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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 18:02

L'avis ! L'avis outragé ! L'avis brisé ! L'avis martyrisé ! Mais ? (1)

 

Boissons « rafraichissantes » et autres colas : nous sommes chocolat,  par Wackes Seppi

 


La rumeur pour guide et mode d'action

 

60 millions de consommateurs nous en fait encore la démonstration dans son numéro de juillet-août 2012, avec son dossier Colas, sodas... ce que vous buvez vraiment – une analyse de « plus de cinquante boissons rafraichissantes ».

 

La rumeur suit le schéma classique.

 

Des études scientifiques soulèvent des doutes sur l'innocuité d'une substance ; même dans un océan d'études en sens contraire, il en suffit d'une – bien médiatisée, ce qui est facile, les chercheurs-militants s'en chargeant eux-mêmes et trouvant sans problème des relais dans les médias – pour transformer l'interrogation scientifique en doute médiatique.  C'est que le journalisme sensationnaliste se jette dessus sur le moment et à intervalle régulier par la suite, notamment en faisant la chasse à la substance ainsi devenue honnie dans les divers produits.  Que lit-on dans l'éditorial de 60 millions ? « Ce sucre [le fructose] ne serait pas anodin... »  Notez le conditionnel.  « ...la présence d'édulcorants intenses suscite des inquiétudes grandissantes.  Depuis longtemps, des études pointaient les risques de l'aspartame. » Notez : rien de précis sur le fond.  « Certaines de leurs molécules [des extraits végétaux] pourraient poser problème... » Un conditionnel associé à rien de précis...

 

Mais peu de lecteurs sont attentifs au vrai sens de ces tournures.  Ce ne sont que précautions oratoires factices.  D'autant plus qu'elles sont noyées dans des déclarations à l'emporte-pièce ou un contexte anxiogène.  Que retient le lecteur moyen entre un vague « [d]'autres additifs sont sur la sellette » et un péremptoire « [d]epuis janvier 2012, l'État de Californie [...] a inscrit [le colorant caramel] sur la liste des composants dangereux pour la santé » (ce qui est du reste faux) ? Le doute médiatique devient donc vite, quasi inévitablement, certitude : le caramel EST dangereux !

 

Et il suffit d'un petit coup de pouce, médiatique bien sûr, pour transformer cette certitude médiatique en problème de société.  L'autorité publique est sommée d'agir ; les instances chargées de donner des avis scientifiques sont sollicitées et, il faut le dire, mises sous pression.  Même quand l'affaire est claire, il faut ménager sinon l'opinion publique, du moins ses faiseurs ; et, dans certains cas, une autorité investie du pouvoir de décision – le pouvoir politique – qui serait fort marrie si elle devait faire prévaloir la science et affronter l'opinion, ou encore revenir sur un engagement politique imprudent voire irresponsable.

 

Et vogue la galère...  De plus en plus, c'est « mission impossible » pour ces instances consultatives.  C'est ce que nous illustrerons par cette série.

 

 

Oh ! De l'alcool dans les colas !

 

Mais, pour commencer, nous prendrons des chemins de traverse : cet activisme peut aussi mettre sous pression... la religion.

 

Le harcèlement des autorités est facilité par des outils d'analyse qui s'affinent et permettent de détecter des doses de substances de plus en plus petites.  Et par conséquent d'étendre le spectre de l'anxiogénèse et de l'activisme, pour le plus grand profit de ceux qui en font commerce.

 

C'est ainsi que 60 millions est revenu à quelques jours du début du Ramadan – on ose espérer que la coïncidence est vraiment fortuite – sur l'alcool dans les colas.  Alors que Coca Cola avait eu du mal à se débarrasser de la rumeur négative, du bad buzz, dans le passé [1], le couvert a été remis pour... « des teneurs, il est vrai, inférieures à 10 mg/l, soit 0,001 % d'alcool », ce pour neuf marques.  Pourquoi une telle formulation ? Parce que 10 mg/l devait être la limite de quantification, en tout cas selon le Pr Jean-François Narbonne [2].  Neuf autres marques ont été déclarées exemptes d'alcool ; mais on peut penser que c'est parce que la méthode de dosage n'a pas permis d'en détecter ; certaines d'entre elles sont donc en sursis jusqu'à la prochaine « analyse ».

