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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 18:00

Ce billet pourrait se réduire à une simple question : quelle preuve de plus faut-il, après la demande d'exclusion de celle qui a osé dire la vérité, du sectarisme affligeant de six organisations censées représenter la société civile ?

 

La demande d'exclusion de Jeanne Grosclaude démontre ad nauseam le mépris des Amis de la Terre, de la Confédération Paysanne, de la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique (FNAB), de France Nature Environnement (FNE), de Greenpeace et de l'Union Nationale de l'Apiculture Française (UNAF) pour un principe fondamental de nos sociétés.  Mais voici, tirées des recommandations du Comité économique, éthique et social (CEES) du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) de 2011 [1], des preuves de leur mépris pour la démarche rationnelle et, in fine, le CEES et le processus de consultation de la société civile qu'il est censé promouvoir.

 

Dans la recommandation relative au maïs Mir 604 de Syngenta (14 mars 2011) – qui était une contribution à l'évaluation du dossier par l'EFSA – la FNE s'est exprimée comme suit :

 

« Enfin, de manière générale, FNE estime que la Commission Européenne[2], restreignant le domaine de la pertinence des évaluations aux seuls critères "scientifiques", les dossiers doivent être réellement de nature scientifique et au moins compatibles avec les règles élémentaires du raisonnement scientifique [...] »

 

Fort bien ! Et comment applique-t-elle les règles élémentaires du raisonnement scientifique ?

 

« L'introduction en France de Diabrotica virgifera virgifera pose un problème aux producteurs de maïs. Une solution durable serait l'incitation à des rotations longues. [...]  La présence de chrysomèles, problème grave pour l'agriculture, pourrait être un élément stimulateur pour que la France s'engage dans cet effort. Le maïs Mir604 constitue, dans cette optique, un élément négatif très préjudiciable à cette évolution. »

 

En clair : favorisons l'extension d'un ravageur.

 

Dans la recommandation relative au soja MON 87701 de Monsanto (11 janvier 2011), le CEES avait conclu qu'il ne pouvait pas conduire une analyse, le Comité Scientifique (CS) ayant pris note d’un excès de mortalité en période de croissance chez les poulets nourris avec le soja MON 87701 et considéré que les données en cause devaient être documentées [3].  La « bande des six » a exprimé une position divergente.

 

Alors que le CS a opiné que « [l]'excès de mortalité [...] n’a pas été expliqué de manière satisfaisante par le pétitionnaire », les six trouvent « ce phénomène inquiétant » et pensent « donc qu’il est du devoir du CEES de recommander au gouvernement français de s’opposer à cette demande d’autorisation de soja génétiquement modifié potentiellement dangereux pour la santé et l’environnement, pour des raisons à la fois éthiques, économiques et sociales. »

 

En clair : profitons d'un manque d'explication pour nous opposer (en arguant en outre d'un danger potentiel et de vagues raisons qui reprennent simplement l'intitulé du Comité).

 

La recommandation relative au renouvellement de l'autorisation du soja 40.3.2 de Monsanto (11 janvier 2011) a fait l'objet d'une longue analyse ; y compris sur des aspects tels que les incidences socio-économiques et éthiques de la production de soja 40-3-2 dans les pays exportateurs [4], ce qui ressemble fort à une ingérence dans les affaires internes de ces pays.  À l'évidence, le CEES a été de bonne composition à l'égard de la bande des six, voire complaisant [5].  Les  positions de la bande des six ont été amplement reflétées dans le document principal.  Ainsi, dans le résumé :

 

« Pour certains membres, renouveler l’autorisation d’importation :

.  reviendrait à encourager les pays américains à continuer de produire ce soja et donc à conforter la dépendance européenne et française en soja transgénique ;

.  obèrerait la perspective de voir ces pays accroître les cultures de soja sans OGM et conventionnel et alimenter les filières "sans OGM" en cours d’établissement en Europe ;

.  conforterait la nécessité, pour les filières AOC, bio et conventionnelles, de continuer à se protéger – jusqu’ici à leurs frais – de toute présence d’ADN de soja transgénique dans leurs productions ;

