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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 15:12

Que sait vraiment de Bové le public, sinon qu’il est un adversaire des OGM ? Derrière le cabotin qui met perpétuellement en scène ses « combats », qui est-il vraiment ? Un « altermondialiste » ? Bien que ces idées rencontrent une large sympathie, il n’est pas certain que tous ceux qui se réclament de l’altermondialisme épousent ses idées essentielles. Car « pour un autre monde », qui ne le serait pas ? Qui aime vraiment la loi de la jungle et la liberté du renard dans le poulailler ? Reste à savoir quel autre monde .  Celui de José Bové, de la décroissance ? Un terme qui sonne doux à certaines oreilles occidentales ressentant quelque culpabilité devant les inégalités mondiales . Or le projet de la décroissance, ça n’est pas moins d’inégalités, plus pour le Sud, plus de justice dans une société mondialement transformée , c’est « défaire le développement » . En clair le Grand Bond en arrière. 

Il est toujours difficile chez les gens qui déclarent sympathiser avec les idées de Bové et de la décroissance de discerner ce qui relève de l’adhésion réelle à sa vision du monde, de l’ignorance de celle-ci ou d’idées non assumées jusqu’au bout. Il est d’autant plus impératif de décrire le vrai José Bové.

 

Eloge de la pauvreté

Ce qu’il est vraiment ,il l’exprime sans fard dans un ouvrage collectif intitulé « Défaire le développement - Refaire le monde » acte d’un colloque tenu en 2002. Parmi les contributeurs, outre José Bové, il y a le milliardaire britannique Edward Goldsmith , fondateur de l’Ecologiste ,adepte des sociétés archaïques et malthusianiste féroce.

Sur la quatrième de couverture est résumé la philosophie profonde de la décroissance. On peut y lire notamment « Pourquoi ne pas laisser les pauvres tranquilles ? » . Que les pauvres restent pauvres… Le Vatican lui-même ne dit plus de telles choses depuis quelques papes. Il est vrai que la mode est dans ce milieu davantage au bouddhisme et autres mysticismes contemplatifs d’origine orientale.

 

La contribution de Bové illustre son adhésion totale à cette philosophie. Dans un texte titré « En finir avec l’idéologie du progrès », il revendique sa filiation avec les compères Ivan Illich, Serge Latouche, François Partant, et Jacques Ellul.  Ces théoriciens pour qui l’abondance opprime, abondance à laquelle ils opposent la mystérieuse convivialité de la misère, qui se sont opposés à l’école obligatoire et au système de santé sociale ! Pour Jacques Ellul, la technique ne peut être mise au service des besoins humains, et Pour Ivan Illitch, il n’y a pas de bonne technologie : « ces outils sont toujours destructeurs, quelles que soient les mains qui les détiennent » . « Or, les hommes n'ont pas besoin de davantage d'enseignement. Ils ont besoin d'apprendre certaines choses.» En l'occurrence, «les hommes doivent apprendre à contrôler leur reproduction, leur consommation et leur usage des choses ».

Empêcher le développement du Sud

 

Évidemment, si l’injonction à la décroissance, assortie des slogans « Merde au pouvoir d’achat » peut  être vue d’un bon œil par les représentants du MEDEF et les partisans de coupes sombres dans les budgets sociaux (« laissons tranquilles les pauvres, on dépense toujours trop pour eux ! »), on imagine que l’acceptation sociale de ce Grand Bond en arrière serait bien difficile sous nos latitudes. Alors au-delà d’exercer une influence idéologique et de participer à la confusion des idées, les décroissants ont-ils un réel projet à faire passer ? Oui, au moins lorsqu’il s’agit d’interdire aux pays du Sud d’accéder au développement. Sous couvert de combattre l’ ethnocentrisme, Serge Latouche n’affirmait-il pas « Il y a, dans cette proposition qui part d’un bon sentiment - vouloir « construire des écoles, des centres de soins, des réseaux d’eau potable et retrouver une autonomie alimentaire » -, un ethnocentrisme ordinaire qui est précisément celui du développement. ».

Pas d’école, pas d ‘hôpitaux, pas de centre de soins, pas d’eau potable …  Pas d’intégration aux échanges mondiaux, mais pas non plus d’autonomie alimentaire. Le projet est transparent. Certes, ça n’est pas de l’ethnocentrisme, si on veut, mais peut-être le noble soucis de résoudre radicalement les problèmes de « surpopulation » ?  On comprend mieux la proximité avec Edward Goldsmith.

