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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 11:10

Le Syndicat national des travailleurs de la recherche scientifique-CGT a adressé à Imposteurs ce communiqué que je publie bien volontiers.

AS

 


 

 

La direction du CNRS a décidé d'appliquer l'intégralité

de la politique de Sarkozy

 



Après avoir prétendu vouloir défendre le CNRS, ses laboratoires, son comité national, la direction du CNRS se range maintenant sans aucune ambiguïté ni état d’âme derrière la politique de Nicolas Sarkozy. Recevant le SNTRS CGT le 26 septembre, Arnold Migus a déclaré : « le CNRS sera à l'avant-garde de l'autonomie des universités ».

 

L’organisation du CNRS en Instituts a été prise en main directement par le Ministère contrairement à l’engagement du gouvernement début juillet, avec la constitution d’une commission et de deux groupes de travail (SDV et logiciel) par V. Pécresse La définition des liens avec les autres EPST et Universités échappe aussi à la direction du CNRS.

 

Le CNRS assurera désormais deux fonctions : opérateur de recherche et agence de moyen. D'ici 2013 la fonction opérateur diminuera au profit de celle d'agence de moyen. Il ne sera opérateur que pour un noyau de laboratoires stratégiques dont il assumera la gestion ou la cogestion. Il sera agence de moyen pour tous les autres laboratoires qui seront pilotés par d’autres organismes (universités principalement).

 

En 2013, la fonction agence de moyen sera majoritaire. C'est-à-dire que le CNRS mettra plus de 50% de ses moyens financiers et humains dans des laboratoires pilotés par d’autres. Les désassociations vont commencer dès maintenant. En 2008, elles ne seront pas aussi nombreuses que l’aurait souhaité la direction.

 

Le critère de l’excellence ne sera pas le seul prépondérant pour retenir un laboratoire, le CNRS veillera aussi à éviter la redondance des thématiques. C'est la mise en place d'une politique de site dont l'application commencera dès 2008, avec l'application de la vague C de contractualisation des universités. Des menaces pèsent sur de très bons labos d'Alsace ou de Lorraine qui ne sont pas dans le coeur de compétence de ces régions. En fait la stratégie sera faite par la direction générale assistée de la direction du Partenariat, sans transparence aucune. Ce sera le ministre qui tranchera.

 

Les personnels CNRS pourront éventuellement être affectés (jusqu’à 8 ans) dans les laboratoires désassociés, c’est ça l’agence de moyen ! Mais le CNRS peut aussi supprimer son soutien, dans ce cas les personnels devront être mobiles. Le CNRS pourrait appliquer les nouvelles mesures pour la mobilité des fonctionnaires après leur vote par le Parlement cet automne. Nous devons suivre de près la situation des personnels des labos qui seront désassociés. Mais il nous faut en premier lieu combattre tous les projets de désassociassions, ils sont loin de tous reposer sur des considérations scientifiques.

 

La création des chaires « juniors » réservées pour 5 ans à de jeunes enseignants-chercheurs qui ne feront qu’un tiers de service en enseignement Dès 2009, 20 à 25% des recrutements se feront ainsi. Cela réduira sérieusement le nombre des Chargés de Recherche.

 

 Le CNRS prétend garder ses postes dans les délégations régionales et au siège mais il y a déjà une expérience de mutualisation de la gestion avec l’Université de Nice avec sous-traitance au privé. Ce sont les gestionnaires qui sont visés et qui risquent de faire les frais des suppressions de postes. Par contre, le CNRS dit qu’il va renforcer la dimension RH des délégations pour suivre les personnels dont la mobilité doit être plus grande.

 

La politique annoncée menace de transformer profondément le CNRS en moins de 4 ans. Le nombre des chercheurs titulaires à plein temps sera réduit, celui laboratoires labellisés CNRS diminuera de façon drastique. Les personnels des UMR dés-associées seront soumis à une forte pression pour la mobilité. Les emplois de titulaires seront remis en cause pour tous les métiers en commençant par les administratifs. Certaines disciplines scientifiques n’y résisteront pas. Les solutions individuelles que prônent certains (regroupement de labos, stratégies bibliométriques etc.) ne suffiront pas. Il faut réagir fort et vite.

