Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 23:45

C’est à grands renforts de publicité que Carrefour a annoncé l’étiquetage dans ses magasins de 300 produits alimentaires animaux « nourris sans OGM » (1). Carrefour justifie cette initiative par le fait que les consommateurs veulent être informés, s’appuyant sur un sondage que la chaine a commandé à Ipsos. En réalité, Carrefour ne fait que s’adapter aux peurs qu’elle a contribué à alimenter, et tente de les convertir en monnaie sonnante et trébuchante. Carrefour prétend jouer le jeu de la transparence : c’est au contraire tromper cyniquement le client que de faire passer cela pour une garantie de qualité et un bénéfice environnemental. 

 

         Bel aveu de la marque : « rien ne ressemble plus à un animal nourri sans OGM qu’un animal nourri avec des OGM » . Et pour cause, il n’y a aucune différence !

 

            Les mensonges de Carrefour sont les mêmes que ceux de Greenpeace qui affirme dans son « Guide des produits laitiers avec ou sans OGM » (2): « Pour les français, plaisir gastronomique et produits de qualité ne peuvent se conjuguer avec les OGM. Mais ceux-ci sont pourtant omniprésents dans les assiettes de manière insidieuse. »

 

            Greenpeace ne se cache d’ailleurs pas qu’il s’agit de sa propre victoire (3): « Greenpeace se félicite de cette initiative, qui fait écho aux différents guides publiés depuis des années par Greenpeace sur les « produits avec ou sans OGM » et qui palliaient l’absence totale de transparence et d’information sur cette question. »

         Pour un juste équilibre entre les concurrents du lobbying vert, le site de Carrefour publie le témoignage de Gaëlle Bouttier-Guerrive , chargée de programme mode de vie durable et santé du WWF France.

« Les animaux d'élevage mangent plus souvent des tourteaux de soja que de l'herbe et des céréales. Or, la production de soja OGM représente 70% de la production mondiale et ses cultures grignotent la forêt amazonienne. La dissémination des OGM dans l’environnement menace de plus en plus la biodiversité sauvage et agricole, mais également notre sécurité alimentaire. Les cultures OGM, présentent de réels risques liés à une sur-utilisation de pesticides. »

Outre les âneries habituelles sur les risques de dissémination ou pour la sécurité alimentaire, le soja OGM est coupable de … grignoter la forêt amazonienne !!! Toutes les techniques d’amalgame les plus absurdes sont bonnes, lorsqu’il s’agit de dénigrer les OGM.

 

C’est néanmoins Arnaud Apoteker, responsable des campagnes anti-OGM de Greenpeace France qui s’est chargé d’aller faire de la publicité pour Carrefour dans le journal de 13 heures de France 2. Saluant l’initiative de la grande chaine de distribution, et affirmant toute sa confiance sur les mesures mises en œuvre pour garantir la « traçabilité » et le choix du citoyen.

 

Il devient difficile de savoir qui contrôle qui , quand Apoteker se transforme en directeur de communication de Carrefour, qui finance les études du CRIIGEN, dont le principal donneur d’ordre est Greenpeace…. 

 

Ce genre de pratiques où s’entrelacent militantisme et business n’est pas une première du genre : en 2009, la WWF (et David Servan-Schreiber) avaient fait campagne contre l’eau du robinet, conseillant «  aux personnes malades du cancer ou qui sont passées par la maladie de ne boire quotidiennement de l’eau du robinet que si elles sont sûres de sa qualité, et sinon de s’équiper d’un filtre de qualité ou de boire de l’eau en bouteille » (4).  Cela n’est sans doute qu’un hasard si la WWF et le groupe Danone (propriétaire des marques Evian, Volvic et Badoit) sont partenaires de projets auxquels le géant de l’agroalimentaire français versent plusieurs centaines de milliers d’euros annuels…

 

Pour conclure, remarquons que dans l’argumentaire visiblement écrit par les idéologues de Greenpeace , Carrefour défend l’idée que la séparation entre filières traditionnelle et transgénique devrait être payée par les producteurs d’OGM :