 

Pourquoi une telle recherche de doses minimes, sinon infinitésimales ? C'était, paraît-il, « pour répondre aux rumeurs » ou « [p]our clore une rumeur persistante » [3]...

 

Mais, comme on pouvait s'y attendre, elle a été rallumée.  Beaucoup de journaux en ont fait leurs choux gras, parfois avec des titres suggérant un scandale ; par exemple Le Point, avec mention de la seule marque Coca Cola [4], et à un degré moindre La Dépêche, qui associe Pepsi Cola à l'opprobre [5].

 

Cette affaire a agité la communauté musulmane, les fatwas ayant fusé de partout, les unes pour déclarer les colas hallal, les autres haram [6].  Mais la polémique restera vraisemblablement confinée à cet aspect religieux [7], l'alcool n'étant pas un bon support pour un tapage médiatique à ces doses.  À moins que quelqu'un ne la relance du point de vue de l'étiquetage [8].

 

 

Ah ! Le Dr Laurent Chevallier dans Le Monde !

 

Tel n'est pas le cas pour d'autres substances contenues dans les boissons sucrées et light.  60 millions a amorcé la pompe à angoisses (et à fric, comme en témoigne déjà la couverture de son magazine). Le Dr Laurent Chevallier – « qui agit depuis des années pour la transparence et une meilleure information des consommateurs » d'après ce magazine [9] – a enfoncé le clou dans une interview au Monde [10], bien sûr sous un titre accrocheur.  Il n'y résiste pas à l'attaque méchante des autorités et, explicitement ou implicitement, des agences chargées de donner un avis scientifique auxdites autorités.

 

Répondant à la question : « Qu'en est-il des contrôles sur ces boissons ? », il se limite à des propos négatifs sur la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

 

Il relève que celle-ci a répondu que « le fait de ne pas disposer de la composition détaillée des "extraits végétaux" n'entrave pas la réalisation d'analyses permettant d'évaluer la "sécurité" de ces boissons ».  Le sous-entendu réprobateur est transparent.  Et pourtant ! 60 millions – au dossier duquel il a contribué en tant que conseiller – s'est enorgueilli d'avoir « levé un coin du voile » avec un dosage de pas moins de 28 substances pour les deux marques leaders qui invoquent le secret industriel.

 

Plus vicieuse est l'affirmation selon laquelle « [c]urieusement, la DGCCRF ne semble pas s'émouvoir non plus de l'étiquetage » et de la qualification – ingrédients ou arômes – donnée aux extraits végétaux sur les étiquettes.  Une affirmation qui ne figure pas dans dans 60 millions.

 

Et franchement stupéfiants, les propos sur le colorant caramel E150d (préparé par chauffage contrôlé de glucides en présence de composés de sulfite et d'ammonium) :

 

« [Le colorant caramel E150d] majore le risque de certains cancers chez les rongeurs, d'où la décision de l'État de Californie de demander une diminution de sa concentration.  On est stupéfait que l'Europe ne s'aligne pas sur cette décision. Les arguments avancés font penser qu'elle n'a pas pris la mesure de l'évolution de la toxicologie et des attentes des consommateurs. »

 

Nous, nous sommes stupéfaits que M. Chevallier ne soit pas stupéfait par la position des États-Unis d'Amérique ; une position qui est analogue à celle de l'Europe et qui, justement, n'est pas non plus alignée sur la décision de l'État de Californie.

 

 

De bien belles sur le caramel !

 

Nous sommes aussi stupéfaits que M. Chevallier puisse considérer que les « attentes des consommateurs » sont un critère de décision.  Des « attentes » qu'il contribue à forger, y compris à coups de désinformation.

 

La meilleure preuve en est en l'espèce que sa description de la décision californienne est fausse.

 

Elle ne porte pas sur le caramel, mais sur le 4-méthylimidazole (4-MEI) produit en très petite quantité dans le processus de fabrication du caramel.

