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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 12:57

Vous aviez aimé les fameuses couvertures précédentes du journal La Décroissance (n° 28 : « Grève de la conso » ; n° 24 : « Pour Noel, n’achetez rien » ; et, bien sûr, l’immortel n° 23 : « Vive la pauvreté ») ?

 

Vous avez su apprécier à sa juste valeur ce débat impertinent lancé en Une par le numéro de février 2008 : « Et si on limitait les salaires ? » [oui, après vérification, il y a bien écrit « les salaires » et pas : « les profits »]

 

Alors vous adorerez la couverture de ce mois d’avril 2008 :

 

 

 Je sais, je sais vous vous dîtes : décidément, le MEDEF ne se sent plus, et il formalise de plus en plus brutalement ses revendications de serrage de ceinture du côté des travailleurs. Quand même : « Merde au pouvoir d’achat » ! Le patronat en fait trop, et ses nouveaux slogans sonnent comme ceux que l’on entend dans les parodiques et rigolotes « manifs de droite »…

 

Et puis ça tombe trop bien, cette dévalorisation de la notion de « pouvoir d’achat » pile au moment où la côte de popularité de Sarkozy s’effondre sur cette question, faute d’avoir tenu ses promesses électorales de ce côté-là. La population est de plus en plus mécontente, en a marre de la hausse des prix qui lui fait se serrer la ceinture, et paf, on nous fait le coup du « faut-il limiter les salaires ?» et du « merde au pouvoir d’achat ! ». Allons, allons, la ficelle est trop grosse, enlève ton masque, Parisot, on t’a reconnue….

 

Et ben non, ami lecteur, tu te mets le doigt dans l’œil jusqu’au trognon. La réalité est bien plus subtile que ces apparences trompeuses (nous vivons le temps de « la complexité », souviens-toi…) : « La Décroissance » n’est pas le nom de l’organe officieux du MEDEF ou du gouvernement Sarkozy-Fillon…. Non, vraiment, ami lecteur, tu n’y es pas du tout. En fait, et cela va te surprendre, ce journal qui tempête contre les « savants » comme un curé médiéval et qui célèbre la pauvreté (…comme un curé médiéval, décidément !), tout en voulant modérer les salaires et le pouvoir d’achat (comme un patron moderne, donc bloqué sur le XIXe siècle), ce journal n’est pas un cache-sexe de l’actionnariat et du goupillon, il est même très officiellement classé à l’extrême-gauche.

 

Hé oui, ami lecteur, c’est à ce genre de petites choses que l’on comprend que l’on vit une époque formidable.

 

Tu ne me crois toujours pas ? C’est trop gros ?

 

Mais si,  regarde de plus près cette couverture étrange. En haut, à droite, tu y verras que les « Objecteurs de Croissance » (qui publient le journal) sont partis à l’occasion des municipales « A la conquête de la démocratie ». Et même qu’il y a une jolie photo, sur cette Une. Tu y vois, si tu regardes bien, la candidate lyonnaise des « Objecteurs de Croissance » entourée de ses colistiers, l’un présenté comme « altermondialiste » (soit pas grand-chose de précis), l’autre étant le représentant de …. la LCR !!!!

On se demande quelle a été la tonalité de cette campagne très atypique pour l’organisation trotskyste en question : « Travailleurs de tous les pays, serrez vous la ceinture ! » (a-t-on ressorti pour l’occasion les textes de Maurice Thorez en 1946, époque à laquelle la grève était censée être l’arme des trusts ? Probablement pas : Momo disait ça au nom de la croissance, dans laquelle il ne mettait pas plus de contenu de classe que la Décroissance aujourd’hui…) ? « Camarades, limitons les salaires ! » ? « A bas les  riches, nous voulons être pauvres ! »[1] ????

 

Et ce n’est même pas  là une bourde isolée, une particularité lyonnaise : La Décroissance est très en vogue et gagne du terrain « à gauche de la gauche ». Ses disciples ont contribué à animer la glorieuse campagne de José Bové (gloire à son nom !), et la LCR participait même cet automne ès qualité au Contre- Grenelle de l’Environnement organisé autour du journal. Alors, c’est pas une preuve, ça ?