 

Historiquement, le développement est la seule solution (hormis de la « régulation naturelle ») à la surpopulation , qui n’est que relative à la capacité à exploiter les ressources naturelles, et l’élévation du niveau de vie amène en retour une diminution de la natalité.  

 

Oui mais le développement n’est-ce pas de futurs concurrents, aux yeux des nos « anti-ethnocentristes ?  A défaut de pouvoir refaire le monde et imposer d’autres règles , ne s’agirait-il pas de s’y aménager des niches confortables ? Un soupçon qu’on peut légitimement porter sur les écologistes radicaux que sont les décroissants . Selon Sylvie Brunel, géographe engagée dans l’action humanitaire, «  le Nord déguise sous des arguments sanitaires et environnementaux des réflexes protectionnistes qui visent surtout, en réalité, à préserver les secteurs industriels menacés par le décollage économique du Sud le plus compétitif ».

Les réflexes protectionnistes, Bové connaît . Il est certes anti-libéral, mais n’a rien contre le marché, quand c’est lui qui peut exporter. La démolition du MacDonald de Millau n’était-elle pas en signe de protestation contre la décision américaine de taxer ses Roquefort ? Celle-ci intervenant en représailles du refus de l’Union Européenne d’importer du bœuf américain, un tel adversaire de la mondialisation n’aurait pu que se féliciter de ces restrictions au commerce international, s’il n’était pas hypocrite.

 

 

Anti-libéral , anti-marxiste, mais surtout anti-progressiste et …adepte de la sourcellerie

 

Quelle idéologie « antilibérale » Bové défend-il donc ? Il dénonce dans ce texte l’idéologie progressiste « qui a été l’idéologie dominante , construite à la fois par les libéraux et les marxistes, constituant la face et le revers d’une même médaille ». « Ce qui fait qu’une nouvelle pensée (sic) existe aujourd’hui c’est que l’on a compris que ces systèmes étaient rigoureusement identiques, basés sur le scientisme, sur la logique de la production et du marché et sur la glorification de l’état  ou de ses institutions ».

A cela, Bové oppose une méthode « anti-autoritaire », déclarant même que « nous (ils) sommes en train d’inventer une nouvelle façon de vivre en société » .

L’esprit de la meute subjuguée par un gourou  spécialisé dans les actions commandos, les destructions de champs ou de laboratoire, l’insulte ,la délation et la confrontation avec les agriculteurs cultivant des OGM , champion de l’activisme en coulisses ministérielles : charmante perspective de vie en société « anti-autoritaire » .

Aussi ignare en histoire des idées qu’en matière d’OGM, soulignons toutefois que Bové a correctement identifié deux points communs au libéralisme et au marxisme : le fait que ceux-ci ne rejettent pas la science et ses applications productives, ni l’organisation rationnelle de la production !

 La haine qu’a Bové de la science, on la comprend mieux quand on sait qu’il s’est récemment fait construire une  maison par un architecte ordonné moine bouddhiste et charlatan praticien de la sourcellerie et autres radiesthésie : "Je suis venu faire une étude de terrain, avec mes baguettes et mes pendules, a expliqué celui-ci. Avant de construire, j'étudie toujours le magnétisme, les courants telluriques, les défaillances tectoniques. Dans un terrain magnétiquement bien équilibré, on aura une meilleure santé."  Peut-être, à la différence d’un agriculteur évolué, Bové s’adonne-t-il à des danses de la pluie lorsque le temps est ingrat, ou fait-il des offrandes à une déesse de la fertilité ? Dans ce cas là il a seulement quelques centaines d’années de retard. Par contre, s’il nie la nécessité de l’organisation rationnelle de la production, il nie tout simplement la civilisation. Même les sociétés antiques fonctionnaient , dans la limite de leurs connaissances et de leurs croyances,  sur une organisation rationnelle de la production, une logique de division du travail, de calcul, de prévision et d’allocation des ressources.

Bové explique comment ces combats inspirés par une telle philosophie ont conduit à « la remise en cause de  ce qui est peut-être le plus symbolique du mythe scientiste : les OGM » . Le mystique qui croit à la sourcellerie  adhère très logiquement au mythe du savant fou. 

« Personne ne sait, pas un scientifique sérieux n’est capable de dire ce que peuvent  en être les conséquences sur l’environnement, la santé et l’économie ».  Personne ,pas même José Bové ? On en déduit donc que lui et tous ces amis racontent n’importe quoi sur le sujet ! 