.  constituerait un signal peu cohérent au regard de la nécessité d’amoindrir la dépendance européenne au soja. Ils ajoutent qu’un plan de relance des légumineuses en France ne permettant de réduire que partiellement cette dépendance, la transition vers un autre modèle d’élevage, qui ne soit plus fondé sur l’utilisation massive de soja, s’avère nécessaire. Cette transition pourrait s’accompagner d’une évolution des habitudes alimentaires, vers une moindre consommation de viande. »

 

En clair : sabotons la filière animale française pour envoyer des signaux aux pays producteurs de soja ; pour favoriser la filière « sans OGM » [6] ; pour contraindre les Français à adopter le mode de consommation et d'alimentation préconisé par la bande des six.

 

Mais cela ne les a pas empêchés d'exprimer une position divergente.  « Divergente » par rapport à une position fidèlement reflétée dans la conclusion, selon laquelle « « [...] le CEES rappelle que, pour les raisons mentionnées plus haut, il est divisé quant à l’opportunité de renouveler l’autorisation  d’importation du soja 40-3-2 », cette phrase étant suivie des deux positions.

 

La bande des six admet expressément le sabotage dans sa position prétendument divergente :

 

« Refuser de renouveler l’autorisation de mise sur le marché de ce soja pourrait, en effet, "mettre à mal la compétitivité de certaines formules d’élevage (intensifs principalement) et, en conséquence, conduire à un renchérissement du prix de la viande pour les consommateurs" [...] »

 

Mais :

 

« [...] cela doit être vu comme une opportunité pour les décideurs politiques de réformer le système actuel, à nos yeux terriblement nocif d’un point de vue sanitaire et environnemental, et de mener une politique volontariste ambitieuse afin de réduire la dépendance en protéine végétales de l’UE, tout en incitant les consommateurs à modifier leur consommation de produits carnés. C’est pourquoi, les organisations Greenpeace, la Confédération Paysanne, les Amis de la Terre, FNE, la FNAB et l’UNAF sont opposées à la demande de renouvellement d’autorisation de mise sur le marché du 40-3-2 [7]. »

 

En clair : tapons encore un peu plus le consommateur pauvre.

 

Dans la pensée de Jeanne Grosclause, c'est :

 

« [...] méconnaître les disparités entre populations aux niveaux de vie et aux couvertures nutritionnelles éloignés : en France même, déjà, une large part de la population (13 %) vit en dessous du seuil de pauvreté et connaît la précarité alimentaire, sans compter ceux qui en sont réduits à prélever leur nourriture dans les poubelles et ne regardent pas l’étiquetage OGM ! »

 

Mais qu'importe pour la bande des six ! L'idéologie doit prévaloir :

 

« Constatant que les mesures de substitution envisageables ne feront pas disparaître les besoins français et européens en soja importé, certains membres du CEES proposent que la dépendance soit réduite par une réorganisation profonde de l’élevage, en particulier par une diminution de la part de l’élevage hors-sol, consommateur important de soja transgénique importé et par ailleurs générateur d’externalités négatives (pollutions, nuisances, etc.). Ils conviennent que s’acheminer dans cette voie ne peut être qu’un processus long et progressif. Ils sont par ailleurs conscients qu’une telle réorientation entraînerait une baisse de la production de viande, une hausse de son coût et donc une moindre consommation de viande par la population. Ils estiment néanmoins que dans nombre de pays développés, l’alimentation humaine tend à être aujourd’hui trop riche en viande, un véritable changement s’imposant donc. »

 

Plus que jamais, ces gens méritent le qualificatif de Khmers verts.

 

Wackes Seppi

 

 


[1]  http://www.hautconseildesbiotechnologies.fr/spip.php?rubrique1

Les recommandations seront prises dans l'ordre chronologique inverse.  Les recommandations précédentes contiennent aussi leur lot d'insanités.

 

[2]  La Commission n'y est, dans cette affaire, qu'une force de proposition et, en partie, de gestion administrative du processus de décision.

