sur l'adulte ou sur l'animal en croissance ce produit ne serait pas autorisé. Par ailleurs aucun effet n'a été observé dans les études à longs termes.

Enfin la dissémination. Pour quelles raisons prendre un risque aujourd'hui qui nous empécherait demain de revenir en arrière?
Pourquoi ne pourrait-on pas revenir en arrière ? Les OGM ne sont pas plus "envahissants" que leurs équivalents conventionnels. Si vous ne voulez plus en cultiver il vous suffit d'arrêter d'en
planter. Le maïs ne se cultive pas tout seul. C'est le cas de la quasi-totalité de nos plantes de culture.

Pourquoi diffuser des résistances antibiotiques dans la nature alors qu'on a déjà du mal avec les bactéries multi-résistantes?
Les gènes de résistances utilisés dans les PGM viennent de "la nature". Ils ont été isolés chez des bactéries qui vivent "dans la nature", ils ne sont pas tombés du ciel. Su ce sujet je vous
conseille vivement les travaux des panels GMO et BIOHAZ de l'EFSA:
http://www.efsa.europa.eu/en/efsajournal/pub/1108.htm
Le nombre de barrières à franchir pour qu'un transfert de la pante vers un bactérie soit possible est énorme. La barrière majeure étant que les gènes de résistance (issues de bactéries) ont été
modifiés pour qu'il puissent s'exprimer dans un génome eucaryote de plante.

Quelle est l'urgence à se lancer tête baissée dans cette voie?
Il n'y a pas plus d'urgence que celle de développer de nouvelles variétés répondant aux attentes des agriculteurs. Au passage je vous rappelle que la transgénèse est parmi les méthodes de
modification des génomes les plus précises qui existent actuellement.

N'a-t-on vraiment pas le temps de prendre du recul?
Pourquoi prendre plus de recul. Il existe déjà des dizaines et des dizaines d'études sur ce sujet et aucune ne permet de dire qu'il faudrait arrêter l'utilisation de la transgénèse pour améliorer
nos plantes de cultures et pourquoi pas nos animaux d'élevages. Ceci dit il est toujours bon de rappeler que depuis la quinzaine d'années que cette technique est utilisée à grande échelle en
agricuture on ne peut toujours pas lui attribuer le moindre début de problème sanitaire ou environnemental. Peu de technologies peuvent se vanter d'un tel bilan.

bob 08/02/2012 18:45


« Pourquoi diffuser des résistances antibiotiques dans la nature
alors qu'on a déjà du mal avec les bactéries multi-résistantes?»
 


À propos de la résistance aux antibiotiques: http://www.ogm.gouv.qc.ca/sante_insertion_gene.html

De plus à l'heure actuelle les fabricants d'OGM utilisent comme marqueur la résistance (entre autres)  au glufosinate et évitent ainsi d'avoir recours aux anciens marqueurs.

Exemple de marqueurs non antibiotiques:
«L’expression de la protéine mCry3A offre une protection contre la chrysomèle et l’expression de l’enzyme PMI
permet une sélection positive des cellules de maïs transgénique à l’aide du sucre mannose et évite ainsi l’utilisation de marqueurs de sélection à base d’antibiotiques.»
(source: http://www.ogm.gouv.qc.ca/resist_insectes_mais_bt.html)


 


 

bob 08/02/2012 18:36


Concernant la quantité de Bt produite, j'ai trouvé en vitesse ça: http://www.springerlink.com/content/m7081v47p832g54m/



Quantitative analysis of CryIA(b) expression in Bt maize plants, tissues, and silage and stability of expression over successive generations (Patricia L. Fearing, Devon Brown,
Demetra Vlachos, Moez Meghji and Laura Privalle), 1997.


