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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 12:11

Cet article est paru dans le Wall-Street Journal du 22 avril 2008 sous le titre « Why I left Greenpeace ». Patrick Moore est cofondateur et ancien dirigeant de Greenpeace. Cette traduction étant très imparfaite, merci aux anglicistes confirmés de signaler des erreurs ou des améliorations possibles. Le terme « politique » a été conservé partout dans le texte, mais il a prend souvent le sens d’idéologique. A.S

 

 

En 1971 un mouvement pacifiste et pour  l'environnement naissait au Canada et j'ai voulu y participer. Titulaire d'un doctorat en écologie, j'ai voulu concilier ma formation scientifique  et le savoir-faire médiatique de mes collègues. Conformément à nos vues pacifistes, nous avons créé Greenpeace.

Mais j'ai appris plus tard que le mouvement  écologiste n'est pas toujours inspiré par la science. Au début, beaucoup de causes dont nous étions à la tête, comme l'opposition aux essais nucléaires ou la protection des baleines, étaient fondées sur notre connaissance scientifique de la physique nucléaire et de la biologie marine.

Mais après six ans d’exercice en tant que dirigeant de Greenpeace International, j'ai remarqué qu'aucun de mes colègues n'avait de réelle culture scientifique . Il s’agissait d’activistes politiques ou d’entrepreneurs de l'environnement. Finalement, l’orientation vers le refus de l'objectivité scientifique en faveur des ordres du jour politiques m'a convaincu de quitter Greenpeace en 1986.

Le point de rupture fut une décision de Greenpeace de militer pour une interdiction mondiale du chlore. La science montre que le fait d'ajouter le chlore à l'eau potable était la plus grande avancée dans l'histoire de santé publique, Et la majorité de nos produits pharmaceutiques sont basés sur la chimie du chlore. Le chlore est essentiel pour notre santé.

Mes anciens collègues ont ignoré la science et ont soutenu l'interdiction. Bien que la science ne conclue à aucun risque de santé identifiable pour l'adjonction de chlore dans l'eau potable, Greenpeace et d'autres groupes de l'environnement se sont opposés à son utilisation pendant  20 ans.

L'opposition à l'utilisation de produits chimiques comme le chlore fait partie d'une hostilité plus large à l'utilisation de produits chimiques industriels. Le livre de 1962 de Rachel Carson, "Silent Spring" (1) a eu un impact significatif sur beaucoup de pionniers du mouvement vert.

Le livre a soulevé des inquiétudes sur les risques et sur l'impact négatif de la sur utilisation de produits chimique sur l'environnement.

Mais le salutaire scepticisme initial s’est radicalisé dans un façon de penser qui jette systématiquement la suspicion sur toute utilisation industrielle de produits chimiques. Malheureusement, Greenpeace a glissé vers l'extrémisme. Sa campagne anti javellisation a échoué, seulement pour être suivie par une campagne contre les polychlorure de vinyle (PVC).

Greenpeace a maintenant une nouvelle cible, les phtalates .Ceux-ci sont des composants chimiques qui rendent les plastiques flexibles. On en trouve dans tout  l'équipement hospitalier, les sacs ,les tubes jusqu’aux jouets d'enfants et aux rideaux de douche. Ils sont parmi les composants chimiques les plus utilisés.

Les phtalates sont les nouveaux croquemitaines de Greenpeace. Ces produits chimiques sont des épouvantails commodes, ne serait-ce que parce que leur nom, difficile à prononcer, les rend suspect.

Certains, comme le phtalate de diisonyle (DINP), ont été utilisés pendant des décennies dans tous les produits quotidiens sans qu'aucun problème de santé humaine n'ait jamais été détecté. Le DINP est le premier plastifiant utilisé dans les jouets. Il a été testé par  des agences gouvernementales et de nombreuses agences indépendantes et il a été considéré comme un produit sûr.

En dépit de cela, une campagne politique qui rejette la science fait pression sur les compagnies et le public pour interdire l'utilisation de DINP. Les détaillants comme le Wal-Mart et les Jouets "R" retirent les produits en contenant pour éviter la pression publique.

On peut être tenté de suivre cette ligne de moindre résistance, mais qui en pâtit ? Aucun des produits de substitution n'a été évalué et ne présente le degré de sécurité qu'a le DINP .