 

Bové  drôle de paysan : 

A lire certaines affirmations de Bové, on pourrait se demander s’il est vraiment agriculteur. Parmi les tares supposées des OGM , c’est qu’il permet que «ce qui était gratuit devienne payant ». « Les graines que le paysan garde et qu’il ressème sont gratuites, par contre celle qu’il faut se procurer auprès de la multinationale, chez Monsanto ou Novartis, obligent le paysan à accumuler des richesses pour pouvoir les payer ».

Ainsi va le monde , mais depuis des millénaires. Les sociétés primitives de chasseurs cueilleurs ont cédé la place à l’agriculture, puis à l’organisation de celle-ci en propriété privée, obligeant les gens à acheter à des José Bové ce qui était gratuit.

 Un tel discours est bien évidemment destiné à un public qui (comme Bové ?) ne connaît strictement rien à la réalité de l’agriculture moderne . Pour commencer, la formulation de Bové suggère que quelques multinationales monopolisent le marché des semences, alors que celui-ci est assez atomisé, ou certes, quelques firmes détiennent 20% des parts mondiales, mais où il existe aussi des milliers de petites sociétés. Certes, les OGM, nécessitant des fonds très importants doit logiquement favoriser la concentration, mais les agriculteurs ont très largement le choix dans leur approvisionnement en semences. Ensuite, il se trouve que dans la plupart des grandes cultures, les agriculteurs rachètent leurs semences, sans y être obligés contractuellement. Simplement pour enrichir les semenciers ? Non, par ce que la semence rachetée a une valeur d’usage supérieure et génère des revenus additionnels supérieurs à son prix, et que contrairement à José Bové, ils savent que les graines que le paysan garde et qu’il ressème ne sont pas gratuites ! L’agriculteur qui rachète sa semence stocke une partie du revenu de sa récolte sous forme monétaire au lieu de stocker physiquement sa semence, s’il estime en tirer un bénéfice.

Selon Bové , « ce contentement de marché avait déjà commencé avec les hybrides, premier stade, pourrait-on dire des OGM. On a dit que maîs rendu stérile par hybridation était un progrès parce que ça permettait de produire plus, ce qui était déjà un mensonge depuis le début du 20ème siècle. »  Premièrement tous les végétaux hybrides ne sont pas stériles, techniquement. Deuxièmement, s’il y a mensonge, c’est chez Bové. Au cours du 20ème siècle, les rendements des principales céréales ont considérablement augmenté : ceux du blé ont été multipliés par 4 en France depuis 1950. Ceux du maïs ont été multipliés par plus de 2  dans les années 1960 avec l’arrivée d’hybrides américains, où tous les cultivateurs abandonnèrent les vieilles variétés et se mirent à racheter annuellement leurs semences. Même si les hybrides ne sont pas les seuls facteurs de ces progrès considérables, seul un arriéré comme José Bové peut prétendre qu’ils n’ont permis de produire plus. Comble du ridicule, c’est que Bové veut à la fois dénoncer le productivisme et nier ses résultats !

 

Pas de tracteurs pour les paysans du Sud !

 

L’obscurantiste du Larzac est décidemment un curieux allié des paysans du Sud, lui qui prétend les défendre aux côtés d’intellectuels tels que Vendana Shiva défenseure du concept d’ethno-science. « Aujourd’hui sur la planète 28 millions de paysans travaillent avec un tracteur , 200 millions travaillent avec la traction animale, et plus d’un 1,3 milliard travaillent à la main. Qu’adviendra-t-il si l’agriculture rentre dans la logique productiviste au niveau mondial ? Ce ne sont pas des millions de paysans qui disparaitront comme en Europe ou en Amérique du Nord, mais des centaines de millions, peut-être un milliard ou plus. »

On commencera par noter que les millions de paysans qui ont disparu en Occident ne sont pas morts, mais qu’eux ou leurs enfants ont abandonné l’agriculture pour d’autres activités, le chômage chronique n’étant qu’une donnée récente. Mais surtout, sous couvert de ne pas voir « disparaître » des centaines de millions de paysans, Bové , qui possède un beau tracteur qu’il conduit fier comme un bar-tabac dans les manifs, souhaite maintenir ces pays dans l’état d’arriération économique où ils sont : qu’ils restent à leurs rendements dérisoires à leurs méthodes de travail harassantes et d’un autre âge. Dans les pays les plus pauvres de la planète, ça n’est pas la modernisation  agricole mais son arriération qui sont la cause de l’exode rural. Non seulement les agriculteurs ne produisent pas de surplus, mais ne parviennent pas à subvenir à leurs propres besoins, rejoignant massivement des villes qui ne peuvent absorber leur force de travail. Avec un taux d’accroissement naturel de plus de 3% par an   (soit un doublement de la population tous les 23 ans), des pays qui ne sont pas actuellement pas autosuffisants alimentairement sont condamnés à  des situations encore plus dramatiques sans modernisation de leur agriculture, condamnés à la disette chronique, à des famines régulières et à l’aide alimentaire perpétuelle des pays développés. A l’opposé, l’aide au développement des campagnes du Sud peut au contraire freiner l’exode de la faim, en permettant aux agriculteurs de mieux vivre, de vendre une partie supérieure de leur surplus, contribuant à améliorer l’approvisionnement des villes.