 

[3]  « Le pétitionnaire mentionne qu’aucun excès du taux moyen de mortalité n’a été observé selon les lots, ni au cours de la première semaine correspondant à la période de démarrage (2,6 % ; valeurs extrêmes : 0,8 - 5 %), ni au cours des cinq semaines suivantes correspondant à la période de croissance (1,3 % ; valeurs extrêmes 0 - 5 %). Il explique également l’excès initial de mortalité par la survenue d’infections bactériennes et de cas de déshydratation fréquents dans ce type d’élevage. Cependant, il convient de noter que les lots nourris avec le soja MON 87701 présentent une mortalité de 5 % au cours des deux périodes alors que celle des autres lots était de 0,83 – 4,17 % en période initiale et de 0 - 2 % en période de croissance de sorte que l’explication apportée par le pétitionnaire n’est pas satisfaisante. »

 

[4]  Et, par extension, tous les sojas transgéniques et même non transgéniques.

 

[5]  La recommandation cite – sans analyse critique – la littérature anti-OGM, telle que Benbrook, C. M. (2005), “Rust, Resistance, Run Down Soils, and Rising Costs – Problems Facing Soybean Producers in Argentina”, Ag BioTech InfoNet. Technical Paper Number 8: p.1-51.

Texte à : http://www.greenpeace.se/files/2900-2999/file_2981.pdf

Le CEES le cite à l'appui de : « En Argentine, la production de viande, de produits laitiers et d’œufs a ainsi chuté de manière significative ces dernières années ».  Ce faisant, il a gobé un extraordinaire amalgame entre la culture du soja et la crise économique qui a secoué l'Argentine en 2001.

 

[6]  Chère à une certaine multinationale de la distribution... et chère pour le consommateur.  Le document relève – sans nul doute sur l'intervention de l'un ou l'autre de la bande des six – que « la filière de soja biologique destiné à l’alimentation humaine s’est dotée d’un cahier des charges  Sojadoc destiné à garantir un taux de présence d’OGM dans la production inférieur à 0.1 %. Le coût de ce cahier des charges a été chiffré pour l’année 2005 à 50 euros par tonne de soja, répartis sur la filière des membres adhérant à Sojadoc. »  La prétention implicite de faire payer ce surcoût par les filières qui n'ont pas établi le cahier des charges est tout simplement extravagante.

 

[7]  Bis repetita... et, par extension, tous les sojas transgéniques.

 

 

Notes :



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commentaires

Wackes Seppi 03/11/2011 16:40



Votre opinion sur ce site (et sur mes articles) vous appartient. Je trouve toutefois bien curieux le « le débat n'est pas toléré ». Ici, les auteurs répondent, peut-être pas au goût des
« contestataires » ni de certains lecteurs, et peut-être même avec le mauvais goût qui vient avec le dégoût provoqué par les sornettes de la bien-pensance pseud-écologiqte et
pseudo-humaniste, mais ils répondent. Ce n'est pas le cas de nombreux sites qui vous proposent des arguments qui vous convainquent – ou peut-être flattent – davantage.


 


Sachez cependant que ces sites, et leurs propriétaires, pour paraphraser un certain VGE, n'ont pas le monopole du « respect de la vie sous toutes ses formes ». D'ailleurs, la
respectent-ils ? « Better dead than GM fed », comme expression, n'est pas de moi, mais de l'Economist...


 


Il n'y a pas, sur ce site, d'« apologie de l'agriculture intensive » et rien – ni la prétendue apologie, ni la prétendue agriculture intensive (votre propos, du reste idéologiquement
marqué, est linguistiquement ambigu) – n'est « organisé(...) par quelques industriels capitalistes ». Il y a, en revanche, une saine aversion des mythes soigneusement entretenus et
propagés – et malheureusement écoutés et suivis par des politiciens dont le baromètre n'est pas l'intérêt général mais le nombre de voix, lesquelles viennent de plus en plus de citadins
déconnectés de la réalité agricole.