« On a per-acre basis, the highest level of CryIA(b) protein was detected at anthesis, and was estimated to be 2–4 g/acre across the various genotypes. The peak of
maximum vegetative biomass occurs at anthesis and since CryIA(b) is expressed mainly in leaf tissue it is reasonable that this stage would also be the point at which maximum levels
of CryIA(b) would be found. CryIA(b) levels were markedly lower in late-season,senescing plants, for which total CryIA(b) protein/acre was estimated to be less than 0.2
g. Applications of Bt-based microbial insecticides are generally done at 1 lb/acre and assuming 10% by weight to be active ingredient (-endotoxin, Cry
protein), this corresponds to ca. 45 g/acre. Therefore 10–20-fold less Bt protein is present per acre in these transgenic plants derived from Event 176»

Bon c'est pas tout jeune mais c'est déjà ça. De plus l'application de Bt dans le bio se fait à des doses d'environ 1 L par hectare et plusieurs fois par saison (cf tableau page 9:
http://pr-rp.hc-sc.gc.ca/1_1/pr_web.ve2?p_ukid=7761)

adrien 08/02/2012 16:47


Je ne vois pas vraiment de réponses sur les inquiétudes soulevées par les PGM. Dans le PES, si la composition chimique globale est identique, qu'est-ce qui me dit que l'organisation est la même ?
Et si l'organisation n'est pas la même, quelles conséquences? De plus cette équivalence en substance est-elle contrôlée au moment de la récolte de la plante?


Sait-on de combien est la production moyenne de pesticide par les plantes pour un champ par exemple de maïs BT, et la pulvérisation moyenne de pesticide pour un champ conventionnel?


Vérifier l'emplacement de l'insertion d'un gène, est-ce suffisant pour en connaître les conséquences? Serions-nous identique en prenant tous nos gènes, et en modifiant leur place respective dans
le génome? Il me semble que la place a une importance. Ou au pire dans le doute, je préfère vérifier toutes les conséquences, les différences observables. Est-ce fait systématiquement ?


Sur les 3 mois d'expérimentation sur les animaux. En admettant vos règles de 3 (qui est par ailleurs contestable) et qui conduit à 10 années humaine. Ça fait quand même toujours court non? C'est
combien d'année l'apparition de cancer après l'exposition à l'amiante? 15? 20? Enfin en toute bonne fois, qu'est-ce que ça coûterait de prolonger les observations sur la durée de vie de l'animal?
Et puis également dans les périodes de gestation, est-ce que ça donne des différences à la naissance?


Enfin la dissémination. Pour quelles raisons prendre un risque aujourd'hui qui nous empécherait demain de revenir en arrière? Pourquoi diffuser des résistances antibiotiques dans la nature alors
qu'on a déjà du mal avec les bactéries multi-résistantes? Quelle est l'urgence à se lancer tête baissée dans cette voie? N'a-t-on vraiment pas le temps de prendre du recul?


Je suis simple citoyen, mes questions sont certainement mal formulées, je ne sais rien à rien. Mais s'il vous plaît, plutôt que de me discréditer, répondez à mes inquiétudes si vous avez des
éléments. Merci

Anton Suwalki 17/02/2011 17:25



Pour les couillons tels que celui qui vient de poster le commentaire ci-dessus, j’ai depuis longtemps une réponse toute
prête J.


http://imposteurs.over-blog.com/article-22253763.html


 


 



gorchain 17/02/2011 16:06



Vous travaillez pour qui? ça rapporte gros un article comme ça?



Matrok 26/03/2010 14:38


J'ai du mal à voir le rapport entre cet article et le GIEC... Merci de ne pas dériver hors-sujet en permanence. ZOE, LCP et quelques autres qui se reconnaitront : Tout le monde ne partage pas votre
haine de l'écologisme, ni encore moins votre opinion partisane sur le réchauffement climatique, même parmi les lecteurs assidus de ce blog...


ZOE 26/03/2010 11:05


Ouaih ! René Dumond le pape de l'éscrologie glorifiait le maoisme et voulait voir l'humanité évoluer vers "un homme nouveau forgé comme l'acier !" voir l'utopie ou la mort .... et lorsqu'on sait
que staline signifie : l'homme d'acier , on comprend mieux le sens caché de l'éscrologie .


La coupe est pleine 26/03/2010 07:54


@ZOE

c'est bien là toute la misère intellectuelle de notre pays !
Le soucis de l'humain occidental c'est qu'il est plus enclins à croire qu'il existe une puissance de l'ombre qui "conspire" contre son bien ! C'est d'autant plus crédible quand c'est une
multinationale qui veut lui vendre quelque chose !
Le discours des Escrolos est totalement en phase avec ce genre de phantasmes.
Mais il va falloir que quelqu'un leur rappelle que leurs prophéties se bannanent  à chaque fois :
 http://nostalgiecancre.canalblog.com/archives/2010/01/30/16724275.html
 René Dumont  en 1974 (un mois avant ma naissance) prévoyait que l'on n'aurait plus d'eau potable avant la fin du siècle dernier !