 

Je te le concède, ami lecteur, tout cela est très étrange, et il va falloir ouvrir le journal en question pour tenter de mieux comprendre (en maniant avec subtilité le fort potentiel explicatif de la pensée de la complexité, pour ne pas  se contenter de trucs binaires et archéos comme la lutte des classes) :

 

Laissons tomber les autres articles somme toute peu intéressants, comme la rubrique mensuelle « La saloperie que nos n’achèterons pas ce mois ci »[2], dans laquelle un lycéen décroissant prend le ferme engagement de ne plus acheter de chewing-gum et  choisit courageusement de plutôt « puer de la gueule » (bravo, camarade lycéen, mais s’il te plaît ne t’approche pas trop près pour me le dire !). Ah si, quand même, en dehors des trucs moralos plan-plan  du genre « la télé c’est mal, ça abrutit les masses » ou « le sport c’est mal, ça abrutit les masses », de la chronique de Jacques Testart (oh, tiens, où l’on retrouve les anti-OGMs[3]) ou du « Bêtisier du développement durable » (parce que La Décroissance n’aime pas la notion de « développement durable », parce qu’il y a des morceaux de développement dedans, ce qui est contradictoire avec son souci de pauvreté généralisée), en dehors de tout ça donc, il faut signaler que page 10 Paul Ariès défend « La cause des gros », et se demande si, dans la caricature - très fréquente dans ce journal - du gros à casquette tenant dans une main un fanion et dans l’autre un téléphone portable, il n’y aurait pas quand même une forme de racisme de classe stigmatisant les couches populaires… Où, tout à coup, dans un éclair de lucidité, Paul Ariès se rend compte que son journal est un canard  bobo-gaucho !

 

Bref, ce qui nous intéresse ici, c’est le papier de la page 2, toujours signé de Paul Ariès, qui s’intitule « Pouvoir d’achat contre pouvoir de vivre ». Tu l’auras  compris dès ce titre, ami lecteur, pour saisir la nuance, il va te falloir piocher dans ta boîte à outil de la « complexité »…

 

Intro : « La question du pouvoir d’achat ne s’est pas imposée  par hasard dans le débat public. Ce mot-poison empêche de remettre en cause la consommation et enferme les luttes sociales dans la revendication d’un "toujours plus". La Décroissance n’est pas se serrer la ceinture, mais inventer un autre pouvoir, le pouvoir de vivre ».

 

Il s’agit là d’un très bon Abstract, qui résume bien les positions développées dans l’article.

 

« La question du pouvoir d’achat ne s’est pas imposée  par hasard dans le débat public »

 

Effectivement. On pouvait penser que cette absence de hasard renvoyait au fait que cette question du pouvoir d’achat s’est LOGIQUEMENT imposée dans le débat public parce qu’une très large partie de la population était/est en souffrance sur ce plan et allait donc orienter son vote en fonction de ce critère (plus que des OGMS, cf le score de Bové), et que, le sentant venir,  un candidat aux présidentielles plus malin que son adversaire a décidé de se faire élire en surfant sur ce sentiment/vécu (par le biais de promesses de campagnes, uniquement : les électeurs des classes populaires attendent encore, même pas le début de l’augmentation de leur pouvoir d’achat, mais déjà l’arrêt de la régression de celui-ci). On pouvait penser ça, mais pas du tout. En fait, la notion de pouvoir d’achat s’est imposée dans le débat parce que, avec la complicité de la vieille gauche pas décroissante[4], les publicitaires reproducteurs du capital l’ont imposée dans les têtes :

 

-         «  La grande  victoire du capitalisme n’est pas tant d’avoir triomphé dans les faits que dans les têtes. »

-         « La notion même de pouvoir d’achat constitue finalement une perversion mentale dans la mesure où elle prétend réduire  notre puissance [que vient faire ici la notion de « puissance » ? Je trouve qu’elle a des relents nitzchéens nauséabonds. Je ne dis pas plus que ça] et nos rêves à notre capacité de consommer »

-         « Cette fixation sur notre niveau de vie n’est-elle pas une façon d’interdire la prise de conscience du pouvoir individuel et collectif de se refuser en tant que consommateur ? Pourquoi le pouvoir (ou le plaisir) de non-achat serait-il moindre que celui d’achat ? »

-         « La puissance [encore !] et la liberté que donne le refus d’être réduit à un consommateur ne valent-elle pas le pouvoir de remplir toujours plus son Caddie ?»

 

On retrouve ici sous la plume de Paul Ariès cette tendance (irritante) chez certains penseurs à psychologiser voire pathologiser le débat économique et social (une tendance qui a fait la fortune à gauche d’une escroquerie comme la psychanalyse). Tu n’as pas assez d’argent pour te payer une bonne bouffe, un appareil photo numérique ou une sortie culturelle (ou quoi que  ce soit que tu estimes faire partie de tes besoins fondamentaux, que je n’ai à priori pas à juger, tant qu’ils n’ont pas de conséquence nuisible pour la société) ? Mais, t’es con, voyons, arrêtes de demander une augmentation de salaire : jouis au contraire de ta liberté et de ta puissance de ne pas acheter ! Tu vois, c’était pas compliqué, comment le mouvement ouvrier avait-il pu ne pas y penser en 200 ans d’existence ??!!!??? Arrêtes donc de faire une fixette sur ton niveau de vie, tout ça, c’est dans les têtes que ça se passe….