 


Tenez, pour l'agriculture dite biologique : en blé, les rendements sont de l'ordre de 30 quintaux à l'hectare en biologique, alors qu'ils sont en moyenne de quelque 70 en conventionnel (un
peu moins cette année). Il faut donc deux à 2,5 fois plus de surface pour produire la même quantité – et, ce qui est le plus important, nourrir le même nombre de personnes. En fait, comme
l'agriculture biologique exige des rotations plus longues, il en faut encore plus en termes de surface cultivée. Alors, comment fait-on si on veut, comme c'est la volonté politique (M. Sarkozy –
un bon citadin – a sacrifié l'agriculture pour la paix dans le nucléaire) sortir l'AB de sa niche ?


 


Tenez, pour l'agriculture dite biologique : ces 30 quintaux, surtout s'ils vont chez le meunier, exportent des matières fertilisantes, essentiellement azote, phosphore et potasse. La
religion biologique interdit d'apporter en compensation des engrais « chimiques », mais les engrais bruts d'extraction, sans raffinage, sont permis... avec les impuretés dangereuses
pour la santé.


 


Tenez, pour l'agriculture dite biologique : elle n'utilise pas, dit-on, de pesticides. Faux. Elle utilise des pesticides dits naturels : le cuivre, la roténone, l'huile de neem, tous
dangereux pour la santé et l'environnement.


 


Tenez, pour l'agriculture dite biologique, on apprend qu'en Suisse, les porcs et la volaille dits biologiques continueront à être alimentés avec des produits non biologiques : « Pour
les experts, il est impossible d'assurer actuellement une nourriture 100% biologique des porcs et de la volaille, vu le manque de certains acides aminés essentiels en qualité bio. »


 


http://www.romandie.com/news/n/CHAgriculture_le_Conseil_federal_modifie_douze_ordonnances261020111310.asp


 


Alors oui, le ton – mon ton – est parfois « d'une virulence acerbe ».



Laurent Berthod 03/11/2011 00:03



L'agriculture intensive n'a rien résolu depuis cinquante ans, ben mon colon, vaut mieux entendre ça que d'être sourd !


 


Il y a cinquante ans il y avait au plus trois milliards d'êtres humains sur terre, dont un milliard souffraient de la faim.


 


Aujourd'hui il y a sept milliards d'habitants et il y en toujours un milliard qui a  faim.


 


L'agriculture intensive a permis de nourrir correctement quatre milliards d'êtres humains en plus. Une paille, quoi !


 


Le respect de la vie, je m'en tappe un peu le coquillard. A mes yeux, ce qui compte, c'est le respect de la vie humaine. Mais l'humanisme est aujourd'hui traîné dans la boue par l'écologisme
sauveur de planètes ! Ah ! Ah ! Ah !


 


 



Arsin 01/11/2011 20:36



Je découvre ce site et j'espérais y trouver des informations intéressantes pour pouvoir me dépatouiller du vrai et du faux sur tout ce que j'entendais sur différents sujets. Au final, je suis
consterné. Le ton y est agressif et pseudo scientifique. Le débat n'est pas toléré. La remise en question est pourtant à  mon avis une saine démarche scientifique. Après lecture de quelques
articles et critiques pour ne pas dire lynchage de certaines personnes, je suis allé voir qui elles étaient... et ai été souvent davantage convaincue par leurs arguments. Peut-être parce que au
final il m'a semblé que ce qui les motivait était  leur respect de la vie sous toutes ses formes.


Une remarque à la lecture de l'apologie de l'agriculture intensive et semble-t-il organisée par quelques industriels capitalistes : alors que cela fait 50 ans qu'elle règne, le problème de la
pauvreté reste entier. Elle n'a rien résolu. Peut-être est-il temps de passer à autre chose. Paradoxalement, je me fais cette réflexion aujourd'hui en découvrant ce site d'une virulence acerbe
qui me laisse une impression aigre. Dommage.


 


 



cdc 07/10/2011 14:15



@Wackes Seppi du 1/10 : "* Mais cela ne veut rien dire. L'insecticide peut être appliqué de manière plus subtile. Passer avec une bombe qui fait pschitt dans un avion sur une ligne
Afrique-Europe, c'est protéger la santé du voyageur, et le faire ostensiblement. Sur une ligne nord-atlantique, c'est menacer sa santé avec des pesticides... Je suis mauvaise langue.  "


Non, vous n'êtes pas du tout "mauvaise langue", vous êtes lucide !



karg 05/10/2011 19:18



Oui et c'est justement pour ça que Bill et les écogistes balacent ce genre de "référence".



