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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 16:15

 

 

16 Mai 2009

PARIS (Reuters) - Les organisations considérées en France comme des sectes investissent dans le secteur de la psychothérapie et plus largement la santé, estime une mission interministérielle dans son rapport annuel.

 

La Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), autorité administrative créée en 1996, présente ce phénomène comme une stratégie délibérée pour diffuser les idéologies et remplir les caisses de ces groupes.

 

"Cette préoccupation a pris en 2008 une place véritablement prépondérante, liée à la multiplication d'offres relatives au bien-être et à l'épanouissement personnel, dépourvues de toute évaluation sérieuse, et dont certaines présentent un risque réel pour la santé", peut-on lire dans le rapport.

 

Le foisonnement des méthodes de psychothérapie - 200 à 400 actuellement selon le rapport - et l'extension de cette approche aux soins à la délinquance, au chômage, au stress au travail, aux victimes des catastrophes, de handicaps, avec environ trois millions de Français concernés, a donné lieu à de nombreux abus, estime le rapport.

 

L'intérêt pour les sectes serait notamment la "mise en état de sujétion" du patient et donc le conditionnement mental qui est à la base des techniques d'enrôlement dans les sectes.

 

La Miviludes, qui parle de "bulle psy", critique la pratique du "ticket psy", calquée sur celle du ticket restaurant et par laquelle les employeurs financent l'accès aux thérapies.

 

Thérapies alternatives

Plus généralement, sont mises en cause certaines thérapies dites "douces" ou "alternatives", dont la liste, dressée par la mission, va de "l'aromathérapie" au jeûne au passant par la "musicothérapie", la numérologie, la naturopathie, le "tarot psychologique" ou encore la "thérapie par le souffle".

 

La Miviludes rappelle la problématique connue de la formation des psychothérapeutes, qui ne sont que minoritairement des médecins ou des psychiatres. Un encadrement législatif du titre de psychothérapeute voté en 2004 n'est toujours pas appliqué, souligne le rapport.

 

La "nouvelle médecine germanique" du docteur Ryke Geerd Hamer s'est notamment développé récemment, avec des conséquences tragiques, ajoute le rapport.

 

Ce médecin soutient que toutes les maladies, et notamment les cancers, résultent de graves conflits psychologiques non résolus. Les adeptes refusent donc tout soin traditionnel et peuvent mourir dans de grandes souffrances.

 

La pratique consistant à susciter de faux souvenirs d'abus sexuels familiaux chez les patients, afin de les arracher à leur environnement et les placer en état de sujétion, est épinglée.

 

Les charlatans étendent leur action au domaine de la formation professionnelle, énorme secteur économique financé largement sur fonds publics. Les problèmes apparaissent notamment dans les actions de formation "liées au domaine de la santé ou du bien-être", relève le rapport.

 

Alors que le caractère qualifiant de ces formations n'est pas démontré et que leur évaluation est problématique, elles permettent à certaines sectes d'obtenir une forme de reconnaissance de l'Etat, via un "agrément" administratif dont elles se prévalent pour se légitimer.

 

La Miviludes propose plusieurs mesures d'encadrement administratif pour fermer la porte du marché de la formation aux groupements douteux. Un groupe technique ad hoc placé auprès du ministère de la Santé pourrait aussi être créé.

Le président de la Miviludes, Georges Fenech, a plaidé en présentant son rapport en faveur de la publication d'une nouvelle liste officielle des mouvements sectaires après celle de 1995 qui avait suscité une vive controverse, la définition légale de la notion de "secte" posant toujours problème.

Il s'agirait de décrire les méthodes des organisations suspectes ou ayant connu des démêlés judiciaires. La liste est prête et il ne manque que l'accord du Premier ministre pour la publier sur internet, précise Georges Fenech.

 


 

Commentaire : La médecine « alternative » présente un intérêt évident pour les sectes afin de mettre la main sur des personnes crédules et fragiles. Mais pourquoi ne s’en soucier que lorsque ce sont les sectes qui s’en emparent ? Pourquoi ne pas commencer par lutter contre la crédulité en organisant une campagne d’information contre toutes les médecines charlatanesques ?  Pourquoi n’y a-t-il pas des spots d’information sur les chaines télévisées qui relaient complaisamment ces escroqueries ?

