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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 12:04

Sur le site de l’AFIS-Science et pseudosciences, le texte d’une conférence donnée au Muséum d’Orléans par Michel Monsigny, Professeur des Universités émérite, Université d’Orléans et Centre de Biophysique Moléculaire du CNRS, Membre de l’Académie d’Orléans (Agriculture, Sciences, Belles-Lettres, Arts).

 


 

 

Résumé

L’exposé porte sur la définition des OGM, avec quelques rappels historiques, diverses données scientifiques et quelques éléments d’appréciation : les notions de doses, de l’universalité des composants biologiques, l’intérêt de la sélection et des hybridations. Après quelques rappels fondamentaux sur les données scientifiques, nous aborderons les aspects fondamentaux, l’intérêt et les risques environnementaux associés au développement des OGM.

 

Nous présenterons quelques exemples, dans le domaine de l’agriculture,
 les OGM résistant aux insectes : les plantes Bt, qui expriment une protéine toxique pour certaines larves de ravageurs.
 les OGM résistant aux herbicides : les plantes tolérant le glyphosate (round up)
 les OGM correspondant à un besoin nutritionnel ou à des conditions de culture difficiles.

Nous poursuivrons en évoquant l’intérêt des OGM dans le domaine médical :
 les OGM microbiologiques et la préparation de médicaments : insuline, érythropoïétine (É.P.O.)…
 les OGM animaux et la recherche de nouveaux médicaments
 la transgénèse appliquée aux patients avec un premier succès : la guérison des « enfants bulle », enfants souffrant d’une immunodéficience sévère.

Nous terminerons en évoquant les nécessaires précautions (toxicologie, éco-toxicologie, allergie, traçabilité…) et les aspects réglementaires fondamentaux.

 



La suite sur le site de l’AFIS :

 

 

http://www.bac.pseudo-sciences.org/spip.php?article991

 

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commentaires

aatea 20/01/2009 14:09

Bonjour

J'ai regardé le document, j'ai juste une remarque, L'auteur cite la société Meristem Therapeutics, cette société a fait faillite, la lipase a été reprise (d'après ce que j'ai compris) mais je n'ai pas d'autres informations sur les autres essais que faisait cette société.

sterd 19/01/2009 20:11

En même temps, qu'est ce qu'il y a de si mal à être membre de Lutte Ouvrière ?

Anton Suwalki 22/01/2009 10:41


Euuhh, rien, Sterd, ou alors il faut le demander à Cutlilandes. Du toutes façons ça me paraissait un peu hors-sujet .
Anton


canardos 19/01/2009 12:25

il y a beaucoup de chercheurs, dans le domaine du génie génétique comme partout ailleurs, qui estiment que le systeme des brevets et la domination des grandes multinatioanels est un frein à la recherche scientifique, à l'innovation à la diffusion des connaissances et au developpement agricole.

je mets ici le lien vers deux articles d'un site de l'université de Lausonne, site qui par ailleurs est une source d'information précieuse sur les ogm surtout pour un profane pour moi et que vous devez deja connaitre j'en suis sur....