 

«La levée du moratoire sur les cultures d'OGM en Europe implique qu'une stricte ségrégation soit maintenue entre cultures conventionnelles et cultures transgéniques, ce qui n'est pas sans conséquence financière. C'est pourquoi Carrefour défend l'idée que les surcoûts de cette séparation n'ont pas à être supportés par l'agriculture conventionnelle mais plutôt par la filière agricole transgénique. » 

 

Les producteurs même conventionnels, qui dénoncent régulièrement les marges exorbitantes de la grande distribution qui les étouffent, ne se laisseront peut-être abuser si facilement par cette démagogie.

Anton Suwalki

 

 

 


 

 

(1) http://www.carrefour.fr/2333-article-sans-ogm.htm

 

(2) http://imposteurs.over-blog.com/article-fromages-ogm-une-manipulation-grossiere-de-greenpeace-48611713.html

 

(3) http://ogm.greenpeace.fr/carrefour-lance-l-etiquetage-nourri-sans-ogm-une-premiere-pour-la-grande-distribution-en-france

 

(4) http://www.agriculture-environnement.fr/spip.php?article553

 

 

           

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Permacube 09/11/2015 09:01

C'est un débat sans fin mais je prône aussi l'autosuffisance ou tout du moins aller le moins possible dans ces grandes surfaces.

Aquaponie France 15/09/2015 16:39

Boycottons toutes ces grandes surfaces en autoproduisant notre nourriture!

L'aquaponie pourrait en partie résoudre ce problème alimentaire:
http://www.aquaponie.biz

Z Clothing 26/01/2015 01:26

Article très intéressant !

Gaël 10/11/2010 18:54



Bref, tout ceci pour dire que si on me dit "votre étude, comme par hasard va dans le sens voulu par vos commenditaires". Je ne réponderais définitivement pas "et la votre, vous l'avez vu la votre
?", mais plutôt "démontrez-moi, point par point ce qui est faux dans mon étude". Et chaque fois que mon interlocuteur fera mine de décadrer le débat : "en quoi cela invalide-t-il mon étude. Quels
arguments avez-vous à opposer à mon étude", etc.


 


Dans ce cas, il n'y a pas de débat. L'autre glandu pourra toujours me dire que telle autre étude va dans l'autre sens... Mais les sujets polémiques sont très bien dans la mesure où la littérature
est toujours abondante... L'autre se retrouvera avec une étude contre 10 et rien ne m'empêchera, encore une fois, de demander ce qui, dans mon étude, n'est scientifiquement pas acceptable ou est
biaisé. 



Gaël 10/11/2010 18:48






Je suis d'accord avec l'intégralité de ce que vous dites, à une chose près :


Nos avis divergent sur l'impact de l'utilisation d'un tel argument. Pour ce que je peux en voir partout autour de moi (d'accord, je ne suis pas le centre du monde, si vous avez une impression
différente faites-en part), c'est que ce genre d'argument est le pain béni des gugus anti-OGM...


Ce que vous avez dit dans le reste de votre intervention est juste : la quasi-totalité des "antis" n'ont même pas le baguage en biologie suffisant pour juste
appréhender ce qu'est un gêne et comment il interagit avec son environnement direct. Je dirais même que la plupart des antis ne semble même pas avoir la plus petite formation
scientifique.


Quand vous débattez avec ces gens, vous débattez sur un sujet qui les dépasse, et de loin. Ceux-ci se ratachent donc à leurs certitudes qui sont erronées. Ils n'ont pas la capacité de changer
leur raisonnement par manque de formation et d'information. L'argument ad hominemen revanche est compris par tous et à peu près tout le monde
peut débattre dessus. Vous aurez beau vouloir vous centrer sur l'aspect scientifique, vous ne pourrez tout simplement pas. Ce que vous voyez comme une incongruence de comportement
n'est que l'expression de l'ignorance des gens face à cette technologie, la biologie, voire, la science en général.