Pourquoi le ministère de la santé ne commence-t-il pas par balayer devant sa porte en faisant la clarté sur le statut réel des fausses médecines que certains généralistes inscrivent sur leur plaque ?

 

Anton

 

 

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commentaires

Private Security 09/03/2015 09:14

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Matrok 29/09/2010 14:58



Mais encore ? Vous pensez faire preuve de discernement ? Votre message n'en apporte aucune preuve, bien au contraire.

Quand vous parlez "la médecine dite "traditionnelle" qui fait la richesse de l'industrie pharmaceutique", que voulez-vous dire au juste ? Cela sonne comme une critique avec un gros sous-entendu :
l'industrie pharmaceutique s'enrichit en vendant des médicaments, donc ceux-ci sont suspects. Or c'est le fonctionnement de l'économie qui est en cause, pas celui de la médecine. Par ailleurs
l'industrie pharmaceutique bénéficie également de pratiques qui n'ont rien de défendable ni du point de vue scientifique ni sanitaire, mais passons. Quand vous écrivez : "Vous vous fourvoyez si
vous ne jurer que par la médecine allopathique", vous semblez manquer totalement de discernement, mais pas de parti pris. "La médecine allopathique", c'est du jargon d'homéopathe, qui repose sur
du vent. Vous écrivez : "Elle est loin d'être toute puissante". Sous l'apparence d'enfoncer une porte ouverte, il s'agit d'un sophisme : les défenseurs de la "médecine allopathique" prétendraient
qu'elle est toute puissante. Mensonge, bien entendu. Vous écrivez ensuite que "les fortunes qui sont investies dans la recherche et le développement de remèdes miracles, font naître de faux
espoirs." Parler de "remède miracle", c'est une méthode de charlatan. La recherche en médecine cherche des remèdes en effet, mais elle est scientifique dans ce sens qu'elle ne cherche pas le
miracle. Sinon, mieux vaut Lourdes. Alors que critiquez-vous au juste ? Qu'on donne des moyens importants à la recherche en médecine ? Après tout c'est vrai que si on ne leur donnait que des
moyens ridicules, on ne créerait pas de faux espoirs...

Enfin bon, venons-en au fait : "du coté des médecines alternatives, il y des des choses qui marchent, et d'autres qui ne marchent pas." Selon vous, qu'est-ce qui marche du côté des médecines
alternatives ?



Robert 29/09/2010 14:09



Comme je disais, il faut faire preuve de discernement. Tout n'est pas à rejeter, ni d'un coté, ni de l'autre.



Tyner 28/09/2010 09:26



Robert,


Utilisons donc l'exemple de l'article que vous citez vous-même et dites-nous ce que propose la médecine alternative (celle "qui marche" bien sûr...) contre la maladie de Parkinson ?


D'avance merci.


 



Robert 27/09/2010 23:42


Il semble qu'il s'agisse là d'une question de monopole. D'un coté la médecine dite "traditionnelle" qui fait la richesse de l'industrie pharmaceutique et de l'autre les thérapies alternatives qui
font la richesse de certains arnaqueurs qui, malheureusement, donnent mauvaise réputation à l'ensemble du sujet. Les opposants des médecines alternatives parlent de "sectes" ... et le tour est
joué. Des années de propagande agressive on teinté le sujet à un point tel que sa simple mention crée un sentiment de rejet. Pourtant, les "sectes" n'ont rien à voir avec le sujet si ce n'est que
certaines préfèrent les médecines douces aux produits chimiques. Je crois vraiment qu'il faille faire preuve d'un peu plus de discernement que ce qui est pratiqué en général. Vous vous fourvoyez si
vous ne jurer que par la médecine allopathique. Elle est loin d'être toute puissante. Les fortunes qui sont investies dans la recherche et le développement de remèdes miracles, font naître de faux
espoirs. Tout cela fait de la publicité. Mais derrière cela, la réalité est toute autre. La carrière de plus d'un grand chercheur à elle seule démontre l’étendue du fossé séparant la découverte de
la guérison. (http://www.slate.fr/story/26695/medecine-therapie-genique-cancer ). Mais aussi, tout n'est pas à rejeter. Pareillement, du coté des médecines alternatives, il y des des choses qui
marchent, et d'autres qui ne marchent pas. Alors, au lieu de rejeter en bloc, pourquoi ne pas faire preuve d'un peu plus de discernement ? Je suis sure que ça aiderait.