Ryuujin 05/10/2011 18:59



"Pour Bill la recherche indépendante en agronomie c'est Rabi, Dufumier et Bourgignon"


 


C'est une blague ? Aucune de ces trois personne ne fait de recherche en agronomie. Ni même de recherche scientifique en fait.



karg 05/10/2011 16:57



Pour Bill la recherche indépendante en agronomie c'est Rabi, Dufumier et Bourgignon, des marginaux qui prétendent faire des miracles mais qui n'ont jamais osés confronter leurs prétendus résultat
à la communauté scientifique. Quand on met en doute les performances techniques, ce sont les pseudo arguments éthico-sociologique qui sont mis en avant.


L'essentiel de la défense repose alors sur la méthode chewabaca, enchaîner des termes compliqués, noyés dans un mélange chimérique de concepts marxiste (capital, patronat, exploitation) et de
vocable réactionnaire chrétien anti science (éthique, indépendance, respect de la création, tradition, danger de la connaissance)le tout n'ayant évidement aucun sens, mais cela suffit à activer
les schèmes mentaux bien implanté dans la société française. 


Ce mélange dialectique est une abomination bien plus grave que ce que le génie génétique peut ou pourra produire. Dans le communiqué de la CFDT contre les racailles de Colmart une phrase
doit être notée:


Nous attendons aujourd’hui une attitude claire de tous les partenaires et protagonistes de la recherche publique agronomique,  les jeux équivoques doivent être démasqués


Les anti OGM, notamment les syndicats qui fricotent ou refusent de condamner ces délinquants, vont devoir clairement se positionner, soit ils sont des anti capitalistes mais pas anti sciences, et
devrait soit ils sont des antiscience purs et ne doivent plus se cacher derrière les arguments sociaux et économiques. In fine ils n'ont rien à faire à l'INRA. 



Ryuujin 05/10/2011 15:02



Bill : on demande à des gens de participer à l'évaluation d'une variété, et ils réponde qu'ils s'opposent à son évaluation positive pour plomber une filière d'élevage en vue d'en favoriser une
autre.


Si cela ne te choque pas, si tu ne vois pas que cela revient à instrumentaliser sa place dans le dit comité sans faire le boulot, soit tu es de très mauvaise foi soit tu es complètement formaté.


 


"1. Comparez les budgets consacrés aux publications scientifiques des sygenta, monsanto et autres avec ceux des association citoyennes. Etre sponsorisé par Carrefour ne dit pas qu'on bénéficie de
son résultat."


C'est quand même pas de notre faute si les "associations citoyennes" sont nulles en science. Ne vient pas nous dire que Greenpeace n'a pas assez d'argent pour financer une recherche scientifique
: ce n'est pas une question d'argent. Simplement, Greenpeace préfère investir son pognon dans de la com. c'est plus "rentable".


En outre, je dis ça, mais jdis rien : la majorité des études scientifiques menées sur les OGM sont réalisées par la recherche PUBLIQUE. Aux frais des contribuables !


Qu'est-ce que tu nous opposes la "recherche" de Monsanto et la "recherche" -inexistante- des anti-OGM ? Nous, on parle de recherche universitaire : la seule qui ait quelques chances d'être
réellement indépendante.



karg 04/10/2011 09:53



Opposition au marché et à l'innovation, c'est le choix de la misère et de
l'obscurantisme:


Nietzsche écrit dans Le Voyageur et son ombre, en 187845 :



« Partout où l’ignorance, la malpropreté et la superstition sont encore coutumières, partout où le commerce est faible, l’agriculture misérable, le clergé puissant, on rencontre encore les
costumes nationaux. »




Laurent Berthod 03/10/2011 18:31



L'histoire de l'humanité c'est l'histoire de l'augmentation de la productivité.