La Commission de Sécurité des Produits de consommation a récemment averti : "si le DINP doit être remplacé dans les produits d'enfants... les risques potentiels des produits de substitution doivent être pris en considération. Les plastiques pourraient se casser plus facilement, provoquant des asphyxies par ingestion. »

D'autres plastifiants ne pourraient pas être aussi éprouvés que le DINP. "L'hystérie sur DINP a commencé en Europe et Israël, qui l’ont interdit . Pourtant cette année, Israël a réalisé l'erreur qui consiste à faire passer la politique avant la science et a ré autorisé le DINP.

L'Union Européenne a interdit l'utilisation des phtalates dans les jouets avant l'achèvement d'une évaluation complète des risques du DINP. Cette évaluation a finalement conclu que l'utilisation du DINP dans les jouets pour bébés ne présente aucun risque mesurable.

Les activistes antiphtalates poursuivent leur capagne de peur conformément à leur agenda politique . Ils ont obtenu gain de cause en Californie avec l'interdiction publique de l'utilisation des phtalates dans les produits pour bébés et maintiennent leur pression pour une interdiction nationale.

 

Cette campagne de peur est une véritable diversion par rapport aux menaces réelles qui pèsent sur l'environnement. Nous avons tous la responsabilité d'être des « intendants » de l'environnement. Mais cette gestion exige que ce soit la science et non pas les ordres du jour politiques, oriente notre politique publique.

 

L’article original en anglais : http://online.wsj.com/article/SB120882720657033391.html

 

Note :

 

(1)     Rachel Carson, « Le Printemps silencieux » en Français. Pensant avoir identifié que le DDT aboutissait à une diminution de l’épaisseur de la coquille des oiseaux et rendant plus difficile la reproduction, elle écrit cette fiction plus ou moins étayée par des références scientifiques, dépeignant un monde silencieux parce que sans oiseaux, tous morts à cause des pesticides. C’est le mythe fondateur du mouvement écologiste qui aboutira à une interdiction du DDT, et à une résurgence dramatique du paludisme. Une triste victoire sur laquelle les grandes organisations écologistes n’ont jamais fait d’autocritique, et que certains continuent à célébrer.

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commentaires

http://www.powered.com 28/04/2014 12:34

It is in fact one of the greatest news that you have conveyed to the world as it is our sole duty to preserve our natural resource and to keep it for our future generation and therefore it is we who need to use them wisely

canardos 05/08/2008 22:39

mais puisque l'on parle de pesticide, Silvie Jamet, je vais vous présenter un pesticide vraiment dangereux et toxique pour la santé et l'environnement.

L'exemple est recopié d'Agriculture et Environnement.

Reconnaissez vous ce pesticide d'apres ses caracteristiques et pouvez vous le nommer?


Toxicité :
* L’exposition se fait par transfert à travers la peau, les yeux, ou par inhalation de poudre ou de poussières [16] ; c’est un irritant puissant [20].
*Des cas de suicide par ingestion ont été reportés [10] . Chez l’homme, les symptômes apparaissent à partir de 11 mg/kg. Il s’agit de brulures abdominales, nausées intenses, vomissements, diarrhées, mal de tête, excrétion urinaire discontinue menant au jaunissement de la peau. Des dommages au cerveau, foie, reins et estomac peuvent également se produire [2].
* Le contact avec la peau peut déclencher de l’eczéma [13] ; peut causer des réactions allergiques chez certains individus [16].
*Le contact avec les yeux est très dangereux [2].


Effets chroniques :
* Des maladies du foie ont été observées chez l’homme après 3 à 15 ans d’exposition [13].
*L’exposition chronique à de faibles doses peut conduire à des anémies [13].
*Le mode d’action chimique ou biologique à des doses importantes reste mal compris [6].
*A 25 mg/kg, la croissance des rats est retardée ; à 200 mg/kg, le rat ne s’alimente plus et meurt [13].
*Des moutons ayant eu accès à des pains de sels contaminés (de 5 à 9%) ont montré plusieurs symptômes négatifs pouvant aller jusqu’à la mort après un à deux jours d’exposition [2].
*Des souris exposées à des concentrations dans l’air équivalentes à une exposition humaine par inhalation montrent une augmentation significative de la mortalité [13].


Effets sur la reproduction :
* Déclenche des avortements après huit jours de gestation chez le hamster. Provoque une atrophie des testicules suivie d’une interruption de la production de sperme chez les oiseaux [13].
* L’exposition au cours de la gestation affecte la reproduction et la fertilité chez le rat [8].


Effets tératogènes :
Lors d’une exposition après huit jours de gestation chez le hamster, les survivants dans la descendance présentent des maladies du cœur [13].