 

Le SNTRS-CGT propose aux autres organisations de manifester lors du conseil scientifique du CNRS le 21 octobre, pour soutenir les élus contre les projets de désassociassions.


1er Octobre 2008

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Published by Anton Suwalki - dans Divers
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commentaires

Tyner 06/10/2010 12:00



Sege Duflot a écrit : "....qu’un malade qui guérit du tétanos ne soit jamais immunisé contre une seconde atteinte, comment un vaccin pourrait il mieux protéger de la
maladie,heiiiiin ?Un peu de sens critique, svp.... "


Tout simplement parce que la maladie tétanos n'est pas immunisante mais que le vaccin antitétanique l'est.


Comme quoi, le fait que vous soyez "docteur en physique nucléaire" ne vous a absolument pas prémuni contre la propagande antivaccinaliste. Votre "sens critique" est, à première
vue, bien sélectif...


 



Sege Duflot 06/10/2010 02:35



J'aimerais juste vous faire savoir que ce que je peux lire sur votre blog est certe du matérialisme scientifique,mais ce dernier démontre un manque d'ouverture,et est surtout très condescendant.


Je suis docteur en physique nucléaire,et je voudrais ,un peu recadrer ce que j'ai pu lire sur la grippe et cette vaccination dont vous semblez venter les mérites sans rien connaître du sujet.


Lorsque l'on pense qu'aux USA,la population vaccinée contre la grippe est passée de 15% en 1980 à 65% aujourd'hui,sans aucune dimunition de taux de
prévalence/d'incidence de la mortalité de cette pathologie,il y a de quoi travailler son cortex.Idem pour la rougeole en dépit d'une couverture vaccinale plus
élevée encore.Mais cette réflexion simple semble vous dépasser.
D'après mon cortex préfrontal, le virus A(H1N1),touche principalement des sujets jeunes,ou les femmes enceintes.On conseille de
vacciner, contre la grippe saisonnière, les personnes de plus de 65 ans ou porteuses de co-morbidités. La cible n'est donc pas du tout la même et il me semble que le fait d'incorporer la souche
A(H1N1) est ni plus ni moins qu'un "non-sens" médical,à partir du moment où ce dernier semble être devenu saisonnier et que la prévalence et l'incidence de ce virus en terme de morbidité sont
bien inférieures à la grippe classique.Sans omettre le risque de résistance du virus par ses combinaisons irresponsables croisées puisque cette années,il y a 3 combinaisons.Et puis,il faille bien
"écouler" les stocks de vaccins de virus A(H1N1) qui n'ont pu être ni rétrocédés, ni "revendus" à d'autres pays.Alala,ce fameux lobby pharmaceutique...et puis,heiiiin,et
puis,oui,heiiin....qu’un malade qui guérit du tétanos ne soit jamais immunisé contre une seconde atteinte, comment un vaccin pourrait il mieux protéger de la maladie,heiiiiin ?Un peu
de sens critique, svp....


Il faut savoir que ’histoire du virus H1N1,lié à la pandémie 2009 est un descendant de quatrième génération du virus 1918 .La généalogie du virus porcin n’a jamais été rompue depuis la pandémie
de 1918 et c’est ce qui ressort d’une étude parue dans le "New England Journal of Medecine",étude pour laquelle la pandémie actuelle est issue de la combinaison de deux virus dont l’un est un
descendant de la souche H1N1 de 1918, tristement célèbre pour avoir fait plus de mort que la première guerre mondiale.
Ce qui est peu connu,c'est qu'une fois que les nouveaux virus de grippe humains apparaissent et causent des pandémies, l’immunité des populations augmente rapidement. Mais,l'augmentation de cette
de l’immunité des populations est contrée par la capacité remarquable du virus de la grippe, d’évoluer au moyen de mutations.Ce qui explique les grandes pandémie de 1947 et de 1951,entre autre.
La grippe saisonnière n’a JAMAIS été guérie par la vaccination, au contraire,elle s’est adaptée par mutations successives depuis 60 ans.
 
