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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 13:08

4) Le Comité Technique Permanent de la Sélection  (CTPS)

Une fois une nouvelle variété obtenue, la procédure n’est pas terminée.

Le sélectionneur doit inscrire sa nouvelle variété au Catalogue des Espèces cultivées.

C’est le CTPS qui a la charge de faire des propositions d’inscription à ce catalogue. Pour formuler ses propositions, il confie l’évaluation de ces futures nouvelles variétés au GEVES = Groupe d’étude des variétés et des semences.

Cette évaluation se réalise sur deux années (et obligatoirement par des essais aux champs) et consiste à faire les évaluations suivantes :

* Vérifier la  « Distinction, Homogénéité, Stabilité » (= D.H.S.)

* Vérifier la « Valeur Agronomique et Technologique » (=V.A.T.)

Le GEVES évalue de très nombreuses « futures » variétés : seules celles franchissant les épreuves DHS/VAT sont, ensuite, proposées au :

CATALOGUE DES ESPECES CULTIVEES

C’est le Ministre de l’Agriculture qui décide de leur inscription sur proposition du CTPS.

Ainsi, chaque année, de 300 à 400 nouvelles variétés sont inscrites au catalogue.

Par exemple, en 2002, 32 nouvelles variétés de betterave ont été inscrites.

En conclusion, et avant donc l’arrivée des PGM, on a mis, on met sur le marché, chaque année, de nouvelles variétés.

En effet, celles qui sont mises sur le marché, à un moment donné, deviennent, en quelques années dépassées éventuellement pour plusieurs raisons :

  • de nouvelles sont proposées qui sont plus performantes sur l’aspect rendement.
  • Elles sont dotées de propriétés initiales qui leur permettaient de résister (ou de tolérer) à un certain nombre de prédateurs, mais ces prédateurs évoluant (alors que les variétés, elles, n’évoluent pas, car le semencier fait tout pour garantir, d’année en année, la même variété) ces variétés se retrouvent donc attaquées par ces prédateurs ce qui contribue à diminuer le rendement de manière significative.
  • La variété, malgré tout, dégénère avec le temps, cela concerne les plantes autogames et dont l’agriculteur peut utiliser une partie de sa récolte comme semences pour la prochaine culture (« semences de ferme »). Pour ce qui concerne les hybrides F1, pas de problèmes particulier puisque la semence est renouvelée chaque année.

 

Au final, la durée de vie biologique d’une variété donnée est en moyenne de 5 années (3 à 7 années). L’agriculteur se voit donc contraint de renouveler régulièrement les variétés qu’il utilise.

Ce point est particulièrement important car il signifie que l’on n’est pas soumis à une même variété pendant des décennies. Lorsque la question est posée d’effets possibles à long terme (pour les PGM notamment), il faut avoir présent à l’esprit cet élément essentiel.

Dans les faits, nous ne sommes donc soumis à une variété donnée qu’un nombre restreint d’années.

5) Le Comité de Biovigilance

             Assure le suivi des PGM après leur mise sur le marché.

On peut dire qu’actuellement, ce comité n’a pas eu un « surcroît » d’activité pour deux raisons principales :

  • Il n’y a pas ou pratiquement pas eu de surfaces notables cultivées en PGM toutes ces dernières années (20 000 ha en 2007 du seul maïs MON810).
  • Les variétés de PGM autorisées à la culture ou à l’importation, ont été déjà autorisées dans leur pays d’origine depuis plusieurs années et n’ont jamais été responsables de  quoi que ce soit.

 

 

 

Depuis l’apparition des OGM, des instances existent qui évaluent les risques potentiels et qui émettent des avis conduisant à une éventuelle mise sur le marché.

Pour l’Europe, il s’agit de l’EFSA (European Food Safety Agency)

Aux USA, trois instances sont en charge de leur évaluation :

USDA : US Department of Agriculture (structure équivalente à l’INRA en France).

EPA : Environment Protection Agency : agence de protection de l’environnement.

 FDA : Food and Drug Administration. Administration en charge de l’alimentation et du médicament.

Les pays ayant adopté les OGM ont mis en place leurs propres instances d’évaluation et de contrôle.

Si, au final, on fait une rapide comparaison de l’évaluation entre une variété traditionnelle et une PGM, il est évident que ces dernières sont autrement mieux contrôlées que les premières.

Evaluation des nouvelles variétés obtenues par des méthodes:

CONVENTIONNELLES                                        DE TRANSGENESE

                        !                                                                       !

                        !                                               ESSAIS CONFINES :                                     CGG

                        !                                               DISSEMINATION :                             CGB

                        !                                               SECURITE ALIMENTAIRE :             AFSSA

                        !                                                                       !!

COMITE TECHNIQUE PERMANENT DE LA SELECTION

2 ANNEES D’EVALUATION AU CHAMP portant sur un ensemble de critères regroupé en deux catégories :

            D.H.S. : Distinction, Homogénéité, Stabilité

            V.A.T. : Valeur Agronomique et Technologique



                                                     Conclusions :

Il est évident, mais cela va mieux en le disant qu’un OGM n’arrivera sur le marché que :

* Si les différents points ci-dessus sont renseignés (LD de la CGB et de l’AFSSA).

* Si les différences, qui sont observées, ne présentent aucun risque particulier, spécifique ou potentiel.

* Si les valeurs des paramètres donnés se situent dans la même gamme de fluctuation de ce que l’on connaît pour l’espèce considérée et pour chaque type de test effectué.

Au final, on peut facilement affirmer qu’il n’y a rien de mieux et autant contrôlé qu’un OGM mis sur le marché !

Paradoxalement, et en raison de tous ces contrôles préalables, cela en fait ce qu’il y a de plus sûr  sur le marché !

L’ensemble des contrôles et tests réalisés préalablement à leur mise sur le marché a permis de mettre des plantes GM sûres sur le marché. C’est très vraisemblablement pour  cette raison qu’à ce jour il n’est pas possible de leur attribuer quelque risque que ce soit.

Comme les plantes non-GM sont très loin de subir toute la procédure décrite, il n’est pas étonnant de pouvoir citer, à leur propos, des accidents survenus dans le passé (pommes de terre, céleri, courgettes, maïs…) de même que ce sont elles qui sont impliquées dans tous les cas d’allergies actuellement connues.

Qui plus est, pour les maïs Bt GM, il a été démontré qu’ils étaient plus sûrs sur le plan sanitaire car ils contiennent moins de mycotoxines, toxines produites par des champignons infestant les cultures (céréales en particulier) et reconnues comme étant cancérigènes chez l’homme.

L’interdiction de leur culture conduit donc à laisser le consommateur continuer à manger des céréales qui ont une teneur beaucoup plus importante en ces toxines !

Alors que l’on connaît ce danger, l’attitude des antis visant à interdire ces maïs aboutit au fait que l’on ne fait rien pour enrayer voire supprimer ce risque.
                                                                  
                                                         Philippe Joudrier

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