 


Ceci étant dis, je ne critique pas l'ad hominem seulement parce qu'il décadre le débat. Je le critique aussi parce qu'il légitime un débat qui ne
l'est pas : on ne fait pas de la science entre individus lambda sans formation. On ne fait de la science qu'entre spécialistes. On informe le public, on ne débat
pas avec lui.


Les "doutes" sur l'impact de la nature de financement d'études montre deux choses :


1) Le débat s'est envenimé à un instant donné, et au lieu de donner des arguments sur fond de science, on s'est contenté de vouloir contrer des arguments. Après, on se retrouve avec une catégorie
qui dit "oui" pendant que l'autre dit "non" et ainsi naît un débat stérile.


2) Le public n'a aucune notion du fonctionnement du domaine scientifique.


 


Constatant cela, il me semble que toujours répondre aux critiques par de l'information, de la vulgarisation, en se gardant de sortir du domaine scientifique permet:


1) de ne plus avoir d'opposition "oui"/"non" mais plutôt "oui"/preuve. Dans ce cas, les seuls à décentrer le débat sont les complotistes


2) vulgariser et informer permet aussi de montrer en quoi la science fonctionne bien, ce qu'elle apporte, etc.


 


Quand Corinne Lepage a publié son rapport bioinitiative, au lieu de chercher à la discréditer, ce qui n'apporte rien sauf un gonflement de la polémique, des gens qui se disent "il n'y a pas de
fumée sans feu", etc. ne croyez-vous pas qu'il aurait été plus efficace, comme n'importe quelle publication, de la détruire à coup de méta-analyses, nouvelles publications, réplications
(ou juste une étude de protocole, pour ce genre de choses, ça devrait être suffisant) ? Dire qu'elle vend des dispositifs anti-onde ne fait rien mis à part gonfler la polémique, donner une image
de scientifiques agressifs (qui ont donc quelque chose à cacher ?), etc.


 


Pour ce dossier aussi : les gens n'y pipent rien. Ils se rattachent à ce qu'ils peuvent comprendre, donc pas la science, mais les témoignages de gens que les ondes détruisent, le discours des
"antis", les "débats" justement réduits à de l'ad hominem.


 


En faire usage une fois, à bon escient, d'accord. Mais je ne suis pas certain que ce soit la solution : le "débat" est toujours biaisé d'avance du fait de l'incompréhension, l'erreur est d'aller
y participer : ce genre de débat n'est pas légitime.



Luc Marchauciel 09/11/2010 09:34



Je dirais que la différence est celle-là :


Les anti OGM disent, par principe, que les études sont forcément biaisées lorsqu'elles sont financées par machin ou truc. Ce qui leur évite d'argumenter sur le fond. Cela permet de prendre la
pose "j'ai tout compris et je suis pas dupe, vu que j'ai un sens développé de la critique sociale" tout en, souvent, n y connaissant en fait rien au sujet abordé. Pratique. Chez eux, cet
argument du financement REMPLACE la discussion scientifique.


Pas pour nous. Je ne crois pas que qui que ce soit ici pense que le papier de Séralini est biaisé parce que financé par Carrefour. On a plutôt tendance qu'il est biaisé (et mauvais, semble-t-il)
parce que l'auteur fait preuve de mauvaise foi et manipule les stats pour les faire coller à ses présupposés idéologiques. Et que le bais de l'étude se lit dans le décorticage de l'étude
elle-même, pas dans l'analyse de son financement.


Par contre,le coup du financement par Carrefour est utile, non pas pour montrer que l'étude de Séralini est biaisée, mais que c'est toute la vision du monde développée par les anti-OGM
qui est biaisée. D'un côté, ils ne se reposent souvent que sur l'argument du financement... et del'autre cet argument peut leur revenir en pleine face comme un boomerang. Mais, là
bizarremnt, ils passent l'éponge sur le financement par une multinationale qui asservit les paysans (en tant que fournisseurs, pas en tant que clients). Bref, cela aide à montrer qu'ils n'ont pas
de cohérence dans leur raisonnement, que le seul fondement de leur opposition aux OGM reste en fait... leur opposition aux OGM.