 


Alors mon petit Bill, sans augmentation de la productivité on vivrait toujours dans des cavernes avec des peaux d'animaux pour vêtements et des silex pour seuls outils.


 


ça c'est le passé. En ce qui concerne l'avenir, les peuples qui crachent sur l'augmentation de la productivité courent vers le sous-développement. C'est ce qui est
en train d'arriver à notre pauvre pays, tout ça à cause de l'idéologie écolo prégnante, idéologie à laquelle tous les (ir)responsables politiques, de droite ou de gauche, lèchent le c.l. On
est mal barré.



Wackes Seppi 03/10/2011 14:48



Continuons l'analyse du commentaire n° 2 de M. Bill. Je partage entièrement le point de vue de MM./Mmes Karg et La Coupe est Pleine.


 


« Il est de bonne guerre de s'appuyer sur "un manque d'explication" et sur un supposé danger sanitaire... »


 


Navrant. C'est précisément l'argument cynique, irrecevable dans un débat rationnel, de l'opportuniste aux idées préconçues et aux objectifs prédéfinis. La vraie réaction à un tel problème est de
demander un complément d'information.


 


« [...] compte tenu 1/ du déséquilibre de ressources "scientifiques" entre les Syngenta, Monsanto et autres "world companies" et les associations citoyennes [...] »


 


Faux débat. Monsanto devait satisfaire la curiosité scientifique du Comité scientifique du HCB. Nous ne sommes pas dans un régime d'essais contradictoires entre pétitionnaire et opposants
déclarés. Reste à savoir par ailleurs ce qu'est une « association citoyenne ». Par exemple, un CRIIGEN qui est une émanation d'un cabinet d'avocats spécialisé dans la défense de causes
« écologistes », dont la lutte contre les OGM, et qui est financé par une chaine de grande distribution qui se démarque de ses concurrents par des produits animaux « nourris sans
OGM » ?


 


« Vous assimilez le refus de l'importation de soja OGM à un sabotage de la filière animale française, tout en rapportant le fait que ces besoins sont quasi exclusivement exprimés par les
exploitations intensives. »


 


Mauvaise lecture. Je ne rapporte pas un « fait » mais un argument. Et l'argument de M. Bill est parfaitement fallacieux : le besoin en protéines concentrées (notamment sous la
forme de tourteaux, pas de « galettes » – voir le commentaire n° 7) s'exprime, à des degrés divers, dans la très grande majorité des élevages. En témoigne l'argument de la bande
des six selon lequel les filières AOC, bio et conventionnelles doivent (continuer à) se protéger de toute présence d’ADN de soja transgénique dans leurs productions.


 


La remarque figurant dans le commentaire n° 7 selon laquelle « [l]e concept d'élevage intensif prend tout son sens lorsqu'on nourrit les bêtes avec des galettes de soja ogm importé,
ce qui n'intéresse que les industriels, pas les éleveurs tradi » témoigne d'une méconnaissance grave des réalités de l'agriculture.


 


« Vous marquez ainsi votre incapacité à envisager l'évolution des modèles productivistes sans considérer ces actions politiques comme des agressions. Votre position idéologique est ainsi
très visible. »


 


Totalement gratuit. Non seulement compte tenu de ce qui précède mais, encore une fois, compte tenu des arguments de la bande des six. Ne disent-ils pas que « [r]efuser de renouveler
l’autorisation de mise sur le marché de ce soja pourrait, en effet, "mettre à mal la compétitivité de certaines formules d’élevage [...]" ». Et « (intensifs principalement) » ne
signifie pas, justement, « intensif exclusivement ».


 


« Vous prétendez que le refus du productivisme [...] »


 


Bis repetita... Je trouve cela extrêmement choquant. Ça l'est issu du clavier de M. Bill et ça l'est encore plus comme fondement, au moins partiel,
de la « pensée » de la bande des six et de leur contribution aux travaux du CEES. Au surplus, je ne prétends rien et l'argument qui nous est proposé est plus que boiteux. Ainsi la
première phrase contient deux propositions antinomiques.


