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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 12:15

 

bonnet d ane

 

 

Deux évènements  des rentrées scolaires (2008 et 2009) et de la rentrée universitaire 2010 que j’ai trouvé judicieux de rapprocher.  No comment !

 

 


 

 

L'enseignement de l'histoire des arts a été introduit à l'école à la rentrée 2008 et au collège à la rentrée 2009 (cf. arrêté du 11 juillet 2008 publié au B.O. n° 32 du 28 août 2008). Il a été décidé de l'évaluer dans le cadre du diplôme national du brevet : l'arrêté du 9 juillet 2009 publié au J.O. n° 170 du 25 juillet 2009 instaure un oral d'histoire des arts comme composante de l'évaluation du diplôme national du brevet.

 

 

Chaque établissement dispose d'une grande liberté pour construire le(s) projet(s) d'enseignement de l'histoire des arts, dans le respect des contraintes fixées réglementairement : domaines artistiques, thématiques, périodes historiques propres à chaque niveau.

La conception de ce(s) projet(s) dépend autant des ressources offertes par le patrimoine artistique local que des projets des professeurs des différentes disciplines, spécifiques à chaque établissement.

Fondements de l'évaluation

L'évaluation de l'histoire des arts permet de vérifier les connaissances et les capacités acquises par l'élève.

Les connaissances

En relation avec les thématiques étudiées pendant l'année de troisième, l'élève maîtrise :

- la connaissance d'œuvres appartenant aux grands domaines artistiques ;

- des repères historiques, géographiques et culturels lui permettant de situer les œuvres dans le temps et l'espace ;

- des éléments de vocabulaire spécifique aux grands domaines artistiques ;

- des notions de base sur les techniques de production des œuvres.

Les capacités

Sur la base de ces connaissances, l'élève est capable :

- de situer des œuvres dans le temps et dans l'espace ;

- d'identifier les éléments constitutifs de l'œuvre d'art (ses formes, les techniques de production, ses significations, ses usages, etc.) ;

- de discerner entre les critères subjectifs et objectifs de l'analyse ;

- d'effectuer des rapprochements entre des œuvres à partir de critères précis (lieu, genre, forme, thème, etc.).

http://www.education.gouv.fr/cid49356/mene0900818n.html


 

Dix-neuf des quatre-vingt trois universités françaises ont décidé de proposer des cours de remise à niveau aux étudiants de licence qui ont un niveau insuffisant en français. Valérie Pécresse a confirmé hier, lundi, une information révélée par le Parisien.

 

« Les uni­ver­si­taires font le constat que le niveau d'orthographe et d'expression écrite a sin­gu­liè­re­ment baissé depuis une dizaine d'années, or c'est une clé pour des études et une inser­tion pro­fes­sion­nelle réus­sies », a notam­ment expli­qué la ministre de l'Enseignement supé­rieur, pour qui « la bataille de l'orthographe » est donc lan­cée. A rai­son de modules d'une tren­taine d'heures, des cours de gram­maire, d'orthographe ou d'expression orale s'ajouteront ainsi au pro­gramme des étudiants dont le niveau est consi­déré comme han­di­ca­pant pour mener à bien leurs études.

Certains cam­pus pro­posent déjà de telles ses­sions de rat­tra­page, par­fois depuis plu­sieurs années. C'est, par exemple, le cas à l'université de Bourgogne, où elles ont été ins­ti­tuées il y a trois ans, dans le cadre du plan « Réussir en licence ». Aux uni­ver­si­tés du Havre ou de Bretagne Sud, les cours sont orga­ni­sés à la suite de tests : les 700 nou­veaux étudiants ins­crits en lettres et en sciences humaines ont rédigé une courte dic­tée. Les 150 qui ont fait le plus de fautes béné­fi­cie­ront du dis­po­si­tif de remise à niveau.

Si ces cours existent le plus sou­vent dans les filières lit­té­raires, cer­taines facul­tés scien­ti­fiques, comme Pierre-et-Marie-Curie (Paris-VI) en ont égale­ment mis en place.

http://www.vousnousils.fr/2010/10/05/universite-remise-a-niveau-en-francais-361926

 

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Published by Anton Suwalki - dans Divers
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commentaires

Émile Pinard 11/11/2010 20:02



Un commentaire aurait justement évité toute ambiguïté sur l'intention dans un pays ou l'affrontement entre clans pro et anti pédagogues atteint des sommets d'irrationnalité pour ne pas dire
d'absurdité.


Comment traiter les questions d'éducation d'une façon raisonnable sachant que les voies de la raison en sciences humaines sont, sinon impénétrables, disons fort controversées ?


Il me semble, en tout cas, qu'un peu d'organisation de la recherche dans les sciences de l'éducation, une meilleure diffusion des travaux crédibles, une qualification sérieuse des formateurs
améliorerait le fonctionnement de l'Éducation nationale.


 



Cultilandes 11/11/2010 00:16



C'est plus fun, plus "créatif" d'enseigner l'histoire de l'art et autres "matières d'éveil" non "discriminantes" que d'enseigner l'orthographe, la grammaire et la syntaxe!



karg 11/11/2010 00:03



Le PMU essaye de faire des réformes où ils se mettent à dos à la fois les pédagogistes et les traditionalistes, ils y sont parvenu avec brio: enseignants sans formation de terrain (tradi en
rogne), supression des IUFM (pedago en rogne), liquidation des spécialisations au bac (les deux) et ce genre de petite touche pour donner corps à l'incohérence du projet.