Dans le meilleur des mondes possibles, on pourrait s'en tenir strictement à la posture argumentative proposée par Gaël, et parfois je me dis que c'est lui qui a raison, que c'est son attitude qui
est la bonne.


Mais en pratique, le coup du financement du CRIIGEN me semble être un coin à enfoncer dans un mur de certitudes, pour pouvoir ensuite développer le fond de l'argumentation, qui sinon n'est juste
pas pris en compte (sur le mode "mais toutes les études que tu cites, elles sont financées par Monsanto, donc...". On peut alors répondre "mais les tiennes sont financées par Carrefour - ou
Auchan -, nos deux arguments s'annulent, laissons les donc de côté et passons au fond du dossier...")


Je n'hésite pas à rappeler aussi que, comme on le voit sur leur site (page du bulletin d'adhésion) , le CRIIGEN vend des expertises, pour faire évaluer par exemple la contamination d'un champ par
des OGM. Pour que cette prestation soit vendable sur le marché de la peur, il faut d'abord que les gens aient peur. Donc, quand Séralini dit qu'il n'a aucun conflit d'intérêt, c'est évidemment
faux sur le pan idéoologique/social/symbolique, mais ça l'est aussi sur le plan économique, il me semble.


Question à Gael : une des opposantes les plus farouches aux ondes électro-magnétiques, qui s'efforce de montrer les dangers du portable et des antennes-relais, possède une société qui vend des
kits de protection contre les ondes. Doit-on selon vous s'abstenir d'utiliser cettte information/argument dans le débat sur les antennes-relais ? (c'est une question, il me semble tout à fait
défendable de répondre "oui", même si j'ai plutôt tendance à répondre "non").



anton suwalki 08/11/2010 17:26



@Gael, je tenterai ce soir de vous apporter quelques arguments afin de vous démontrer que ça n'est pas tout-à-fait pareil. Mais je ne vous reproche aucunement de réagir ainsi, je trouve au
contraire très bien de le faire, ça permet de clarifier un certain nombre de choses si elles ne sont pas claires.


Cordialement


Anton



Gaël 08/11/2010 16:48



Oui, support en anglais implique un soutien financier plus qu'un soutien moral.


 


Mais pour le reste, je ne suis pas d'accord : s'attaquer à une institution ou à un individu ne permet, en toute rigueur, que de critiquer le-dit individu ou la-dite institution.


Dans le débat qui nous intéresse : super, il y a collusion ! Mais en conclure que Carrefour et consorts ont biaisé l'étude revient à accepter
comme tout à fait valableque les études ne montrant pas de toxicité d'OGM conclue à l'absence de nocivité grâce à des pots-de-vin. Rappelons que
Monsento et consorts ont financés de nombreuses études dont les résultats penchent largement vers l'innocuité.


 


C'est à ce moment là qu'on va me crier "à l'arnaqueur !" et ajouter "Oui, mais pour Monsanto, ce n'est pas la même chose, car [...]". Le plus gros argument que
vous m'opposerez sera "ce n'est pas parce qu'il y a support financier qu'une étude penchera dans un sens en dépit des faits. L'entreprise comme le scientifique n'a aucun intérêt à publier des
résultats faux". Un autre sera "l'immense majorité des études publiées montrent l'innocuité des OGM commercialisables aujourd'hui"... C'est vrai, mais cela ne calmera aucunement la polémique.
Stérile, ainsi que je le disais.


 


Et en plus, nous passons du débat scientifique : "telOGM utilisé ainsi et ainsi, dans tel contexte a-t-il des effets néfastes sur l'environnement et/ou l'homme
contrebalançant les bénéfices escomptés ou obtenus" à un débat futil du type "c'est Carrefour qui le dit, donc c'est faux car il y a collusion". Ce qui, en plus d'être complètement
faux dans le fond (ce qui est déjà agaçant), décadre le débat (ce qui le rend complètement inutile).


 


Bref, désolé d'avoir radoté, mais non : l'ad hominem ne me semble jamais justifié quand on souhaite répondre à un sujet scientifique.