Effets mutagènes :
Possède des effets mutagènes sur au moins deux types de microorganismes [8].

Effets carcinogènes :
Suite à une exposition, des tumeurs du système endocrinien ont été rapportées chez le poulet [8].

Organes cibles :
Les organes cibles sont la rate, le foie et les reins [13], mais aussi le cerveau et le tractus gastro-intestinal [2].

Devenir chez l’homme et l’animal :
La bioaccumulation est très importante [3], [13].

BILAN ÉCOLOGIQUE :

Effets sur les organismes aquatiques :
La toxicité sur les poissons est très importante ; elle varie en fonction des espèces et des conditions [12]. De très faibles quantités peuvent avoir des effets négatifs sur les poissons. L’application directe dans des écosystèmes aquatiques induit une diminution significative des invertébrés aquatiques, des plantes et des poissons [17].

Effets sur les espèces non cibles :
La toxicité est avérée sur les invertébrés aquatiques (crabes, crevettes, huîtres). Les abeilles sont mises en danger lorsque des solutions aqueuses de type XX sont utilisées [5].
Aux taux d’application habituels, un empoisonnement des moutons et des poulets a été constaté. La plupart des animaux des sols, y compris les vers de terre, sont éliminés par l’utilisation intensive dans les vergers [12].
Un effet délétère sur les escargots est observé. La DL50 à 96 heures sur des pontes d’escargots est faible (0.39 mg/l à 20°C) [13].


[16] U. S. Environmental Protection Agency. 1986 Guidance for reregistration of pesticide products containing CS. Fact sheet no 100. Office of Pesticide Programs. Washington, DC.

[20] Windholz, M., ed. 1983. The Merck Index. Tenth edition. Rahway, NJ : Merck and Company.

[10] National Research Council, Safe Drinking Water Committee. 1977. Drinking water and health. Washington, DC : National Academy of Sciences.

[2] Clayton, G. D. and F. E. Clayton, eds. 1981. Patty’s industrial hygiene and toxicology. Third edition. Vol. 2 : Toxicology. NY : John Wiley and Sons.

[13] TOXNET. 1975-1986. National library of medicine’s toxicology data network. Hazardous Substances Data Bank (HSDB). Public Health Service. National Institute of Health, U. S. Department of Health and Human Services. Bethesda, MD : NLM.

[6] Hayes, W. J. 1982. Pesticides studied in man. Baltimore, MD : Williams and Wilkins.

[8] National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH). 1981- 1986. Registry of toxic effects of chemical substances (RTECS). Cincinati, OH : NIOSH.

[3] Gangstad, E. O. 1986. Freshwater vegetation management. Fresno, CA:Thomson Publications.

[12] Pimentel, D. 1971 (June). Ecological effects of pesticides on nontarget species. Executive Office of the President’s Office of Science and Technology. Washington, DC : U. S. Government Printing Office.

[17] 986. Guidance for reregistration of pesticide products containing CS. Fact sheet no 100. Office of Pesticide Programs. Washington, DC.

[5] Hartley, D. and H. Kidd, eds. 1983. The agrochemicals handbook. Nottingham, England : Royal Society of Chemistry.

canardos 03/08/2008 14:21

une autre remarque, c"'est que sans pesticides, la terre en pourrait pas nourrir plus d'un ou deux milliards d'hommes, les recoltes seraient ravagées à 70, 80% en moyenne....

il est etonnant de constater que ceux qui s'inquietent d'une baisse de la fécondité qui mettraient l'espece humaine en danger envisagent froidement la disparition par famine des deux tiers au moins des représentants de la dite espece.

j'ajoute que les raisons principales de la baisse de la fecondité humaine, ....c'est l'instruction, particulierement celle des femmes et la hausse du niveau de vie.

et c'est une excellente chose!

loin de moi de nier tout effet nocif de certains pesticides, mais c'est quand meme hypermarginal par rapport aux autres problemes de santé publique...et je ferai remarquer qu'en plus quand on essaye de diminuer leur utilisation avec des plantes gm produisant leurs propres toxines insecticides comme le maïs MON810 les soit-disants ecolos les font interdire avec des arguments dignes de Torquemada et de la tres sainte inquisition...

cherchez l'erreur!

Fulmar 03/08/2008 09:58

Bonjour,

Loin de moi l'idée de jouer les mauvaises langues mais quelles études ? Quelles sont leurs références ? Et surtout quel effet par rapport à quoi ? Norme ? C'est très important pour pouvoir raisonner dans ce débat et éviter un dogmatisme malvenu !