 


« Enfin, vous êtes tellement peu convaincu de la réalité des évolutions récentes de l'alimentation à l'occidentale que quiconque préconiserait une démarche politique pour infléchir sa
tendance consumériste vous apparait comme un khmer vert [...] »


 


Belle envolée, mais tout à fait gratuite. D'une logique qui prête à discussion, en bon français : foireuse. Et largement hors sujet. C'est par exemple de la philosophie d'un quart de sou que
d'affirmer que « [l]'essor du crédo scientifique et de ses "labels" – Was ist das? – [s'est] développé sur les ruines de la pensée politique de la fin du XXe siècle ».


 


Et, pour paraphraser M. Bill : finalement, c'est intéressant tout ça : cela démontre bien, non pas les limites, mais le rejet de la démarche
scientifique et rationaliste lorsqu'elle se développe en dehors, non pas de toute, mais de l'orientation politique de la bande des six, partagée par M. Bill. En fait, une orientation politique
fondamentalement irréconciliable avec la démarche scientifique.


 


Tellement irréconciliable que « la science » est mis entre guillemets par M. Bill.



ptoufle 03/10/2011 13:30



C'est typique des premiers de la classe que j'ai fréquenté dans ma carrière, ingénieurs, médecins, biologistes, biochimistes, persuadés que leurs avis valent mieux que celui des
autres et doivent faire autorité."


Pensez-vous que parce qu'un sujet à des implication sociales, l'individu lambda a autant de compétence que quelqu'un quo travaille sur ledit sujet ?


Doit-on organiser un referendum sur "oui" ou "non" des neutrinos vont plus vite que la lumière sous prétexte que cela puisse déboucher sur des avancées technique modifiant notre mode de vie ?



karg 03/10/2011 11:58



"la société est composée principalement de braves gens sans expertise
particulière qu'elle soit scientifique, idéologique, économique" Oui et c'est pour ça que leur avis sur ces sujets précis est souvent sans intéret voir carrément nocif. Comme les votres en fait.
Pour connaître un sujet il faut des connaissances de base et des efforts, hors exiger ça de l'individu moyen n'est pas politiquement correct dans nos démocratie lèche cul. 



Bill 03/10/2011 11:51



Wakkes, je repasserai lire attentivement votre réponse, don je vous remercie.


CdC, non, je ne suis pas prof de philo, je me demande ce qui a pu vous faire croire cela. J'ai bossé dès 17 ans dans le privé, après 26 ans de carrière je suis parvenu à avancer comme j'ai pu :
cahin caha, à coups de formation continue et de virages en épingle.


Karg, merci pour le splendide argument d'autorité "cessez d'utiliser du vocabulaire marxiste sans maitriser les notions fondamentales". On remplacera aisément marxiste par n'importe quelle autre
spécialité. Vous démontrez (s'il en était besoin) que vous considérez que seules les paroles d'experts patentés sont admissibles à vos yeux, qu'il s'agisse d'idéologie ou de science. Vous avez
tout faux, la société est composée principalement de braves gens sans expertise particulière qu'elle soit scientifique, idéologique, économique...etc. Vous entendez leur retirer le droit de
s'exprimer lorsque ces domaines interfèrent avec leur qualité de vie ou seulement invalider leur prise de parole au motif qu'ils n'ont pas les diplomes qui vont bien ? La république des experts,
quoi.


C'est typique des premiers de la classe que j'ai fréquenté dans ma carrière, ingénieurs, médecins, biologistes, biochimistes, persuadés que leurs avis valent mieux que celui des autres et doivent
faire autorité. Alors qu'à chaque rupture dans les courbes d'expérience, ils se confondent tous en explications foireuses du genre "...ben en l'état des connaissances, on pouvait pas savoir de
manière certaine..." Ce qui


A ceux qui en doutent : J'interviens ici en toute bonne foi, avec mes pauvres convictions, impressions, opinions. Lorsque l'information me fait progresser, je vous le dis. Lorsqu'elle ressemble à
un tract militant, je vous le dis aussi. Vos procès d'intention et autres invectives ont au mieux un intérêt lexical. Mais pas cette fois, sorry.



karg 03/10/2011 09:48



Le sophisme n'est même pas un doctrine, c'est  l'art du discours sans fond. 



tybert 03/10/2011 09:47



Bill est bien un philophe. Sa doctrine c'est le sophisme, c.a.d l'ancètre du post-modernisme...



karg 03/10/2011 09:34



Je n'y crois pas moi non plus, il mélange trop de vocabulaire marxiste avec des pensées réactionnaires écolo, c'est incompatible et même un médiocre prof de philo ne ferait pas ce genre
d'erreur. 