elina 14/01/2010 10:20


Bonjour,

J'aurais des tas de choses à dire sur le sujet..
Vous pouvez me contacter si vous le souhaitez : e-ct@hotmail.fr
Bonne  journée



anton suwalki 03/12/2009 16:07


Je n'ai pas grand-chose à rajouter à ce qu'a écrit Sceptique...


Sceptique 03/12/2009 15:04


Vous soulevez deux questions; celle des médecines traditionnelles, celle des médecines alternatives.
Ni les unes, ni les autres n'utilisent la méthode scientifique s'imposant des résultats vérifiables et reproductibles par n'importe quel praticien. Ce qui ne veut pas dire qu'elles ne soulagent
pas, par effet placebo, toutes les souffrances n'ayant pas un support organique.
À propos des premières, "l'ancienneté d'une erreur(ou d'une illusion) ne leur donne pas le statut de vérité."*
Quant aux secondes les théories pathogéniques (comme les déplacements minimes de vertèbres invoqués par les ostéopathes) ne sont pas vérifiables par les études en double-aveugle que s'impose la
médecine allopathique. S'il y a des radiographies, l'ostéopathe peut toujours voir et montrer une anomalie que le radiologue n'aurait pas vue. Le patient a-t-il une autorité pour contester? Et
puis, s'il s'est mis entre les mains d'un praticien d'une médecine alternative, c'est qu'il a davantage confiance en celle-la.
Les médecins n'ont pas à avoir peur des médecines douces, parallèles, alternatives, tant que le pouvoir politique ne les confond pas. Ce sont plutôt les autres "médecines" qui revendiquent la mise
sur le même pied. Et l'Ordre des Médecins a parmi ses missions de veiller sur la qualité des soins, leur conformité avec les données en cours de la science.
* Pierre Viansson-Ponté, ancien  Directeur du "Monde", à propos des religions.
 


Romain 03/12/2009 12:47


Bonjour,
Que penser lorsque l'on met tout et n'importe quoi dans le même sac ? Je ne sais que penser de vos diatribes accerbes à tous, concernant les médecines dites douces ou alternatives ?
Qu'englobez-vous la dedans ? La chiropraxie, l'ostéopathie, la médecine chinoise, et la kinésiologie dans le même panier ?
Mon dieu, que de raccourcis, que d'idées reçues, que de lobbing médicalo-médical.
Pensez-vous réellement qu'une médecine cinq fois millénaire comme la médecine chinoise, qui se base comme l'allopathie sur l'expérimentation mais avec un peu plus d'ancienneté, puisse être releguée
au rang de médecine pouvant être noyauté par les sectes, et assimilée à des pratiques de charlatans ?
Pensez-vous concrètement que la phytothérapie et l'aromathérapie, simplement utilisées par les pères de la médecine, quand l'industrie pharmaceutique n'existait pas encore, puisse être considérées
comme des pratiques obscures ?
Pensez-vous que l'ostéopathie (sans sa vision ésotérique) qui ne se base que sur l'anatomie, et dont la pratique est plus ancienne que la kinésithérapie puisse être considérée comme une fumisterie
?
Je conçois tout à fait les dérives possibles dans le domaine de la santé et du bien être compte tenu de l'absence d'encadrement clair et précis dans les diverses formations que l'on peut y trouver,
je reconnais aisément que ce soit un terreau pour que ces formations soient noyautées par les sectes de tout poil, mais arrêtez un peu la désinformation systématique sur ce que vous connaissez peu
ou pas ! De nombreuses médecines alternatives oeuvrent chaque jour pour faire reconnaitre leur crédibilité en terme de formation et d'intérêt réel dans la prise en charge de patient. La médecine
allopathique a son domaine d'action à partir du développement pathologique, mais elle laisse un vide énorme entre l'état de pleine santé et l'apparition pathologique. C'est le domaine d'action de
médecines telles que la chiropractie ou l'ostéopathie qui a de réelles effets dans ce domaine. La France reste bloquée sur sa conception du médical allopathique comme seule alternative, mais
lorsque l'on choisit d'uniformiser la santé au niveau européen, on ne peut pas le faire à 1 contre 24 !!! Arrêtez de croire que seul la conception française d'approche des soins est la seule viable
! Cette mégalomanie et ce francocentrisme (permettez-moi ce néologisme) sont de plus en plus détestables. Ne pas tout accepter, cela semble une évidence, mais ne confondez pas intérêt du patient,
et préservation du pré-carré médical.
Cordialement