"Greenpeace & Monsanto: même combat

La recherche fondamentale et appliquée à l'agriculture est en danger. Le développement de nouveaux OGM est compromis. Ce ne sont pas les quelques millions de francs ou d'euros proposés en guise d'édulcorants pour faire passer des moratoires constitutionnels ou institutionnels envers les OGM qui vont y changer grand chose. Les politiques ont décidé que l'on ne pouvait par faire confiance aux scientifiques et qu'il fallait les remettre à l'ordre. Que notre agriculture soit non concurrentielle, qu'elle utilise des pesticides dont nous pourrions nous passer, qu'importe; les subventions et quelques beaux discours sur le principe de précaution suffisent pour calmer le jeu. En Europe, tous les programmes d'essais en champs sont pratiquement arrêtés (84 propositions seulement pour 2008) et aucun projet de développement d'OGM dans les Université et Centres de recherche agronomiques ne se concrétise réellement. Comment en sommes-nous arrivé là? Deux raisons au moins peuvent être invoquées:
1. la plus ancienne, qui date des années 1980 a été la prise en main par l'industrie semencière et agroalimentaire de tout le système de mise sur le marché des nouvelles semences et le désengagement progressif des gouvernements dans la recherche agronomique publique (qui s'est manifesté en Suisse par le trop fameux "Personalstop" et la disparitions de groupes de recherche). Le système des brevets a été modifié pour permettre la mise sous contrôle de toutes les étapes de production d'une plante OGM. Le principe même des obtentions végétales a été adapté en conséquence. Pour rendre accessible aux paysans des pays en voie de développement le fameux "riz doré" enrichi en vitamine A ce ne sont pas moins d'une centaine de brevets qui ont du être négociés pour obtenir en fin de compte la gratuité pour les agriculteurs dont le revenu annuel est inférieur à 10'000$.
2. La plus récente, qui s'est manifestée dès les années 1990 surtout, a été l'opposition de principe des organisations écologiques envers toute culture d'OGM. Cette opposition a abouti à la mise en place de lois et de règles extrêmement complexes, tous en défaveurs des OGM considérés comme des agents "polluants" et donc indésirables. Lorsque les organisations comme le WWF ont pu s'infiltrer dans les organes gouvernementaux les effets ont été désastreux. Le blocage par le directeur de l'OFEFP, Philippe Roch (ancien cadre du WWF) des essais en champs de la Station agronomiques fédérale de Changins nécessaires au développement d'une pomme-de-terre résistante au mildiou, a tué pratiquement toutes les tentatives d'essais de plantes OGM en Suisse et compromis la recherche publique dans ce secteur.
Aujourd'hui, seules les grandes compagnies comme Syngenta, Bayer, Monsanto et leurs filiales peuvent se permettre d'effectuer les démarches nécessaires pour entreprendre des essais en champs et pour ensuite mettre sur le marché une semence transgénique. Elles seules peuvent affronter Greenpeace, le WWF et autres multinationales écologiques et leurs stratégies d'opposition systématique et assumer les frais imposées par la législation. Dans le domaine publique, les sciences agronomiques suisse et européenne sont donc, pour le moment au moins, condamnées à l'inaction. Il y a beaucoup de plantes dans les laboratoires, il y a beaucoup de savoir faire et de connaissance qui sont aujourd'hui négligés.
Cependant, les pays du tiers-monde sont ceux qui souffrent le plus de cette situation, empêchés qu'ils sont de gérer eux-même et de maîtriser le développement de leur agriculture par le biais des OGM. On lira avec intérêt le Volume 2 - Issue 1/2 - 2006 de l'International Journal of Technology and Globalisation (IJTG) qui aborde ce sujet (voir aussi un extrait du livre de S. Fukuda-Sparr - The Gene Revolution: GM Crops and Unequal Development)

Greenpeace, Monsanto même combat, hélas ..!
"