 

Et l'État de Californie n'a pas demandé « une diminution de sa concentration » mais inscrit cette substance sur sa liste de cancérigènes selon la « proposition 65 », une initiative populaire adoptée par votation directe en 1986, profondément démagogique [11].  Lorsqu'une substance est inscrite, un producteur doit apposer un avertissement si la quantité de la substance est susceptible de faire dépasser une ingestion journalière considérée comme sans danger.  Typiquement : « Ce produit contient des substances qui, à la connaissance de l'État de Californie, produisent des cancers, des malformations congénitales ou d'autres dommages au fœtus ».

 

« Aucun avertissement n'est nécessaire pour des expositions au 4-MEI inférieures ou égales à 29 microgrammes par jour » selon la décision [12].  La proposition initiale était de 16 µg/jour [13].  Le motif de cette modification, qui n'est pas anodine, est difficile à percevoir.  La procédure d'inscription du 4-MEI sur la liste en vertu de la proposition 65 et de détermination du « safe harbor » a tout l'air d'un bricolage.  En tout état de cause, on ne peut que s'étonner d'une limite de consommation journalière qui ne tient pas compte du poids corporel, ni, pour l'obligation de publier un avertissement, des sources de la substance incriminée (alors que le 4-MEI se trouve naturellement dans de nombreux produits).

 

Quoi qu'il en soit, M. Chevallier – et Le Monde,  un journal spécialiste des annonces d'apocalypse – nous aura fait chocolat sur au moins deux points.

 

 

Mais que diantre fait l'Europe ?

 

60 millions n'a été guère meilleur sur le fond.  Il n'a certes exprimé sa réprobation de la situation en Europe que par un point d'exclamation suivant la mention de la dose journalière admissible de caramel (300 mg par jour et par kilogramme de poids corporel).  Mais avouez que quand on met en comparaison 29 µg par personne et 300 mg par kilo de poids corporel – de caramel dans les deux cas, mais par erreur dans le premier – soit un rapport qui frise le un à un million, il y a de quoi susciter la panique chez les hypocondriaques attentifs aux unités de mesure.

 

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a réexaminé la sécurité des caramels colorants et produit un avis en mars 2011.  Voici pour le risque de cancers, selon le communiqué de presse [14] :

 

« Sur la base de toutes les données disponibles, le groupe scientifique a conclu que ces caramels colorants ne sont ni génotoxiques ni cancérigènes et qu’il n’existe pas de preuve démontrant qu’ils aient des effets indésirables sur la reproduction humaine ou pour l’enfant en gestation. »

 

Pour le 4-MEI, l'EFSA a conclu [ibid.] :

 

« À la suite d’un examen de la littérature scientifique sur le 4-MEI incluant des études récentes de carcinogénicité chez l’animal, le groupe scientifique a estimé que le niveau maximum d’exposition au 4-MEI pouvant résulter de la consommation d’aliments contenant les colorants E150c et E150d ne devait pas susciter de préoccupation. Les concentrations maximales établies pour le 4-MEI dans les spécifications relatives à ces deux colorants ont par conséquent été considérées comme offrant un niveau de protection suffisant. »

 

Les spécifications prévoient une limite de 250 milligrammes de 4-MEI par kilogramme de caramel E150d [15].  Combiné à la DJA du caramel, cela donnerait pour le 4-MEI issu de cette source une dose journalière de 75 µg/j/kg de poids corporel.  Répétons : issu de cette source.  On est loin des 29 microgrammes par tête californiens, en principe toutes sources confondues.  Du reste, le Panel de l'EFSA a considéré que la NOAEL issue de l'étude qui avait servi de base à la décision californienne s'établissait à 80 mg/j/kg de poids corporel [16], ce qui, divisé par le classique facteur 100, donnerait une DJA de 0,8 mg/j/kg ou 800µg/j/kg.

 

On peut tourner le problème dans tous les sens : M. Chevallier et Le Monde se sont livrés à une manoeuvre détestable.

 

Mais bon ! Selon le bon Dr Chevallier, les arguments avancés par l'EFSA devraient prendre « la mesure [...] des attentes des consommateurs »...

