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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 13:18

Le nouvel intérêt du secteur plastique pour les matières premières renouvelables s'inscrit dans une perspective de respect de l'environnement et de gestion des ressources fossiles épuisables. Ces matières premières végétales, essentiellement des polymères, possèdent des propriétés particulièrement attrayantes en industrie plastique telles que la biodégradabilité, la biocompatibilité, la perméabilité sélective ou encore les propriétés physico mécaniques modifiables.

Ces propriétés trouvent des applications ciblées dans des domaines très variés notamment dans les secteurs de l'emballage, du textile, de l'agriculture, de la pharmacie, de l'électronique ou de la médecine. C'est dans cette optique que des scientifiques du service de recherche agronomique (ARS) à Peoria, Illinois, ont développé un nouveau polymère à partir d'huile de soja. Les chimistes Sevim Erhan et Zengshe Liu de l'ARS ont développé des hydrogels de soja comme alternative biodégradable aux polymères synthétiques actuellement utilisés tels que l'acide et le polyacrylamide polyacryliques.

L'huile de soja est une matière première intéressante parce qu'elle est chimiquement souple, abondante et renouvelable. Les champs de soja peuvent être replantés tous les ans. En 2006, les fermiers des Etats-Unis ont planté 30700 hectares de soja soit 38% de la production mondiale de graines oléagineuses.

Les études sur les hydrogels de soja ont commencé en 1999 au centre de Peoria, au sein d'un projet qui avait pour objectifs les innovations d'utilisation du maïs, du soja et autres produits récoltés dans le Midwest. La production de polymères à partir de ces matières premières s'effectue en deux étapes qui sont la polymérisation et l'hydrolyse. A la suite de ces réactions, il se produit un polymère visqueux d'hydrogel dont la texture varie en fonction de la température et du pH.

D'après les tests réalisés, l'hydrogel de soja semble avoir une capacité d'absorbance de l'eau bien inférieure à celles des polymères issus du pétrole, mais cette caractéristique parait être un avantage. En effet, une étude réalisée par les professeurs Erhan et Liu en collaboration avec des scientifiques de l'université de Toronto a prouvé que lorsque le médicament contre le cancer du sein, la doxorubicin, était encapsulé dans des nanoparticules d'hydrogel de soja, il s'avérait être 8 fois plus efficaces.

Les protéines de soja sont des allergènes connus, mais d'après le professeur Erhan cela ne devrait pas poser de problème à l'utilisation car la structure chimique de l'huile de soja est complètement changée par le processus de fabrication utilisée pour la fabrication de l'hydrogel.

 

L’article et ses références sur :

 http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54820.htm

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commentaires

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aurelien 08/06/2008 20:06

Hallucinant, voilà que les penseurs d'Imposteurs versent leur petite larme sociale pour les affamés et critiquent la production d'agrocarburants et d'agroplastiques...

Produire des aliments oui, produire des OGM alimentaires... pour qui ? Comme d'hab, les plus pauvres n'auront pas le choix de leur nourriture, et l'économie de marché leur imposera une bouffe OGM bradée dans les LIDL et autres sous-traitants de l'industrie alimentaire, tandis que les bien-pensants et les élus politiques boufferont des produits de terroirs et bios (dont les prix s'envolent), comme certains s'en vantent déjà dans les ministères. La petite industrie agroalimentaire bio commence à produire une nourriture élitiste pour les riches, tandis que l'agroalimentaire conventionnelle choppe le filon en proposant des aliments transformés bios tout en assurant leur marge...

En ce qui concerne les pays en voie de développement, ce sont les règles du commerce international qui prévalent et l'économie de marché agricole dont les directives sont fortement influencées par les grandes industries semencières, qui modèlent l'agriculture de ces pays. Développer l'agriculture vivrière est nécessaire, mais pas seulement au Sud.

l'autre pierre 06/06/2008 00:43

Effectivement il est intolérable de détourner la production agricole de sa vocation alimentaire alors qu’une partie de la population souffre de malnutrition.

Les années passées, les marchés agricoles ont laissées croire à des excédents de denrées alimentaires.
Pour résorber ces montagnes de céréales et beurre, ont été mises en place quotas et autres jachères.

Dans le même temps une population non solvable se trouve évincée du marché par simple libéralisme économique. La production mondiale était –elle réellement excédentaire ?

Dans ce contexte, des écolos repus n’hésitent pas à défendre les jachères (biodiversité), dénoncent la déforestation et la politique agricole commune.

Mais alors que proposent-ils pour un accès universel au produit alimentaire ? L’autosuffisance consommer local, pas d’importation agricole qui ruine les producteurs locaux aux coûts de revient supérieurs.
L’effet sera d’écarter encore un peu plus l’insolvable du marché

Seul une politique agricole volontariste de soutien des prix peut permettre à ces PVD d’intégrer le marché alimentaire.

luc marchauciel 05/06/2008 15:34

"D'accord pour la priorité d'augmenter les ressources alimentaire mais gare aux prix de marché, si y'a pléthore les cours chutent, ce n'est pas mieux... "

Ben, ça , c'est un problème qui est lié au cadre de l'économie de marché, justement. Ce qu'il faut produire plus, c'est de la nourriture, parce que l'humanité en a besoin, point. Si il se trouve que l'augmentation de la production de nourriture a des effets pervers à cause de phénomènes liés à la fixation de prix, c'est qu'il y a un problème dans les mécanismes de fixation des prix dans le cadre de l'économie de marché, et que pour nourrir correctement l'humanité, il faut régler ce problème.... en rompant avec ces règles soit disant éternelles et naturelles... Là comme ailleurs, c'est l'humanité qui doit décider de ce dont elle a besoin, pas des absolus soit disant transcendants (la Nature pour les écolos new age, le marché pour les apologues du capitalisme)

rageous 05/06/2008 15:05

D'accord pour la priorité d'augmenter les ressources alimentaire mais gare aux prix de marché, si y'a pléthore les cours chutent, ce n'est pas mieux... Le dvl des biocarburants a fait s'élever brusquement les cours des céréales, longtemps restés très bas, ce qui était prévisible! Bilan, cela nous parait insuportable sauf que si les cours avaient progressés "normalement" on en serait déjà à ce niveau sans que cela amène aux spéculations que l'on connait.
Reste qu'il y'a un potentiel agricole dans les PVD encore pas ou mal exploité et qu'il parait possible de fournir des cultures pour le carburant ou d'autres utilisations sans qu'il soit au détriment de l'alimentaire. Tout ça est à mon humble avis, bien sûr.

anton suwalki 05/06/2008 15:00

100% d'accord avec toi Canardos, la priorité absolue devrait aller aux cultures alimentaires, je n'en doute pas une seconde. A terme c'est autre chose ça pourrait être intéressant. Nb je me contente dans cette nouvelle rubrique de reprendre d'une façon neutre , sans mettre mes propres jugements. Après tous les commentaires sont les bienvenus

canardos 05/06/2008 14:32

serieusement, la priorité actuelle, ce sont les cultures alimentaires dont la production doit etre augmentée.

quelque soit l'interet de ce polymere, le fait que des surfaces agricoles toujours plus importantes soient utilisées pour l'industrie des plastiques ou pour les agrocarburants, pour des cultures non alimentaires en général est dans le contexte actuel de pénurie totalement anti-social.