 

Comment ne plus être progressiste sans devenir réactionnaire , s’interrogeait Jean-Paul Besset, journaliste, repenti de l’extrême-gauche qui a activement contribué à l’édification du culte de José Bové. Dans ce texte, Bové démontre clairement que c’est impossible.

 

Anton Suwalki

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commentaires

braindead 17/03/2014 00:19

quelle idiotie cet article. avez-vous seulement pris la peine de lire un ouvrage de Latouche ? si oui, je vous conseille de le relire car vous n'avez strictement rien compris au sujet. Parce que vous le vouliez ou non, on va devoir y arriver à un monde sans croissance une fois que notre biosphère sera détruite. La décroissance est justement là pour préparer la société pour y entrer en douceur...

donc renseignez-vous plutôt que d'obéir comme un bon chien de garde à l'idéologie du "toujours plus".

rageous 27/05/2008 00:02

Je viens de passser d'excellentes soirées à lire les échanges sur le fil de futura-sciences (merci à l'internaute d'en avoir parlé dernièrement): fallait-il interdire le mon810? tout à fait passionnant même pour un non spécialiste et je comprends du coup cette grande déclaration de notre Bové national au lendemain de sa pseudo grêve de la faim c/o Demorand sur France inter, je cite: "On connait de moins en moins de choses sur le vivant"...Ce qui démontrerait que plus nos scientifiques découvrent et démontrent, plus nos "allumés" s'y paument et se sentiraient dépassés?

gilles questiaux 24/05/2008 23:21

Je crois que la croissance de richesse (de valeur d'usage produite par le travail) peut se combiner avec la décroissance de la consommation d'énergie par unité produite, des prélèvements de matière première et de la production de déchets. Pour faire enrager les décroissants, j'utilise l'exemple d'une voiture propre, d'une plus grande valeur, qui use et consomme moins.

Quant à Bové, c'est bien sûr un poujadiste au goût du jour. Et le goût du jour, c'est le goût des bobos. je suis allé à son grand meeting sur le Larzac en, pleine canicule. Heureusement que l'armée était là pour nous arroser, on serait tous mort. Il y a avait des occitanistes qui portaient des Tshirts "you are not in France here" et des gitans qui introduisaient du coca en fraude.

Sans ça il est évident que les OGM servent de bouc émissaire pour faire passer aux écolos la pilule du nucléaire.

tybert 22/05/2008 17:17

Bonjour Bubunne.
Deux réponses à votre question: 1)se passer d'énergie et en revenir à l'huile de coude
2) trouver une énergie propre ...soit solaire, soit nucléaire ou les deux à la fois.

Bubunne 21/05/2008 23:26

Bonjour Anton,
Une question de candide:
Pouvez-vous m'expliquer comment la croissance économique (augmentation du PIB) va résoudre l'inexorable flambée du prix du baril de pétrole?
N'est-il pas temps de changer de modèle de société avant d'avoir saccager la planète de manière irrémédiable?
Bien à vous.
Bubunne.

Anton Suwalki 22/05/2008 11:07


Que voulez-vous que je vous réponde sur ce sujet précis ? Je n'ai pas la prétention d'être un visionnaire . Par contre, les visions illuministes des partisans de la décroissance, vous
deviez tenter de voir par vous-mêmes où elle pourrait nous mener si on les appliquer.
Anton


tybert 18/05/2008 10:24

a ant
Si vous êtes anti-américain (ce qui semble ressortir de votre propos) vous devriez plutôt vous réjouir de les voir se suicider progressivement aux OGM, au round up et au Candérel...encore quelques années et nous serons bientôt débarrassés de ces affreux...
Pour ce qui est de l'aspartame vous pouvez vous en servir à profusion comme le font des milliers de diabètiques dans le monde, ou comme lesmilliers d'amateurs de bonbons suisses aux plantes.