En 1947,Une pandémie H1N1, d’abord détectée dans les bases militaires américaines (tiens donc!?),et au Japon en 1946,s’est rapidement propagée dans le monde entier et alors qu’il s’agissait
encore du H1N1,après campagne de vaccination,il y a eu un changement antigénique soudain et significatif, créant un échec complet du vaccin cette année-là .Concernant la pandémie de 1951,plus
virulente encore,s’étendant de l’Angleterre au Canada, puis aux Etats-Unis,l'on a constaté un taux de mortalité hebdomadaire ayant surpassé celui de la pandémie de grippe de 1918. Le vaccin
est-il là-aussi en cause ?
 
Il faut savoir que pour tenir compte des glissements antigéniques(modification du virus de la grippe), les vaccins grippaux sont préparés chaque année à partir des souches virales ayant circulé
l’année précédente. En février de chaque nouvelle année, l’Organisation mondiale de la santé fixe les souches virales qui composeront le vaccin antigrippal de l’année suivante,en fonction des
données épidémiologiques résultant de la surveillance des virus circulants.Quelle manne astronomique pour toute la chaîne médicale, médecins compris!Ceux-ci, mêmes réquisitionnés, toucheront
quand-même 66€ de l’heure et n’hésiteront pas injecter un vaccin très suspect, qu’eux-mêmes, en majorité, n’ont pas pris.
La très grande prudence est de mise,car le virus H1N1 qui nous hante depuis 91 ans, et pour lequel la première vaccination de 1947 a été un fiasco est suspectée d’avoir muté par échange de
matériel génétique pour mener au désastre de la pandémie de 1951.L’histoire ne va-t-elle pas se répéter, dans un intervalle de temps beaucoup plus court, vue la masse vaccinée ?
 
Il y a de multiples chaînes co circulantes qui échangent du matériel génétique. Par exemple les chaînes H1N1 et H3N2 génèrent occasionnellement des hybrides H1N2.Selon une étude,que je résume,ces
deux proches parents H1N1, celui de 1947 et celui de 1951, auraient pu procéder à un échange de matériel génétique.L’auteur de l’étude,pointe du doigt les vaccins en insistant sur la vigilance à
apporter aux observations pour prévenir toute mutation et éviter que les vaccins puissent interférer dans la possible mutation du virus,voire même la favoriser.Des études expérimentales et de
terrain démontrent que des chaînes de grippes aviaires acquièrent une capacité de résistance contre la vaccination tout en facilitant le fait que la maladie se répande.Même si on exécute
complètement le programme de vaccination,la taille finale de la pandémie peut devenir plus importante qu’avant la pandémie. Cela implique que la vaccination, au lieu d’enrayer la diffusion de la
pandémie, aide à sa propagation.
Cette étude résumée explique également que la course à la résistance du virus doit se suivre sur une période de 500 jours,car,l’apparition de la résistance du virus peut commencer à apparaître
entre 250 et 300 jours après vaccination, pour culminer et rester stable à partir de 400 jours.Malheureusement,chers lecteurs,et lectrices peu d’études scientifiques ont été entreprises sur le
sujet, et on peut s’étonner du peu de voix,issues des "milieux médicaux autorisés ",car,dans la dictature médicale qui est la nôtre, on sait qu’il ne faut rien attendre des laboratoires, rien des
gouvernements qui sont leurs suppôts, rien des médecins libéraux qui sont leurs pions, médecins avec, au-dessus de leurs têtes, l’épée de Damoclès de l’ordre qui a droit de vie et de mort sur
leur cabinet s’il advenait que l’un d’eux dévie sa trajectoire d’un seul degré par rapport aux attendus conventionnels.....super!


Salutation et soyez un peu plus critique sur votre science "matérialiste",au lieu de vous enfoncer dans un matérialisme étroit,dogmatique,la science matérialiste peut-être aussi dogmatique que la
religion.Ouvrez votre esprit.