Où alors il est indigent dans sa spécialité... 



Laurent Berthod 03/10/2011 09:20



Bill, prof de philo ? Celle-là elle et bien bonne ! Je n'y crois absolument pas. Mais si c'est vrai, alors  je suis contre l'introduction de la philo en classe de première. Ce n'est pas
la peine de pourrir la tête de nos chères têtes blondes si précocement avec ce méli-mélo de neurones mal cuits !



karg 02/10/2011 11:45



1.Et? ce sont des entreprises innovantes, et leurs chercheurs publient dans les revus à comité de lecture, ce qui prouvent le sérieux de leurs travaux. On peut remarquer que les "chercheurs" anti
OGM arrivent aussi à publier, même si leurs travaux sont médiocres, rien ne les empêchent de le faire.


2.Six semaines? Il y a des travaux sur plusieurs générations, ils ont déjà été relayés ici. D'autre part j'exige que vous me citez un produit dangereux qui n'a pas d'effet sur un test de six
semaines sur des rats tout en ayant un effet à plus long terme.


3. Eleveur tradi ça veut dire quoi? Galette de soja, connait pas. L'agriculture qui vous nourri est moderne, point barre, que ce soit un éleveur de bovin à l'herbe qui utilisent un peu de soja en
complément ou un éleveur de porc hors sol.


4. Vous ne comprennez pas que notre civilisation est fondé sur les hauts rendements agricoles. Toutes les civilisations s'appuient sur leur système agricole ou sur ceux de leurs fournisseurs.
Considérer le rendement comme une déviance est considérer la civilisation comme une déviance.


5. Propagande creuse, vous ne comprennez pas le système actuel ni la nature de l'imposture escrologique.


6. Sauf que les communistes sont matérialistes. Produire moins n'est pas leur crédo. Balancer de la vulgate "gauchiste" sans connaître les fondements est inacceptable.


7. Tu peux essayer de te battre contre le monde entier aussi. Le Marché n'est pas un élément extérieur, nous sommes le Marché. Encore une fois cessez d'utiliser du vocabulaire marxiste sans
maitriser les notions fondamentales.



Wackes Seppi 01/10/2011 21:54



Bonjour,


 


Je n'ai pas la réponse à la question de M./Mme CDC (commentaire n° 10). Moi non plus, je n'ai pas le souvenir d'un passage d'insecticides dans les avions sur les lignes nord-atlantiques*. Je
suppose que la chrysomèle voyage aussi (ou peut-être même surtout) ailleurs que dans les cabines des avions de ligne (avions cargos ? Colis ?...).


 


Il est remarquables que plusieurs foyers de primo-infestation sont proches d'aéroports internationaux.


 


Du reste, le premier foyer est apparu près de l'aéroport de Belgrade en 1992. Selon les complotistes, les autorités américaines auraient volontairement introduit la chrysomèle afin de favoriser
le développement du maïs transgénique en Europe.


 


Et, du reste, FNE a manifestement été sensible à la théorie du complot puisqu'elle a commenté comme suit : « D'autre part, FNE aimerait que soient éclaircies les conditions dans
lesquelles se sont faites les introductions successives de chrysomèles en Europe, à partir de plusieurs foyers américains. »


 


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*  Mais cela ne veut rien dire. L'insecticide peut être appliqué de manière plus subtile. Passer avec une bombe qui fait pschitt dans un avion sur une ligne Afrique-Europe, c'est
protéger la santé du voyageur, et le faire ostensiblement. Sur une ligne nord-atlantique, c'est menacer sa santé avec des pesticides... Je suis mauvaise langue.