Julien Richard-Foy 17/05/2008 21:03

Anton >
« L’esprit de la meute subjuguée par un gourou spécialisé dans les actions commandos, les destructions de champs ou de laboratoire, l’insulte »
« Aussi ignare en histoire des idées qu’en matière d’OGM »
« Peut-être, à la différence d’un agriculteur évolué, Bové s’adonne-t-il à des danses de la pluie lorsque le temps est ingrat, ou fait-il des offrandes à une déesse de la fertilité ? »
« seul un arriéré comme José Bové »

Ce genre de commentaires est méchant gratuitement... Ça sert à rien et ne donne pas plus de solidité à ton propos.

luc marchauciel 17/05/2008 20:14

Réponse à Ant,
A propos de hauteur de réflexion, permettez moi de saluer la vôtre.
J'ai vécu deux ans aux Etats-Unis, et je me souviens très bien : régulièrement, on y mangeait du Round Up. D'ailleurs, c'était mon plat quotidien : le Hamburger sauce Round Up. J'aimais beaucoup aussi les cookies au round up, mais mon préféré reste la glace Ben et Jerry's "Chocolate fudge round up", un vrai régal !
Je m'étonne d'ailleurs d'être encore en vie, et je me considère comme un miraculé : j'ai entendu MM Robin expliquer aux jardiniers amateurs qu'il fallait être très prudent, et qu'une seule goutte de Round Up sur le visage pouvait entraîner de graves perturbations de l'organisme.
Par contre, plus sérieusement : il est probable que j'ai bouffé plein de viande (sur la durée, je veux dire : j'essaye de pas manger beaucoup de viande...) de boeufs nourri aux OGM. Et même que très probablement (mais j'ai pas vérifié, j'en avais rien à foutre) pas mal de pop corn que je me suis tapé était fait à partir de maïs OGM.
Et vous savez quoi, le plus dingue ? Aucun membre surnuméraire ne m'a poussé depuis, et je suis même plutôt en bonne santé (faut dire que je ne fume pas, contrairement à pas mal d'opposants aux OGM ici...).
Et pour tout dire, vous savez le pire ? Les états-uniens, y compris la grande majorité de l'équivalent de notre mouvance anticapitaliste et écologiste, n'en ont pas grand chose à secouer, des OGMs...
Vraiment, ils sont fous, ces américains...

bergere 17/05/2008 18:39

Je trouve qu'attaquer la théorie de la décroissance, du changement nécessaire d'un mode de vie polluant et anti social en se tapant José Bové, n'apporte réellement rien au débat.
Il est possible d'égaliser les monstrueuses inégalités qu'il existe entre le "nord" et le "sud" tout en changeant nos modes de production, nos modes de commerces.
En faite si je te suis bien on garde tout en l'état et on laisse les pays du tiers monde pourrir leur patrimoine de la même manière que nous les pays dits civilisés.
Allez va lire un peu ailleurs en prenant des sources autres que quelques clanpins qui veulent faire parler d'eux
http://www.unesco.org/courier/1998_09/fr/planete/intro.htm
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6264
http://www.grain.org/seedling/?id=404

ant 17/05/2008 17:07

j'espere que vous habitez aux etats-unis! allez-y vite!
vous aurez ainsi tout le loisirs de manger des ogm,du roundup,de l'aspartame,du lait aux hormones...
ca c'est de l'alimentation!
remarquez, cela ne changera pas la hauteur de vos reflexion!
vous etes scientifique?...non bien sur!ca se lirait

Anton Suwalki 20/05/2008 14:50


J'apprécie beaucoup vos commentaires sur la hauteur de mes réflexions. C'est vrai que "j'espere que vous habitez aux etats-unis! allez-y vite!vous aurez ainsi tout le loisirs de
manger des ogm,du roundup,de l'aspartame,du lait aux hormones", ça vole particulièrement haut. Vous auriez pu rajouter que les américains mangent aussi les enfants, et
prennent des bains dans des baignoires remplies de sang. 
Merci, continuez à élever la discussion.
anton  


Julien Richard-Foy 16/05/2008 16:54

L'article est intéressant, mais les coups bas qui ressortent de ce texte discréditent les arguments pertinents. Dommage.

Anton Suwalki 16/05/2008 17:03



Bonjour,
Pouvez-vous préciser quels sont selon vous ces coups bas ? Je reconnais avoir la main leste et que le style est pamphlétaire, par contre, je ne pense pas avoir déformé les idées du
personnage.
Anton Suwalki



canardos 16/05/2008 16:16

l'article est tres bien.....mais alors la photo, vraiment super, elle résume totalement le clown....t'as un lien pour la trouver en plus grand format?