 

Il suffirait donc de « changer de logiciel » (comme on dit quand on veut parler comme DSK et faire son ascension au PS) :

 

- « La conquête de meilleurs revenus, aussi indispensable soit-elle pour vivre ou survivre dans cette société, alimente finalement le système lui-même »

- « On peut même le dire en termes économiques : refusons les notions piégées de "pouvoir d’achat" et de "niveau de vie", pour adopter celle de "style de vie". »

- « Refusons d’être des consommateurs de produits alimentaires, médicaux, touristiques, sexuels, pour redevenir des mangeurs, des patients, des voyageurs, des amants, et nous gagnerons. »

 

Amis stratèges, syndicalistes et militants du mouvement social, arrêtez donc de vous prendre la tête, et de palabrer sans fin pour savoir quand lancer quelle grève sur quelle revendication, tout cela est foireux, vous le voyez bien. Et même, « finalement », vous alimentez le système lui-même, bandes de cons ! Syndicaliste, collabo, les Décroissants auront ta peau, car c’est ta faute si le système se perpétue, à force de vouloir de meilleurs revenus ! Donc, plutôt que d’affronter directement le grand capital pour une sombre histoire de partage du gâteau, soyez courageux et inventifs : affrontez l’idéologie de la consommation, changez de mots et de concepts, et la victoire est au bout du dictionnaire ! Cessez donc d’être bêtement des « consommateurs de tourisme » : devenez des « voyageurs », vous en serez moins beauf et plus gagnant ! Jusqu’ici, comme des cons, croyant naïvement baiser, vous n’étiez que des « consommateurs de produits sexuels » ( ???), alors qu’il s’agit de devenir « amants ».

 

Heu, excuse moi, chéri, je la sens pas trop, ta grosse différence…[5]

 

Bref, on ne voit pas en quoi cette révolution des esprits qui rejetterait les mots-poisons aidera beaucoup le pékin de base qui peut- être voudrait bien arrêter d’être touriste et accepterait volontiers si on lui demande de devenir « voyageur »… mais qui n’a pas assez de thunes pour se payer quelques vacances que ce soit !

Ô triste et vilaine considération bassement matérielle, tout à fait typique du dinosaure communiste qui ne sait pas que, de nos jours, « on prend l’avion comme l’autobus »[6]. Je ne sais pas quels milieux  sociaux fréquentent au quotidien les Décroissants, mais je vois autour de moi peu (en fait : pas ) de gens pour qui se payer un billet d’avion n’est financièrement pas beaucoup plus douloureux que de s’acheter un ticket de bus. Après, c’est sûr, si c’est ça l’image que l’on a de la société française, c’est pas la peine de focaliser sur le niveau de vie et on en arrive à se demander si il ne faudrait pas limiter les salaires…

 

 

D’autres aspects de l’argumentation de Paul Ariès sont également étranges:

 

-         « La solution serait pour certains religieuse, c'est-à-dire dans une re-spiritualisation du monde. La religion pourrait cependant tout aussi bien fonctionner selon une logique de consommation de biens spirituels, comme le prouve le succès de la scientologie et sa bonne presse sarkozyste. »

 

Bref, fini le « ni Dieu ni  Maître » et le rejet de l’ « opium du peuple » ( = tu prends ton mal en patience et tu acceptes ta condition merdique dans cette vallée de larmes qu’est notre pauvre terre, mais te prends pas la tête, c’est pas grave : tu auras l’éternité pour jouir d’une autre vie au Paradis. D’ailleurs, là bas, les derniers seront les premiers, alors en fait, tout bien réfléchi, sois content d’être pauvre). La religion, oui, mais la religion non consumériste ! Pas étonnant que La Décroissance ne rejette pas la religion en soi : ils ont en commun de consoler le pauvre et de l’exhorter à ne pas chercher à sortir de sa condition, en valorisant symboliquement son statut.