Sylvie Jamet 02/08/2008 14:37

Les études montrent que les pesticides ont un impact négatif important sur la santé : perturbation hormonale, infertilité, problèmes pour le développement du foetus, affaiblissement du système immunitaire, cancers, neurotoxicité...

à bon entendeur = à bon consommateur

Anton Suwalki 05/08/2008 17:21


"Les études montrent...". Lesquelles ? Avez-vous une fois dans votre vie lu une étude ? A mon avis non ? A la limite, une étude peut montrer les risques de tel ou tel pesticide dans telle
ou telle condition d'usage à telle ou telle dose. Vos généralités n'ont aucun sens. 


Jorj X. McKie 31/07/2008 04:36

Sur le DDT, Canardos a raison, pas de brevet, peut cher à produire donc peu rentable mais terriblement efficace. Bien sur il n'est plus pulvérisé en quantité, mais sur les murs des habitations des zones ciblées. Résultat une baisse drastique des contaminations paludiques dans les régions traitées (Madagascar, je devrais pouvoir vous retrouver les études.)
JxM

Jorj X. McKie 31/07/2008 04:15

Chère Sylvie,
Si je comprends bien votre position, c'est : Conscience sans Science.
Par ce que contrairement à vos allégation, la baisse de natalité (pas de la fertilité, qui ne pose pas réellement de problèmes) est due à l'économie et l'éducation. Et les effets des pesticides ou des jeans trop moulants sont minimes sur la reproduction. Quant au ratio bénéfice/ risque des pesticides sur les maladies induites et la qualité de vie des populations à la surface du globe, regardons depuis 50 ans les courbes démographiques; ça calme.
Maintenant que l'on doive les utiliser mieux (les pesticides), en moins grandes quantités et plus judicieusement est une évidence. Et contrairement à ce que vous croyez (enfin je pense, vu vos références) beaucoup y travaillent.
Alors Chère Sylvie, dans le monde que votre dogmatisme suggère, je vous souhaite la bien venue au New moyen-Age où famines et épidémies seront les bases de la démographie. (Pas chez les Bobos s'entend, ils mangent bio).

Sus à la Bouillie Bordelaise.
JxM

Anton Suwalki 01/08/2008 16:41


Merci à Jorj pour sa vigilence en ces périodes de vacances et de fonctionnement au ralenti d'Imposteurs. J'aurais répondu à Sylvie Jamet la même chose.
Anton


Sylvie Jamet 30/07/2008 13:25

ah décidemment, le copié-collé ;-)

Dommage que les pesticides soient toujours là, car ils sont générateurs de cancers, baisses d'immunités et maladies en tous genres (Parkinson, Alzeimer, ...), menacent la stérilité humaine (D'année en année, l'infertilité humaine augmente de façon constante, et ce chez des sujets de plus en plus jeunes).

Sylvie Jamet 30/07/2008 13:22

Dommage que les pesticides soient toujours là, car ils sont générateurs de cancers, baisses d'immunités et maladies en tous genres (Parkinson, Alzeimer, ...), menacent la stérilité humaine (l'infertilité humaine baisse de façon constante, et ce chez des sujets de plus en plus jeunes).
Dommage.

anton suwalki 06/06/2008 13:38

Sylvie, je vois que vous avez des références très sûres : Nicolino, et Veillerette, les Bouvard et Pécuchet des questions sanitaires. Oui vous avez raison, il faut se battre contre l'utilisation du chlore, un élément essentiel dans l'industrie et surtout , pour tuer les micro-oragnismes pathogènes dans l'eau grâce à de toutes petites doses aboslument sans danger.
Je lis :"Dommage que les pesticides soient toujours là, car ils sont générateurs de cancers, menacent la stérilité humaine qui baisse de façon constante, et se dispersent tout autour de la planète via vents, courants marins, exterminant, sans jamais perdre de leur efficacité, tous les animaux de ces écosystèmes..." .Vous avez sûrement voulu dire "stérilité qui baisse de façon constante". Mais bravo pour la récitation, on vous met 16.
Bravo aussi pour le combat contre le DDT : grâce à l'interdiction totale obtenu dans certains pays, les anophèles se portent beaucoup mieux, et le paludisme en voie d'être vaincu dans les années 60, a décimé des millions d'humains. Merci, Mrs Carson, Sylvie continue son combat

Sylvie Jamet 05/06/2008 00:17

ET nous seront éternnellement reconnaissans à Rachel Carson, pionnière dans la dénonciation des méfaits du DDT, en 1962 !
Evidemment elle a été diffamée, traité d'agent du KGB ! Rien que ça !