 

En fait, il n'a pas entièrement tort : dans une société devenue hypocondriaque et agitée par des marchands de peur et autres manipulateurs d'opinion, il ne saurait difficilement être autrement.

 

 

« Par mesure de précaution... »

 

« ...ne serait-il pas pertinent de réduire ce colorant partout ? » C'est la conclusion – fort mesurée – de 60 millions qui a trouvé dans l'avis du groupe scientifique de l'EFSA que celui-ci estimait « plus prudent de maintenir les concentrations de l'E150d "aussi basses qu'il est possible de faire d'un point de vue technologique" ».  Le magazine se trompe de cible (il s'agissait des composants mineurs tels que le 4-MEI).

 

Ou nous trompe-t-il sciemment ?  Car le texte de l'avis [17], ainsi que celui du communiqué de presse de l'EFSA [18] largement cité par 60 millions, ne laissent planer aucun doute.

 

Conclusion fort mesurée, disions-nous.  Dans d'autres cas, l'avis scientifique est martyrisé bien davantage, y compris par les instances investies du pouvoir de décision ; des ministres et gouvernements pour être plus précis.

 

 

La Food and Drug Administration pressée, mais pas pressée

 

Dès qu'une étude anxiogène est publiée, quelquefois à la suite de leur commande, des groupes ou officines de défense des consommateurs, souvent autoproclamés, entament leur travail de sape.  C'est ainsi que le Centre for Science in the Public Interest, a saisi la US Food and Drug Administration en février 2011 d'une demande d'interdiction du caramel E150d [19].  Sur un ton comminatoire puisque sa lettre allègue que « la FDA a l'autorité et l'obligation de protéger les consommateurs des colorants caramels issus des procédés à l'ammoniaque et à l'ammoniaque et au sulfite qui contiennent du 2-méthylimidazole et du 4-méthylimidazole ».

 

La demande est examinée [20].  C'est en partie, nous semble-t-il, le résultat du poids des lobbies et aussi d'un principe de précaution politique et administrative (il faut toujours « se couvrir »...).

 

Mais l'Administration n'est ni convaincue, ni pressée.  Un de ses porte-parole a en effet déclaré qu'il fallait boire... 1.000 cannettes par jour pour atteindre les doses de l'étude qui a permis d'établir un lien avec le cancer chez les rongeurs [20].

 

 

La pédagogie du Pr Jean-François Narbonne

 

On ne peut qu'acquiescer lorsque M. Chevallier estime que l'EFSA doit prendre « la mesure de l'évolution de la toxicologie ».

 

En conséquence, il faut examiner si l'EFSA a failli.  La réponse est « non ».  Le Pr Jean-François Narbonne en a fait une brillante démonstration dans le Huffington Post [21] – en quelque sorte par anticipation par rapport à la déclaration de M. Chevallier, laquelle n'en devient que plus incongrue et déplacée.  Et cyniquement manipulatrice.

 

En bref :

 

« Ces dispositions américaines anciennes » – utilisées en Californie – « ne correspondent plus aux connaissances actuelles. »

 

Et le Pr Narbonne conclut :

 

« Comme l'ancien modèle surévalue largement les risques, il est souvent utilisé par certaines ONGs pour dramatiser leur communication. On comprend que le citoyen non informé ait des difficultés à cerner ces différents contextes réglementaires et scientifiques. »

 

 

Et maintenant ?

 

On peut très bien imaginer que les autorités soient saisies – directement ou par l'intermédiaire du Parlement où les marchands de peurs disposent de solides relais – et que notre Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) soit priée de produire un avis.

 

La suite pourrait-être un remake de la lamentable affaire de l'insecticide Cruiser OSR.

 

Mais avec des conséquences moins désastreuses car il ne s'agit que d'un colorant alimentaire ou d'un sous-produit de l'un des procédés de fabrication.  Le caramel E150d a l'«avantage » de ne pas être indispensable et d'être substituable ; le process de fabrication peut aussi être rendu plus performant pour limiter les doses de 4-MEI (solution retenue par Coca Cola et Pepsi aux États-Unis d'Amérique [20]).  Et surtout, la manoeuvre permettra de s'attaquer à deux géants – de surcroît états-uniens – de la boisson, en plus d'une boisson accusée de tous les maux.