 

-         « Comment faire pour que le droit à la santé ne devienne pas un sous-produit de l’idéologie de la santé parfaite, bref ce refus si moderne de vieillir et de mourir ? »

 

Je comprends pas très bien : c’est quoi l’ « idéologie de la santé parfaite » ? On peut discuter de l’ « idéologie du corps parfait » -et prendre le mien en exemple -, mais « l’idéologie de la santé parfaite »… C’est pas cool de vouloir être en bonne santé et d’essayer de mourir le plus tard possible ?  Il est où le problème ?  Là encore, à grand renfort de psychologisation consolatrice, on a un peu l’impression de rejoindre un discours proche du catholicisme,  dont on ne voit pas très bien en quoi il va aider les couches populaires menacées par la casse de la Sécu et les difficultés croissantes d’accès aux soins…

 

 

Donc, si je peux reconnaître à Paul Ariès quelques mérites, comme celui d’avancer  la revendication de l’extension de la sphère de la gratuité (mais, si on y réfléchit bien, n’est-ce pas là simplement une forme socialisée… d’augmentation du pouvoir d’achat ???)  ou de se poser plus que ses comparses la question du lien nécessaire avec les couches populaires et avec le mouvement social agissant[7], il n’en reste pas moins que l’ensemble de cette démonstration sur le pouvoir d’achat ne débouche sur rien de bien concret tout en fleurant bon la morale catholique, avec comme issue d’être résumée en couverture par cette formule saisissante qui comblera d’aise le patronat et les actionnaires : « Merde au pouvoir d’achat ! »

 

Ah bon ?

 

Alors, sans hésiter : « Merde à la Décroissance !»

 

Yann Kindo

 



[1] A ce sujet, on apprend page 5 que « Les Objecteurs de Croissance membres de la rédaction de la Décroissance qui participaient à cette aventure ont dû à plusieurs reprises rappeler à leurs camarades de "la gauche de la gauche" leur antiproductivisme et leur position différente sur des sujets comme le téléphone portable, les transports, etc. Mais, au final, le message est bien passé ». Nous voilà rassurés. A la fois que le message des Décroissants soit bien passé auprès de leurs camarades, et que la question très sensible et éminemment politique des « téléphones portables » ait été abordée… Nous espérons donc, que, le message étant bien passé, les trotskystes et altermondialistes lyonnais cesseront d’utiliser leur téléphone portable pour organiser leurs activités, et reviendront à un système de communication plus ancien (et donc meilleur) tel que la colombe messagère ou les signaux de fumée.

[2] Un jour dans cette rubrique, j’ai pu lire – et c’est authentique – le papier d’un type qui expliquait que les ordinateurs sont des vraies merdes dont on pourrait fort bien se passer. Bon, quand même, à la fin, il avouait qu’il tapait le papier en question sur un ordinateur…

[3] Ce mois ci, Jacques Testart s’essaie à une évaluation comparée des « discours scientifique et discours militant », pour dire que, en gros, tout ça se vaut, et que au moins le discours du militant est sur la place publique, contrairement à celui du scientifique (avec Testart, tout est toujours simple sur cette question, et l’on entrevoit le jour où l’on pourra soumettre au suffrage universel la validité de la nouvelle théorie la plus pointue en astrophysique).  Notons que lorsque Jacques Testart explique ici que « les scientifiques-militants devraient être doublement  suspects », il ne fait en fait pas référence comme « exemple extrême » à lui-même (on aurait pu  croire…) mais à l’inénarrable Claude Allègre.

[4] « La gauche classique ne remet pas en cause ce sacro-saint objectif [stimuler le pouvoir d’achat] et avance ses propres solutions : augmenter les salaires, bloquer les loyers, faire baisser les tarifs de l’eau et de l’énergie, réinstaurer la TIPP flottante, arrêter d’exonérer les patrons de cotisations sociales …». Ce vieux programme archéo qu’Ariès trouve ici insuffisant semble pourtant avoir le mérite de représenter des mesures concrètes et immédiates aptes à réduire les inégalités tout en représentant une incursion dans le principe de la propriété privée, qui est bien plus aux fondements du capitalisme que « l’idéologie de la croissance » ou « le désir de consommer ». On le verra, Paul Ariès a lui des remèdes bien plus concrets  et efficaces que ces vieilleries has been : il faut plutôt « décoloniser les esprits » [l’expression n’apparaît pas dans son article, mais elle est récurrente sous les plumes Décroissantes]. On attend les tracts distribués sur le marché ou à la porte des entreprises expliquant au chaland que rien ne sert de revendiquer une hausse des salaires et que ce qu’il faut, c’est décoloniser les esprits….

[5] Pardon, j’ai pas pu m’empêcher, ça me faisait trop marrer. Prière de n’y voir aucune norme en matière de pratiques sexuelles…

[6] J’ai entendu plusieurs fois cette formule à la mode chez les Décroissants, par exemple sur le répondeur de Daniel Mermet, et j’ai été consterné de la retrouver page 22 du pourtant intéressant « Atlas Environnement du Monde Diplomatique ».