Bizarre : "Time", le journal, après l'avoir honnie, a placé en 2000 Rachel Carson sur sa liste des 100 personnalités les plus influentes du XXième siècle.

à bon entendeur...

Sylvie Jamet 05/06/2008 00:08

Oui il fallait agir contre la chimie du chlore, sourc de mort et véritable désastre pour nos écosystèmes et donc pour nous.
Des scientifiques plus courageux ont prévenu des dangers et les lobbys industriels/gouvernementaux/politiques/scientifiques s sont employé à les écraser pour que personne ne sachent.
Aujourd'hui les dangers sur les pesticides sont toujours cachés au public, à coup d'homologations de complaisance pour faire marcher l'industrie chimique, de menaces sur les scientifiques, de fermeture de labo...
Maintenant nous savons, par exemple grâce à la lecture du livre "Pesticides : Révélations sur un scandale français" de Fabrice Nicolino et François Veillerette
...

Dommage que les pesticides soient toujours là, car ils sont générateurs de cancers, menacent la stérilité humaine qui baisse de façon constante, et se dispersent tout autour de la planète via vents, courants marins, exterminant, sans jamais perdre de leur efficacité, tous les animaux de ces écosystèmes...
Alors oui il fallait des gens pour faire respecter le droit de vie sur Terre.

canardos 27/04/2008 12:49

Le DDT n'a pas été abandonné parce qu'il était devenu inefficace, loin de la, mais à cause de sa toxicité supposé..

je ne dis pas que c'est un complot des chimiquiers qui l'a fait interdire, mais simplement que puisqu'il n'était plus couvert par des brevets, il n'y avait guere de monde pour le defendre alors qu'il est resté largement irremplacable notamment pour la lutte contre le paludisme

TC56 27/04/2008 10:32

« Greenpeace, les chimiquiers peuvent lui dire merci....Monsanto y compris.
Arrêtez de fantasmer sur la théorie du complot. La principale raison en agriculture qui fait passer d’une famille chimique d’insecticides ou de fongicides à une autre c’est l’évolution de la recherche (doses plus faibles et produits plus clean en écotox) et l’adaptation continuelle des parasites. Les insectes finissent par résister aux organo-chlorés (dont fait partie le DDT), puis aux organos-phosphorés (comme le parathion, plus très efficace), puis aux carbamates (comme le carbofuran replacé avantageusement par le Gaucho, sauf en France). De même qu’un microbe humain s’adapte petit à petit à un antibiotique. Il en sera de même avec les OGM. La recherche doit toujours garder un coup d’avance et de préférence plusieurs.

canardos 25/04/2008 15:24

Je ne suis pas sur que le DDT ne posait pas des problemes réels pour l'environnement et qu'il ne fallait pas limiter et encadrer son utilisation. Cela dit le DDT avait surtout un defaut rédhibitoire, il n'était plus protégé par un brevet, ce qui fait que les grands chimiquiers et les etats se sont depechés de l'interdire pour faire place nette à de nouveaux insecticides plus couteux car couverts par des brevets, mais dont l'efficacité n'était pas forcement plus grande et la toxicité moindre...

Greenpeace, les chimiquiers peuvent lui dire merci....Monsanto y compris.

Qaund à la derniere campagne de Greenpeace qui présentait l'EPR comme le réacteur le plus dangereux du monde sur la base d'un rapport qui évaluait seulement la contamination en cas de dispersion totale dans l'atmosphere du coeur du réacteur, c'était un modele de malhanneté intellectuelle.

cela ne m'a pas empeché d'apprecier les campagnes de Greenpeace contre les essais nucléaires français, pour l'application de la directive Reach, contre la surpeche, contre la reprise de la peche à la baleine...

et de constater que sur les OGM, Greenpeace s'appuie beaucoup moins sur les hoax les rumeurs et les bidonnages que les organismes comme inf'OGM meme si sa présentation de faits est orientée partiale et souvent malhonnete

Anton Suwalki 25/04/2008 16:17


Ce qui est pointé ici, c'est le dogmatisme écologique rédhibitoire de Greenpeace.  Ce qui n'empêche pas par ailleurs qu'on puisse être d'accord avec
certaines causes telles que le combat contre la surpêche ,pour une réelle gestion des ressources marines, ou bien sûr les essais atomiques (militaires).
AS