Oui, support en anglais implique un soutien financier plus qu'un soutien moral.


 


Mais pour le reste, je ne suis pas d'accord : s'attaquer à une institution ou à un individu ne permet, en toute rigueur, que de critiquer le-dit individu ou la-dite institution.


Dans le débat qui nous intéresse : super, il y a collusion ! Mais en conclure que Carrefour et consorts ont biaisé l'étude revient à accepter
comme tout à fait valableque les études ne montrant pas de toxicité d'OGM conclue à l'absence de nocivité grâce à des pots-de-vin. Rappelons que
Monsento et consorts ont financés de nombreuses études dont les résultats penchent largement vers l'innocuité.


 


C'est à ce moment là qu'on va me crier "à l'arnaqueur !" et ajouter "Oui, mais pour Monsanto, ce n'est pas la même chose, car [...]". Le plus gros argument que
vous m'opposerez sera "ce n'est pas parce qu'il y a support financier qu'une étude penchera dans un sens en dépit des faits. L'entreprise comme le scientifique n'a aucun intérêt à publier des
résultats faux". Un autre sera "l'immense majorité des études publiées montrent l'innocuité des OGM commercialisables aujourd'hui"... C'est vrai, mais cela ne calmera aucunement la polémique.
Stérile, ainsi que je le disais.


 


Et en plus, nous passons du débat scientifique : "telOGM utilisé ainsi et ainsi, dans tel contexte a-t-il des effets néfastes sur l'environnement et/ou l'homme
contrebalançant les bénéfices escomptés ou obtenus" à un débat futil du type "c'est Carrefour qui le dit, donc c'est faux car il y a collusion". Ce qui, en plus d'être complètement
faux dans le fond (ce qui est déjà agaçant), décadre le débat (ce qui le rend complètement inutile).


 


Bref, désolé d'avoir radoté, mais non : l'ad hominem ne me semble jamais justifié quand on souhaite répondre à un sujet scientifique.



Luc Marchauciel 08/11/2010 13:50



Le souci de Gaël est légitime.


Néanmoins, la preuve du financement du CRIIGEN par Carrefour existe et a déja été évoquée sur ce site


Si l'on regarde ce lien :


http://www.rapaluruguay.org/transgenicos/Maiz/Genetically_Maize.pdf


 


on tombe sur la fameuse première étude de Sérlaini and co, celle où ils reprenaient des données qui avaient été fournie par Monsanto en vue de l'autorisation de ses OGM, et dans laquelle ils
appliquaient une méthode statistique qui leur est propre, pour démontrer les dangers de l'OGM en question.


Je copie ici les remerciments, à la fin de l'article (et c'ets moi qui met en gras):


"Acknowledgments We thank Anne-Laure Afchain for her help in statistical analyses, and
the CRIIGEN scientific and administrative councils for expertise, and initiating judiciary
actions by the former French minister of environment, Corinne Lepage, to obtain the data.
We also thank Frederique Baudoin for secretarial assistance, and Dr. Brian John and Ian
Panton for advising on the English revision of the manuscript. This work was supported by
Greenpeace Germany who, in June 2005, won the Appeal Court action against Monsanto,
who wanted to keep the data confidential. We acknowledge the French Ministry of Research
and the member of Parliament François Grosdidier for a contract to study health assessments
of GMOs, as well as the support of Carrefour Group, Quality, Responsibility and Risk
Management."


 


Il faut ici comprendre évidement "support" comme un "soutien" financier, on ne voit pas de quoi il pourrait s'agir d'autre, non ? En tous cas la colluison avec Carrefour est manifeste, tout comme
celle avec François Grosdidier, qui est un député de droite extrême, ex authentique facho dans sa jeunesse et qui a gardé quelques  beaux restes.


Peronnellement, je n'ai aucune hésitation à employer ces arguments quand je cause avec des copains anti-OGM, vu qu'ils sont tous de gauche plus ou moins radicale. Je ne me gêne pas pour leur
rappeler que leur héros "scientifiques indépendants" copinent avec des gens peu fréquentables et avec une multinationale qui fait passer Monsanto pour un nain écionomique et qui met bien plus en
dépendance les paysans que Monsanto ne rêve de pouvoir le faire.