ZOE 24/03/2010 09:07


Entendu à la radio : Discours écologiques apocaliptiques : L'écolo-sépticisme l'emporte ! .... Dans 10 ou 12 générations la planéte va devenir une poéle à frirre ..... On parlera de crime contre
l'humanité ..... (bon , c'est trés résumé trés concentré .)


ZOE 24/03/2010 08:55


Entendu à la radio : (Résumé) Michel Rocard defendre les théses du GIEC , et son ex taxe carbone et le moteur éléctrique et les biocarburants .....
Résumé : Tous les savants du monde seraient d'accord (surtout les climatologues) . Seuls quelques géologues seraient en désaccord .....
La taxe carbonne est nécessaire et inevitable et elle reviendra au niveau de l'Europe  ..... Bon , à suivre .....
           


ZOE 22/03/2010 13:05


Ouaih ! comme quoi j'ai bien fait d'en parler finalement . Je me disais : "je vais passer pour une neuneu de la cheutron !" bon , j'suis pas complétement naze , c'est déja ça . Mais au sujet du
feuillleton à la con , c'était vraiment de la propagande lourdingue , sans même entrer dans les détails de ce que c'est vraiment "le botulisme" les botulismes serait plus exacte déja .... et puis
le coup du maïs qui produit des toxines une fois oui , une fois non .... Vraiment les OGM c'est super surnois comme bétioles y a pas à dire .....


Daniel 22/03/2010 11:31


Bonjour à tous.

Je reviens sur l'épisode des experts.
Dans la version française diffusée sur TF1, il était dit que le Maïs de Bixton contient une bactérie génétiquement modifié ajoutée au maïs.
1) "ils croisent certaines bactéries avec des plantes, ça permet de les rendres résitantes aux pucerons et autres..."
Ensuite il est questions de conjugaison de cellule:
2) "C'est quand une bactéries absorbent les traits de ses voisins".
D'ou l'entrée en scène du C botulinum.
3) "Donc leur culture le portent forcément puisque ses caractéristiques sont passées à la bactéries qu'ils utilisent"

Dans le script en anglais c'est kif kif:
1') "It's from a bacteria gene that bixton added to the corn" . Il est question d'un gène et non pas de toute la bactérie...
2') "Yeah. Bacteria absorbs the traits of their neighbors." La traduction est bonne...
3') "So,bixton's cultures obously had that in them, Because their traits transferred
to the bacria they used." La tradcution est bonne.

Donc les traducteurs ont à peu près respecté le script. Juste qu'ils ont confondu le transfert d'une gène avec le transfert de toute la bactérie...
Il est clair alors que les scénaristes américains sont très militants écolo, ou alors très sensationnalistes... Ce qui ne seraient pas nouveau (Day after tormorrow, 2012...).

Passont à la réalité scientifique:
1) Il n'est pas possible de tranférer tout le génome d'une bactérie dans un génome de plante, ou d'animaux. Cela entrainerait des lésions irréversibles de l'ADN, et donc la mort de la cellule
hôte.
2) La conjugaison des cellules, bien que réalité scientifique, est extrêmeent complexe. Elle nécessite que les bactéries est un gène commun complémentaire (pour faire les pili = excroissance de
conjugaison). Sans cela les pilis ne pourront pas s'attacher. Après le transfert se fait à sens unique. La bactérie qui transfert le gène (ou le plasmide) le perd définitivement. Il n'y a donc que
très epu d'intérêt à la faire... Enfin dernier point, les transferts inter espèces sont très très rare.
(je reste simple dans mes explications, sinon cela prendra plusieurs pages...conjugaison, sexduction, reconbinaison... il ya plusieurs modes différents mais rare entres espèces différentes.)

Voici un site ou vous pourrez trouver le script en englais.
http://www.series-tv-news.fr/les-experts-csi-miami/sous-titres-les-experts-csi-miami-saison-8-episode-5-vovf-16212

Bien cordialement.


douar 22/03/2010 08:54


Effectivement, E.Coli s'est transformé en OGM.
A noter quela société (la méchante) s'appelle "Bixby Organic food". Organic aurait du être traduit par "bio" en VF. Je doute que ceci a été fait...