 

En bref, tous les ingrédients sont réunis pour atteler le monde de la contestation bobo à une cause célèbre.

 

Il en est un qui, curieusement, n'a pas été exploité par 60 millions, ni par M. Chevallier ; mais il le sera certainement : le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui dépend de l'OMS, a classé le 4-MEI en 2b (peut-être cancérigène ou « cancérogène possible » [22]) en février 2011 [23].  On peut s'étonner de cette décision car elle repose essentiellement sur une seule étude – la même que celle sur laquelle a été fondée la décision californienne.

 

Quoi qu'il en soit, l'avis scientifique du CIRC sera doublement outragé : les manipulateurs oublieront ou déprécieront le sens de « peut-être » ; et ils feront l'impasse sur la question de la dose.

 

Et cela pose une question générale d'une importance majeure : quand les fournisseurs d'avis scientifiques prendront-ils de mesures drastiques pour prévenir, autant que faire se peut, l'outrage à leurs avis ?

 

Dans certains cas, on peut même se demander si l'outrage n'est pas encouragé, par exemple par des artifices de rédaction.  C'est ce que nous nous proposerons de voir dans le cas du Cruiser OSR.

Wackes Seppi

________________

 

[1]  http://www.al-kanz.org/2012/06/27/alcool-coca-riposte/

 

[2]  http://www.huffingtonpost.fr/jeanfrancois-narbonne/votre-cola-contient-de-l-alcool_b_1675639.html 

 

[3]  Respectivement éditorial du magazine et :

http://www.60millions-mag.com/actualites/archives/coca_pepsi_et_autres_colas_nbsp_ces_ingredients_qu_on_vous_cache 

 

[4]  http://www.lepoint.fr/societe/de-l-alcool-dans-le-coca-cola-27-06-2012-1478060_23.php 

 

[5]  http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/27/1388448-60-millions-de-consommateurs-confirme-la-presence-d-alcool-dans-le-coca-cola-et-pepsi.html

 

[6]  Voir par exemple :

http://www.bladi.net/coca-cola-haram-halal.html

 

[7]  Le Pr Jean-François Narbonne s'est penché sur cette question, pas vraiment avec bonheur, dans le Huffington Post (voir note 2 ci-dessus).

 

[8]  Voir par exemple :

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/de-lalcool-dans-les-sodas-selon-60-millions-de-consommateurs_39685/ 

 

[9]  On peut sourire : vu son activisme au sein du Réseau Environnement Santé, dont la qualité première n'est pas la qualité et l'objectivité de l'information, M. Chevallier est affligé d'un gros conflit d'intérêts.

 

[10]  http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/06/27/les-colas-recelent-des-molecules-problematiques_1724964_1651302.html#xtatc=INT-17

 

[11]  Pour plus de détails, voir :

http://www.oehha.org/prop65/p65faq.html 

http://en.wikipedia.org/wiki/California_Proposition_65_(1986) 

 

[12]  http://www.oehha.org/prop65/law/adopt020812.html 

 

[13]  http://www.oehha.org/prop65/law/100711MEI_NSRL.html 

http://www.oehha.org/prop65/law/pdf_zip/1007114MEI.pdf 

 

[14]  http://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/ans110308.htm 

 

[15]  Directive 2008/128/CE de la Commission établissant des critères de pureté spécifiques pour les colorants pouvant être utilisés dans les denrées alimentaires :

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:006:0020:0063:FR:PDF 

 

[16]  http://www.efsa.europa.eu/fr/efsajournal/doc/2004.pdf (page 5)

 

[17]  Ibid. (pages 9, 71 et 72).

 

[18]  Voir note 14.  La citation exacte et complète est :

« Toutefois, le groupe scientifique a estimé que, pour maintenir le niveau d’exposition des consommateurs aux sous-produits des caramels colorants aussi bas que possible, il serait prudent de maintenir leurs concentrations dans ces colorants aussi basses qu’il est possible de le faire d’un point de vue technologique. À cet égard, le groupe scientifique recommande la réalisation d’autres études sur la relation entre la production de ces caramels colorants et la formation ainsi que la nature des composants dérivés. »

Dans l'avis, le groupe estime aussi que les spécifications devraient être revues et complétées.