Gaël 05/11/2010 15:44



Si, bien sûr, on peut se poser des questions... Mais en vous lisant, je ne peux pas m'empêcher de penser à Bigard, c'est plus fort que moi (je ne veux pas vous insulter, qu'on s'entende bien !).
Ce que je reproche, ce n'est pas l'information en tant que telle, c'est que ce genre de considérations ne mènent qu'à des débats, certes houleux, mais stérils. Et sauf à avoir pris quelqu'un la
main dans le sac (avec une lettre publiée, une conversation enregistrée, etc.), ce genre d'affirmations ne fait que générer la polémique. Je trouve que c'est dommage puisqu'on s'éloigne du débat
de fond...


 


Il me semble qu'il y a déjà beaucoup à dire sans sombrer dans l'ad hominem : dire qu'il y a collusion n'indique en rien si l'initiative dont il est question est bonne ou
non. On ne cherche qu'à discréditer l'adversaire : jamais on ne s'attaque à ses idées. De fait, le débat est décadré. Il me semble que l'important n'est pas de dire "Carrefour c'est la mal
incarné vendu à la WWF" (j'exagère ;)), mais c'est de dire que sa dernière initiative est profondément démagogique et entretient l'obscurantisme caractéristique lié aux OGM en France. Ça, ça se
prouve plutôt bien et ça ne laisse aucune place aux débats de forme.


 


Ceci étant dit, je prends toujours autant de plaisir à lire vos articles.



anton suwalki 05/11/2010 15:27



Gaël, j'ai bien noté votre critique que je trouve légitime même si je ne suis pas tout à fait d'accord avec
vous.


 


Le rapport entre l'eau du robinet et les produits certifiés "sans ogm" ? c'est dans les campagnes médiatiques et dans les
"retours d'ascenceurs" qu'il y a un rapport, pas entre les "objets" évidemment.


 


Autre exemple, quand le CRIIGEN remercie "chaleureusement" sur son site "


 


 "Jardin Bio", groupe Léa Nature


pour son soutien pour la recherche", n'est-on pas en droit de se demander si àça n'est pas l'hopital qui se moque de la
charité ?


 



Gaël 05/11/2010 15:02



(Désolé pour l'orthographe. J'écris trop vite et sans me relire. Je vais faire un effort.)



Gaël 05/11/2010 15:00



Nabla,


Le rapport entre l'eau du robinet et les produits certifiés "sans ogm" ? Mis à part dresser un paralèlle douteux, je ne vois pas l'intérêt.


Cela n'engage que moi, mais supputer ce genre de relations sans preuve me fait trop pensé aux dénonciations de collusions faites par les grands gouroux de la théorie du complot. Ce genre de
choses ne se supputent pas, elles se prouvent : je ne vois pas en vertu de quoi nous pourrions exiger des autres une rigeur que nous n'avons pas. Si quelqu'un convaincu de la bonne foi de
Carrefour vient ici, à quoi va-t-il s'attaquer selon vous ? Le fond du problème ? Non... Sa première préoccupation sera de dénoncer ce genre de supputations sans fondement, puis, par une habile
proposition, va sous entendre que la totalité du papier est faux.


 


Ne leur laissont pas de quoi s'aggripper !


 


(ici "ils" et "eux" ne sont, pour une fois sur le web, pas un lobby pharmaco-industrio-gouvernemental, mais simplement les gens dont le bagage scientifique ne permet pas de débattre sur le fond
du problème, mais sur des questions de formes comme celle-ci)



rageous 05/11/2010 07:33



Encore une fois c'est le consommateur prit en otage, et le moins argenté qui en fait les frais!


Condamné à consommer ce qui sous entend être dangereux pour sa santé, c'est insupportable!!! Surtout quand on est producteur comme moi! 