Sceptique 30/07/2009 04:52

Les mentions "d'exercice particulier" qui peuvent figurer sur les plaques professionnelles des médecins sous sous le contrôle "a priori" de l'Ordre des Médecins". Il est possible que des médecins généralistes prennent le risque de ne pas déclarer leur "spécialité", non reconnue par l'Ordre. Pouvez-vous citer des exemples qui vous paraissent abusifs?

lologuem 30/07/2009 01:31

"Pourquoi le ministère de la santé ne commence-t-il pas par balayer devant sa porte en faisant la clarté sur le statut réel des fausses médecines que certains généralistes inscrivent sur leur plaque ?"La démocratie mène peut-être à la liberté et à la justice mais sans doute pas à la vérité.

Sceptique 29/07/2009 21:13

Le champ des formations, ciblées sur l'efficacité professionnelle, comme le coaching, ne répondent pas à la même demande, qui, elle, est plus que solvable, la formation étant inscrite au budget de l'entreprise. Les charlatans et les sectaires peuvent être intéressés, évidemment, pour alimenter leur caisse. Il n'y a pas d'abus de faiblesse, comme on peut l'évoquer à propos d'une prise en charge psychothérapique.Je lirai avec intérêt votre article. 

JFDM 29/07/2009 20:58

J'attire votre attention sur la multiplication récente des impostures/charlatanismes dans le milieu sport/santé/développement personnel.Des individus louches profitent de la vague du coaching, en usant de pratiques sectaires (cercles d'initiés, persécuteurs désignés, effets d'appartenance) pour développer leur activité à des fins mercantiles.A suivre prochainement dans un futur article sur mon blog.

Sceptique 17/07/2009 17:44

J'ai travaillé dans cet univers et je n'ai pas eu l'occasion d'observer de cas patents de capture de patients par des charlatans. Mais il est vrai que la clientèle des charlatans est composée par ceux qui ne veulent pas consulter de vrais professionnels, leur première raison étant de ne pas se considérer comme "fou".Depuis quelques années, les demandeurs de soins psychothérapiques pris en charge par l'assurance maladie ont le plus grand mal à rencontrer un médecin spécialiste, en raison d'un tarissement drastique de la formation, dans les années 80. Les médecins généralistes n'ont pas assez de temps et de formation (à la logique particulière de la souffrance psychique). Quant aux psychologues, leurs soins ne sont pas pris en charge par les assurances sociales. 

anton suwalki 17/07/2009 17:15

Bonjour Sceptique, je suis assez d'accord avec tes considérations générales, mais sur quoi te bases-tu pour ta première affirmation "Les faits de charlatanerie montés en épingle sont très marginaux" ? Anton

Sceptique 16/07/2009 19:25

Les faits de charlatanerie montés en épingle sont très marginaux et ont toujours existé. Là où il y a une responsabilité des politiques, c'est d'avoir, dans un but d'économie, réduit drastiquement la formation de psychiatres, réduction ont le plein effet se produit depuis quelques années. Par ailleurs, toujours par préoccupation d'économie, rien n'a été fait pour rendre solvable le travail des psychologues, dont la formation est sérieuse. L'offre de soins des souffrances psychiques, que la médecine générale ne peut qu'éffleurer, est donc très réduite pour longtemps*, et la tentation des charlatans et des sectes de s'engouffrer sur ce "marché" est donc grande.*Le nombre de poste d'internat en psychiatrie vient d'être relevé. Effet dans dix ans!