et

"La notion de «open source» en biotechnologie OGM

Dans un précédent article nous avions relevé parmi les obstacles qui entravent le développement des OGM la position dominante de l'industrie semencière. Les biologistes ont essayé depuis de nombreuses années, pour contourner cet obstacle, de développer un concept analogue à celui de l'open-source bien connu en informatique. Rappelons ici que le concept ne signifie absolument pas gratuité, mais implique une information complète et une liberté d'utilisation entière et non limitée. Dans le domaine biotechnologique on peut considérer que l' Initiative for Open Innovation (CAMBIA) représente le paradigme de ces efforts. Elle établi une distinction entre les outils de l'innovation et les produits de cette innovation (cette distinction est complètement obscurcie dans le débat concernant les OGM). Elle établi aussi un système de droits et de licences qui permet un développement efficace, une amélioration et un partage des (bio) technologies.
Protection des variétés végétales
Depuis fort longtemps, sous l'impulsion des horticulteurs en particulier, toute nouvelle obtention végétale a été plus ou moins protégée par des lois et des règlement. (cf. Loi fédérale sur la protection des obtentions végétales du 20 mars 1975). Le principe de protection s'applique comme-ceci : "Une variété est réputée nouvelle si elle se distingue nettement, par un ou plusieurs caractères importants, de toute autre variété dont l’existence est généralement connue au moment du dépôt de la demande du titre de protection (demande)". Il est cependant possible d'utiliser une variété protégée pour produire une autre variété: "Il n’est pas nécessaire d’avoir l’autorisation de l’obtenteur ou de son ayant cause pour utiliser le matériel de multiplication d’une variété protégée aux fins de créer une nouvelle variété ou de la commercialiser.... " . La durée de protection est de 20 ans en général et s'applique donc uniquement à la variété protégée sans empêcher l'utilisation de son patrimoine génétique. La protection des variétés est régie par l'Union internationale pour la protection des obtentions végétales (UPOV), une organisation intergouvernementale ayant son siège à Genève.
Par contraste, un système de brevets spécifiques aux biotechnologies et en particulier aux plantes transgéniques est en vigueur dans la plupart de pays occidentaux (USA). Sans entrer dans trop de détails nous pouvons affirmer qu'il protège toutes les méthodes (techniques) d'obtention des variétés transgéniques pour des durées qui vont jusqu'à 20 ans ou plus. Ces protections s'étendent à tous les utilisateurs du produit (PGM) c'est dire non seulement aux concurrents (firmes semencières) mais aussi aux utilisateurs (agriculteurs). Cette extension des droits est proprement insupportable, en effet elle oblige le paysan à un contrôle supplémentaire de son exploitation de manière à s'assurer que les semences conservées sur celle-ci et éventuellement contaminées par un transgène ne soient pas utilisées. L'agriculteur est ainsi, par une perversion étrange du droit, assimilé à un fabricant de contrefaçons.
Des échappatoires ont du être imaginées pour tourner ce système inapplicable aux systèmes agricoles basés sur de petites ou moyennes exploitations. La méthode la plus fréquente est fondée sur la négociation (entre le producteur de semence et un gouvernement); c'est ce qui s'est passé pour le coton-Bt au Burkina Faso. Une autre méthode implique une négociation de type humanitaire, c'est le cas du Golden Rice (voir article ci-contre). Les accords TRIPS prévoient et autorisent en outre plusieurs modes de protection intellectuelle (y compris le système UPOV). On trouvera de nombreux cas d'école sur le site des "Ressources publiques de propriété intellectuelle pour l'agriculture: PIPRA"

A lire : Plant Genetic Engineering and Intellectual Property Protection (2006) Brian D. Wright
"


damned, cultilandes, vous n'allez pas accuser tous ges gens d'etre à lutte ouvriere... ou alors ce n'est plus Monsanto la pieuvre....c'est lutte ouvriere!

lol

le lien vers le site en question pour ceux qui ne le connaissent pas:

http://www.ogm.ch/index.html

Astre Noir 19/01/2009 10:53

@ cultilandes :

Ainis, donc, pour vous, si nous ne sommes pas absolument pour la concurrence effrénée, nous avons des mentalités de fonctionaieres et nous sommes membres de Lutte Ouvrière...

Un peu réducteur, comme raisonnement, non ?

Ryuujin 18/01/2009 22:51

Idem ; cette idée de poser la conccurence comme moteur de l'agriculture me semble assez désastreuse : dans l'absolu, je ne serais vraiment pas contre un protectionnisme assumé dans ce secteur concernant au plus la consommation de l'état, mais bon, je ne suis pas spécialiste de ces questions.

Je pensais plutôt à des économies de traitements et de surfaces cultivées à production égale. Surtout que cette surface, on peut en faire d'autres usages (biocarburants, jachères fleuries, espaces "naturels" etc...etc...).

"Assécher le marécage, c'est pas très écolo!"
Certe, mais c'est très efficace ; c'était le principe du Grenelle de l'environnement, ou de l'ouverture à gauche...

luc marchauciel 17/01/2009 19:39

@ cultilandes
Je ne réponds pas, on s'éloignerait complètement du thème de ce forum. Je voulais simplement signaler que l'argument "faisons des OGM pour être plus compétitifs" est un argument reposant sur des présupposés idéologiques favorables à la concurrence, qui ne convaincra que les compétiteurs, et donne carrément du grain à moudre à ceux qui s'opposent aux OGM par anticapitalisme mal compris.

Cultilandes 17/01/2009 19:25

à Sceptique.
Assécher le marécage, c'est pas très écolo!