 

[19]  http://cspinet.org/new/pdf/caramel_coloring_petition.pdf 

 

[20]  http://www.guardian.co.uk/business/2012/mar/09/coke-pepsi-recipe-change-avoid-cancer-warning 

 

[21]    http://www.huffingtonpost.fr/jeanfrancois-narbonne/coca-colorant-cancer_b_1356619.html 

On peut aussi lire :

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/coca-pourquoi-le-colorant-caramel-e150-nest-pas-cancerigene_38584/ 

 

[22]  Pour la signification de la classivication, voir par exemple :

http://www.cancer-environnement.fr/213-Classification-substances-cancerogenes-par-le-CIRC.ce.aspx 

 

[23]  http://monographs.iarc.fr/ENG/Monographs/vol101/mono101-015.pdf 

 

 

 

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Published by Anton Suwalki
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commentaires

Cetrumo 06/12/2012 00:14


@Seppi & Anton,


 


Seppi, ne faut pas exagérer, vous ne contribuez pas encore à l’épidémie d’obésité.  Vous préparez le terrain, seulement.


 


Deux remarques pour Anton :


 


Selon vous je suis un affreux individu qui :


 


« défend ouvertement le principe de la manipulation . Il prend ouvertement « les classes populaires » pour des imbéciles. » 


 


La communauté de ceux qui font des mauvais choix alimentaires, ou fument, ou autre, est encore plus grande que les « classes populaires ». (êtes vous fumeur ?). 


 


 Ceux qui vivent de ces mauvais choix de consommation (ou autres) sont les premiers à défendre la « liberté de choix ». 


 


Mais cette liberté n’est qu’un leurre. Il suffit d’avoir quelques notion se psy sociale pour voir comment ce sont les situations qui conditionnent bon nombre de nos choix. Mais cela permet de
faire vivre tout un monde qui sait comment obtenir les « bons choix ».  


 


Cela  va même plus loin, il y a une frange non négligeable de la population font des choix politiques sous influence de campagnes de communication politiciènnes. C’est ainsi qu’on les voit
voter ou s’abstenir ou adhérer à des projets contraires à leurs intérêts.  


 


Mais ceux qui la manipulent ne cessent de parler de « démocratie » et « liberté ».  


 


Donc, dénoncer les aspects irrationnel  de certaines croyances en la « liberté de choix » n’est pas à l’ordre du jour même dans un blog  « Sceptique » comme le
votre. Je serai même très étonné que vous fassiez un jour un article sur ce thème. 


 


 


« Il se trouve que le problème n’est pas dans les colorants, mais dans l’excès de consommation de boissons sucrées et hautement caloriques que personne ne conteste. »


 


Personne n’a dit le contraire. 


 


Mais l’excès de consommation, que vous dénoncez est le résultat des campagnes des producteurs de ces boisons. L’intérêt des producteurs de boisons gazeuses est de remplacer ce que les gens
consomment habituellement. Et ils savent le faire !! 


 


J’ai vu des pays où les boisons gazeuses n’étaient pas de consommation courante, devenir des pays où au petit déjeuner beaucoup d’enfants ont leur Coca ou leur Fanta. Et c’est faux que cela ait
été du au manque d’eau comme on l’entend dire.  


 


Oui, dans certains cas, certains préjugés doivent être combattus par des d’autres préjugés. Je vis dans le monde réel, malheureusement. 


 


Je ne crois pas à la liberté de choix, je ne crois pas à la rationalité de l’acteur économique. Je ne crois pas dans l’efficacité des marchés.

Wackes Seppi 27/11/2012 22:10


Merci Monsieur Cetrumo pour votre commentaire (n°5).


 


J'écris « Monsieur » car s commentaires aussi hargneux et fielleux ne peuvent être que masculin.


 


Mais grâce à lui, je me suis découvert une personnalité que je ne croyais pas avoir et, surtout, des opportunités de gains insoupçonnées.