Je reconnais volontier l'absurdité, par exemple en Label Rouge ce n'est pas clairement stipulé dans le cahier des charges de nourrir qu'avec des matières premières traçées si on produit
soi-même son aliment fermier, sinon une gamme d'aliment est proposée conforme au cahier des charges mais sans que soit indiqué sur l'étiquette si le soja est traçé ou non.


On retrouve là le même genre de campagne pourrie que fait Leclerc avec ses produits bio - chers "pour que tout le monde bénéficie de produits bons pour la santé et l'environnement"


http://alerte-environnement.fr/?p=3234



Nabla 04/11/2010 22:07



Au contraire de ce que pense Gael, je trouve intéressant de montrer les relations de pouvoir entre la WWF et ces entreprises. Anton ne l'utilise pas comme argument, il nous dit ça à titre
d'information.


De plus j'ai déjà lu mille fois (surtout sur des sites d'actualité) que cette écologie était une émanation marxo-bobo-trotskyste ou Dieu sait quoi. C'est important de voir que le problème est
plus compliqué que ça.



l'autre pierre 04/11/2010 18:58



Stéphanie


Entièrement d’accord avec vous, Carrefour vend du sans OGM uniquement par opportunisme.


Libre à eux c’est leur droit.


Seulement Carrefour représente un tel potentiel de vente que aucun fournisseur Agro alimentaire ne peut lui refuser quoi que ce soit
au risque de perdre un client incontournable.


Je me pose des questions pour l’avenir des agriculteurs qui n’ont pas d’autre choix que de suivre les exigences du cahier des charges
EQC Engagement Qualité Carrefour.


Les biotechnologies évoluent très vite sur le végétal et aussi l’animal.


Demain les écarts de compétitivité risque d’être insupportable pour les producteurs certifiés sans OGM.


Ce jour là carrefour assumera t’il ses responsabilités ou sera  t’il passé à autre
choses ?



cdc 04/11/2010 16:58



Quant à la théorie du complot entre Danone et le WWF, elle me fait bien ricaner, car ce sont les opposants aux OGM (et autres zécolos) qui sont toujours les premiers à dénoncer des collusions et
à seriner à jet continu le cliché fatigué des "bénéfices juteux"...



l'autre pierre 04/11/2010 12:50



Stéphanie


Entièrement d’accord avec vous, Carrefour vend du sans OGM uniquement par opportunisme.


Libre à eux c’est leur droit.


Seulement Carrefour représente un tel potentiel de vente que aucun fournisseur Agro alimentaire ne peut lui refuser quoi que ce soit
au risque de perdre un client incontournable.


Je me pose des questions pour l’avenir des agriculteurs qui n’ont pas d’autre choix que de suivre les exigences du cahier des charges
EQC Engagement Qualité Carrefour.


Les biotechnologies évoluent très vite sur le végétal et aussi l’animal.


Demain les écarts de compétitivité risque d’être insupportable pour les producteurs certifiés sans OGM.


Ce jour là carrefour assumera t’il ses responsabilités ou sera  t’il passé à autre
choses ?



l'autre pierre 04/11/2010 12:33



Stéphanie


Entièrement d’accord avec vous, Carrefour vend du sans OGM uniquement par opportunisme.


Libre à eux c’est leur droit.


Seulement Carrefour représente un tel potentiel de vente que aucun fournisseur Agro alimentaire ne peut lui refuser quoi que ce soit
au risque de perdre un client incontournable.


Je me pose des questions pour l’avenir des agriculteurs qui n’ont pas d’autre choix que de suivre les exigences du cahier des charges
EQC Engagement Qualité Carrefour.


Les biotechnologies évoluent très vite sur le végétal et aussi l’animal.


Demain les écarts de compétitivité risque d’être insupportable pour les producteurs certifiés sans OGM.


Ce jour là carrefour assumera t’il ses responsabilités ou sera  t’il passé à autre
choses ?



cdc 04/11/2010 10:00



Je ne connaissais pas cette croisade contre l'eau du robinet dangereuse pour les cancéreux... Mais que Servan-Schreiber y soit associé ne m'étonne nullement !