Cultilandes 17/01/2009 19:22

à Luc Marchauciel.
Le monde idéal sans concurrence: Nous serions tous fonctionnaires, nous ne ferions des efforts de productivité que par vocation, juste par zèle, pour le bonheur des usagers, pour la gloire, pour la nation, l'humanité...
Tandis que ce qui est produit dans un esprit de concurrence est inutile à la satisfaction des besoins humains! Mais qui donc consomme ce qui est ainsi produit?
Si la faim sévit dans le monde, hélas, ce n'est pas particulièrement dans les démocraties libérales.
J'espère que Lutte Ouvrière, dont vous êtes membre, ne sera jamais au pouvoir!

luc marchauciel 17/01/2009 13:28

Perso, je n'ai pas de "concurrents", et je suis pour que les PGM servent à améliorer les capacités de production, la gestion de l'environnement et donc la satisfaction des besoins humains, et pas à écraser la "concurrence" (ce moteur de la concurrence étant d'une absurdité rare, notamment en science et surtout en agriculture, où il est une des causes essentielles de la faim dans le monde).

Sceptique 17/01/2009 12:05

je suis d'accord avec les commentaires de mon commentaire. Des parts de récoltes sont perdues, du retard est pris sur nos concurrents, les découvertes de nos chercheurs profiteront à d'autres. Mais la paix civile est probablement évaluée à ce prix. Il vaut mieux assécher le marécage plutôt que frapper dessus pour faire taire les crapauds.

rageous 17/01/2009 11:01

Cultilandes,
+ 4 à 5 traitements insecticide épargnés...
La Confédération Paysanne suggère dans le cadre de la reconvertion des vignobles massivement arrachés (languedoc-roussillon) la culture de soja en filière bio, marché porteur puisque l'offre est déficitaire à la demande. Problèmes: reliquats importants des traitements sur la vigne et concurence déloyale avec l'installation de panneaux solaires (quasiment tous les viticulteurs sont démarchés par les développeurs).
Ont peut également évoquer la culture de luzerne, qui elle est pérenne.

Cultilandes 17/01/2009 10:35

à Sceptique: "Comme l'agriculture française n'en a pas un besoin évident et immédiat..."
Si on prend l'agriculture française dans son ensemble, l'apport immédiat des OGM actuellement commercialisés dans le monde serait marginal.
Mais pour les producteurs de maïs, dans certaines régions surtout, 5 à 10% de perte dûe à certains parasites en moins, ça donnerait 5 à 10% de rendement en plus, soit 20 à 40 % de revenu en plus! Marginal? Pendant ce temps, nos concurrents en profitent.
La production de soja, source très intéressante de protéines et culture qui capte naturellement l'azote de l'air, économisant l'engrais, a quasiment disparu du paysage français et européen depuis que nos concurrents américains du nord et du sud bénéficient de l'avantage concurrentiel des sojas G.M. Alors nous importons du soja G.M.

Sceptique 17/01/2009 07:34

Les démonstrations du Professeur Michel Monsigny sont tout à fait satisfaisantes pour les scientifiques. Mais la question des OGM en France n'est pas dans le champ de la science, mais dans celui d'une religion fanatique qui oblige le pouvoir politique à prendre les dispositions nécessaires pour la neutraliser.
S'il est possible que le Président Nicolas Sarkozy ait été troublé par les doutes distillés par certains de ses fidèles, il est plus vraisemblable qu'il a en tête des problèmes à régler qui lui paraissent bien plus importants que celui, très polémique, des OGM.
Les passages à l'acte des Faucheurs Volontaires et de leur chef charismatique créent un trouble réel, en même temps bien ciblé, et ne mobilisant pas l'opinion contre lui.
Comme l'agriculture française n'en a pas un besoin évident et immédiat, son intérêt politique a été d'éteindre l'incendie en le privant de combustible.
Dans l'affaire, les scientifiques français paraissent sacrifiés, ainsi que les recherches sur les intérêts autres qu'agricoles des OGM.
En fait, les chercheurs publics ou privés peuvent continuer leurs travaux, mais ils devront trouver des terrains d'essai hors de France, où leur désignation aux Faucheurs Volontaires est obligatoire. Ces derniers ont beau adorer la Nature, ils font des concessions aux oeuvres diaboliques que sont la voiture et le GPS!
Si les chercheurs ont trouvé ces terrains, avec l'aide de l'Élysée lui-même, le secret doit être absolu. Il faut même qu'ils continuent de se plaindre aussi fort de la sottise française!