[7] « Le mouvement de la décroissance doit prendre cette question très au sérieux car, selon les solutions que nous avancerons, il pourra (ou pas) s’ancrer dans les milieux populaires et développer des enjeux de lutte communs avec le syndicalistes. ». Paul Ariès montre ici qu’il est effectivement un des plus « politiques » des apôtres de la Décroissance, qui essaie un minimum de se dégager de la conception  du moralisme individuel qui est propre à ce courant. Ceci dit, étant donné le positionnement de son journal (voir les couvertures) et le vide de son propre argumentaire par ailleurs, on voit mal ce que des syndicalistes ou des militants politiques de gauche gagneraient à s’embarquer dans sa galère.

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commentaires

Tassin 24/09/2010 10:36



Juste pour expliquer en 2 lignes pourquoi "merde au pouvoir d'achat" :


Celà rentre dans la logique (de gauche) qu'il vaut mieux socialiser l'offre (gratuité, répartition...) que solvabiliser la demande (subventionner et augmenter le "pouvoir d'achat").
Personnellement je trouve ça parfaitement intelligible, plus équitable, plus attractif  et bien plus efficace que la méthode droitière de la carotte "quand tu l'auras bien mérité en
travaillant plus".



anton suwalki 07/12/2008 18:44

Merci ! c'est plus clair ! Ua delà d'un certain engagement de cette sorte, je crois que vous avez raison et qu'ils deviennent totalement hermétiques à tout arguments rationnels.
Anton

Sceptique 07/12/2008 07:01

Je range les "décroissants" et bien d'autres obscurantismes dans la catégorie des sectes. Ce sont cependant des "logiques" au même titre que toutes les religions, qui reposent sur leurs fondements et ne peuvent les remettre en cause. Leurs adeptes ont le choix entre la sainteté, la stricte observance de leurs principes, ou la tartufferie, faisant une place secrète à la réalité de l'homme.
J'en déduis qu'il est vain d'opposer des arguments rationnels à leurs convictions, qui reposent précisément sur la négation de la démarche scientifique, qui accepte le principe de son inachèvement, de la réfutation possible de ses acquis. Les scientifiques étant aussi des hommes, ils peuvent résister un certain temps à des faits nouveaux et dérangeants.

anton suwalki 04/12/2008 17:55

Excusez-moi, Sceptique, je ne suis pas tout à fait sur d'avoir saisi le fond de votre réflexion. Pouvez-vous développer ?

Sceptique 04/12/2008 17:51

Le mode de pensée des "décroissants" est effectivement religieux, puisqu'il obéit à une croyance. Même si la réalité de l'homme est différente, il faut reconnaître à cette "religion" une cohérence, si les adeptes appliquent à eux-mêmes l'ascèse qui en découle.
La pensée humaine n'a pas de limites.

Alexandre 02/08/2008 12:50

Bonjour à vous. Que vous soyez opposé aux thèses de la décroissance, c'est votre droit le plus fondamental. Que vous caricaturiez le débat à ce point, c'est dommage. Sous des airs de démonstrations, vous n'arrivez pas à saisir le vrai fond de la question. Il ne suffit pas de vouloir raccrocher la décroissance aux religieux, à la droite ou je ne sais quoi d'autre... pour réfuter ses arguments. Le problème c'est que la france est un des pays les plus riches du monde, (6e ou 7e place il me semble) et que ses habitants se plaignent en permanence du "pas assez", "on veut du pouvoir d'achat". Pas besoin de faire l'ENA pour comprendre que c'est impossible de continuer dans cette logique, au regard des richesses que la france et l'occident possède déja. Quand il est dit "merde au pouvoir d'achat", cela fait bien sûr référence au fait que 20 % de l'humanité possède 80 % des richesse et cette portion continue à se plaindre ! (Ce qui n'exclu qu'il y est de vraies souffrances dans les pays riches). Quand on se bat pour le pouvoir d'achat, il ne faut être surpris de voir gagner un président avec un mot d'ordre tel que "travailler plus pour gagner plus". En outre, la gauche avait déja pensée à réduire un développement qui ne mène nulle part, puisque Marx lui-même pensait que le niveau de développement de l'Angletette du 19e était suffisant pour vivre dignement !!

Anton Suwalki 05/08/2008 17:25



On ne voit pas où est la caricature, à part justement dans les outrances dénoncées par Yann Kindo. Reportez-vous donc aux textes oiriginaux des apologistes de la
décroissance.