 


Mais oui, il fallait y penser : me faire le VRP lucrativement de ces boissons auxquelles il m'arrive de succomber après un dérangement intestinal – et pas seulement dénoncer les
manipulations pour le plaisir intellectuel de la promotion de la rationalité...


 


J'hésite encore. Dois-je écrire aux producteurs de boissons ou de caramel ?


 


Et il faut que je réfléchisse à mon business plan. Car après avoir contribué à l'épidémie d'obésité, certains marchés se seront développés.


 


Tiens, celui des tisanes détoxifiantes...

Anton Suwalki 27/11/2012 15:11


Tout-à-fait révélateur de la mentalité qui anime Cétrumo. Que le message anxiogène soit mensonger ou pas, il n’en a rien à foutre, il « gênent le développement de la consommation de ces
boissons », donc ils sont légitimes à ses yeux. Il défend ouvertement le principe de la manipulation . Il prend ouvertement « les classes populaires » pour des
imbéciles. Il se trouve que le problème n’est pas dans les colorants, mais dans l’excès de consommation de boissons sucrées et hautement caloriques que personne ne conteste. Et quiconque veut
parler des vrais problèmes dont les manipulateurs détournent les gens sont taxés de mercenaires. Cetrumo est un odieux petit soldat de l’obscurantisme.


loup garou 27/11/2012 14:14


 


tybert a écrit :


 


"Cetrumo n'a besoin d'aucune multinationale pour insulter ceux qui ne "pensent" pas comme lui"


 


===> l'insulte est l'"argument" de celui qui n'en a pas... et il en a tellement peu le troll qu'il se croit obligé d'écrire ses théories fumeuses et autres élucubrations bien gros et de toutes
les couleurs ! Risible...


 


 

tybert 27/11/2012 10:59


Cetrumo n'a besoin d'aucune multinationale pour insulter ceux qui ne "pensent" pas comme lui.

Cetrumo 26/11/2012 21:40


Mais vous ne comprenez rien !


 


Dans les pays où les boisons rafraîchissantes ont réussi à  faire partie des habitudes de consommation quotidiennes, sont ceux où l’on observe les plus grands
progrès de l’épidémie d’obésité.  


 


Les messages anxiogènes gênent le développement de la consommation de ces boisons là surtout au niveau des couches les plus sensibles à la publicité de ces marques,
les classes populaires. 


 


Il était, donc, nécessaire qu’un Wackes fasse son travail et fournisse les arguments qui permettront à d’autres de combattre cette peur et convertir nos classes
populaires à la consommation quotidienne de ces merdes.


 


Wackes ne fait que son boulot. Moralement il y aurait eu d’autres sujets à  traiter mais celui là, en raison qui $e comprennent il fallait qu’il le
traite.


 


On remarquera qu’une fois de plus il utilise le mot lobbys seulement pour designer ceux qui combattent pour  des raisons de santé publique le développement de
la consommation de ce type de produit. C’est tout Wackes.  


 


Un mercenaire au service des grands groupes industriels de l’alimentaire. 

Karg se 20/11/2012 08:29


Le plaisir est souvent inversement proportionnel à la quantité, elle même inversement proportionnelle à la qualité ^^. Ce qui est génant c'est qu'on a l'impression que le "consommateur" veut
pouvoir "consommer" sans se soucier de rien, sans limite et ce en totale sécurité... Ce n'est pas possible, quelque soit le produit.

Sceptique 20/11/2012 08:01


@Karg


Il y a tellement de (bonnes) choses dont les consommateurs pourraient s'abstenir. Ils ne vivraient peut-être pas plus longtemps, mais les années leur paraitraient plus longues!


P.S. Vous avez, bien sûr, raison, mais il faut bien rire!

Karg se 19/11/2012 10:08


Merci, très intéressant.


Mais franchement le consommateur qui a peur du cancer et des maladies cardiovasculaires il ferait mieux d'arrêter de consommer ces boissons sucrées sans aucun intérêt nutritionel plutôt que ce
prendre la tête sur la toxicité potentiel de telle ou telle formulation de caramel.

Sceptique 19/11/2012 07:48


Je suis fortement tenté de penser que cette association "fait son beurre" avec ces annonces "pour faire peur"!